Prier 15 jours avec Hildegarde de Bingen par Marie-Anne Vannier

L’oraison de Sainte Thérèse d’Avila

Les méthodes de méditations orientales sont plus connues en occident, que les formes de prières contemplatives qui existe dans le monde chrétien, telles que l’oraison silencieuse. Sainte Thérèse d’Ávila propose dans ses écrits une forme fondamentale de prière à utiliser aussi bien par les débutants que par ceux qui sont plus avancés.

Elle écrit : « Elle n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé »

Quand on y pense, il n’y a que deux choses qui appartiennent à la personne humaine en propre, c’est son temps et sa volonté. Le reste même son corps est un près que nous fait la nature en nous nourrissant d’elle-même, de la chaire des animaux et des plantes a qui nous sommes redevable.

Faire Oraison, avec cette conscience c’est offrir deux choses qui nous appartiennent, son temps et sa volonté. A partir de cette conscience on peut lire Hildegarde de Bingen.

Vision

Lire une prière par jour pour commencer l’oraison

Pour commencer athée convaincu s’abstenir. Comme beaucoup de chose que j’écris, c’est plus du ressentis irraisonnée qu’une volonté de convaincre quiconque de quoi que ce soit

Dans ces 15 chapitres se basant sur les vastes écrits d’Hildegarde de Bingen, il est un résumé offert à notre méditation, du retour des transes mystiques que vécu cette personne humaine, cette femme au XIIème siècle.

Cette restitution, nous amène à ressentir la dimension absolu est infini de l’amour Divin et notre absolue liberté de l’accepter ou pas. La seule crainte que nous puissions avoir n’est autre que notre propre jugement sur nous même lorsque l’on se verra finalement en pleine clarté.
Au moment de la révélation (apocalypse) tout ce qui n’est pas amour est brulé, il nous reste alors à notre propre regard l’amour que nous avons eu pour nous, les autres, la vie. Marie est celle qui propose d’ouvrir la porte comme elle le fit en disant « oui », le christ est celui qui nous propose un chemin à parcourir pour devenir créateur à notre tour.

La vraie création ne peut se faire qu’avec amour, sinon elle n’est que jeu de construction mentale.

Voilà le chemin que propose Hildegarde, en cela elle nous offre ce qu’un grand nombre de grand mystique offre.

Marie-Madeleine femme évangélique par Jean-Pierre Ravotti

Citations

« Je dois faire ici un aveu : je suis beaucoup plus séduit par ce que Marie-Madeleine a à nous dire que préoccupé de savoir qui elle fut très exactement, et cela malgré l’attrait indéniable qu’exerce sur moi l’énigme de son identité. »

« Nous avons le droit et le devoir de profiter des saints », disait Paul Claudel.

C’est là toute la grâce de la prière, comme l’avait si bien compris ce « simple » paysan auquel le curé d’Ars demanda ce qu’il disait au seigneur pendant les longs moments qu’il lui voyait passer à l’église, fixant le tabernacle, et qu’il lui répondit :

« Je ne lui dis rien : je le regarde et il me regarde. »

Durant la visite chez mon étiomédecin, nous abordâmes le sujet du divin. Pour Jean-Louis Brinette (fondateur de l’étiomédecine) Dieu est la représentation du point le plus loin dans le futur de l’univers. Il rayonne de manière dé-chronologique vers notre présent. C’est donc une relation externe de pouvoir. Et pour répondre à ce Pouvoir, nous devons le regarder en face et notre regard change la nature de la relation, pour la transformer en amour. C’est l’enseignement de Jésus Christ. Ce « simple » paysan avait compris.
Dans ma foi,le Divin est présent a l’aube des temps, c’est ce don d’amour qui permit à l’univers d’exister.

Et ce que j’en vécu

Jean-Pierre Ravotti écrit :

J’aime aussi Marie-Madeleine parce qu’elle n’est pas un personnage étriqué, guindé, ni une sainte-nitouche, ni une vieille fille renfrognée, mais une femme d’audace, une chrétienne qui ose. Le père Bruckberger l’a si bine dit : « Elle voit grand, elle aime grand, elle ne frappe qu’aux portes dont le marteau est à hauteur de cavalier. Par sa seule beauté, par son style ; par la hardiesse et la justesse de ses gestes, elle est trop spectaculaire. Elle est provocante. elle provoque l’admiration et, du coté de l’ombre, la colère. »

Et je trouve touchant cet amour pour la femme considéré comme l’apôtre des apôtres. Cet essai permet de découvrir le rayonnement de cette sainte en Provence. Elle possède quelque chose qui renouvelle « la bonne nouvelle ».

Pour ceux qui veulent découvrir, lisez ce petit livre sans hésitation.

Gaudette et Exsultante par le Pape François

Quelques citations

Je ne parle pas de la joie consumériste et individualiste si répandue dans certaines expériences culturelles d’aujourd’hui. Car le consumérisme ne fait que surcharger le cœur ; il peut offrir des plaisirs occasionnels et éphémères, mais pas la joie. Je me réfère plutôt à cette joie qui se vit en communion, qui se partage et se distribue, car « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35).

Prière de Saint Thomas More
« Ne permet pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il. »

Ne tombons pas dans la tentation de chercher l’assurance intérieure dans le succès, dans les plaisirs vides, dans la possession, dans la domination des autres ou dans l’image sociale : « je vous laisse la paix; c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27)

Ce que j’ai vécu de cette lecture

Alors, que se passe t’il aujourd’hui qui vaille la peine d’être vécu ?

