Comme un bal de Fantômes par Eric Poindron

Haïku trouvés à l’intérieur

C’est un peu de moi-même dans ces terrains vagues
Où se déploient lentement
Les souvenirs de celui que je fus

Le vent d’été
est une chanson ancienne
et confidentielle

Je me souviens il y avait un cirque dans tes yeux
Des fauves et du feu
Des trapèzes volants aussi

Mon voyage au sein de ses vers

Je me suis promené dans certains mondes ruraux que je connais bien. Lui l’homme de la champagne, fils de viticulteur, moi enfant d’Auvergne fils d’éleveur de brebis de laine et cultivateur de tabac. Et puis la ville nous a happé tout deux. La ville, les villes l’ont transformée en un dandy libertaire s’appropriant une grande culture et c’est, là, que sa poésie perd alors un peu de son caractère sacré. Elle devient « rigolote » et « divertissante ». Toutefois on sent malgré tout, qu’au fond de lui brille encore une lumière inspirée qui continue de percer.

Ce bal de Fantômes est un recueil de poésie ou éclate la sincérité d’une personne humaine qui reste humble (l’humus de quelque chose de brillant) et conscient de ses failles et faiblesse. Une poésie qui nous invite à un regard aussi sincère sur nous même.

Merci Éric !

En marchant – et deambulatio

Ce matin lundi 16 décembre 2019, je marchais vers mon lieu de travail en sortant de notre RER. – Je remercie ceux qui font grève, je n’ai pas ce courage (Cœur de faire ce qui est juste pour le bien de tous) de la faire avec leur détermination. –

Je repensais à nos louanges et à nos corps emprunté et maladroits, à nos voix tiède et à notre tristesse de ne pas monter comme ces personnes humaines riche de leur Afrique noire.

Nous ne savons pas louer sans rester en grégorien !

Et une pensée, une idée, une grâce a flotté à coté de moi.

Nous, humanité, personnes humaines d’occident avons transformé tout ce qui est sacré en divertissement. Danse. Peinture. Dessin. Chant. Rythme. Musique. Regard sur l’autre. Nature. Tout est devenu divertissement.

Alors nous ne savons plus louer, car nous avons perdu ce sens du sacré et quand nous voulons, danser, chanter, rythmer notre louange, nous exprimons en nous cette gène du divertissement.

Heureusement que des personnes explore encore le sacrée par la danse, l’écriture, la peinture. Ce qu’il cherche c’est se relier à tout ce qu’il y a de plus sacré, l’amour infini, qui est donner sans limite qui fait qu’il existe quelque chose plutôt que Rien ! Grand Esprit, Dieu, Jéhovah, Tao, Allah, la première source, ce que vous voulez, tout cela nous fait sentir que nous vivons dans une cosmos mystérieux en création permanence et par angoisse nous nous divertissons et abimons tous ce qui nous était offert pour nous élever !

Les animaux, les plantes, la vie sous toutes ses formes et peut-être m^me la pierre comptait sur nous pour ouvrir la porte de l’esprit.

Il ne nous reste plus qu’à reprendre notre place, humble, un humus sur lequel poussera quelque chose de lumineux !

Recommençant par Étienne C

Chaque année, je publie sur Lulu.com le recueil des poèmes écrit dans l’année. Il s’écrit sur l’année liturgique Commence et se termine à l’aven. L’aven commence demain.

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Pourquoi écrire ?

Parce que c’est ce qu’il me reste quand les mots ne suffisent plus. Comment dire l’indicible ? Comment écrire le retour à la foi comme une expérience de vie ? Comment parler de la jouissance, du bonheur et de la joie comme d’une progression, d’un chemin de vie ? Seul la forme poétique ou devrais-je dire « poésique » le peut !
Comment dire « Je t’aime » à une personne humaine inconnue, tout en se disant que l’univers, le cosmos nous dépasse et que je reste éblouie, mais pas ébahi par ce mystère qui m’émerveille ?
Comment échapper a tout ceux qui voudraient faire de nos vies une pauvre jouissance consommable, ou une frustration malsaine de n’avoir pas jouis comme il le fallait, par acte de consommation ?
Reste-t-il juste à écrire des sensations des impressions, des rencontre merveilleuses ?

