Oraison 11 novembre 2019

La jouissance
Explosion et vide après ces efforts de possession
Amour d’éros satisfait

Le bonheur
La bonne heure
Une onde après avoir jeter un cailloux dans le lac
Puis le lac redevient calme

La joie
Ouvrir la porte
Derrière le soleil brille
Il inonde
La porte fermé
Le soleil continue de briller
Il existe mille portes différentes
La mienne est celle du Christ

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Le 21ème siècle est !
On y est au cœur !
Et d’ouverture vers l’esprit,
Vers L’amour
(Des trois amours Éros, Phillia Agape) ?
Point !

Des corps asphyxiés cherchant une jouissance avortée !
Qu’avons-nous perdu en chemin ?
Nous, l’humanité !
Que voit le vivant de nous ?
Des chasseurs !

La Recomposition des mondes par Alessandro Pignocchi

Plagiat

Nos amours d’humains

Sont nuits sur branches d’aubépine,

Soumis à la pluie et au gel,

Et au matin, le soleil se répand

Dans leurs feuilles vertes.

La nostr’amor vai enaissi
com la brancha de l’albespi
qu’esta sobre l’arbre en treman
la noit a la ploia ez al gel
tro l’endeman que•lh sols s’espan
per las folhas vertz al ramel.

Guilhem de Peiteus
(1071-1126)

Oraison 29 octobre: Graine de moutarde

La graine de moutarde possède en elle toutes ses possibilités, tous ses futurs, elle porte toutes les ramifications encore à venir. Elle soutiens le souvenir de sa propre création.

Elle est insignifiante et pourtant, elle sera la plus haute plante du jardin discret du jardinier. Elle se ramifiera et se ramifiera, offrira son blanc ou son jaune et son odeur légère.

L’univers entier est une graine de moutarde qui pour être et devenir s’arrose à l’Amour AGAPE, « quoi que tu deviennes, je t’aimerais ».

« Chacun de tes choix, je les aimais, je les aime et je les aimerais, et même s’il t’éloigne de Moi. Et Moi, c’est déjà Toi et c’est Nous et nous nourrissons d’autres graines de moutardes qui a leur tour pousseront et fleurirons dans d’autre formes, d’autres couleurs, d’autres senteurs et qui se nourriront d’amour et qui offriront leur amour agape. »

J’aime à lire.
J’aime à écrire.
J’aime à faire silence…
…Sans y parvenir toujours.

Et d’une oraison, d’un moment de désir d’intimité avec le Christ dans le silence du cœur, tous ces mots viennent en vrac s’installer dans la pensée. Je les chasse. Il en vient d’autres. Je pressens le christ sourire. Ce sourire alors pose un instant de silence.

Je suis une personne humains. Dans le présent je ne connais pas ma frontière, je pense a toi et la frontière devient flou entre toi et moi. Je pense à Alpha du centaure de même, elle se présente a ma pensée dans sa lumière solaire. Et j’imagine le cosmos. Vertige. Retour au silence. Qui est Je ? Qui est Tu ?

A l’instant ou je choisis, j’étaye dans l’arbre des possibles que je suis. Et la branche coupée continue d’exister comme un membre amputé. Je choisis de grimper vers un sommet de cet arbre de vie que je suis. Et certaines branches sont déjà à toi, ou encore à cet autre toi, ou peut-être même à Dieu.

Et je pense à Marie, cette jeune fille de mosaïque, celle que l’on peut voire dans la basilique du bas à Lourdes.
Cette jeune fille qui me regarde de ses 16 ans et me dit :  » Mais vas-y, fonce, avance je t’aiderais. Suis-le ce chemin de foi. « 

Silence et Sourire…

Une oraison ce matin.

Oraison 7 octobre 2019

Je m’assieds au bord du monde
Et…
En premier…
Je vois le néant.
Pas le vide, non !
Le Néant.
Le Rien,
Aucun temps,
Aucune dimension,
Aucune matière,
Rien.
Ni matière, ni vie, ni repos.

Et puis…
Sur le bord du monde,
Je vois le cosmos.
L’univers et ses minéraux,
Le feu des étoiles et son agitation,
Son énergie dense et sa matière.
Son e = mc2 et bien plus.
Je vois la terre et sa vie,
Ses plantes et ses arbres,
Ses algues et son humus,
Sa composition et sa décomposition.
Ses insectes, poissons et autres animaux.
Et puis,
Nous,
Les personnes humaines…

Et au-delà de ma vue du bord du monde,
Quelque chose…
Quelque chose au-delà de la matière
Quelque chose qui inonde le rien
Alors ce quelque chose devient
Une création.
La création.
Agapé infini.

