De la mer à la source

Des vagues et l’âme. Aujourd’hui la mer, demain, les sources. Le fleuve, ses méandres et ses coudes. Embâcles et barrages, fleuves de Turquie, rivières d’Auvergne. Remonter. Aux sources les à venir possibles. Arbre hydraulique de vie. Le présent, présent au fleuve enfant, présent aux rivières adolescent, présent aux ruisseaux adultes et aux sources vieillard. Remonter. Et plonger au cœur du lac, de la montagne de djébel, du massif d’Orion. Les grandes questions chtoniennes, bouddhistes, juives, musulmanes, chrétiennes et athée, comme une vieille déesse mère, compagne et enfant oubliée. Début d’une nouvelle randonnée. Miracle de la joie, Mystère de vivre tout au long des parcours accomplis et de coté entrevue. Des passants, des passantes. Chaque matin honoré l’appel d’un ami, oraison. L’ami dont on était le disciple puis le frère, la sœur qui était notre mère, l’autre, la femme. Chaque jour les rivières et ruisseaux se tourmentent et se rejoignent. Remonter à la source. La source de demain qui me nourrie en ce jour. Chaque jour le pain, chaque jour suffit sa peine. Chaque jour inattendue sans computation des machines en calcul de futur mort. Nos sources, nos desseins, l’ange. L’ange qui nous garde et nous aide et parcourir l’éternel pour de créature devenir créateur, rejoindre l’amour hors du plan de la sphère de nos instants. Mystère de la vie. Ma passante aujourd’hui, je te sourie d’avoir dessiner cette vie que je n’emprunterais pas en ce jour. Le grand Oui, fut déjà donnée à celle de la source lointaine vers laquelle je remonte. Remonter, toi aussi mon aimée. La mer lointaine depuis longtemps détachée. Mais son souvenir vivace renait à la source. Un nouveau plongeon, un trou noir de lumière, l’esprit.

Je te salue ma Mère.


Demain ?

Ai-je rêvé sciences fiction ?
Ai-je rêvé fantastique ?

Arrivé sur la planète. Sans jamais avoir décollé. Un sol plat à l’infini. Champs de paille sans grain espacée en régularité métronomique. Éteules hautes arrivant aux genoux, qu’en terre Lembronnaise on appelle étouilles. Horizon sans fin ni soleil. Pas d’air. Pas de souffle. Et puis une maison. Longue maison de plain-pied. Une entrée, un couloir des chambres. Nostalgie de ma planète lointaine, la Terre. Dans chaque chambre un occupant, allongé, en sommeil, comme mort. Alternance d’hommes et de femmes. Dans la salle à manger, un adolescent, une adolescente. 17 ans ? Ne se regardent pas. Les yeux cireux tourner vers les fenêtres. Dans un autre monde imaginaire ?

Un matin, sortie de maison, des montagnes, des couleurs, de la vie et de l’air frais et doux. Des vallées et vallons, des collines et montagnes, des lacs et des fleuves. Faire le tour de la maison, et monté vers le sommet.

Le sommet, le flanc en changement perpétuel. Ma pensée, ma création. Je ne perds pas mon souffle. La crainte s’insinue dans mon âme apeurée. Ce qui est, ce que je vois est le fruit en mouvement de mon esprit. Je suis donc déposé dans une des chambres de la maison de plain-pied. Et je poursuis un rêve sans fin, un rêve qui n’existe pas. Plus de lumière, plus de soleil.

Est-ce la mort ?
Est-ce voyage ?

Et après…

L’avent 2021 s’approche. La porte d’IEL commencé à l’avent 2020 s’achève. Et déjà je pense au temps qui vient pour advenir. Ce matin, six heures, je me réveille et pense, ou pense et me réveille, à la vidéo que je vais monter pour la promotion au cercle fermé de mon advenue 2021.
Le grand Canyon et le lieu du vertige abyssal.

Le soleil qui éclaire les merveilles de la vie.

Le soleil s’approche et vient, sans le brûler, jusqu’au pieds du regardeur qui contemple la falaise. Si près, se dégage une forme humaine qui s’approche, alors nait une colombe de feu créant le lien entre l’observateur, le soleil d’amour de MÈRE et PÈRE, et la forme humaine Sœur et Frère, un lien d’esprit divin.

Alors je pense aussi, au nouveau recueil à venir. Quel sera-t-il ? Quelle forme ? Né, inattendu, des séquences de chapitre mensuel, composés de paragraphes des jours inspirés. Une prose poétique, une allure libérée.

Une tournure pour témoigner d’un chrétien revenu à la messe depuis 2018. Un chrétien qui rendant César ce qui est à César, votera pour le France Insoumise en 2022. Et rendra à Dieu ce qui est à IEL dans l’amour sorofraternel du seul iel divin Jésus Christ. Laisser déferler les questions sans réponses de mes sœurs et de mes frères s’agrégeant aux miennes. Observer s’ériger une montagne de questions ou né un écho divin. Les questions nous emmenant plus loin que les réponses.

Être Chrétien ? Être témoin de ces questions faiseuse de lien. Liens des corps par un Éros apaisé, liens des âmes par Philia et liens des esprits par Agapé. Aimer, laisser venir toutes ces questions. Les réponses ne sont jamais que temporelles et localisées.

Ceci est mon dernier poème avant l’avent qui annonce l’à venir.

Si la vie se prête à moi.