Dune 4 l’Empereur Dieu de Dune par F. Herbert

Les citations

Les questions sont mes ennemies. Car mes questions explosent ! Les réponses bondissent comme un troupeau apeuré, noircissant le ciel de mes inéluctables souvenirs. Une seule réponse, une seule ne suffit pas.

Le visage de Moneo s’illumina
– Mon seigneur, je m’efforce d’en saisir les principes directeurs.
– Les principes, à l’usage, s’avèrent éphémères, Moneo. La créativité régie par des lois, cela n’existe pas.

Idaho se pencha vers lui.
Expliquez-moi donc, Atréïdes, en quoi les femmes font de meilleurs soldats que les hommes ?
– Elles ont plus de facilité à mûrir.
Déconcerté, Idaho secoua la tête.
– Elles ont une manière purement physique de passer de l’adolescence à la maturité, explique Moneo. comme dit le Seigneur Leto, porter un bébé neuf mois dans son ventre, cela vous transforme.

La religion, au début, était un monopole réservé aux femmes, qui ne leur fut arraché que lorsque le pouvoir social en jeu devint trop important. Les femmes ont été les premières à faire de la recherche et à pratiquer la médecine. Il n’y a jamais eu d’équilibre marqué entes les sexes, car le pouvoir va avec certains rôles de même qu’il va toujours avec la connaissance.
Les mémoires volés

Mais Leto n’avait pas profité des circonstances. Il n’usait que modestement des ressources de la technologie ixienne : Une machine par-ci, un appareil par là. Il n’avait qu’à décrire le service dont il avait besoin, et peu de temps après le jouet lui était livré.

Vous voulez vous moquez de moi, Mon Seigneur ?
-Entendre c’est Entendre. Une chose qui existe ne peut être transformée en elle-même car elle existe déjà. Être c’est être.
-Ces mots étranges…
-Ne sont rien d’autre que des mots. Je les ai prononcés. Ils se sont envolés. Personne ne les a entendus, par conséquent ils n’existent plus. Et s’ils n’existent plus, peut-être pourrait-on les faire exister à nouveau, de sorte que quelqu’un ait une chance de les entendre.
-Pourquoi me lancez vous des vannes, mon seigneur ?
-Je ne te lance que des mots. Et je le fais sans crainte de t’offenser, car j’ai appris que tu n’as pas d’oreilles.
-Je ne vous comprends pas, Mon Seigneur.
-C’est le début de la sagesse. Découvrir l’existence de quelque chose que l’on ne comprend pas.

Les gens qui m’ennuient le plus sont les tartuffes libéraux. Je me méfie des extrêmes. Grattez sous la surface d’un conservateur et vous découvrirez quelqu’un qui préfère le passé à n’importe quel avenir. Grattez sous celle d’un libéral et vous trouverez un aristocrate en col blanc. C’est ainsi ! Les gouvernements libéraux dégénèrent toujours en aristocraties.
Les Mémoires Volés

La connaissance des drogues fut à l’origine un domaine presque exclusivement masculin dans la mesure où les hommes ont davantage le goût du risque, prolongement de l’agressivité du mâle. Tu as lu la Bible Catholique Orange; par conséquent tu connais l’histoire d’Eve et de la pomme. Il y a un fait très intéressant à propos de cette histoire : Ce n’est pas Eve qui a cueilli la pomme et qui à gouté la première. C’est Adam. et à cette occasion, il a appris à rejeter la faute sur Eve.

Leto plissa les paupières en songeant : Moi, pour ma part, je considère que les mots sont surtout utiles quand ils dégagent des perspectives attrayantes et nouvelles. Mais l’usage des mots est tellement mal compris par nos civilisations, qui croient encore aveuglement à un univers mécanique uniquement régi par des relations de cause à effet, idéalement réductibles à une grande Cause Première et à un Effet Génésique absolu.

Vous en avez de bonnes ! Vous le prenez de haut avec la sexualité… La souffrance… et vous croyez que Hwi Noree et vous…
– Laissez-là en dehors de ça !
– Oh, oui ! Laissons-là ! Ne parlons pas de cette souffrance-là ! Vous faites le partage de l’acte sexuel, mais pour quelle séparation ? Vous n’y pensez même pas ! En quoi donnez-vous de vous-même dans ces conditions, pauvre crétin ?

Le présent est une distraction, l’avenir un rêve. Seul le souvenir à le pouvoir de libérer la signification de la vie. » Ces mots ne sont-ils pas merveilleux, Malky ?
– Tout à fait exquis, sacré vieux ver.
Moneo porta la main à sa bouche.
– Mais en réalité, reprit Leto, ils étaient stupides et fallacieux. Même à l’époque, je le savais, mais j’étais fasciné par leur beauté. En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l’angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part.

Alors cette 12ème lecture ?

« En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l’angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part. »

L’Empereur Dieu de Dune est un chef d’œuvre ! Un chef d’œuvre littéraire. Herbert nous convie à un voyage dans une histoire écrite avec des mots, et qui, sublime paradoxe, illustre la pauvreté des mots pour décrire le réel.

Décrire le réel ?

