18 janvier 2021 – premier

Iel est devant toi, libre.
« Je t’aime »
L’amour viens à toi,
Il t’illumine,
Allume tous tes organes,
Réveille ta vie.
Ton sourire monte,
En retour, tu l’abandonnes dans ses yeux.
« Je t’aime ».

Le gros mot !

A la lisière du néant
Une voix de flute fausse, perçante, acide simplificatrice,
Crée le doute
« Iel veut ton corps
Iel veut ta vie
Iel veut tout reprendre »
Tu fermes ta porte à l’amour
Tu souffres, ici
C’est la faute des autres, là
Si l’amour est perdu
Tu jettes ta haine
Tu te trompes de cible.
Le néant avance.

Enfin le sourire revient.
Et ils t’offrent le don,
Le don entre, par delà le don
L’amour refleurit.
Le néant ne peut gagner,
L’amour blessé
Ne sait qu’aimer encore plus.

Le néant ne peut pas gagner.

Pour nous ?

Nous ?

Elles, eux et moi ?
Et la vie ?
Et les pierres ?
Le sable ?
Et les eaux ?
Mais imparfaitement, ma langue,
Ma grammaire,
Notre grammaire.
Comment dire « Nous »
Femmes et hommes,
Et que nous nous voyions bien cette foule
De femmes et d’hommes.
Et d’enfants ?
Filles et garçons ?
Et tout ce qui suit ?
Toujours dire Homme ?
Pourtant depuis la vie qui pulse,
En pulsation, en pulsion,
Avançons-nous encore vers Nous ?
Et le temps ?
Le temps qu’il faille ?
Le temps qu’il fasse ?
Ce matin,
Je ne voix plus.

Barbara !
Barbara ?
Barbara où es-tu ?