PRIÈRE DE NE PAS DÉRANGER par Matthieu Aine

Quelques extraits

La prière n’est pas une technique qui réussit, avec un tuto trouvé sur internet ou un process à mettre en application. Les enfants ne commencent pas par étudier la grammaire quand ils apprennent
à parler, ils commencent par regarder, écouter et répéter ce que les parents disent. La prière est une relation. …
…Le temps peut paraître long sur ce chemin de l’apprentissage. Mais une parole de saint Augustin nous éclaire. « Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer1.»
La prière n’est pas un résultat.

Parcourir le chemin

En cours…

Courroux contre des soixante-huitard

  • Il est interdit d’interdire
  • Sois jeune et tais-toi
  • Sous les pavés, la plage
  • Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner
  • Soyez réalistes, demandez l’impossible
  • Cours camarade, le vieux monde est derrière toi
  • Ni dieu, ni maître
  • Élections, piège à cons !
  • Êtes-vous des consommateurs ou des participants ?

Vos dix commandement de vous les soixante-huitard. Vous soixante-huitard qui avait voté « Macron » et qui crachez à la figure des générations suivantes et même à la génération Punk, votre morgue et votre orgueil malsain d’avoir « Fait 68 » !
Beaucoup d’entre vous, soixante-huitard, vous êtes devenu des ultra-libéraux, vous êtes devenu ambitieux sans pitié, cyniques, faire-valoir du capitalisme dans sa version la plus inégalitaire, obsédés par l’argent et la réussite, amoraux, matérialistes à l’extrême. Et vous vous cachez derrière le socialisme athée pour vous faire croire que vous possédez une éthique, une morale (la recherche de ce qui est bien), alors que vous êtes de Cohn-Bendit, votre héros ténébreux.
En 1981 J’étais punk, red skin et mon horizon était « No Futur » et vous vous étiez déjà installé, vous nous regardiez avec condescendance. Quand nous vous livrions dans vos bureaux, dans votre partie socialiste, nous les chauffeurs livreurs vous nous dévisagiez avec mépris, alors que les autres partie nous tendaient la mains par gentillesse.
Vous continuiez à ânonner vos slogans creux, vides au senteurs de néant et vous vous pensiez tellement supérieur car vous votiez à gÔche, la vraie gÔche, celle de Mitterrand – Fabius, puis celle libérale de Rocard et vous installiez avec les rieurs, à leurs table, dans leurs théâtre pour avec eux vous moquer des autres. Les seuls pauvres que vous supportiez étaient ceux semblant venir d’ailleurs, car cela faisait bien, cela se voyait. Et vous avez voté Macron et vous en êtes fier. Comme la gÔche vous fait peur et que la droite vous dégoute, vous êtes devenu et de droite et de gauche après n’avoir été ni de droite ni de gauche.
Vous avez vieilli.
Vous êtes devenu bête et méchant.
Vous êtes devenu des caricatures de vous-même.
Votre président jupitérien vous fait croire que vous avez gardé l’énergie de la jeunesse, alors que ce ne sont que les gaz explosif et puant de votre propre décomposition.
Vos enfants sont devenus comme vous hyper-individualiste et hyper-narcissique. En êtes-vous fier ?
Vous ne croyiez qu’au progrès technologique et aux remplacement de l’humain.
Vos petits enfants vous demandent de l’aide et vous vous moquez d’eux en les maltraitant.
Vous haïssiez les pauvres que vous avez laissé sur le carreau et vous aimeriez que la police vous en débarrasse définitivement.

L’héritage Spirituel Amérindien par Languirand et Proulx

Quelques citation qui éclaire

Quoi qu’il en soit de toutes ces appellations, il s’agit toujours d’une profonde alliance, et même d’une véritable inséparabilité, entre le Divin et le cosmique. L’univers émane constamment du Dieu créateur et c’est Dieu créateur qui agit en lui et par lui. S’il n’y a pas de monde sans Dieu, il n’y a pas de Dieu sans monde. Cette partie invisible, par laquelle tout être réside en Dieu, est en même temps le lieu intérieur et mystérieux en lequel Dieu réside. Dieu est la spiritualité qui traverse toute la matière de ce monde et qui la rend translucide. C’est le Grand Être universel ou encore le Grand Mystère cosmique.