Décrire le réel, avec des mots ? Avec tous les mots de toutes les langues de notre histoire humaine ? Cela reste-t-il une supercherie ?

Le RÉEL de l’univers, du Cosmos et même au-delà (ce qui n’est ni « ici », ni « là ») refuse de se laisser enfermer dans des mots et dans leur significations réduite, local en temps et en espace. Et pourtant, humains que nous sommes nous cherchons un Sens !

« Dieu » est un mot !

Mais Non-Dieu est également un mot !

Lire le cycle de Dune, et parvenir au cœur de celui-ci, au plus profond, avant de remonter vers sa reconstruction, c’est vivre une expérience. Vivre un Mystère.

Il n’y a pas de secret dans l’empereur Dieu de Dune. Un secret est une information qui est caché qui sous-entend qu’il y a une vérité à découvrir !

Non, il n’y a pas de secret !

Il n’y a pas de problème à résoudre dans l’univers, car il n’y a pas de solution ultime de l’ingénieur qui puisse nous sauver.

Il y a un mystère ! Oui, il y a un mystère. Et c’est un mystère porté par des mots est une expérience non verbale qui est à vivre.

Nous sommes tous à chercher le sens. Le sens de la flèche du temps qui va quelque part. Leto, Enfant et Dieu fait le don d’aimer au-delà de tout et de garder le souvenir de tous les choix que nous n’avons pas fait afin de nous offrir alors le sens que nous cherchons temps, une cible à notre flèche. Car à chaque instant nous vivons l’expérience de vivre avec un corps animé par un psyché qui tente d’ouvrir la porte de l’esprit !

Nous vivons en 2019, 40 ans après l’écriture de l’Empereur Dieu de Dune, nous vivons un temps ou les universitaires en science humaine et sociale nous ânonnent à l’unisson de Nietzsche « Dieu est mort » ! Et Nietzsche devint Fou !

Et nous le voyons ce monde, nous le voyons sombrer dans l’hédonisme le plus crasse, le plus trivial. Un monde où nous en venons à confondre Cupidité (cupidon) et Amour, Intelligence (capacité à relier la matière et l’esprit) et Calcul (Combien cela me rapporte t’il ?) Divertissement et quo-naissance.

Un monde, où nous finissons par nous laisser nous même calculer par tout les algorithmes de nos frères ingénieurs, à la capacité de calcul importante mais à l’esprit totalement muré. Le Jihad Butlérien risque un jour de nous devenir une nécessité, si nous voulons avoir un « à venir » !

Même en votant, en ces temps d’élection Européenne, on ne fait que vouloir résoudre un problème de calcul, on ne vit pas l’expérience de l’esprit qui passe par le cœur !

L’empereur n’autoriserait pas le mensonge de la démocratie. Voter ne sera possible que lorsque nous aurions atteint la maturité de ne plus être calculable, par aucun algorithme et aucun Scientiste.

Vivre n’est pas un divertissement !

Lire le cycle de Dune de Herbert n’est pas un divertissement !

Herbert n’est pas Asimov.

Non dieu n’est pas mort, il nous attend depuis toujours et pour l’éternité avec seulement son Amour (Agapè, ni éros, ni Philia) !

Ne lisez pas l’Empereur Dieu de Dune : Relisez-le !

Le Roman de Jésus par Jean Mercier

Ce que le lire à provoqué

28 avril 2019

Je suis en vacances en Auvergne, vacances de corps, vacances de psyché et vacances d’esprit. J’ai emmené quatre livres : Les Enfants de Dune, Crépuscule, L’empereur Dieu de Dune et Le roman de Jésus.

Ce matin, j’apprends un point essentiel sur l’Énergie Noire : Hubble confirme une accélération de l’Univers qui défie la cosmologie. Il y a en effet un conflit entre la détermination de cette accélération déduite des observations de Hubble et celle déduite du rayonnement fossile étudié avec le satellite Planck. Une nouvelle physique est donc probablement à l’œuvre qui nécessitera de changer une partie du modèle cosmologique standard.

J’ai voulu un temps orienter ma vie vers la recherche en astrophysique à défaut de devenir astronaute ou prêtre. La vie en a décidé tout autrement. En tout cas ce que je retiens des dernières découvertes grâce à Hubble, c’est que nos connaissances sont un terreau meuble sur lequel pousse un vivant protéiforme. En définitive, nous avons du mal à connaitre la Vérité sur notre univers.

Quand je lis Crépuscule, dont je ferais un retour demain, j’ai du mal à savoir quel est la vérité sur notre démocratie, sur ce que me rapportent les médias reconnus, sur la parole de nos personnes politiques ou même sur la sincérité des généreux donateurs après la catastrophe (fin d’une histoire) qui toucha Notre Dame.

Cependant, que je lise le cycle de Dune pour la 12ème fois ou Le Roman de Jésus, je ressens au plus profond de moi que ces deux œuvres ont été écrites « En Vérité » (traduction de « Amen »). Leurs auteurs l’ont fait « en Vérité », au plus profond de ce qu’ils ressentaient, en toute sincérité, du fond d’eux mêmes.

