Vacant en congés 2020

Les vacances ne sont pas déposées,
Elles ne sont pas prises.
Elles sont volées pour être vacant à soi,
Et être disponible à l’autre autre.

Soyez sage à l’Esprit Saint de Sagesse,
Laissez vous emporter par l’inattendu instant.
Que l’improbable guide vos pas.
Et que le miracle s’accomplisse.

1936-2020

Le Christ en Croix

Au cœur de cette nuit, endormi, je t’ai vu.
Couché au sol sur la croix de bois noir et épais.
Deux soldats plantaient des clous à trois faces dans tes poignets.
Un soldat en enfonçait dans des chevilles rassemblées.

J’entendais hurler ta douleur.
C’était moi qui criais.
Je voyais la lumière traversait les nues pour s’engouffrer dans ces plaies.
Beaucoup passer par les chevilles.

Les trois soldats te redressaient
Alors tes plaies restituaient la lumière aveuglante.
Elle inondait le monde
Personne, hormis ta mère et ton amie, ne la voyait.
Les lumières de tes plaies aux chevilles traversaient le temps.

Et d’aujourd’hui je la reçois encore en plein cœur.
Et je vois
Et j’entends,
Les larmes des deux Maries.

Galaxie du dollar d’argent et Covid

Les constellations n’existent pas comme réelle ?
Elles ne sont que représentation de ce qui est vu d’ici ?
Elles ne sont pas objets en relation entre eux ?

Si, et oui, si.
Elles nous disent où sont les galaxies.
Elles nous disent où nous sommes sur notre terre.
Elles nous disent qui était le ciel de nos naissances.
Elles nous diront les ciels de nos morts.
Elles seront nos rêves sans fin.

Et pourtant aujourd’hui et là,
Humains, je vous hais.
En ces moments de COVID,
Je vous hais.
Vous êtes masqués et laids
Sans masque je vous hais d’être vaniteux,
Avec masque je vous hais d’être apeuré.
Je vous hais comme vous vous haïssez,
Car nous ne pouvons plus nous sentir.
L’amour n’est pas dans la vue.
L’amour est dans le nez.

Et comme nous nous haïssons,
Ceux qui reste dans leur tour de pouvoir d’ivoire,
Continuent de jouer avec nos leviers haines et peurs.

Alors je tombe le masque,
Et tant pis pour la frayeur.
Je retrouve l’amour et revoit les constellations.

Elles me disent où sont les galaxies.
Elles me disent où je suis sur terre.
Elles me disent qui était le ciel de ma naissance.
Elles me diront le ciel de ma mort.
Elles seront mon rêve sans fin.

A SOlène

Monde Moderne ?
Poème sur un blog ?

Sur un blog, les poèmes se perdent dans la nuit du flux
Et dans la nuée du temps.
Le recueil dans la bibliothèque,
On passe devant, en flânant, en coup de vent,
On le feuillette,
On le lit
Et peut-être surtout on le relit sans que jamais ses feuilles ne tombent.

Relié, le recueil ne connait pas l’automne,
Un recueil de poésie vit toujours au printemps.

Algèbre

Néant comme zéro
S’il se multiplie, il absorbe.
S’il divise, il détruit.

Le 1 est autre.
S’il multiplie, c’est « immué ».
S’il divise, cela identique.

Le 1 laisse Libre
Il permet de rayonner
Suive la voie du 1
Et tourné le dos au zéro.

Le 1 au 1 forme un 1 qui rayonne,
Deux points reliés par deux courbes
Et le tout forme le cœur de l’univers.
Création permanente par Aimer.

Oraison 15 juin 2020

Mon corps connait,
La largeur,
La longueur,
La hauteur,
Et le temps qui avance vers sa fin.
Celles et ceux qui dansent le savent.

Ma Psyché, mon âme connait,
Du temps sa profondeur,
Souvenir et futur projeté.
Celles et ceux qui dansent le savent.

Et l’agape, l’amour infini
M’ouvre la porte de l’esprit
Cette porte hors du temps hors de l’espace,
Nous offre l’éternité.
Je deviens, « JE suis ce qui EST »
Celles et ceux qui dansent apprenez moi.

Je m’émerveille des derniers jours
Du printemps 2020.
Je veux danser et pratique le kendo.