Le cosmos, comme chacun des êtres qui l’habite, porte en lui-même le Grand Mystère de son origine, de son fondement et de sa destinée. Il permet donc, à celui qui le contemple du plus profond de son esprit, l’entrée dans la zone invisible, le passage vers l’Autre Monde mystérieusement caché en celui-ci. Il arrive que, dans un silence mystique au sommet d’une montagne, on communie avec l’esprit de la montagne; que, dans l’observation attentive d’une nuit étoilée, on se perde infiniment en l’esprit du ciel nocturne ; que, dans un sublime acte de compassion, on se transforme en l’esprit même de la consolation liée à la souffrance. À la venue d’un enfant, ne réapprend-on pas aussi à respirer en l’esprit de tout ce qui naît en ce monde ?
Ces esprits avec lesquels on communie à travers les expériences significatives de sa propre vie, nous l’avons rappelé, sont des puissances spirituelles, des formes pures et, en définitive, des voix (et des voies) du Grand Mystère.

La danse compte autant que la parole pour s’adresser aux esprits. Elle est l’une des formes favorites d’expression religieuse. La musique amplifie la prière.
PHILIPPE JACQUIN
La Terre des Peaux-Rouges

On pense ici à la célèbre formule de saint Augustin:« du monde extérieur vers le monde intérieur et du monde intérieur vers le monde supérieur» (Ab extra, ad intra; ab intra, ad supra). N’est-ce point là la démarche spirituelle de toute vraie quête de vision ?
Chaque humain possède en lui une vision sacrée, c’est-à-dire un pouvoir unique qu’il doit découvrir au cours de sa vie, dans le but d’actualiser la vision du Grand Esprit dont il est une expression.
GEORGES E. SIOUL

« Les Amérindiens essaient de suivre le Chemin rouge qui court dans la nature. Nous sommes liés de la même façon à toutes les choses de la Création. Toutefois, nous sommes conscients qu’à côté du Chemin rouge il y a le noir, qui va à contresens. Le Chemin rouge est positif, le Chemin noir négatif… Les sociétés technologiques s’égarent souvent dans les Chemins noirs, mais nous n’aurons plus le choix de retourner dans le Chemin rouge quand l’équilibre fragile du monde sera rompu.
DON RUTLEDGE et RITA ROBINSON,
Le Chant de la terre
La spiritualité des Amérindiens

Les gardiens de la Terre
La voie spirituelle amérindienne inclut une médecine pour la guérison de Terre-Mère. A l’heure d’un désastre écologique appréhendé, elle nous convie à assumer cette responsabilité spirituelle et éthique, qui a toujours été l’une des dimensions essentielles de son héritage: être les gardiens de la Terre. Cette tâche est aussi urgente qu’exigeante. Mais on peut s’y attaquer si l’on réussit à harmoniser les moyens dont dispose aujourd’hui la modernité avec des principes d’action semblables à ceux dont témoigne la spiritualité amérindienne. Quels sont donc ces sentiers dans lesquels les gardiens de la Terre nous suggèrent de cheminer, afin d’éviter le désastre écologique ?
La crise écologique
L’alliance entre l’homme et la nature est brisée. Au lieu de se situer en lien organique avec elle, l’homme se place en face d’elle et comme à son opposé. Dans ce contexte l’air, l’eau et le sol se sont dégradés. Des animales et végétales disparaissent. Les climats changent et des ressources non renouvelables s’épuisent. Triste est l’état de la planète et sombre son avenir. Terre-Mère est blessée et la blessure est grave. Tous les tissus de l’organisme terrestre sont meurtris. La nature résiste et crie souffrance, victime des fruits de la démesure humaine. L’homme la dépouillée de son mystère et de sa dimension spirituelle. L’ayant alors conçue comme un simple objet manipulable et comme une machine fonctionnelle, il a entrepris de la dominer, coûte que coûte.
Cette crise de la domination de l’homme sur la nature porte avec elle une crise des valeurs. Cette crise du monde moderne est donc foncièrement éthique et spirituelle. Elle appelle une médecine du même ordre, qui puisse l’éloigner de « la route sombre » dont parlent sages amérindiens, ce chemin de destruction et de mort qui atteint ici la planète. Cette crise a besoin d’un vent qui nettoiera la terre entière autant que l’esprit de l’homme. En définitive, elle requiert une spiritualité de la création. C’est à ce point qu’apparaît la pertinence d’un regard sur la voie spirituelle amérindienne et son éthique écologique.
Nous sommes sortis de la Terre-Mère et nous y retournons. Nous ne pouvons pas posséder la Terre. Nous sommes seulement de passage ici-bas. Nous Sommes les hôtes du Créateur. Il nous a accueillis chez lui pour un temps, et regardez ce que nous avons fait de sa maison! Nous l’avons empoisonnée, nous l’avons saccagée de fond en comble… Je travaille pour la Création. Je refuse de prendre part à sa destruction. >
Propos de LEON SHENANDOAH (Confédération iroquoise des Six Nations) dans HARVEY ARDEN et STEVE WALL, Les Gardiens de la sagesse Rencontres avec des sages Indiens d’Amérique du Nord

Ce que j’ai lu

A quelques jours de la folie des humains qui organise cette mascarade monstrueuse qu’est le black-Friday, le vendredi noir, noir de ténèbres, de nihilismes et de néant, je termine l‘héritage spirituel amérindien.