Je suis « recommençant », c’est-à-dire chrétien baptisé catholique tout bébé et qui revient à l’église se ressourcer dans un rituel et un mémorial que j’avais abandonné pendant 40 ans. J’avais cependant toujours gardé la foi (la foi étant pour moi le contraire de la certitude et du pouvoir), mais par une sorte d’anesthésie due à certaines frayeurs que j’eus un temps, par paresse spirituelle et par orgueil, je m’étais éloigné de l’église. Et puis récemment ,des événements, des synchronicités, des « hasards », des sollicitations de mon épouse m’ont ramené dans l’église de la paroisse où je vis actuellement.

J’y ai retrouvé le sens d’une ouverture authentique : il n’y a pas de réponses toute faites, pas de certitudes politiques des gens éduqués, mais simplement des personnes humaines qui se rencontrent, qui « Partagent » (voilà pourquoi je sursaute toujours quand les cadres de la multinationale dans laquelle je travaille dévoient et se gargarisent de ces mots de « partage » et de« bienveillance ») des moments, des questions et des temps de prière. J’y ai rencontré des personnes formidables de tout horizon : femmes de ménage, ouvriers et ouvrières, psychologues et professeu.r.ses, institutrices, tous animés de cette même foi et de ce même questionnement sur qui furent et qui sont Jésus Christ, Marie, Marie Madeleine et Pierre, et sur ce que c’est que d’être chrétien.

Avec eux je ressens ces moments « d’en vérité ». Les ayant éprouvés dans l’église avec eux, je peux les retrouver dans ma vie quotidienne, dans ma pratique du kendo, avec ma famille, sur mon lieu de travail… Je ne suis pas parfait, loin s’en faut, mais comme beaucoup je suis en chemin, et je le suis en tant que chrétien catholique de gauche, (celle un peu à gauche des hypocrites socialistes). Mais encore une fois, je ne détiens pas La Vérité.

Au travail, nous sommes un groupe de collègues, compagnes et compagnons de repas composé de personnes humaines catholiques, protestantes, musulmanes, juives, animistes et athées. (Je tiens juste à préciser que la personne athée croit. Elle croit qu’il n’existe rien par delà la matière, mais elle est un peu comme Saint Thomas, ne croyant que ce qu’il voit). Il nous arrive parfois de parler de Dieu, de cet infiniment impuissant et inconnaissable infini d’amour que nous ressentons. Étrangement, nous n’avons pas honte d’avoir la foi. Et nous avons remarqué que, pendant les repas, les gens déjeunant aux tables alentours, se taisent et nous écoutent. Le plus merveilleux c’est que cela nous redonne à tous foi en nous -même en tant que personne humaine, et foi en notre vraie liberté d’ouvrir cette porte de la spiritualité sincère et « En Vérité », très loin des clichés et des spiritualités frelatées de type hyper-individualiste New-Age et autres « méditations en pleine conscience » qui ne sont que des relaxations habillées de vernis superficiel. Ces dernières correspondent à notre hyper-narcissisme, notre hyper-libéralisme qui nous veulent « tous contre tous » et qui affirment que nos désespoirs ne sont dus qu’à nous mêmes et pas à leur Mensonge, ce dernier provoquant la destruction de l’être « En Vérité ».

Voilà en gros ce que j’avais envie d’écrire après le lecture du Roman de Jésus. C’était cette illustration du « En Vérité », « Amen », qui m’a frappée.

Et si finalement l’accélération de l’expansion de l’univers trouvait sa source dans l’amour infini de Dieu faisant participer l’ensemble du vivant de l’univers à la création permanente de celui-ci contre le néant ?

C’est un rêve de berger, de petit berger qui garde ses moutons et dont les moutons aiment à rester autour de lui, parce que son rêve est beau.

Dune 3 Les Enfants de Dune par Franck Herbert

Citations

Maintenant, elle se tenait seule devant la foule immense. Derrière elle, Gurney Halleck émit une toux nerveuse. Pas même un bouclier ? avait-il protesté. Par les dieux des enfers, femme, vous perdez la tête ! Mais l’une des qualités les plus marquées de Gurney était son pouvoir d’obéissance. Il disait ce qu’il avait à dire, mais ensuite, il obéissait. Maintenant comme toujours.

L’une et l’autre, alors, tournèrent la tête selon un mouvement remarquablement synchrone, leurs yeux s’ouvrirent et leurs regards se rencontrèrent, se sondèrent, scellant un pont silencieux de pensées.
Jessica : je veux que tu voies ma peur.
Ghanima : A présent, je sais que vous m’aimez.

Un humain sophistiqué peut devenir primitif. Cela signifie en réalité que l’existence humaine change. Les anciennes valeurs changent, sont reliées au paysage avec ses plantes et ses animaux. Cette forme de vie nouvelle exige une connaissance pratique et ce réseau complexe d’événements simultanés que l’on désigne sous le nom de nature. Elle exige une dose de respect pour la puissance d’inertie de tels systèmes naturels. Lorsqu’un humain acquiert cette connaissance pratique et ce respect, c’est alors qu’on le dit  » primitif « . Le contraire, bien sûr existe : le primitif peut devenir sophistiqué, mais non sans subir d’effroyables dommages psychiques.

