La bergère et le jardinier

Les brebis se nourrissent d’herbes sèches et de rêves lumineux.
La bergère hume en songe la lumière du matin et sa rosée.
Aucune de ses brebis ne se perdra aujourd’hui, comme hier.
Ce soir en rentrant, l’attendra son panier d’osier.
Le jardinier rêveur le lui aura préparé au bord du chemin.
Et quand elle le prendra avec délicatesse,
Ses brebis bêleront de joie.

En ces temps de machines puissantes et divertissantes,
De trottinettes urbaines et vrombissante,
Il reste dans nos vallées,
Un jardinier et une bergère.
Il reste un clocher qui appelle à la prière.

La mère et l’enfant

Une femme,
La mère.

Deux cellules en rencontre,
Un petit d’humain
A l’instant du rendez-vous, le combat commence.
Le petit parcours trois milliard huit cents million d’années,
En neuf mois,
Pour être.

Le combat titanesque
Le Combat.
Sa mère par son centre l’aide et se bat avec lui aussi.
Tous deux,
Concrètement,
Ils iront jusqu’à sa naissance à lui.
Enfin il verra le jour après avoir traversé toutes les ères
Elle verra son jour.

Peut-être ne l’aimera-t-elle pas,
Peut-être ne le gardera-t-elle pas,
Peut-être aura-t-elle seulement loué son ventre,
Mais tous deux auront parcouru les milliards d’années
Et cela, jamais, ne pourra être enlevé :
Au petit d’humain,
A la mère !

Et le Père ?
Abstrait,
Il est aux cieux,
Il s’émerveille.

La Mère

Mère,
Pulsation concrète.
Petite étincelle qui parait
Au cœur de toi.
Et le combat commence.

Il se poursuit.

Parcourir 3,5 milliard d’années de vie
Aboutir à la naissance d’un être nouveau,
Singulier,
Unique,
Perception d’un nouvel Univers.

Mère et Enfant, Ensemble, vous vous battez,
Vous vous battez chaque seconde contre le temps.
Premier amour pure,
Le Don de vie.
Si l’amour des sens meurt
Et si l’amour des heures meurt
Reste inaltérable Agape.
Éternel amour des combattantes pour la vie.

Père,
Notre Père tu es abstrait
Tu es à venir,
Ton fils nous l’a dit.
Et ta fille nous l’a prouvé.

Qu’est ce qu’il a fallu du courage à Marie
Pour nous offrir Dieu !

En vérité

Pécher

Jour non encore levé,
Assis,
Je descends voir Jésus,
Hors du temps, nous remontons ce jour.
Sur cette rivière d’heures, j’installe mes lignes
Et, lui, venu de demain, me souris,
Et me tiens par la main.
Et, de retour, je vis ma journée.
Le soir à venu, contemplant le Christ
Je le « mercie » pour les poissons de ma vie.

Oraison et Adoration,
Belles heures chrétiennes.

Marie et joseph retienne la porte pour demain
Pour un nouveau jour non encore levé.

Maurice Zundel, des citations glanées

Vous sentez très bien la différence immense qu’il y a entre un génie universel, et qui s’appelle universel parce que justement dans cette seule personne humaine il y a toute une superposition de grandeurs, comme en Michel-Ange qui est architecte, qui est sculpteur, qui est peintre, qui est poète, et encore beaucoup d’autres choses, on a un génie universel c’est-à-dire qu’en lui seul il y a une source immense qui peut apporter des éléments nourriciers à toutes les intelligences humaines !

Il y a aussi l’Union Postale universelle, vous entendez bien : universel, cela veut dire que c’est une organisation qui est étendue géographiquement sur toute la terre habitée, « universel » a un sens ici tout à fait différent indiquant la diffusion dans l’espace, tandis que dans le cas de Michel-Ange il s’agit au contraire d’une unité qui est si riche dans son essence qu’elle est capable de porter la lumière dans toutes les intelligences qui recevront d’ailleurs cette lumière en l’assimilant, en se transformant, en devenant source â leur tour.

Donc l’Universel, dans le Christ, se révèle concentré dans la personne, parce que l’universel de valeur, et il ne peut pas s’agir d’autre chose, l’universel de valeur, c’est un espace intérieur qui est suscité par le don de soi, c’est ce vide que l’on fait en soi qui creuse cet espace et qui permet à un être singulier d’être le centre du monde : davantage, non seulement à un être singulier est-il permis d’être le centre du monde, mais à tous les êtres humains, précisément parce que la pensée est créatrice d’origine, la personne humaine qui arrive à penser, qui arrive à peser le monde dans la balance de son esprit, et soi-même et toute l’histoire dont il est le répondant et le responsable, cette personne humaine porte en elle l’Univers non pas pour le confisquer, non pas pour le posséder, mais pour se donner à lui et l’enrichir de son amour.

Si je parle d’égalité, il y a donc un sens extraordinairement différent entre une égalité qui est une égalité de revendication : j’ai droit autant que vous, et je peux posséder autant que vous, et je veux jouir autant que vous, cette revendication des viscères n’a rien à voir avec une égalité de valeur où chacun a la possibilité, s’il y consent, d’ouvrir dans son cœur un espace à toute l’humanité et à tout l’Univers, et c’est donc cette égalité qui est en question, je veux dire : qui intéresse l’humanité en tant que l’humanité est un phénomène unique et incomparable, en tant que l’humanité se différencie ou se distingue de toutes les autres espèces justement par le fait que ce n’est pas l’espèce qui compte mais la personne.

Oraison 11 novembre 2019

La jouissance
Explosion et vide après ces efforts de possession
Amour d’éros satisfait

Le bonheur
La bonne heure
Une onde après avoir jeter un cailloux dans le lac
Puis le lac redevient calme

La joie
Ouvrir la porte
Derrière le soleil brille
Il inonde
La porte fermé
Le soleil continue de briller
Il existe mille portes différentes
La mienne est celle du Christ

Réponse Tweet

Le 21ème siècle est !
On y est au cœur !
Et d’ouverture vers l’esprit,
Vers L’amour
(Des trois amours Éros, Phillia Agape) ?
Point !

Des corps asphyxiés cherchant une jouissance avortée !
Qu’avons-nous perdu en chemin ?
Nous, l’humanité !
Que voit le vivant de nous ?
Des chasseurs !

La Recomposition des mondes par Alessandro Pignocchi