Un autre jeune homme

Sur les cinq semaines du parcours alpha le jeune homme revient régulièrement sur : « Je ne veux pas investir sur de fausses croyances, je veux qu’on me prouve avec certitudes que Dieu existe afin que je puisse croire en lui. »

— Nous ne pouvons pas t’offrir de certitudes, la foi est une expérience de confiance.
— Mais je ne peux pas donner ma confiance sans certitudes, je me dis toujours qu’on veut me prendre de l’argent.
— Alors tu ne peux pas vivre l’expérience de la confiance. Car la confiance est dans l’univers des incertitudes. Il te faudra te jeter dans le vide sans avoir aucune certitude, juste avec un savoir relatif appartenant à ton temps et à ton lieu.
— Le savoir doit être certain.
— Le savoir est un rendu par les mots, qui a une saveur et une sagesse propre à un moment, à un lieu et à une communauté possédant la même langue, qui provisoirement l’adopte. La Foi ne relève pas du savoir non plus.
— Alors c’est foutu pour moi.
— Tu peux encore apprendre à faire confiance. La confiance est un état de soi, qui s’entraine par un acte, un acte de foi : Croire. Quand tu dis « je crois en Dieu », tu poses un acte qui entraine ta confiance. tu te jettes dans le vide des incertitudes. Le christ n’est pas venu rendre l’état du monde certain, il est en création permanente. Il nous invite à participer à cette création par l’acte d’aimer. Par l’acte de croire que l’Amour est le chemin de la création qui nous extrait du néant. Il ne nous promet pas l’immortalité, il nous promet l’éternité.
— C’est différent ?
— L’immortalité s’inscrit dans le temps, elle est de durer toujours, dans le temps, jusqu’à l’ennui total et que le rien ne vaut plus la peine de rien et qui se termine dans le néant. C’est le rêve des transhumanistes et des nihilistes. L’éternité est hors du temps : un acte d’amour (je ne parle pas de sexe, ou pas uniquement) ou un acte de création posé est éternel car c’est un acte qui était, est et sera, il est hors du temps. Pour quelqu’un qui croit, le Christ est en train de mourir mais aussi de ressusciter. Croire en ce mystère, n’est pas une démonstration ni une preuve, c’est un acte de croire et accepter de faire confiance. Alors de surcroit tu peux être submerger par une grâce, la FOI, alors tu vis l’expérience du « JE » hors du temps. Celle-ci est en toi, elle ne te rapporte rien de matériel, si ce n’est un fruit étrange, inexplicable, la JOIE. Qui n’est pas la jouissance éphémère du corps, ni le bonheur des bonnes heures passées dans l’amour temporelle de la famille, des amis, d’un beau moment de beauté, le bonheur s’inscrit dans ta psyché (l’âme des anciens). La Joie relève de la porte de l’esprit. La porte de l’esprit est au fond de toi. Si tu prends cet ascenseur descendant tu t’éloignes de ton égo, tu franchis la ligne du « JE EST UN AURE » et tu découvres alors un soleil a coté duquel la plus grosse étoile connue de l’univers n’est qu’une chandelle, tu vis l’expérience de l’Amour Divin et de la création permanente. Et tu reviens dans le temps, avec un souvenir étrange de rencontre avec l’autre, d’un mystère comme expérience à vivre, et pas comme, un secret à percer. Aucune certitude ne s’est inscrite, juste une confiance renouvelée, nouvelle, découverte, créé, la FOI en l’Amour.

— Merci, la question n’est pas celle de Dieu, mais celle de la Foi et de la Confiance. Je commence l’entrainement, comme on commence un art martial ou la danse.


3 rêves, 1 cauchemar

Des montagnes de Questions !

20 mai 2021 – premier

Premier rêve, Mathieu
« Tout pouvoir m’a été donné aux cieux et sur la terre.
Allez !
De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père (qui possède l’amour infini d’une mère), et du fils (qui est l’enfant de Marie), et du Saint-Esprit (qui est le vent chaud qui gonfle votre voile), apprenez-leur à observer tout ce que je vous commandé.
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Deuxième rêve, Luc
Puis iel les emmena au-dehors, jusque vers Béthanie ; et levant les mains, iel les bénit.
Or, tandis qu’il les bénissait, iel se sépara d’eux et iel était emporté aux cieux.
Ils et elles se prosternèrent devant lui, puis ils et elles retournèrent à Jérusalem, en grande joie.
Et Ils et elles étaient sans cesse dans leur Temple à bénir IEL.

Troisième rêve, Jean
« Et lui, Seigneur que lui arrivera-t-il ? »
Iel lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut dons parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, iel n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je revienne, que t’importe ? »

Cauchemar, Marc
« Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : « Il vous précède en Galilée.
Là vous verre, comme il vous à dit ».
Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes.
Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.


Et puis à cela, comme un écho du fauve assoupi : Bashung

La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho


Et du cantiques des cantiques, voici celui de Rodolph Burger