Maintenant, je vais prêcher, dit le Prêcheur. Ceci est un sermon du désert. Je le dis pour les oreilles des prêtres de Muad’Dib, ceux qui pratiquent l’œcuménisme de l’épée. Oui, vous apôtres de la destinée manifeste ! Ne savez-vous point que la destinée a un visage démoniaque ? Vous clamez l’exaltation que vous éprouvez à vivre dans les générations bénies de Muad’Dib. La sainteté a remplacé l’amour dans votre religion ! Vous encourez la vengeance du désert ! « 

Maintenant, elle croit que je vais tuer Dame Jessica, se dit-il.
« Au revoir, ma bien aimée. »
Elle ne compris pas ce qu’il y avait de définitif dans sa voix et elle l’embrassa furtivement lorsqu’il la quitta.
Et, tandis qu’il suivait les couloirs du labyrinthe du temple pareils à ceux d’un sietch, Idaho se frottait les yeux, car même les yeux tleilaxu ne sont pas immunisés contre les larmes.

Un adage Bene Gesserit s’imposa à son esprit : « Soupçonner sa propre mortalité, c’est connaitre le commencement de la terreur. apprendre irréfutablement que l’on est mortel, c’est connaitre le terme de la terreur. »

La vie du prophète nous enferme dans sa vision, se dit-il. Et un prophète ne pourrait s’échapper de cette vision qu’en créant sa propre mort, en opposition avec la vision. Cela apparaissait ainsi dans la vision redoublée de Leto et il s’interrogea sur le choix qu’il avait fait. Pauvre Jean-Baptiste, se dit-il. Si seulement il avait eu le courage de mourir autrement…. Mais peut-être son choix était-il le plus courageux…. Comment puis-je savoir les alternatives qu’il affrontait ? Mais je sais quelles étaient les alternatives qu’affrontait mon père.

Tout jugement oscille sur la pointe de l’erreur, dit Leto. Prétendre à l’absolue connaissance, c’est devenir un monstre. La connaissance est une perpétuelle aventure à la lisière de l’incertitude. »

C’est une vieille, une très vieille astuce de l’autocratie, dit Idaho. Alia la connait bien. De bons sujets doivent se sentir coupables. La culpabilité se manifeste d’abord comme un sentiment d’échec. Les autocrates avertis proposent de nombreuses occasions d’échec à la populace. »

Alors cette douzième fois ?

12ème lecture et :

Une œuvre aux conflits intérieurs puissant nous ramenant aux grandes tragédie Grecque ! Il en ressort une grandeur de l’humain !
Il faut dire que depuis que madame Brochard, ma prof d’anglais en seconde m’avait fait découvrir Mister Herbert en 1978.

Sublime

Bravo et Merci

L’esthétique est dépassée, et la reconnaissance s’unit à l’admiration.

Les jumeaux de Paul et Chani

Alia, leur tante a un plan sur eux et pour eux.

Jessica la grand-mère et le Bene Gesserit avec elle ont un plan qui s’appuie sur le plan possible d’Alia et le plan entreprit par la maison Corrino, les déshérités de l’imperium.

Mais au dessus de tout cela les jumeaux ont eux même construit leur plan pour atteindre le chemin doré.

Mais rien de tout cela n’est une construction mentale et basé sur la logique, ce n’est pas du Asimov, ce n’est pas Fondation. LE roman est une réponse des jumeaux par l’amour aux conséquences des actes et fautes de leur père Paul, qui lui-même avait agit par amour.

Ce troisième roman de la série est traversé du génie de Herbert et l’on sent également le souffle de celui de son épouse Beth, de l’amour qui les unit et de l’amour pour l’humanité.

Quand les personnage se trompe, commettent des erreurs, se laissent posséder comme Alia, alors le pardon et la rédemption est toujours le meilleur chemin.

La leçon, la grande, la seule, c’est qu’au moment du jugement chacun est seul à se juger lui-même. L’amour de Dieu est impuissant mais il est infini et inconnaissable, comme l’univers nous sera à jamais inconnaissable, nous en vivons l’expérience. Herbert n’était pas un scientiste comme l’autre auteur de la même époque, il s’intéressait aux questions pas aux réponses.

Ce qui est remarquable chez Herbert c’est son amour pour ses personnages, j’avais trouvé le même amour dans un petit roman récent érotique, « parties communes » d’Anne Vassivière ».

Bravo et Merci

Sublime

Je passe maintenant à l’empereur Dieu de Dune.

Présente

Tu es telle que tu es.
Et c’est bien ainsi.
Tu sois telle que la soie
Qui pousse au sentier

Sans contradiction
Complexe simplicité
Amour claire et pure

Tu es telle la haie
Séparant chemin et faune sauvage
Sentier qui serpente
Entre les cieux

Cheveux embrasées.

