Katie Cruel par Karen Dalton

J’aime a écouter Bob Dylan,
j’aime à rêver avec Devendra Banhart,
J’aime a me perdre avec Nick Cave,
J’aime à me bousculer avec Lenny Kaye,
Cocorosie s’associe à mon fils
Et Joanna Newsom à ma fille
Et tant d’autres, alors je remonte à la source

Et à la source je Trouve Karen Dalton
Elle était le Bashung de la musique Bleue
Elle reprenait une chanson, cela devenait un chant
Elle devenait sienne

When I first came to town
They call me the roving jewel
Now they’ve change their tune
They call me Katie Cruel

Through the woods I go
And through the boggy mire
Straight way down the road
‘Til I come to my heart’s desire

If I was where I would be
Then I would be where I am not
Here I am where I must be
Where I would, I can not

When I first came to town
They brought me drinks plenty
Now they’ve changed their tune
They bring me the bottles empty

If I was where I would be
Then I would be where I am not
Here I am where I must be
Where I would, I can not

Quand je suis arrivé en ville pour la première fois
Ils m’appellent le joyau itinérant
Maintenant, ils ont changé leur air
Ils m’appellent Katie Cruel

A travers les bois je vais
Et à travers le bourbier marécageux
Tout droit sur la route
Jusqu’à ce que je vienne au désir de mon cœur

Si j’étais là où je serais
Alors je serais là où je ne suis pas
Ici je suis là où je dois être
Où je voudrais, je ne peux pas

Quand je suis arrivé en ville pour la première fois
Ils m’ont apporté des boissons en abondance
Maintenant, ils ont changé leur air
Ils m’apportent les bouteilles vides

Si j’étais là où je serais
Alors je serais là où je ne suis pas
Ici je suis là où je dois être
Où je voudrais, je ne peux pas

Pour la deuxième fois : Pomme

Pour la première fois je comprends cette chanson de Mylène Farmer reprise par Pomme…
Je voulais juste écouter les première minutes et je suis resté jusqu’à la fin.

Je voyais au dedans de moi (mes « cieux ») danser ma fille…
J’entendais au dedans de moi (mes « cieux ») les Kiai du kendo, se faire réentendre…

…et réenchanté les rues en ouvrant l’avenir sur inattendu.

Je voulais juste écouter les première minutes et…

Les passantes – Brassens & Charlotte Abramow

Cette Chanson depuis 50 ans me bouleverse et la vidéo exprime complétement mon propre bouleversement, cette appartenance à l’humanité.

La réalisation des « Passantes », poème écrit par Antoine Pol et mis en chanson par Georges Brassens en 1972 a été confiée à Charlotte Abramow, jeune réalisatrice et photographe de 24 ans. Ce clip présente une succession de tableaux photographiques, très esthétiques et souvent engagés et représentatifs de la place de la femme actuelle.

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets

À celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

À celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit

Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin

Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main

À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent

Vous ont, inutile folie
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain

Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
À tous ces bonheurs entrevus

Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir

On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

Paroliers : Georges Charles Brassens / Joel Favreau / Antoine Pol