Cet après-midi de dimanche, je mangeais un yaourt de brebis (acheté dans mon petit commerce bio) parfumé avec du sirop d’érable, ramené par ma fille de Montréal, alors qu’elle était allée suivre un stage de danse contemporaine, pour son métier.

Cet acte banal de tous les jours, manger du yaourt parfumé avec confiture, sucre et tout autre élément, est devenu sacré car je connaissais le chemin du sirop, de l’arbre jusqu’à mon bol et aussi du yaourt de la brebis jusqu’à ce même bol.

Une joie profonde partant du cœur du ventre a irradié l’ensemble de mon corps et même au-delà de celui-ci, au-delà des pieds, des mains, de la tête. C’est la conscience de cette longue chaine qui devint une source de joie. A chaque instant les éléments ont fait ce qu’ils devaient dans la joie, en partant de la brebis et de l’arbre jusqu’au « Je » qui est au-delà de moi. Je mange en conscience et je rayonne de joie et d’allégresse, et cela, je l’offre à tous, et remercie tous en disant (en ayant envie de le chanter) « bravo et merci » ; le sublime.

Nous sommes reliés les uns aux autres, les vies sont reliées entre elles et l’univers nous relie aussi dans cette conscience, dans cette banalité. Je n’ai pas consommé, j’ai mangé, je me suis nourri. C’est aussi ce que dit souvent le cuisinier Thierry Marx.

Finalement, voilà ce dont parle le pape François dans Exhortation apostolique sur la sainteté Gaudete et exsultate ; Vivre chaque instant comme un instant sacré, sans spectaculaire ni pression de la réussite sociale.

en définitive

Hildegarde de Bingen par Daniel Elouard

Vision de la pensée d’Hildegarde

pour Hildegarde une personne humaine est un individu qui cherche la lumière de l’infini inconnaissable d’amour qui est Dieu et qui ne peu s’adresser à nous qu’à travers des images qui nous parlent.
Deux danger rode pour l’individu c’est faire trop confiance à sa Raison ou en sa volonté, l’une comme l’autre est un abandon du Don Divin.

Le bon chemin est en acceptant le Don au travers de la banalité de la vie (la banalité pris au sens  asiatique ou du tarot de Osho).

Citation de la biographie

Le processus de création des trois « piliers » de son œuvre est identique : une période de souffrance aiguës est suivie de visions apaisantes, puis vient la rédaction.
« Alors j’exultai d’une joie profonde et indicible et je désirai me rassasier toujours de cette vie. » Or Hildegarde ne raconte ses visions que lorsqu’elles sont terminées ; comment parvient-elle à se les remémorer si précisément, surtout pour transcrire les paroles de l’Esprit vivant, qui ne peuvent être modifiées ou inventées ?
« Voilà ce qui a été prononcé et dit par la voix de le vivante et perpétuelle lumière, et il faut croire ces paroles : un fidèle doit être attentif à ces paroles et les garder parfaitement en mémoire. »
Le prologue du livre des œuvres divines avance une explication :
« Chaque fois que je me mettais à mon pupitre, j’élevais toujours le regard vers la lumière de vérité et de vie, afin qu’elle m’instruise de ce que je devais dire. »
Les visions seraient ainsi réactivées au moment de leur rédaction, mais elles requièrent toutefois une mémoire prodigieuse développée au cours de années de formation par la mémorisation de psaumes, de textes sacrés, nécessaires lorsqu’il y a peu de livres.

Et maintenant

J’ai trouvé ce livre à Lourdes dans la librairie des sanctuaires. Hildegarde n’y ai pas présenté, ni comme une personne sympathique, ni comme une féministe avant l’heure (contrairement à Héloïse a la même époque dans les territoires qui deviendront un jour la France), mais la lecture m’a permis de comprendre mieux l’histoire de cette période, de ce que furent les enjeux de l’époque et la querelle des investiture. Nous sommes dans la période charnière où se développe le catharisme, des éréthismes diverses, l’église étant devenu trop temporelle et oubliant sa mission spirituelle. Nous sommes dans cette période ou nous allons passer du Roman au Gothique, du rôle des monastères ruraux à celui des cathédrales urbaines.
La biographie est chapitrée sous forme des heures canoniques ce qui donne un rythme propre à la méditation et à une lecture consciente. L’écriture est sans grand style, mais ce n’est pas le but d’une biographie.
Par delà Hildegarde la lecture de cette courte biographie m’a fait ressentir la force et la prégnance de nos arrière grand parents.
Je comprends l’auteur qui nous invite à ne pas juger Hildegarde la conservatrice avec les valeurs de notre temps, mais à la considérer avec les valeurs de son temps à elle.

Le Cinquième évangile par Bernard-Marie

Ce qu’apporte cette synthèse des évangiles apocryphe c’est le plus grand rôle joué par les femmes autour de Jésus. Il y a des passages entre Jésus et sa mère ou entre Jésus et Marie de Magdala qui sont d’une très grande beauté, en tout cas qui m’ont touchés.

Cet écrit a été accepté de publication par l’église ce qui est doux à mon âme (la psychés).
On y retrouve réellement la vision anthropologique (corps <-> âme) ** Esprit, d’une personne humaine à trois dimensions. Belle lecture pour ceux qui ont la foi, bonne lecture pour tous.