Infini Impuissance

IEL est impuissante à ne pas aimer.
Il y a celles et ceux qui se douchent à cet amour.
Je vois en elles et eux son amour pour elles et eux.
Il y a celles et ceux qui se détournent de cet amour.
Je vois pourtant, son impuissance à ne pas les aimer.

Et puis,
La grâce,
Il y a celles que j’aime,
IEL m’offre son amour pour les aimer.
Une expérience étrange,
La grâce d’aimer malgré soi,
Sans se détourner !
De sentir cette lumière me traverser.

Il fallait un abandon sans faille à Marie.
Elle reçu la lumière et donna Jésus d’elle.
Et Jésus commença à marcher.
Et il marche encore
Notre phare dans les ténèbres.
Quelques fois, il se retourne.
Il nous fait un signe.

Un petit signe qui illumine le chemin.
Et nous reprenons notre marche,
Derrière sa solitude d’éclaireur.
Il fallait un abandon sans faille à Marie.
Pour savoir sa solitude.

Oraison du 11 aout 2020

Parole de Joseph

Joseph dit à Marie :
Tu es ma sœur et tu es mon frère.
Je suis ton frère et je suis ta sœur.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph dit à Marie :
Je suis le père et je suis la mère de l’enfant,
Par le silence.
Tu es la mère et tu es le père de l’enfant,
Par l’invitation.
Il est toi, et il est LUI.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph dit à Marie :
Nous étions liés.
Le lien s’est rompu avec l’enfant.
Une ange nous a reliés.
Nous avons gagné en Liberté et en Vérité.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph au dernier jour dit à Marie :
Je t’aime.
Tu es la mère et le père de l’assemblée,
Dans la vie.
Je suis le père et la mère de l’assemblée,
Dans la mort.

Et quelqu’un l’a compris.

Oraison du 5 aout 2020

JE SUIS MARIE

Je ne suis pas encore né
Anne, ma mère
Joachim, mon père
Boucher de son état,
Désespère d’avoir un enfant
La sœur de ma mère
Éduque déjà 2 garçons
Et élève déjà 3 filles
Et puis je né.

J’ai 3 ans
J’aime Dieu et j’aime Joseph.
Joseph est charpentier.
Il sent bon le bois.
Il a 26 ans.
Il a 4 garçons.
Il a 3 filles.
Je cours dans ses bras.
Il me ramène chez ma mère.
Ils rient.
J’aime ma mère.
J’aime mon père.

J’ai 12 ans.
Joseph pleure.
Le village enseveli son épouse.
Je suis triste pour lui.
Il est seul avec ses enfants.
Je m’approche avec ma pierre.
« Joseph, je me marierais avec toi,
Je serais la mère de tes enfants ».
Maman est fâchée.
Ce soir, je prie Dieu pour Joseph.

J’ai 14 ans.
Je sais les choses de la vie.
Ma mère me les a dites.
Je sais les choses de la mort.
Mon père me les à dites.
Et Dieu, il reste un mystère.
Le temple ne comprend pas.
Il dit seulement la loi.
Et j’aime encore Joseph.
Il a 37 ans.

J’ai 16 ans.
Le mystère grandit en moi.
Une femme-homme de lumière m’a parlé.
Je n’ai plus de périodes impures,
Comme dit la loi du temple.
Maman est affolée
Papa ne sait que dire.
Il y a Joseph.
Ils parlent tous les trois.
En partant, Joseph me regarde.
Il a un pauvre sourire.
Deux jours après,
Il m’épouse.
Il sait.
Il l’a vu aussi.
En songe.

J’ai 16 ans.
En joie je vais voir ma cousine.
Elle est très âgée.
Enfin, comme ma mère,
Elle attend son premier.

J’ai 17 ans.
Loin de chez nous.
Les romains et leurs comptes.
Joseph nous a porté.
Au petit matin,
Dans la bergerie,
Des étrangers viennent.
Ils viennent de loin aussi,
Guidés par une étoile.

J’ai 20 ans.
Il a 3 ans.
Nous rentrons d’Égypte.
Joseph reprend la charpente.
Jésus est doux.
Il est une source de joie,
Pour toute la famille retrouvée.
Il suit Joseph partout.
Il aime l’odeur du bois.

J’ai 29 ans.
Nous avons eu peur.
Nous avions perdu Jésus.
Nous étions à Jérusalem.
La fête de Pâques.
Jésus parlait avec le grand prêtre.
Au retour, Joseph et lui parlent.

J’ai 37 ans.
Je pleure.
Joseph est mort.
Jésus s’occupe de moi.
Il reprend la charpente.

J’ai 47 ans.
Je regarde mon fils.
Je sens qu’il est temps.
Le temps de l’enfant de l’humain.
Il revient de voir son cousin.
Nous sommes invités.
Il y a un mariage à Cana.