Je vous Salue …

Dune 2 Le Messie de Dune par Franck Herbert

Citations

Chaque civilisation doit affronter une force inconsciente susceptible d’annuler, de dévier ou de contrarier presque toute intention consciente de la collectivité.
Théorème tleilaxu (non vérifié)

Dois-je comprendre que ce Hayt est chargé d’empoisonner l’esprit de Paul ? » demanda la princesse.
« En quelque sorte », dis Scytale.
« Et qu’en est-il de la Qizarate ? »
« Pour transformer l’envie en inimitié, il suffit de la plus intime des suggestions, du plus léger glissement d’émotion. »
« Et la C H O M ? »
« Il se rangeront du coté du profit. »
« Que faites-vous des autres puissances ? »
« Il suffira d’invoquer le rôle du gouvernement, dit Scytale. Nous annexerons les moins puissants au nom de la morale et du progrès. Ceux qui s’opposent à nous périront de leurs propres contradictions.

Chani, mon aimée, murmura-t-il, si tu savais combien je donnerais pour mettre fin au Jihad, pour ne plus être confondu avec cette divinité que les forces de la Qizarate ont fait de moi. »
Elle trembla tout contre lui. « il te suffit d’ordonner. »
« Oh, non… Même si je mourrais maintenant, mon nom les guiderait encore. quand je pense que le nom des Atréïdes est désormais lié à cette boucherie religieuse… »
« Mais tu es l’Empereur ! Tu peux… »
« Je suis une figure de proue. Lorsque l’on fait de vous une divinité, il n’est plus possible au soi-disant dieu de refuser la divinité. »

Ainsi il y a des limites à vos pouvoirs ? A ce que vous pouvez voir ou faire ? »
Avant que Paul ait pu répondre, Alia intervint : « Ma chère Irulan, la prescience ne connait pas de limites. Est-elle inconsistance ? La consistance n’est pas un aspect nécessaire de l’univers. »
« Mais il vient de dire… »
« Comment mon frère pourrait-il vous donner des informations explicites sur les limites d’une chose qui n’en a pas ? Les frontières échappent à l’intellect. »

Paul regarda la ghola. La présent du Bene Tleilax.
« Duncan, Duncan, murmura-t-il, que t’ont-ils fait ? »
« Ils m’ont donné la vie, mon Seigneur », dit Hayt.
« Mais dans quel but t’ont-ils formé et offert ? »
« Afin que je vous détruise. »

Mais la vision demeurait en Paul. Le but terrible ne lui laissait aucun choix.
La chair s’abandonne, pensa-t-il. L’éternité se retire. Les eaux circulent brièvement dans nos corps. Brièvement nous sommes intoxiqués par l’amour de la vie, brièvement, nous nous fixons sur d’étranges idées avant de nous soumettre aux instruments du Temps. Que pouvons-nous en dire ? Je suis advenu. Je ne suis pas, je suis advenu…

Oh, les lois… dit-il. Il s’approcha de la fenêtre et écarta les rideaux. qu’est-ce donc que la loi ? Un contrôle ? La loi filtre le chaos et laisse passer… quoi ? La sérénité ? La loi, notre idéal le plus élevé et notre premier fondement. Ne te penche pas trop sur la loi. Si tu le fais, tu découvriras les interprétations rationalisées, la casuistique légale, les précédents commodes. Et tu trouveras la sérénité, qui n’est jamais qu’un autre mot pour mort. »

Les mots et lire

Et cette douzième lecture ?

Autant Dune est la genèse organique de l’accomplissement d’un destin prédéterminé par des circonstances inexorables qui fabrique Paul, pour en faire un nouvel empereur d’un nouvel Empire, autant le Messie de Dune est le combat de cette même personne humaine pris dans le piège de ce qu’il est devenu et des conséquences de ce qu’il devint.

La tragédie est à son point ultime (Nous sommes au moment ou Phèdre croit que Thésée est mort et qu’elle va pouvoir aimer Hippolyte sans se cacher).

En cette 12ème lecture du Messie de Dune, je prends conscience a quel point l’écriture est un enfantement, portant en elle tout son mystère.

Le messie de Dune est à quatre niveau de lecture.

La première est celle des sensations, celle du corps. Nous accompagnons presque physiquement ce qui arrive à des personnes humaines.

Le deuxième est psychique. Nous sommes emmener par nos Émotions, et nos réflexions sur la politique, sur le pouvoir et ses formes inconsciente ou secrète, à travers les trames invisibles.

Le troisième est spirituel. Ou en suis-je ? le « JE » lecteur la vision de ma propre place dans cette univers provoque un vertige abyssale. « Essence », « existence » provoqué avec des mots écrits sur des pages, des mots issus du monde psychique de la pensée, mais aussi physique du livre que j’ai dans les mains et m’empire à travers une nouvelle expérience de l’esprit.

Le quatrième enfin est de l’ordre de l’inconnaissable. Il y a quelque chose qui nous est inaccessible, un mystère que l’on sent consister dans un intervalle inférieur à 9 * 10^(-42) seconde (la constante de Planck).

Est-ce vrai de toute création ? Voilà en tout cas une histoire qui même à une douzième lecture ouvrant de nouvelles portes.

En mode douzième lecture, Pourquoi le cycle de Dune est-il à Lire ?

