Si… Et… Alors…

Si
Les amants se connaissent par leurs blessures
Et
Les amoureux s’aiment en printemps soyeux
Alors
Les époux vibrent d’un reflet éternel

Si
Nous marchions sur des sentiers de forêts
Et
Nous chantions nos questions sous la voute verte
Alors
A la nuit les Etoiles nous guideraient

Si
Les humains de la terre faisaient bouquet
Et
Les vivants de l’univers méditaient
Alors
Assis au bord des mondes, je te verrais

Si…
Joue-le-moi
Et…
Chante-le-moi
Alors…
Danse-le-moi, comme un sacre de printemps

Vanité, Envie, Haine

Vanité des vanités, disait Qohèleth.
Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ;
Il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ;
Il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ;
Dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire.
L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.
Ce qui a existé, c’est cela qui existera ;
Ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ;
Rien de nouveau sous le soleil.
Y a-t-il une seule chose dont on dise :
« Voilà enfin du nouveau ! »
– Non, cela existait déjà dans les siècles passés.
Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ;
De même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Rien de nouveau sous le soleil ?
Alors ?
Et Hérode se demande
Qui est cet homme ?
Il a peur.

Questions humaines
Que Femmes et Hommes
En toute humanité
se posent
Depuis 4000 ou 2000 ans ?

Quoi de neuf sous le soleil ?

La guerre est si commune
Si commune pour ces « ils »
Ils se font la guerre
Des ils
Oh, oui des ils
Pas des elles
Et encore moins des iels

Ils s’écartent du grand sujet
Et s’occupent de leur petit objet
Ils pérorent dressant leur petit objet
Et ils se font la guerre
Cette guerre si commune
Et là ils sont si sûr d’eux, sûr d’eux même
Leurs petits égos, petits objets les rassurent
Alors rien de nouveau

Iel enfant d’IEL est le nouveau
Le sujet, le grand sujet
La relation
Chaque jour questionnée
Plus de peur
Juste l’angoisse fortifiante de l’éternité
Le hors du temps
Qui englobe tous les temps
Le grand âge en âge
Pas de moral
Juste nos questions
Des montagnes de questions
Ou se presse un chemin
Un chemin doré
Comme un écho
Un écho divin
La confiance, la foi
Comme il fut dit
Dit
Sera dit
« Je » est un autre