Parole de Joseph

Joseph dit à Marie :
Tu es ma sœur et tu es mon frère.
Je suis ton frère et je suis ta sœur.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph dit à Marie :
Je suis le père et je suis la mère de l’enfant,
Par le silence.
Tu es la mère et tu es le père de l’enfant,
Par l’invitation.
Il est toi, et il est LUI.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph dit à Marie :
Nous étions liés.
Le lien s’est rompu avec l’enfant.
Une ange nous a reliés.
Nous avons gagné en Liberté et en Vérité.

Quelqu’un le comprend-il ?

Joseph au dernier jour dit à Marie :
Je t’aime.
Tu es la mère et le père de l’assemblée,
Dans la vie.
Je suis le père et la mère de l’assemblée,
Dans la mort.

Et quelqu’un l’a compris.

Oraison du 5 aout 2020

L’origine du monde et Les sentiments du prince Charles par Liv Strömquist

Comprendre Judith Bulter, comprendre ses interrogations, comprendre comment retrouver la source de son désir, sans que celui-ci soit conditionné par les normes et obligations de la société patriarcales, occidental, orientale, extrême orientale. Comprendre.


Mon dieu que Judith Bulter est difficile à comprendre.


Alors, il existe un porte d’entrée sur ces grandes question, c’est le texte illustré en bandes dessinées de Liv Strömquist. Par l’illustration, la parabole, l’humour permanent se glisse gentiment la petite question :

Où en suis-je de mes rapports avec mes sœurs-frères humains ?
Comment sortir de ces rapports de domination ?
Et pour y découvrir quoi ?

Voici des livres sains qui en posant les questions provoquent le travail intérieur et invite à l’Aventure. L’aventure des rapports entre nous.
Merci Liv !

Pas de réponses, juste des questions.

Ma boulangère

Le boulanger et la boulangère.
Ma boulangère n’est pas la femme du boulanger.

Elle a appris son métier dans une boulangerie.
Elle connait son minotier.
Elle connait les paysans et paysannes de son minotier.
Elle a vécu l’année de leurs blé.
Elle sait quand le minotier passe ces blés au moulin.
Elle accueille la farine chaque semaine.
Elle l’entrepose et connait la vie dans son entrepôt.

Elle se lève et connait le temps qu’il fait.
Elle devine ses patients, qui, demain, viendront.
Elle choisit, le mesures d’eau de farine et de levain.
Elle décide l’heure le nombre et les temps de pétrin.
Elle décide l’intensité de ses bras au pétrin.
Elle décide de mouler ses pains long et court,
Long ou court.
Elle enfourne et a déjà décidé des températures.
Ma boulangère.

Elle sait de ses patients les cuit les bine cuits et les pas trop cuit.
Quand le lendemain dans la chaleur, l’odeur et le bruit du feu enfariné
Ses patients viennent, elle leur offre son pain.
Et eux, sourire gourmand lui offrent la possibilité de continuer.
Son pain est la prière de ma boulangère.

« Il prit le pain et le rompis et de donna… »
C’était le pain de ma boulangère.
Chaque jour il était différent, il était vivant.

Maintenant, tout est calculé par des computeurs,
Maintenant des process s’activent et un pain standard sort.
Chaque jour le même,
Un pain mort.
Je ne mange plus de pain.
Le métier de boulangère n’existe plus.
Mais après le confinement, il reviendra,
Les patients reviendront
Et ma boulangère exercera de nouveau son métier.
Il reprendra le pain et le re-rompra et le redonnera…