Il nous interroge sur le pouvoir, et sur celui ou ceux qui détiennent ce pouvoir ou s’en nourrissent ! Que voulons nous ?

Nous vivons un temps et un questionnement proprement « Dunien » !

A venu…

Dune par Frank Herbert

Je commence aujourd’hui 4 mars 2019 ma douzième lecture du cycle de Dune !

Citations

C’est à l’heure du commencement qu’il faut particulièrement veiller à ce que les équilibres soient précis.

Il contempla sa main qui avait traversé la souffrance, regarda la Révérende mère. Il venait de déceler dans sa voix quelque chose d’inconnu. C’était comme si les mots avaient été scintillants, pleinement détachés, définis. et il savait que chaque question qu’il pourrait désormais poser amènerait une réponse qui l’élèverait hors de son monde de chaire vers quelque chose de plus grand.

Vous n’êtes pas infaillibles « , dit Jessica, et elle défiait le regard des yeux anciens.
 » Ce qui est fait est fait « , dit la Révérende Mère.
 » Je jure que jamais je ne regretterai ma décision « , dit Jessica.

En politique, le tripode est le plus instable des toutes les structures. et je compte sans ce système commercial qui est demeuré au stade féodal, tournant le dos à toute science et qui complique toute chose.

Des débris d’épaves emportés par le flot… comme le Duc Leto, son fils et …

On a bien souvent évoqué la rapidité avec laquelle Muad’Dib apprit les nécessités d’Arrakis. Les Bene Gesserit, bien sûr, en connaissent la raison. A l’intention des autres, nous pouvons dire que Muad’Dib apprit aussi rapidement parce que le premier enseignement qu’il eût reçu était de savoir apprendre. Et la leçon première de cet enseignement était la certitude qu’il pouvait apprendre. Il est troublant de découvrir combine de gens pensent qu’ils ne peuvent pas apprendre et combien plus encore croient que c’est la chose difficile. Muad’Dib savait que chaque expérience porte en elle sa leçon.

Nous ne pouvons nous permettre d’en manquer. autrement, comment pourrions-nous inonder villes et villages de nos informations ? Il fait que le peuple sache que je gouverne bien. Et comment le saurait-il si nous ne lui disions pas ?

Paul ! »
Sa mère était près de lui, elle lui avait pris les mains. Son visage était une tâche grise dans l’ombre.
« Paul, qu’y a t’il ? »
« Vous ! »
« Je suis là, Paul. Tout va bien. »
« Que m’avez-vous fait ? » demanda-t-il.
En un éclaire de compréhension, elle devina les racines lointaines de la question : « Je t’ai mis au monde », dit-elle.

Plusieurs hommes et un médic des contrebandiers étaient penchés sur ‘lune des litières. Comme Halleck s’approchait, un homme se mit à chanter, prenant immédiatement le rythme avec l’aisance d’une longue habitude.
« Douce à sa fenêtre,
Dans le couchant rouge et doré.
Lignes souples sur le verre,
Ma femme se penche, les bras repliés…
Viens à moi,
Viens à moi, douce adorée,
Pour moi, pour moi, douce adorée. »

Le chanteur s’interrompit, tendit un bras pansé et ferma les paupières de l’homme sur la litière.
Halleck tira un dernier accord de la balisette et pensa : Maintenant, nous ne sommes plus que soixante-treize.

Connais-tu si peu mon fils ? murmura Jessica. Vois donc cette princesse, là-bas, si hautaine, si confiante. On dit qu’elle a des prétentions littéraires. Espérons que cela remplit son existence car elle n’aura que peu de choses en dehors. (Un rire amer lui échappa.) Pense à cela, Chani, pense à cette princesse qui portera le nom mais qui sera moins qu’une concubine, qui ne connaitra jamais un instant de tendresse avec l’homme auquel elle est liée. Alors que nous, Chani, nous que l’on nomme concubines… l’Histoire nous appellera : épouses. »

Mon douzième voyage

28 pages de lu ce matin, et pour la première je comprend qui est Paul !

Douzième lecture de Dune.

Douzième fois que je franchis la porte de cette puissante réflexion sur le pouvoir, Le pouvoir de l’homme, le mâle, le pouvoir de l’argent, le pouvoir de l’autorité ayant la capacité à détruire l’autre, les Sardaukar et en face les Fremen. L’utilisation de la religion comme moyen aussi de pouvoir.
Et puis suivre des personnes qui doivent prendre des décisions pour sauver leur vie et retrouver un statut perdu et se poser des questions sur les conséquences. Comment parvient-on à prendre nos décisions. Qu’est-ce que l’intelligence ? Celle d’un mentat, celle d’une Bene Gesserit, celle d’un chef de tribu, d’un visionnaire écologiste ?
Et ceux qui sont aux ordres, qui sont-ils ? pourquoi sont-ils aux ordre dans une maison ultra-financière comme les Harkonnen et aimant choquer, ou obsédée par l’honneur et la parole donnée chez les Atréïdes.
Pourquoi les machine pensantes ont-elles était abandonnés ? Ces machines qui sont Glorifier, louées par Isaac Assimov.
Herbert nous invite à voyager dans l’incertitude du monde, pas de Psychohistoire, pas de robot, pas le calcul mathématique comme seule science valable. Nous somme ici dans un roman qui invite à une réflexion sur qu’est-ce quête humain et comment s’inscrit t’on dans l’univers, individuellement et collectivement !
J’ai déjà hâte de le relier, dans 3 ou 4 ans une quatrième fois.