Voyage en Ave Maria

Les esclaves hébreux devaient se libérer
Ils sont partis par le désert 40 ans
Alors, ils purent se saluer en égalité avec les égyptiens.
Joseph et Marie trouvèrent un refuge d’amis en Egypte.

Je vous salue Marie
Le salut est un acte de respect d’une personne à une autre personne
D’égal à égale.

Pleine de grâce, le seigneur est avec vous
Au cœur de sa personne elle accueille la lumière qui lui ait donné, et elle l’offre en retour.

Vous êtes bénie entre toutes le femmes
Au cœur des femmes, au milieu d’elles.
Sous un patriarcat Marie rayonne au milieu de ses sœurs.
Elle les invite à leur tour à rayonner,
Comme toute personne humaine
En une humanité retrouvée.

Et jésus le fruit de vos entrailles est béni
Ce qui vient de Marie, toute sa personne
Tout son être
Est Jésus, la personne humaine
Et ce qui vient d’elle brille et brule sans calciner
Elle est ce qu’elle est, celle qui dit le principal « Oui ».

Sainte Marie, mère de Dieu…
Marie a donné l’humanité à Dieu
Dieu est venu dans le temps par elle comme humain
Et pour tout cela, je vous salue Marie

Je dois sortir de l’esclavage pour saluer mon égal

Oraison du 13 juin 2020

Oraison 12 juin 2020 : Question

La toile de nos questions
Les lambeaux de nos réponses.

Nous avons tissé entre nous
Le tissus de nos questions
Et nous les cisaillons
Par nos réponses en égo.

Assis en haut du talus
A contempler le chat mort.
Charogne sanguinolente sur la route
Qui, avant le passage du char,
Vivait. Elle était un chat.

Des question, la question.
Au loin le tracteur laboure,
Que restera-t-il ?
Nos questions tissent
Notre amour en une toile.
Nos réponses écrasent les chats.

Dune, lumière de vie

Inonde-moi par plus de vie dans mes jours,
Car je ne peux avoir plus de jours à ma vie.
Mais cela est bon.

Je sens que le temps n’existe pas,
Ce qui fut reste présent
Et tout, ce qui sera ou pourrait être, est déjà là.

Donne le sens ?

Le choix d’allumer certains petit cailloux ?
Ceux qu’on allume pour éclairé un chemin ?
Un chemin de vie ?
Un don de création sur celle-ci ?
Une création qui rayonne sa lumière dans l’univers.

Inonde-moi par plus de vie dans mes jours,
Car je ne peux avoir plus de jours à ma vie.
Et cela est très bien.

La tonte

Le réveil est à 5 heures en ce matin de printemps.
Il faut emmener l’eau pour le grand bain,
Au bout du chemin entre les murs qui monte à la forêt,
Au bout du sentier des sureaux et des moineaux.
La baignoire est sous le tilleul et se ferme en un enclot.
Mon père déverse l’eau et ajoute le savon.

Durant ce temps, du même temps
Je rassemble les brebis
Les 400 brebis.
Je les compte.
Toujours on les compte.
1, 2, 3 …157…. 243… 400 !
Elles sont bien 400 brebis.

Et je les emmène au champs de la baignoire,
En traversant le village de mon père,
Au bout du chemin entre les murs
Au bout du sentier des sureaux.
Il est 7 heures quand la première brebis se jette à l’eau.
C’est Fanchon.
C’est la plus maline,
C’est celle qui aime resté auprès de moi,
Quand je les emmène en pâture.
Et puis toutes suivent ma belle rêveuse noire.
Les brebis suivent les grand rêveurs et grandes rêveuses.
Les bergères et les bergers sont des portes ouvertes.

Les brebis plongent les unes après les autres.
Et elles remontent la pente dans l’eau,
Et attendent dans l’enclot,
Bêlant.
Le dernier c’est Toukon, le bélier du troupeau de mon père.

Alors toutes elles sont passées, il est 9 heures.
Les amies de mon père sont arrivées
La tonte du printemps commence.
On y restera la journée.

J’ai 9 ans, nous sommes en 1971, printemps 1971.
C’était la tonte.

Demain mon père ira se faire couper les cheveux.