J’ai 48 ans.
Jésus est revenu.
Il parle au temple.
Ses frères et sœurs vont le voir.
Je les accompagne.
J’écoute.
Je reste avec Jésus.
Il y a Jean.
Il y a Marie de Magdalena.

J’ai 50 ans.
Le bois.
L’odeur du bois.
L’odeur, qui m’a accompagné toute ma vie.
Elle est là.
L’odeur du bois et du sang.
J’ai le cœur en charpie.
Jean est à coté de moi.
Marie est à coté de moi.
Mais lui, il est présent.

J’ai 65 ans.
Je suis avec Jean.
Je vis à Éphèse.
En dehors de la ville.
Marie a du partir.
Tous ont du partir.
De l’enfant quelque chose est né.
Une pousse qui remplit les cœurs humains.

J’ai 2020 ans.
Vos chercheurs cherchent.
Ils étudient.
Ils coupent et recoupent.
Les gènes de Jésus sont féminins.
Il est né d’un humaine.
Je suis encore à vos cotés.
Il est présent.
Ce n’est pas l’Amour,
C’est aimer, qui fait vivre.
Je vous aime.
Je suis Marie.

Oraison 29 juillet 2020

Armoire toute simple
Une simple porte de bois doré
J’en ouvre celle-ci
Et un cœur battant m’ébloui
Un cœur qui bat
Maintenant
Tabernacle

Tabernacle de l’univers
Tabernacle de la terre
Tabernacle de la forêt
Tabernacle au fond de moi
J’ouvre cette simple porte de bois doré
Et un chœur d’anges chante

dav

Oraison 30 juillet 2020

Briser le lien
Qui nous enchaine
Pour se relier
Par nos chemins
Par l’acte d’Aimer
Par l’acte de se confier
Par le saut
A travers le néant

Elle est belle

Cancer du sein en sa 77ème année.
Le sien avec sa mère cherchait le lien.
La médecine officine Chimio
La fatigue, la peur, isolement
Du COVID commençant.

Et ses cheveux tombent
Et elle va marcher tous les matins
Et elle veut voir ses filles,
Et elle souhaite sentir ses petit enfants.

Elle les voit
Elle marche deux heures les matins
Elle sourit de nous voir,
Elle est belle ma belle mère.

Elle à 77 ans
Elle a un cancer du sein,
Et je n’avais jamais vu qu’elle était belle,
Ma belle mère.

Vacant en congés 2020

Les vacances ne sont pas déposées,
Elles ne sont pas prises.
Elles sont volées pour être vacant à soi,
Et être disponible à l’autre autre.

Soyez sage à l’Esprit Saint de Sagesse,
Laissez vous emporter par l’inattendu instant.
Que l’improbable guide vos pas.
Et que le miracle s’accomplisse.

1936-2020

Le Christ en Croix

Au cœur de cette nuit, endormi, je t’ai vu.
Couché au sol sur la croix de bois noir et épais.
Deux soldats plantaient des clous à trois faces dans tes poignets.
Un soldat en enfonçait dans des chevilles rassemblées.

J’entendais hurler ta douleur.
C’était moi qui criais.
Je voyais la lumière traversait les nues pour s’engouffrer dans ces plaies.
Beaucoup passer par les chevilles.

Les trois soldats te redressaient
Alors tes plaies restituaient la lumière aveuglante.
Elle inondait le monde
Personne, hormis ta mère et ton amie, ne la voyait.
Les lumières de tes plaies aux chevilles traversaient le temps.

Et d’aujourd’hui je la reçois encore en plein cœur.
Et je vois
Et j’entends,
Les larmes des deux Maries.

Galaxie du dollar d’argent et Covid

Les constellations n’existent pas comme réelle ?
Elles ne sont que représentation de ce qui est vu d’ici ?
Elles ne sont pas objets en relation entre eux ?

Si, et oui, si.
Elles nous disent où sont les galaxies.
Elles nous disent où nous sommes sur notre terre.
Elles nous disent qui était le ciel de nos naissances.
Elles nous diront les ciels de nos morts.
Elles seront nos rêves sans fin.

Et pourtant aujourd’hui et là,
Humains, je vous hais.
En ces moments de COVID,
Je vous hais.
Vous êtes masqués et laids
Sans masque je vous hais d’être vaniteux,
Avec masque je vous hais d’être apeuré.
Je vous hais comme vous vous haïssez,
Car nous ne pouvons plus nous sentir.
L’amour n’est pas dans la vue.
L’amour est dans le nez.

Et comme nous nous haïssons,
Ceux qui reste dans leur tour de pouvoir d’ivoire,
Continuent de jouer avec nos leviers haines et peurs.

Alors je tombe le masque,
Et tant pis pour la frayeur.
Je retrouve l’amour et revoit les constellations.

Elles me disent où sont les galaxies.
Elles me disent où je suis sur terre.
Elles me disent qui était le ciel de ma naissance.
Elles me diront le ciel de ma mort.
Elles seront mon rêve sans fin.