Coup de gueule : The One

Note : 1 sur 10.

Définitivement NON !

Allez ! On part d’un vieux présupposée putride, techno-scientiste et transhumaniste que génétiquement les gens sont déterminés à être l’idéal d’un autre. Peux importe le sexe, le genre et le milieu social, seul compte les fameux « talents » ou « super-pouvoir » de l’individu isolé et sanctuarisé qui en possède plus, ou moins, qu’un autre individu tout aussi isolé mais identique dans cet ensemble néolibéral (en saison 2 on devrait avoir le droit à une caricature du polyamour, mais attention amour qui reste sexuel uniquement (une Éros Cupide). Cette série est une propagande néolibérale et transhumaniste avec sa « bienveillance » pour tout ce qui est hyper-narcissique.

L’amour c’est le sexe ! Quand le sexe est le grand rêve de plaisir des transhumanistes !

Aller on fait genre, que ce sont des femmes en conflit, donc on fait croire que c’est vision de femmes que toute cette histoire mal-conté.

Mais elles sont en conflit comme des gros mâles : « Je t’aurais ! » dis t’elle par deux fois comme dans les mauvais vieux westerns macho qui sentent la testostérone.

Aller, paresseusement et sans recule critique, on va pouvoir dire que c’est une série qui est « féministe ». Un peu de Lesbos, un peu de gai, ça ne mange pas de pain et ça fait bien dans le cahier des charges.

En fait, dans cette histoire, ce sont ici des femmes qui veulent une place de choix dans l’organisation patriarcale, qui deviennent pire que ces mâles qui aiment la compétition et qui aiment à savoir qui dispose de la plus grosse.

Cette série est malhonnête et mauvaise. Le polar est mauvais, tout simplement mauvais ! Il remplisse le cahier des charges LGBT surtout L et G en première saison, et cela devient nauséeux ce sirop hyper-sucré. Tout ça pour le fric et de l’audience !

Pauvreté du scénario, pauvreté des idées, pauvreté de la propagande néolibérale transhumaniste. J’aimerais bien que les L et G se révoltent un peu plus contre cette récupération de leur désir et qui tente comme dans « Sens 8 » de réduire l’amour uniquement au sexe, c’est le réduire à la mort !

Définitivement NON !

Revoyez plutôt comme SF Battlestar Galactica !

et n’oubliez pas :
« Un homme est un humain qui ne peux pas porter d’enfant ! »

Aller pour le coup je vous offre quelque minutes de pure création

Maguy Marin – May B

Et un peu de mon art martial préféré : le kendo

Les Nihon Kendo Kata, le paradoxe de deux être singulier qui entre en relation en mimant des gestes de mort pour s’ouvrir à la vie, à l’avenir qui est toujours inattendu.

Une vie De Maupassant !

Le féminisme est le seul humanisme possible après 4000 ans de domination patriarchale et 200 ans de domination bourgeoise qui a métastasé en néolibéralisme.

C’est quoi une vie ? C’est quoi une vie de Femme ? C’est quoi une vie de femme au XIXème siècle ? Et C’est quoi une vie de femme au XIXème siècle en Normandie ?

C’est un portrait dessinait avec des mots, un portrait réaliste, sans complaisance, d’une jeune fille Jeanne née dans ce qu’on appelait en ce temps une bonne famille. Elle voit la vie la transformer peu à peu. Fraîche jeune fille possédant une belle éducation, elle perd peu à peu pied et sombre dans la folie. La rédemption viendra.

Ne serait-ce pas la mère même de Maupassant, qui devint malade psychologiquement. La bourgeoisie patriarchale ne serait-elle capable de produire que de la folie comme fuite chez les jeunes filles et les femmes qui aspire à explorer leur liberté ?

Je ne sais plus quel âge j’avais quand j’ai lu ce roman : 20 ans ? 21 ans ? J’étais jeune homme, en Auvergne, dans les années 80, c’était l‘arrivé de L. Fabius aux Affaires ! C’était la grande bascule de la pensée Soro fraternelle des années 70, de gauche vers le néolibéralisme hyper-individualisme, le plus dur et le plus violent dans sa volonté de transformer l’humain. Le narcissisme arriverait un peu plus tard et la condition des femmes commencerait à se dégrader de nouveaux avec l’avancée des « bonnes intentions » sociétalistes, stratégie électoraliste d’un cynisme épouvantable et qui m’épouvante encore aujourd’hui.

Et voilà l’époque ou je lisais ce roman et pourtant, malgré les tares et tourments de Jeanne, de cette jeune femme, je me suis trouvé transporté, emporté comme une petite souris, près d’un cœur, du cœur de cette femme. Elle vivait une vie de désillusion et de dignité, une dignité qui donne envie en tant que lecteur d’être à la hauteur d’un tel personnage.

Une autre figure qui dérangeait le jeune chrétien de gauche que j’étais, c’est l’abbé Tolbiac. Il est l’incarnation de la religion de ce temps et longtemps encore qui écrase tout sur son passage, même l’humanité. Elle a longtemps oublié que la religion doit être au service de la personne humaine et de l’humanité.

Je découvrais Maupassant et je comprenais alors qu’écrire ne peut se concevoir que dans un engagement total de soi, ce n’est pas un divertissement, c’est de l’otium, un loisir au sens noble du terme.

L’artiste c’est celui qui plonge dans les eaux inconnues, et il n’est en aucune façon un « regardeur » comme aime à se décrire le bourgeois qui ne connait rien d’autre à la création qu’un acte de consommation divertissant.

Des extraits

On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts.

et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s’apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu’à l’âme, jusqu’au fond des pensées, qu’elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.

La vie est une défaite, la vie, l’adolescence passée, est une chose qui ne peut que se défaire, qui, au mieux, s’arrange dans les derniers jours, lorsque l’on a renoncé à tout et que l’on n’attend plus rien.

Alors, elle remarqua le tic-tac de la pendule et un autre petit bruit, ou , plutôt, un bruissement presque imperceptible.
C’était la montre de petite mère qui continuait à marcher, oubliée dans la robe jetée sur une chaise au pied du lit. Et soudain un vague rapprochement entre cette morte et cette mécanique qui ne s’était pas arrêtée raviva la douleur au cœur de Jeanne.

Quand on n’est pas sur de donner assez, on donne trop.