Aller je passe au tome 2, le Messie de Dune !

Humilité par André Louf

Bien sur, il s’agit d’un essai écrit pour évoquer, suggérer une « vertu », « réalité » toute spirituelle. Comme toute notion qui est lié au spirituel, il est très difficile d’en avoir une connaissance ayant pour source la raison.

André Louf offre un mot, et ce n’est qu’un mot, et il le sait !

Le temps de montrer quelle réalité vibre au-delà de ce mot. « Humilité » ce n’est pas une connaissance à acquérir, ni même un niveau à atteindre, c’est en fait une expérience à vivre lorsqu’on a le cœur brisé.

Le livre s’adresse à ceux qui souhaite s’ouvrir a cette sorte de folie qui nous demande d’aller au-delà de l’égo.

Avant de monter vers les sommet je les regarde. Et ensuite je marche et je ne peux plus vivre que l’instant présent dans lequel s’inscrit un pied devant l’autre. Et là ne plus forcément regarder vers les sommet au risque d’être découragé. Mais parfois on s’arrête on regarde le chemin parcouru et ce qui reste à parcourir et on repart dans la marche présente.
Cela parle à ceux qui font de la marche en montagne.

Les autres ne font que l’imaginer !

dav

L’éveil Spirituel par José Le Roy

Citations

On trouve des études scientifiques sur les bienfaits de la méditation ; mais très peu de choses sur l’éveil. Je souhaiterais que ce livre attire enfin l’attention des psychologues, des philosophes et même du grand public sur l’éveil.

Le premier pas important est de découvrir la vacuité, la présence sans ego, l’écran impersonnel. Tel est l’éveil. C’est simple, direct et souvent soudain. Mais ce n’est encore qu’une étape. Car le Rien ainsi découvert doit reconnaître son identité avec le Tout. Dans le Soutra du Cœur, qui est un texte bouddhiste essentiel, on lit que : « Le vide c’est les formes et les formes sont le vide. »

La philosophie utilise un langage conceptuel ; elle cherche à connaître son objet par la raison et la logique Mais il existe un autre langage que celui de la philosophie, c’est celui des légendes, des mythes et des images, qui pointe vers l’éveil d’une autre façon que le concept.
C’est pourquoi les traditions utilisent souvent des paraboles (comme la quête du Graal), et des symboles pour donner à connaître ce qui se trouve au-delà des mots, au-delà du moi Car le pouvoir du symbole est souvent plus grand que celui du concept.
« Le symbole, dit Jung, est l’idée qui correspond à la plus haute réalité pressentie par la conscience »

Croquis-notes

Rien ne m’est venu réellement

Et alors ce que cela m’a évoqué…

Que dire de ce livre. Il part d’une bonne intention, celui de voir une forme d’universalité humaine dans l’éveil spirituel. Et pourtant je ressens une grande frustration finale. Ce livre ressemble à un catalogue des éveils possible a travers les différentes religions, spiritualité et philosophie. Le tout dans une sorte de refus inconscient de tout ce qui peut être religieux ou spirituel.

Le plus triste c’est que je ne sais pas à qui je conseillerais ce livre. Il est préférable d’aller aux sources de sa propre spiritualité au sein de son histoire, sa culture, sa religion pour trouver son propre éveil sans faire l’économie de l’amour de la vie. C’est ce qui manque a mon sens dans ce travail.

40 jours avec Maurice Zundel et les Pères du désert

Citation

Comment voudrait-on que Dieu fut moins mère que toutes les mères ?

Est-ce concevable ? D’où jaillit l’amour maternel ? Quelle en est la source quand il est vrai, quand il est héroïque, quand il va jusqu’au bout de ses exigences ? Quelle est la source de cet amour sinon Dieu Lui-même ? Et il n’y a pas à hésiter : l’amour de la Vierge elle-même, cet amour qui embrasse toute l’humanité, cet amour si vénérable et nous est si sacré, n’est qu’un écho lointain de cet Amour infiniment maternel qui est l’Amour de Dieu. Comment voudrait-on que Dieu fut moins maternel que la meilleure des mères ? Dieu est notre Mère autant qu’il est notre Père, c’est-à-dire qu’il l’est à un degré infini.

Un sentier de promenade

Plus qu’un livre c’est un livre d’heure comme on l’entendait au 12ème siècle. Et une critique n’aurait pas de sens. Je raconte juste mon histoire avec cette balade de 40 jours avec monsieur Zundel !