La vie s’y abandonne en confiance.
Et nous, les personnes humaines,
L’espèce en qui la vie pose sa confiance,
Expérimentons l’existence de cet Agapé.
Nous sentons Éros et son amour cupide,
Nous vivons notre attachement par Philia.
Mais co-naissons nous par Agapé ?

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Nous lui avons donné bien des formes.
Nous l’avons sentie, ressentie, connue et,
Mise en savoir, comme on met au saloir.

Et puis voilà 2000 ans,
Une jeune fille de 15 ans,
Violée, Volée, Miraculée ?
Je ne sais.
Elle a sublimé sa gravidité.
Elle a dit OUI avec toute sa force.
Sa puissance, son e = mc2
Tout et bien plus.

Et sa mère, son père
Pour ne pas condamner ces vies
Lui trouvèrent le veuf Joseph.
Il a dit oui.

Et l’enfant d’Agapé est né !
Quelque chose nous était donné !
Quelque chose était déposé !
Un cadeau, une porte, un chemin possible.

Nous ressentons
Nous vivons et faisons l’expérience de la vie
Nous co-naissons en permanence
Et nous écrivons.
Sur la pierre des grottes,
Sur les animaux tannés,
Sur les papyrus tressés,
Sur le papier,
Dans le Crystal,
Avec des terres ocres
Des plumes encrées
Des doigts agiles sur le clavier.
Et né le Savoir,
Une co-naissance inscrite
Et le temps passe
Et le support faibli
Et l’encre se volatilise et disparait
Et le savoir meurt.

Mais de l’humus tout renait
C’est la bonne nouvelle,
Ne pas s’attacher à la loi,
Suive sa co-naissance
Et Réécrire.
Toujours.

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Alors, est-ce que je sais si Agapé infini,
Infiniment Mère et
Infiniment Père
De l’univers
Existe ?
Non je ne sais pas !

J’en éprouve la co-naissance
J’en éprouve le ressenti
Avec le cœur.
La lumière est celle du cœur
Celle qui crée à partir de Rien !
Nous sommes une partie et le tout.
La vie sur terre compte sur nous.

1000

1000 hommes et femmes.

1000 intentions.

1000 buts dans les rames.

1000 réalisations dans la trame.

1000 inattendues dans le métro.

Elles sont belles et beaux,

Laides et laids,

Gros et grosses,

Maigres aussi,

Fins et fines,

Rousses et bruns,

Ils et elles sont 1000.

Mais aussi vivent des rats,

Des souris,

Des insectes dans la rame,

Des pigeons et des arbres,

Des plantes et des herbes,

Et le tout Vibre.

Mais a qui appartient tout cela ?

Dialogue avec une brouette

La brouette : — Est-ce que Dieu Existe ?
Moi : — Je ne sais pas.
— Mais vous dites croire en Dieu ?
— Oui, je crois en Dieu.
— Vous êtes donc certain de son existence !
— Non, la certitude je ne l’ai pas.
— Mais vous dites avoir la Foi.
— J’ai la foi, oui, absolument.
— Donc vous savez !
— Mais non je ne sais pas, j’ai un grand espoir venant du cœur.
— Mais vous possédez ce savoir.

— Le savoir provient de la raison, la foi nait du cœur. Peut-être alors une co-naissance ? Mais êtes-vous une brouette, pour ne pas m’entendre ?

— Je suis raisonnable !

— Ah oui, on ne parle pas à une brouette, on la pousse. Au revoir monsieur !

Le sens du temps

Jésus a tenu sa promesse
Par-delà du Christ la promesse
Tout est là, ici
Et divinement plus
Et, c’est, inattendu
Et, c’est, l’inattendu

Une seule énergie, l’amour.

Un seul outil, la joie.

Une seule source, Mari.
Une seule source, Marie de Magdalena.
Une seule source, Blandine
Une seule source, Jeanne.
Une seule source Thérèse.

La source est ma sœur
Ma tante
Ma mère
Ma compagne
Mon amie
L’inconnue d’en face

Immergé dans agape
Univers, cosmos, unique osmose

Sans ON, LUI aucune création
Aucune énergie
Aucun sens

Création permanente
Depuis…
Depuis ?
Depuis tout a existé, existe et existera.

Nous,
Nous, les vivants, y contribuons
Nous humains ouvrons la porte,
Faire franchir le vivant notre responsabilité.
Les animaux comptent sur nous.

Nous,
Que nous soyons œuf,
Que nous soyons corde
Qui frôle les œufs en caresse,
Sommes Libre
Libre de ce vrai choix.

Et je ne vous dirais pas,
Qui est œuf,
Qui est corde,
Notre mystère,
Notre sens.

En vérité