La foi est un art Martial

La foi est art martial.
Et comme tous les arts martiaux, elle se pratique tout au long de la vie. Elle est vie. Elle possède ses petites lanternes pour ne pas se perdre en route, les Dan, dan en Foi comme dan en arts martiaux.

Queue, nulle question de ma foi ne se pose encore.

Et un matin je deviens Croyant
1er Dan, En suis-je capable ?
2ème Dan, Est-ce que je connais les prières ?
3ème Dan, Est-ce que je me connais ?

Et je devins Disciple
4ème Dan, Est-ce que je découvre l’autre sur mon chemin ?
5ème Dan, Est-ce que je sais passer du « Je » au « Tu » ?
Et je deviens Missionnaire

6ème Dan, est-ce que je comprends le chemin de « Tu » ?
7ème Dan, Est que j’accompagne « Tu » dans son sentier ?

Et puis un 8ème Dan en chemin vers la sainteté.

La foi est l’art martial d’une vie.

« Tu » est « l’Autre »
« Tu » est « Il, Elle ou it »
L’autre est ma sœur, mon frère, les vivants, les montagnes et les rivières, la mer et l’océan, le cœur de la terre et celui du soleil, la galaxie et l’univers, les multivers et le cœur du mystère innomé enfin.
Et le mystère est merveille.
La confiance est la porte de cette expérience éternelle.

En vérité
La foi est art martial.

Et maintenant, qu’est-ce que tu fais ?

Le Geiko
La rencontre a deux
L’univers se réduit à ces deux
Iels se saluent
Iels croisent le fer
Le ballet commence
Pas de sexe
Pas d’âge
Juste deux personnes humaines.
Je n’existe presque plus
Il n’existe plus que toi.
Avancé, question
« Et maintenant qu’est-ce que tu fais ? »
Le gaie commun.
Le kendo

Et puis un samedi à 17 heures, le CDCN
Les ateliers de Caroline Carlson.
Trois personnes, trois âges de la vie, 23, 54 et 78 ans.
Un chorégraphe, Rama, il sera 54
Deux danseurs, Hugues il est 23 ans, comme ma fille, et Jean, il est 78 ans. Ma fille, est 23 ans, avant PARTS, elle était à COLINE Istres avec Hugues.
La danse, l’accueil de Rama en danse. S’asseoir. Et tout commence. Deux danseur 23 et 78 sont ensemble.

Et maintenant, qu’est-ce que tu fais ?

J’éclate en sanglot sourd, venu du plus profond de mon être qui n’est déjà plus moi, mais quelque chose d’autre, quelqu’un d’autre, l’Amour. 23 ans sourit, de ce sourire si généreux à Jean qui l’invite à la danse. Ma fille, quand elle danse, possède ce même sourire adressé à ses partenaires. Ce sourire dit à l’autre, « tu comptes à mes yeux parce que tu es important », « . . . et maintenant qu’est-ce que tu fais ? »
1 heure de danse, une heure au bord de l’évanouissement épanoui de joie. La joie explose et se remplis des autres.

Nos temps
Nos temps politiques
5000 personnes mettent en commun, toutes leurs questions, et leurs questions dessinent un avenir en commun. Et bientôt moi aussi je serais invitée dans l’isoloir ou j’engagerais tous les autres, tous, et mon avenir aussi, et leurs avenirs. Et là les danseurs, les kendoka, ces 5000 personnes me demanderont :

« Et maintenant qu’est ce que tu fais ? »


Et cet après midi là, il y avait l’autrice Anne Vassivière
https://annevassiviere.blog/2022/03/13/23-57-78-mesures-dune-vie/

Quel matin sommes-nous ?

Matin muet en colique néphrétique
Découverte d’A·ux Nu·es. Vimeo.
Dans 500 ans vous ne saurez plus ce qu’est Vimeo
Dans 500 ans serons nous encore là comme espèce.

Mais je sais que j’écrirais sur mon Blog, l’explosion que cette visualisation a provoquée.
Mais pas ce matin.
Ce matin je pleure,
Je pleure des larmes chaudes,
Des larmes qui brûlent
Brûlent et réchauffent mon cœur qui était perdu en hiver.

https://vimeo.com/567117434#

Et voilà la matinée a passé. J’ai vu mes amies et amis du Kendo. Je suis rentré par le métro de 13 heures 45, j’ai pris des frites bine frites et un sandwich végétarien libanais au libanais d’en bas de chez nous et je suis remonté par l’ascenseur de 13h53 dans l’appartement. Et j’ai pensée encore et encore à cette danse vu au matin de colique néphrétique. J’ai mangé, j’ai parlé avec elle, deuxième cause de nos enfants, et oui la cause de celle qui danse en blanc. Et je regarde à nouveau la vidéo. Ne l’ai-je pas rêvé ? Le premier son c’est celui de la porte qui se verrouille. De la porte qui se verrouille. . .
L’eau se met à couler. Je revois, j’écoute et je pense à mes amis et amies du kendo, je pense à aux corps lumineux de nos solitudes qui se cherchent à tâtons au bout des shinai.
Mai que croyiez-vous que nous cherchions dans nos rencontres, dans nos geiko, dans nos shiais et nos entrainements ? Non, pas de réponse, devinez. Et sa solitude est rejointe par d’autres solitude d’autres corps, d’autres sons, d’autres mouvements ; ça y est nous sommes aux frontières des mystère de la vie. La danse ! La Danse ! là, DANSE !
Elles sont artistes, oui, artistes depuis leurs 4 ans.
Nous sommes artistes martiaux, pas des sportifs en recherche de victoire.
Nos corps respirent et transpirent comme les sportifs mais nous sommes aux frontières de l’autre, aïté, aux frontières des mystères de la vie, comme les danseuses.
Comme les danseuses.

Que voulez vous que j’y fasse si vous ne comprenez pas ?