1000

1000 hommes et femmes.

1000 intentions.

1000 buts dans les rames.

1000 réalisations dans la trame.

1000 inattendues dans le métro.

Elles sont belles et beaux,

Laides et laids,

Gros et grosses,

Maigres aussi,

Fins et fines,

Rousses et bruns,

Ils et elles sont 1000.

Mais aussi vivent des rats,

Des souris,

Des insectes dans la rame,

Des pigeons et des arbres,

Des plantes et des herbes,

Et le tout Vibre.

Mais a qui appartient tout cela ?

Dialogue avec une brouette

La brouette : — Est-ce que Dieu Existe ?
Moi : — Je ne sais pas.
— Mais vous dites croire en Dieu ?
— Oui, je crois en Dieu.
— Vous êtes donc certain de son existence !
— Non, la certitude je ne l’ai pas.
— Mais vous dites avoir la Foi.
— J’ai la foi, oui, absolument.
— Donc vous savez !
— Mais non je ne sais pas, j’ai un grand espoir venant du cœur.
— Mais vous possédez ce savoir.

— Le savoir provient de la raison, la foi nait du cœur. Peut-être alors une co-naissance ? Mais êtes-vous une brouette, pour ne pas m’entendre ?

— Je suis raisonnable !

— Ah oui, on ne parle pas à une brouette, on la pousse. Au revoir monsieur !

Le sens du temps

Jésus a tenu sa promesse
Par-delà du Christ la promesse
Tout est là, ici
Et divinement plus
Et, c’est, inattendu
Et, c’est, l’inattendu

Une seule énergie, l’amour.

Un seul outil, la joie.

Une seule source, Mari.
Une seule source, Marie de Magdalena.
Une seule source, Blandine
Une seule source, Jeanne.
Une seule source Thérèse.

La source est ma sœur
Ma tante
Ma mère
Ma compagne
Mon amie
L’inconnue d’en face

Immergé dans agape
Univers, cosmos, unique osmose

Sans ON, LUI aucune création
Aucune énergie
Aucun sens

Création permanente
Depuis…
Depuis ?
Depuis tout a existé, existe et existera.

Nous,
Nous, les vivants, y contribuons
Nous humains ouvrons la porte,
Faire franchir le vivant notre responsabilité.
Les animaux comptent sur nous.

Nous,
Que nous soyons œuf,
Que nous soyons corde
Qui frôle les œufs en caresse,
Sommes Libre
Libre de ce vrai choix.

Et je ne vous dirais pas,
Qui est œuf,
Qui est corde,
Notre mystère,
Notre sens.

En vérité

Rêve de 6h36

Je…
Je marche dans les rues avec toi.
Tu…
Nous croisons des personnes dans la ville-village
J’entends.
Des musiques.
J’entends des musiques autour des personnes humaines.
— J’entends des musiques autour des personnes humaines. J’entends leur foi, j’entends leur choix libre, j’entends leur joie sous forme de musique qui vibre à partir de leur corps.
Alors, tu les regardes.
Alors, tu me regardes.
Alors tu me pose les questions, « Et, elle ? », « Et, lui ? »
— Oui, elle joue la musique de la foi chrétienne.
— Non, il ne joue pas cette musique. Il est silence, il ne croit pas. Le silence de ne pas croire.
— Pourquoi ?
— Il a choisi, il est libre. Il pourrait jouer aussi, il a les instruments. Il reste silencieux par choix.
Puis viennent les questions que tu n’ose pas déposer.
— … et notre fils ?
— Il a fait un choix libre, il y a longtemps avant de venir au monde. Il a fait le choix de jouer la musique de Marie.
Ton visage s’éblouit, des larmes de joie perlent. Ta musique s’amplifie.
— … et notre fille ?
— Elle aussi a fait un choix bien avant de naitre. Elle a choisi de venir danser la musique que joue son frère, y ajoutant la musique du Christ.
Sanglot des profondeurs, les basses, contrebasses et bassons entonnent la joie du cœur.
— …
— ???
— … et moi ?
— Toi, tu joues une musique nouvelle. Une musique qui n’a jamais été joué, une musique pour plaire à Dieu et mettre en joie le maitre.
— Et toi ?
— Je ne sais pas. Il m’a été offert d’entendre la musique des autres, mais pas d’entendre la mienne. Je suis alors comme chacun, dans le doute, dans ce doute qui permet la foi.

Retour à Gignat

Traverser du village
Depuis le haut
Sans rendre visite à mon père.

Marcher à Saint Germain Lembron
Sur le bas coté en fossé
Glisser.
Dame Sieur suit.
Elle Conseille la route.

Croiser des autos.

Arriver à Saint Germain.
Ne plus rien reconnaitre.
Traverser le bourg.
Aller à la place des bals.
Envie de café
Refuser le gobelet en plastique
Starbucks !

Revenir dans la grand rue
Au tournant café ancien
S’asseoir à une table occupé.

Parle avec eux !

Petit monsieur chauve
Il parle des bulgares et des kenyans.
Passionnant !
Il cherche le mot
Celui qui désigne les gens malsains
Un « Absent » !

Temps de se quitter amicalement.
Un homme boiteux me présente aux autres.
Comme « Le gardien des conversations ».

Nous faisons un bout du chemin ensemble
Sur le pont nous prenons l’échelle
L’aider tant il boite.

Elle me demande si je la reconnais.
Je la reconnais.
Elle écrit de l’héroic fantasy

C’est donc une femme.
Elle rentre dans son immeuble
Elle prépare son émission de radio.
France Inter
« Je vous écouterais, ce soir »

Je reprends la route de Gignat
Ou personne n’attend.
Je me réveille…