Einstein disait « On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré » et j’ai envie de le traduire par :
« On ne résout pas un problème avec le même niveau de conscience du niveau où il a été engendré. »

Notre début de 21ème siècle révèle que notre monde hyper-occidentalisé, aux valeurs centrées sur l’hyper-individualisme, l’hyper-égoïsme (« moi je m’en sortirais, toujours ») d’hyper-libéralisme, d’hyper capitalisme financier et l’hyper cynisme comme forme de philosophie, nous entraine doucement vers la plus grande impasse que l’humanité ait eu à affronter.

On ne pourra pas résoudre les problèmes qui surgissent, en rajoutant de l’hyper-individualisme, de l’hyper-égoïsme de l’hyper-libéralisme et de l’hyper capitalisme financier.

C’est une expérience que nous vivons en tant que personne humaine, mais aussi une expérience collective en tant qu’espèce humaine. L’expérience et nos connaissances actuelles, sur lesquelles collectivement nous n’avons aucun doute, ne sont plus que des renforcements pires des problèmes.

L’expérience ne devient Sagesse que lorsqu’elle s’est déposés au fond et est devenu un terreau pour une nouvelle floraison d’idée. Cela se produit lors des phases d’ennui chez l’enfant (j’espère que vous avez appris à vos enfants à s’ennuyer), et de méditation chez l’adulte.

Je suis Chrétien catholique parce que « je crois ».

Et ce « Je crois » est une expérience à la fois personnelle et à la fois communautaire au sein (saint) de l’Église. Ce lieu et ce temps ou nous retrouvons pour méditer ensemble et redonner corps à un passé dans le présent qui nous ouvre sur un avenir.

La médiation au cœur de l’église catholique cela s’appelle la prière d’oraison. L’oraison est une méditation où on abandonne, durant un temps les deux seules choses qui nous appartiennent réellement, le temps et la volonté.

On les abandonne à l’amour (agape) inconditionnel et infini.

Pour nous aider à cela, il existe des livres comme celui-ci « 40 jours avec Maurice Zundel et les Pères du désert » qui nous invite à vibrer avec cet amour d’un Dieu infiniment Mère et infiniment Père.

Au sortir de cet abandon quotidien, de nouvelles synchronicité se mettent en place et les expériences de nos vies deviennent sagesse. Les rencontres que nous faisons alors chaque jour trouvent un renouveau purificateur. Quelque chose de nouveau peut naitre et les problèmes peuvent alors être pris à un autre niveau.

Ma volonté n’est pas de dire que c’est la meilleure forme de méditation, c’en est juste une, et elle me correspond car j’ai grandi au sein d’elle. Je respecte toutes les formes d’éveil !

Grands polémiqueurs sur la foi, s’abstenir !

La mystique sauvage par Michel Hulin

Citations

D’abord, il y a la joie brute, massive, suffocante, indicible. Pendant un bref instant, l’intellect est mis hors circuit, très vite sans doute, se manifeste le besoin de « respirer », de prendre un peu de distance par rapport à l’événement, de comprendre ce qui vous arrive. C’est alors que le sujet renoue avec son monde familier, retrouve son bagage culturel, ses croyances, ses catégories et qu’il tente, avec « les mots de la tribu », d’y intégrer ce qu’il vient de vivre.

Ce qu’il y a de diabolique dans la drogue, c’est sa capacité à mimer le résultat d’une ascèse. L’homme abusé par la drogue est semblable à un acteur qui jouerait sur la scène le rôle d’un saint et s’identifierait à son rôle au point d’oublier, le temps de la représentation, la médiocrité de sa vraie personnalité et de se sentir l’âme d’un saint. La drogue laisse entrevoir à l’homme ce qu’il « pourrait » devenir, mais elle le fait toujours sur un mode hallucinatoire, en escamotant à ses yeux l’immense distance qui le sépare encore de cette possible version glorieuse de lui-même. S’abandonner à la drogue, c’est donc en un certain sens, vivre à crédit. C’est goûter dans l’immédiat des jouissances aux-quelles on n’a pas droit, qu’on n’a pas « méritées ». Mais tout se paie.

Les croquis-note de lecture

Tout ça pour cela

Michel Hulin veut explorer l’expérience Mystique en le déconnectant de la psychanalyse Freudienne et de l’influence des religions (Bouddhisme, Hindouisme, Chrétiens). Pour cela il utilise un certain nombre de témoignages déconnecté du fait religieux et des causes psychanalytiques.
Ce n’est pas inintéressant, quelques réflexions sont même tout à fait pertinentes, mais je trouve que par moment, cela jargonne et dans ces moments je fus perdu.
Je comprends qu’une personne athée et ne voulant pas faire entrer du divin ou du sacré, ait un désir de spiritualité et d’éveil mystique.
Mais cela se termine par le constat que ces expériences sont associées par cette sortie du temps à quatre éléments fondamentaux :
L’amour
La Joie spirituel
L’émerveillement
La paix
Et que l’on doit se débarrasser de son égo qui est un fardeau.

J’ai trouvé également pertinent la réflexion sur le loisir (otium) ce temps de retrait du monde pour s’adonner à la méditation. Ainsi transformer ses expériences de vie dans le temps en maturité hors du temps et au-delà du « Moi », notre fardeau. (Ne pas confondre le « Moi » et le « Je »).
Le loisir n’est pas du divertissement