Ce livre a eu pour vertu de me remémorer, les livres de mes 20 ans. Pieds nues sur la terre sacrée, les livres de Carlos Castaneda (pas celui footballeur), l’herbe du diable et la petite fumée, voire, …etc… Je me suis longtemps imprégnée de cette culture spirituelle amérindienne, lorsque celle dans laquelle je suis né me décevais. Je n’avais pas encore sur aller au-delà de ma déception, pour connaitre la déception de la déception et rouvrir les portes.

Je redécouvre à travers ce petit livre de présentation en quoi finalement toutes nos spiritualité, nos assemblée, ce qui nous relie est merveilleux. Finalement, nous les humains, nous les personne humaines avons autour de cette terre des approches similaires qui ne devrait pas nous opposée mais nous rassembler afin de se réinscrire dans le cycle de la vie. Bruler la terre, consumer par la consommation sans fin est ce qu’il y a de plus morbide, et tout cela pour accumuler une objet appelé argent pour générer un profit qui ne porte aucune dignité juste de la « valeur » en termes de chiffre, de nombre qui ne sont que de piètre création.

Bien sur ce livre est écrit par des personnes humaines « blanches », issues du consumérisme de notre époque et tout emprunt de nos croyances très « new-âge » d’une spiritualité individuelle (sans religion) qui ne doivent rien aux autres, au collectif, et à toutes nos relations, mais on perçoit quand même le chemin qu’ils doivent faire.

Alors je vous en prie, Vendredi, ignorée les ténèbres et gouter le plaisir de la conversation avec vos frères et sœur, de la nature, humains, pierre, eau et cosmos et ayez une pensée sous forme de question sur le « Grand Esprit »

Erreur de SMS

Ce matin j’ai reçu un SMS qui devait être une erreur :

« Merci pour le Miel
Je suis rentrée malade.
J’ai utilisé le miel que tu m’as offert !
Merci Frère !
PS : C’est de la frappe le miel que t’as ramené »

Alors dans le métro j’ai repensé à ce SMS reçu durant mon oraison matinal et voilà :

Vivre

Parcourir l’arbre de soi
Né au tronc
Aller vers le sommet
En chemin faire tomber feuilles et fruits
Feuilles devenant humus, humilité
Fruits, nourriture, humus et graines.
Un grand arbre qui pousse
Mais un seul chemin de choix.
Un chemin de beauté !
Et pour l’humanité le chemin doré !

Voyage au bout de la nuit par Louis-Ferdinand Céline

Évidemment Céline !

Une écriture en coups de poings dans la gueule par lesquelles les cicatrisations font naître un nouveau visage, un nouveau regard.

Le voyage est une plongée dans l’humaine condition d’un temps, de tous les temps. Un voyage au cœur des injustice et de la noirceur de l’âme humaine, une âme vieille et noircie depuis 60 000 ans ! Céline n’aborde pas la lumière ! Mais comme disait Léonard de Vinci pour faire ressortir la lumière je travaille l’ombre.

Céline m’a permis de comprendre et de prendre garde à mes colères qu’elles ne doivent jamais se transformer en haine.

Si l’injustice reste, il vaut mieux prendre les habits de la tristesse et de la mélancolie pour la diluer que ceux de la haine ou du bourgeois mépris !

Une amie m’a peint un jour un portrait de lui à l’huile sur bois ! Ce tableau est toujours à ma gauche pour me rappeler que le génie n’est excuse pour Rien !

Obsessions

Rien !

Sans dimension, sans objet, sans sujet, sans acte, sans temps.
Le rien est néant.

Vide !
Est un espace et un temps sans objets, une vibration en paix qui occupe le tout infini.
Le vide est né d’aimer.

La vibration des lumières et de sons
Qui est la volonté d’être.

C’est une voie corporelle
Une voie rationnelle
Spirituelle

JE SUiS

Un phare en marche
Un chemin sous les saisons
Le hérisson l’à vu en tête

Entre être Moi et avoir conscience de Soi