Pensée ou don ?

A 4h00 du matin, qui était encore 5h00 l’avant-veille, je me suis réveillé en hiatus, bousculé de pensées. Elles me submergeaient. Elles concernaient le travail d’Oraison Carmélite et son château intérieur avec ses sept demeures, le travail de kendo et ses passages de grade, sept aussi (en fait huit, mais le huitième est inaccessible pour quelqu’un qui n’a pas commencé dès son plus jeune âge) et mon travail sur Ichthus avec sa transposition dans les règles de Donjon & Dragon 5, faire un jeu de rôle qui explore le temps des premiers chrétiens.

Je songeais aussi au couple que nous formons avec mon épouse depuis 1983, avec ses épreuves, ses croisement et ses pattes d’oies, sa spirale, ses enfants et cette énergie folle à avancer et d’explorer une vie à deux, à un ; a trois et de nouveau à deux, à quatre, et retrouvé à deux et peut-être à un de nouveau vers la toute fin, l’un ou l’autre ou pas. Nous avons là aussi franchi de degrés, des dan, des demeures dans nos château intérieurs qui se sont mêlé par amour sous ses trois formes Éros, Phillia et Agape, ce dernier étant le plus total.

Je pensais à tout cela ce matin et aucune poésie ne venait, aucune poésie en trois vers uniquement.

Je m’émerveille d’être vivant, de vivre la foi comme une expérience sans cesse renouvelé et toujours remise en question. Je m’émerveille de ne plus savoir qui est JE, NOUS, TU et même EUX.

Finalement à 4 heure du matin, qui l’avant-veille était 5 heure, je ne pensais pas à Macron.

Et maintenant j’ai envie de transposé les campagnes Tsuvadra dans les règles de D&D 5.

La Recomposition des mondes par Alessandro Pignocchi

Je vis à Paris, quartier Belleville. Un quartier qui glisse petit à petit vers l’épidémie « Bobo » et certainement à cause de personne comme moi. Je suis informaticien, je suis catholique de foi et par le cœur et profondément de gauche, une gauche non marxiste, trop teinté pour moi de certitude sur l’absolu sens de l’histoire. Non un gauche qui serait peut-être celle de Proudhon. Ma vie professionnel à commencé avant l’informatique dans une société de transport urbain et interurbain en SCOP (Société coopérative ouvrière de production). Et ensuite j’ai repris des étude sen informatique. Je me suis toujours méfié de la logique, c’est mon paradoxe. Ma vie s’inscrit dans ce monde consumériste et capitaliste obsédé par le dieu Argent. Un monde ou nous avons perdu le contact avec le cœur, privilégiant toujours la Raison, le cerveau ! Avec la logique et avec la raison, on peut aussi nous faire commettre les actes les plus irrationnels qu’il soit. Et comme chacun est seul, chacun se dit, oui mais les autre ne font rien. On se laisse alors pénétrer de désespoir par paresse spirituel (le 7ème péché capital) ! Et on pourra toujours se dire, il n’y avait rien à faire de toute façon.

J’ai entendu parler depuis le début de notre Dame Des Landes, j’ai même eu l’honneur par ma fille de 20 ans de rencontré un jeune homme, y vivant. J’ai ressenti dans mon cœur de 57 ans, un bouffé d’espoir en ces gens. Et puis tout les média ont contribuer à éteindre cet espoir pour me renvoyer à ma paresse spirituelle.

Et puis mon médecin (étiomedecine), me parle de cette BD qu’il vient de lire. Je fonce chez mon libraire de quartier et lui prend son dernier volume.

Je l’ai lu

Et j’ai revu en face ma paresse.

Il y a des gens qui se battent avec force et générosité pour créer un nouveau mythe fondateur dans lequel le vivant de la terre pourrait rapprendre l’harmonie. Ils tentent la mise en pratique de « Laudato Si », sortir de l’idée de propriété privé pour se penser comme des vivants qui au mieux seront intendant ! Un ethnologue nous les présente ! Alors merci à lui et grâce soit rendu à ces gens qui inventent.

