Tsuvadra ou Ichthus : le défi de Compétences

Le Défi de compétences

Le défi de compétences est une partie de règle qui a disparue de la version 5 de donjon et dragon. Mais je trouve qu’il est important et riche c’est pourquoi je le réintroduis quand même dans mes parties et dans mon corpus de règles.
Un défi de compétence est déterminé par une tâche à accomplir individuellement ou en groupe ayant un degré de complexité, une difficulté et une période de temps d’accomplissement des tâches unitaires.
Pour cela durant chaque période de temps chaque PJ va pouvoir effectuer un test de compétence principale ou un test de compétence secondaire et le cas échéant effectuer le test de compétence de groupe.
Un test de compétence de groupe, est réussis si la moitié arrondis au supérieur de joueurs obtiennent un succès (si 5 joueur 3 doivent le réussir). Quand il y a un test de groupe, pour pouvoir effectuer le test sur une autre compétence principale individuel il est nécessaire de l’avoir réussit, sinon il ne peut être testé qu’une compétence secondaire qui n’apporte pas de succès mais peuvent limiter l’accumulation d’échec.

Le défi de compétence est réussi si le nombre de succès est obtenu avant d’avoir souffert de 3 échecs en général.

La complexité détermine le nombre de succès à obtenir avant 3 échecs.

ComplexitéNombre succèsNombre échec
143
263
383
4103
5123

La difficulté du test de compétences (cela peut être une ou plusieurs compétences différentes intervenant dans défi de compétence) est un seuil à atteindre en fonction du niveau de difficulté et de son niveau.
Pour ce jet collectif, il est donné d’une à cinq compétences principales, obligatoirement prise par l’un des PJ et des compétences secondaires qui peuvent ensuite aussi être prise.

Jouer avec

Un défi de compétence permet aux joueurs de choisir les compétences qu’ils vont utiliser et surtout de les mettre en scène par leur narration en fonction de leur réussite ou de leur échec.
On peut utiliser le défi pour structurer toute une partie du scénario, souvent très adapté à l’enquête pour ne pas perdre le fil de la narration. Cela structure la partie autour d’un point commun : le défi.

Exemple

La bonne démarche pour trouver une « actrice » est de se rendre de théâtre en théâtre afin de trouver la jeune femme à l’affiche.

Il sera possible en visitant les théâtres de se rendre compte que l’écriture actuelle est très tournée vers les passions amoureuses tragique avec des situations totalement inextricables. L’époque semble adorer les amours impossibles.

Défi de compétence de complexité 8 réussites difficulté de 17+ (13+ pour un personnage ayant durant le grand hiver le métier d’animateur). 4 jets possibles par soirée.

Compétences principales.

*       Intelligence (Investigation) [groupe],
*       Charisme (Représentation) (ind),
*       Charisme (persuasion) [ind)
*       Dextérité (discrétion) [ind)

Secondaires.

*       Pour rattrapage
*       Charisme (diplomatie)
*       Sagesse (Perspicacité)
*       Charisme (intimidation).

Réussite

Les personnages obtiennent enfin le nom de la pension ou vit peut-être une actrice ressemblant à la description Marine Lanterne.
Cette jeune actrice est décrite comme une femme fatale, très mystérieuse, qui fait un travail remarquable. Elle est recherchée par les metteurs en scène mais celle-ci disparait pendant de longues périodes.

Échec

Retour a cul de basse fausse, les PJ se font retrouver par le renouveau qui commandite la pègre de Proterne et ses assassins.

La romance dans D&D 5

Dans mes campagnes, et plus particulièrement dans « mangeurs de Pierre » le MJ aura besoin que les personnages des joueurs crée des romances avec des PNJ. J’ai voulu suivre cette romance comme la progression d’un lien proposé par D&D 5. alors je me suis inspiré juste d’une image et du titre d’un livre :

DE LA HAINE À L’AMOUR
Les relations humaines dans la vie privée et professionnelle

Fernando Cuevas

Que je n’ai pas lu et que ne lirais certainement pas, je me méfie de la psychologie sociale américaine et des explication rationnelles sur les sentiments et attachements. Mais pour le jeu de rôle cela m’a donné une idée.

La Romance en D&D 5

La romance est une histoire de rapprochement de deux êtres (voir plus en tenant compte des exceptions). Quand une romance commence c’est souvent par une proposition du MJ à un joueur par un de ses PNJ, mais cela peut être aussi par une proposition du joueur pour son PJ devant un figurant et obligeant alors le MJ à approfondir ce figurant, ce presque décors à en faire un vrai PNJ.
Dans Lien, sur la feuille du joueur viens se poser Romance (Nom du PNJ) et une valeur de romance.

Cette valeur utilise l’échelle de la haine à l’amour.

