Parce que ton départ, Catherine Ringer, a provoqué une grande tristesse en moi et chez beaucoup de mes proches. En réécoutant ce duo merveilleux, les larmes me sont venues. Et cela pour tant de raisons.
Ô toi qui pars, où que tu ailles, tu finiras par revenir
Combien de gens peu avisés l’ont regretté avant toi et moi
Combien de pays surpeuplés et de régions désertes as-tu vu?
Combien de temps as-tu gaspillé? Combien vas-tu en perdre encore et que laisseras-tu?
Ô toi l’émigré, combien tu t’épuises à force de te démener dans le pays des autres
Le destin et le temps suivent leur course mais toi tu l’ignores
Ô toi qui pars, où que tu ailles, tu finiras par revenir
Pourquoi ton cœur est-il si triste? Pourquoi restes-tu planté là comme un malheureux?
Les difficultés ne durent pas, et toi tu ne construiras, ni n’apprendras rien de plus, ainsi
Les jours ne durent pas, tout comme ta jeunesse et la mienne
Ô le malheureux dont la chance est passée, comme la mienne
Ô toi qui pars, où que tu ailles, tu finiras par revenir
Ô toi qui voyage, je te donne un conseil à suivre tantôt
Vois ce qui te convient avant de vendre ou d’acheter
Ô toi l’endormi, des nouvelles de toi me sont parvenues, il t’est arrivé ce qui m’est arrivé
Ainsi reviens le cœur à son créateur le Très Haut
Ô toi qui pars, où que tu ailles, tu finiras par revenir
Ô toi qui pars, où que tu ailles, tu finiras par revenir
Haïku
Loin de ta maison,
les larmes tracent la route,
le cœur revient.
Tanka
Tu pars au loin,
cherchant fortune et savoir,
le temps te poursuit.
Mes larmes gardent ta trace,
et tout voyage est retour.