Les trois visages de l’amour par Michel Fromaget

Mes croquis notes

Que faire de tout cela ?

Dieu est toute impuissance !

La grande question posée à chacun d’entre nous est :

Qu’est qu’une personne humaine, l’humanité ?

Et chacun d’entre nous peut intérioriser cette question,avant même de répondre au fameux « Qui suis-je ? ». Le « Qui suis-je ? » est une question qui s’inscrit dans le temps de la personne humaine. Celle de l’enfance n’est pas la même que celle de l’adolescent,qui n’est plus le même pour l’adulte et prend une nouvelle coloration pour la personne âgée.

Fromaget nous propose de déambuler dans la question anthropologique des anciens. Cette anthropologie chrétienne et non chrétienne.Cette anthropologie qui parle du corps, de l’âme (ce qui anime le corps, la psyché)et l’esprit (la porte ouverte de la spiritualité de nos désir).

Qu’est-ce que la liberté. Comment Dieu peut-il nous laisser, nous donner la liberté s’il est tout puissant, s’il est un Dieu Pharaon ?

Il ne le peut pas !

En fait la seule source dont il dispose à l’infini dans une vibration qui dépasse toute compréhension est l’amour (Agapé) Et oui nous butons sur un mot unique « amour » pour tenter de décrire plusieurs réalités, éros qui veut posséder, Philia qui est l’attachement et agapè l’amour inconditionnelle qui donne sans attente de recevoir en retour. C’est cette amour là que les nihilistes et les transhumanistes nient.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

– La rationalité du siècle des lumières qui est associé aussi à la plus grande tuerie de femme comme sorcières, Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Cholet que je commence. Ce siècle des lumières qui tua des femmes par millier pour permettre l’émergence du Médecin mâle. Et que l’on préfère rejeter dans le sombre moyen-âge.

– La possession et la volonté de contrôle de notre terre, Descartes et les animaux comme machine, nous conduisant aux portes du néant.

– La volonté de puissance, que nous avions attribué à un Dieu Pharaon et que l’on souhaite s’approprier avec cette volonté de domination des êtres humains en leur enlevant toute dignité et en se croyant des Jupiter en Puissance.

Oui la question se pose que voulons nous être comme personne humaine ?

Anne Vassivière dans « Parties Communes » pose en mot, en dialogue intérieur, en pensée et en esprit nos malentendus (C’est pour ce roman que je m’étais inscrit sur Babelio, tant sous l’apparence d’un roman léger érotique, je l’avais trouvé profond. La question est posée sur l’amour : Lequel ?

Et rien dans Télérama, Le Monde, Les Inrocks… etc… il fallait une entrée dans Babelio, un « nous » qui lisent tout en dehors de la finance)

Herbert, dans les années 60 nous invitait aussi à réfléchir également sur ce qu’est être une personne humaine, un humain, à travers la Jihad Bulterienne du cycle de Dune ? La SF a-t-elle échoué ?

Alors Oui Fromaget, repose la question en tant qu’anthropologue et cela vaut le coup de se la poser :

« Qui voulons nous être en tant qu’humanité ? »

Réponse de Maurice Zundel à Albert Camus par Michel Fromaget

La lettre de Camus à Zundel

Mon révérend père,

Je dois au Père Moos, à qui je confie ce mot, d’avoir lu le texte devotre exposé sur le message de « La Peste ». J’aurais aimé pouvoir endiscuter avec vous, mais le problème du mal, car c’est de lui qu’ils’agit, est sans doute inépuisable avant l’option. Je voudrais m’enexpliquer un jour, rigoureusement, et je trouverais alors une aide dansvotre exposé. Dans tous les cas, l’esprit de sympathie avec lequel vousavez considéré mes efforts, m’a touché plus que je ne saurais le dire.

Voulez-vous croire à ma sincère gratitude et à mes sentiments déférents ?

Albert Camus

Des extraits

L’homme est une fusée à trois étages : physiologique, psychologique, et personnel. Les deux premiers sont préfabriqués. Le troisième est une simple possibilité, une exigence, une aimantation, une polarité, une vocation. C’est à cet étage (le troisième) que se situent tout l’humain et tout le divin. Si on les cherche ailleurs on est sûr de ne pas les trouver.

