1 aout 2021 – les larmes

Ô, lectrice, mon inconnue
Pourquoi t’écrire mes larmes ?

Il était de toi étranger,
En un pays mystérieux.
Notre « Band of Sister and Brother »
Notre sorofraternité kendo Budo 11
A perdu un frère, un ami,
Un « amant » de combat.

Tu as pour éternel prénom Titus.
Titus Oppmann était ton nom.
Repose en Paix, Frère !
Contrebassiste et frère en houblon.
Repose en Paix, Frère.
Que la porte de ton esprit
Dirige ton âme vers IEL.
Nous resterons, ici, encore un temps,
Et nous laisserons couler nos larmes,
Elles arroseront tes coquelicots.
Dans la salle de combat,
Longtemps, nous chercherons ta présence.

Et je reste avec ma question,
Ô, lectrice, mon inconnue
Pourquoi t’écrire nos larmes ?


Alors j’ai pensé au feuilleton sur le blog d’Anne Vassivière :


Cela ne dure guère. L’une d’entre nous doit tôt lâcher l’affaire pour laisser la place à l’autre, disparaitre dans ce qui passe inaperçu ou presque pour notre mère se plaignant d’une simple perte sanguine.

Anne Vassivière Feuilleton : Les Saisons de Lili : Épisode 1

En dévorant une autrice

28 juillet 2021 – premier

En bas, au champ du matin,
A droite, le jardin.
Les odeurs des fleurs
Des fruits les couleurs
Sons d’été des insectes
Chaleur du soleil haut au ciel
Et bruit de la mobylette bleue.

Grand-mère qui m’appelle
« A table Étienne ».
C’est l’enfance d’un garçon
Un glaçon, devient adolescent.
Adolescence temps où
Filles se rêvent femmes
Et garçons nostalgisent leur enfance.

La fille rêve de grande cité
Le garçon rêve de ses jeux d’enfant.
Et les autres ? Je ne sais.

Là bas aux chants des matins
A droite, un jardin,
En lisant une autrice.


Anne Vassivière*

J’ai longtemps été ingrate envers ma terre natale. L’enfance jaillit et sautille, elle est étrangère au sur place, c’est son trait caractéristique et salutaire.

* Elle Annonce le début d’un de ses romans proposé en feuilleton.

Cherchez autour !

24 juillet 2021 – premier

— Que cherchez-vous ?
— Où demeures-tu ?
— Venez et vous verrez.

— Qui cherchez-vous ?
— Jésus le Nazaréen.
— C’est moi, je le suis.

— Qui cherches-tu ?
— Dis moi où tu l’as déposé.
— Marie !
— Rabbouni !
— Ne me retiens pas. Va dire…

Que cherchons nous ?
Et une fois découvert qu’en faisons nous ?
Que désirerions nous en faire ?
Et qu’en avons-nous, à la fin, fait ?

De la Naissance au Décès,
Nous ne sommes que questions.
Chaque pas en avant est une question,
Une question d’à venir.
Chaque réponse enfoncée, un pas en arrière,
Un futur de machine à calcul.
Marie Madeleine, nous le crie,
Elle se retourne deux fois.