10 avril 2021 – avant le réveil

Il est des songes
Qui sont soliloques
Il est des rêves
Qui ravivent les agapes

Elle était devant moi
Petite ou grande ?
Je ne sais
Brune ou blonde
Je ne sais
Épouse ou amie
Je ne sais

Mais une lumière intense
Blanche
Totale
Me remplissait
Et l’outre vide et obscure que j’étais
Devenait immense, en noce
Je ne pouvais que dire
Je t’aime

Alors je me demandais
D’où venais ce don
Cette possibilité d’aimer
Qui me remplissait
Et pouvait s’offrir.

Pour aimer, nous viens ce don par la porte
Notre liberté
Ouvrir la porte
Laisser la porte
Fermer la porte

Il est des songes
Qui sont soliloques
Il est des rêves
Qui ravivent les agapes

Que d’amour il faut pour écrire la danse

Pina je t’aime
Et en même temps je pense au kendo, je ne peux dissocier la danse de ma pratique de cet art martial

L’irréparable par Charles BAUDELAIRE (1821 – 1867)

Pouvons-nous étouffer le vieux, le long Remords,
Qui vit, s’agite et se tortille,
Et se nourrit de nous comme le ver des morts,
Comme du chêne la chenille ?
Pouvons-nous étouffer l’implacable Remords ?

Dans quel philtre, dans quel vin, dans quelle tisane,
Noierons-nous ce vieil ennemi,
Destructeur et gourmand comme la courtisane,
Patient comme la fourmi ?
Dans quel philtre ? – dans quel vin ? – dans quelle tisane ?

Dis-le, belle sorcière, oh ! dis, si tu le sais,
A cet esprit comblé d’angoisse
Et pareil au mourant qu’écrasent les blessés,
Que le sabot du cheval froisse,
Dis-le, belle sorcière, oh ! dis, si tu le sais,

A cet agonisant que le loup déjà flaire
Et que surveille le corbeau,
A ce soldat brisé ! s’il faut qu’il désespère
D’avoir sa croix et son tombeau ;
Ce pauvre agonisant que déjà le loup flaire !

Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?
Peut-on déchirer des ténèbres
Plus denses que la poix, sans matin et sans soir,
Sans astres, sans éclairs funèbres ?
Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir ?

L’Espérance qui brille aux carreaux de l’Auberge
Est soufflée, est morte à jamais !
Sans lune et sans rayons, trouver où l’on héberge
Les martyrs d’un chemin mauvais !
Le Diable a tout éteint aux carreaux de l’Auberge !

Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?
Dis, connais-tu l’irrémissible ?
Connais-tu le Remords, aux traits empoisonnés,
A qui notre cœur sert de cible ?
Adorable sorcière, aimes-tu les damnés ?

L’Irréparable ronge avec sa dent maudite
Notre âme, piteux monument,
Et souvent il attaque, ainsi que le termite,
Par la base le bâtiment.
L’Irréparable ronge avec sa dent maudite !

J’ai vu parfois, au fond d’un théâtre banal
Qu’enflammait l’orchestre sonore,
Une fée allumer dans un ciel infernal
Une miraculeuse aurore ;
J’ai vu parfois au fond d’un théâtre banal

Un être, qui n’était que lumière, or et gaze,
Terrasser l’énorme Satan ;
Mais mon cœur, que jamais ne visite l’extase,
Est un théâtre où l’on attend
Toujours, toujours en vain, l’Être aux ailes de gaze !

Comment peindre après Picasso ?
Comment écrire a près Baudelaire ?

En peignant, en écrivant !

Jardin des plantes

Dans le dos
Dans mon dos
Dans nos dos
Galerie de l’évolution

Devant nous ?
Devant nous, devant
La terre féconde
Et au loin la rumeur

Le jour de pâques commence
Ce jour de 8 jours
Iel est ressuscité
Qui sont les premières témoins ?
La rumeur de mort s’éteint


A ma fille :
« L’homme est un humain qui ne peut porter d’enfant »
Tu as raison

Une prophétesse est une conteuse qui est dépassée par le conte !

Prier c’est écouter