La foi, contrairement aux croyances, rend libre. Elle libère notamment de l’obligation de penser l’immortalité comme naturelle, imposée, et sans échappatoire. Zundel est un homme libre infiniment. A propos de l’immortalité, il écrit encore, en 1960, dans un ouvrage qui s’appelle justement La liberté de la foi

Que ferons nous de notre lyrisme et de toutes nos émotions esthétiques devant la splendeur du monde, en découvrant ses soubassements comme un immense charnier ?

Mes croquis-note en lecture

C’est quoi le mal

C’est la rencontre de 3 personnes : un anthropologue (Michel Fromager) fait se rencontrer un philosophe athée (?) (Camus) et un mystique catholique (Zundel). Tout semble opposer ces deux derniers.

On a l’impression que Fromager ne fait que les présenter mais on se rend vite compte qu’il s’agit d’un effet en cascade : on rencontre Camus et Zundel, on rencontre Fromager.  Et on se rencontre soi-même.

Je suis au tournant de la présentation de mon 6ème Dan de Kendo et à la lecture de cet ouvrage, j’y retrouve la même expérience de ce qui ne peut plus être réellement décrit avec des mots.

Et je pense qu’à notre époque de Selfies et d’égo auto sur-gonflé, c’est une bonne lecture si on a envie de s’abandonner à l’esprit et de s’alléger l’égo.

Emmanuel Todd : Où en sommes nous ?

Un parcours

Mon voyage dans l’essai

C’est une vraie frappe sur l’épaule avec un  Kyosaku  qui réveille une conscience qui s’endormait durant une méditation assise (Zazen).

À lire cet essai d’Emmanuel Todd sur ses travaux, on pénètre le subconscient et l’inconscient de nos humanités collectives. Il m’a offert un nouveau sens pour comprendre ce que nous sommes, ce que nous avons été et ce que nous pourrions désirer pour nous même collectivement.

Cela me laisse songeur et plein d’espoir. Une fois qu’on accepte nos différences on sait que l’on peut négocier notre avenir entre nation, entre éduqué supérieur et nos socles solide qui ne le sommes pas. Accepter que nous appartenions aux mêmes mondes avec des regards et des sens très différents.

Emmanuel Todd est un véritable artiste et réussit à exposer ses travaux avec la limpidité et la clarté indispensable à notre compréhension. Maintenant je comprends nos difficultés avec l’Europe.

Effet secondaire, deuxième effet Inattendue

À la lecture, il m’est apparu que l’esprit critique ne peut se développer que sur l’écrit, peu sur l’image ou sur le son. L’esprit critique ce construit à partir de cœur de nous-même, au plus profond de nous.

L’écrit est une seringue qui l’atteint le centre alors que les arts visuels ou sonores ne sont que des pommades restant en superficie. Il est vrai que la danse, la musique et le théâtre peuvent préparer le terrain.

Michel Fromaget Corps-Âme-Esprit Anthropologie ternaire

L’anthropologie c’est penser et comprendre l’unité de l’homme. Michel Fromaget est anthropologue qui pour cherche à nous présenter comment l’Homme (terme générique incluant les femmes et les hommes) se perçois a travers différentes époque est différente religion. Dans cette somme, il s’attachera surtout a montrer comment les premier chrétien à la suite des grec se percevait en tant qu’Homme et comment la vision de l’Homme au cours du temps s’est simplifié.

Pour cela il différencie trois type d’origine à l’homme

Une création ex-déo, caractérisé par la chute et la volonté de retrouver son état premier divin.

Une création ex-nihilo, créer à partir de Rien par Dieu avec un don puissant le DÉSIR, celui de s’élever vers son créateur.

Une vision moderne de l’homme simplifié, confondant âme et esprit et finissant par n’en faire qu’un corps avec algorithme.

En voici des cartes dessinées (Attention : La carte n’est pas le terrain) pour clarifier ma compréhension :

Et pour finir une vision en dynamique de Cela de (Corps <=> Âme) ** Esprit