  • +7. L’amour. Je voudrais que nous existions ensemble.
  • +6. L’altérité. Je me réjouis de ton existence et celle-ci me fait exister.
  • +5. La sympathie. Je cherche à partager des moments de nos existences.
  • +4. L’empathie. Je cherche à comprendre ton existence
  • +3. La compassion. Je partage les joies et les peines de ton existence
  • +2. L’altruisme. Je t’aide à exister
  • +1. La considération. Ton existence me donne la responsabilité de mes actes
  • 0 L’indifférence. J’accepte que tu existes
  • -1. L’égoïsme. Je profite que tu existes
  • -2. La haine. Je n’aime pas que tu existes

Riche de cette échelle la romance commence à +1. Plusieurs romance peuvent s’élever sur cette échelle en même temps jusqu’à la valeur +5. C’est ensuite que cela devient plus complexe.

C’est au-dessus que la plus part du temps on ne peut aller qu’à deux. Mais dans certaines circonstances et avec un volonté de travailler le concept, les personnages peuvent atteindre le polyamour. Ensuite à partir de 6 dans une romance, de manière quotidienne cet amour doit s’entretenir par des attentions et des intentions. A vous de choisir les test et comportement.

Les trois situations de la romance

Quand un personnage tente deux romance en même temps et que les deux personnes ne s’apprécient pas, alors on mesure la différence par rapport à 5. Dans le cas c’est 3 ce qui fait un écart de 2 et donc chaque semaine, le PJ perd 2 points dans les deux romances. A 5 la romance a échoué.

Sur une phrase des Dialogues

Sur cette simple phrase lu dans les dialogues avec l’ange:

– Fais attention dans tes cours à l’harmonie.
L. A l’harmonie en moi-même.
– Non. Tu as beaucoup d’élèves ensemble.
Tous ne sont pas faits pour être ensemble,
mais tous sont faits pour être avec toi.

Je me retrouve dans un état augmenté de questions.

Elle m’a touché et à fait écho à mon travail de ré-écriture de mes campagnes de jeu de rôle du dK vers D&D5 et l’écriture de du jeu de rôle Ichthus et la campagne autour des actes des apôtres et des premiers chrétiens.

Pour l’instant, j’en suis à la deuxième campagne « Mangeurs de Pierres » qui retrouve son âme et son esprit dans une société bourgeoise 19ème siècle et machine à vapeur hivernale.
Et de l’autre coté ce questionnement sur ces personnes humaines qui choisirent de suivre des personnes qui parlaient d’une personne morte et ressuscité et que cela transformé la vie de tous.

Comment écrire tout cela ? En même temps ?
Ou alors comme je le lisais ce matin remettre chaque chose à sa place.
Trouver cette harmonie dans l’écriture, même si ce n’est que du jeu de rôle.

Même si ce n’est que du jeu de rôle ?

Quatrième jour

En écrivant Ichthus, je cherchais un cadre ludique dans lequel poser mes questions sous la forme de scénario de jeu de rôle. Le parcours de ces scénarios par des joueurs provoquera la mise en abime de ces questions.

Les questions sont :

Sur la « foi étymologique » ; puisque le mot foi viens du latin « Fides » qui nous offre aussi les mots de « confiance », de « fiançailles » et de « fidélité », nous sommes loin du mot croire ;

Sur l’amour, ou plus précisément sur les trois formes d’amour éros, philia et agape ;

Sur le bien et le mal et toute les zones grises de notre liberté ou sur la création et le néant.

J’ai eu envie de parcourir ces questions universelles en nous situant à l‘époque ou naissait le christianisme, les christianismes et surtout une époque ou se formaient les premiers chrétiens, d’où le mot Ichtus devenu Ichthus.

Pourquoi Donjon et dragon 5 ?

Je voulais partir des règles les plus communes, les plus banales, les plus utilisés afin de pouvoir me dégager d’une trop grande réflexion sur un système et de pouvoir me concentrer uniquement sur ce que je veux interroger.

Donjon et Dragon est très accès combat, mais justement le contexte et le thème nous invite à le dépasser, et je trouve que cette tension de la lutte pacifique est intéressante d’un point de vue des questions que va poser d’être chrétiens.

Le coté fantastique est mis de coté, mais je ne me l’interdis pas complétement si je souhaite approfondir certaine question autour des grand thèmes chrétiens.

Et maintenant ?

Je me suis abondamment inspiré de Joan Of Arc le jeu de rôle et bien sur de D&D 5 dans la version Dragon du Studio Agate. Mais ce qui va venir maintenant à la suite du premier scénario c’est la campagne Petrus DCCCXIII, qui se situe de 60 à 64 our pour le dire autrement de 813 à 817 ou encore de « pridie Nonas Apriles, anno DCCCXIII » au « ante diem XV Kalendas Augustas, anno DCCCXVII » Cela va prendre plusieurs mois et ensuite, il me faudra trouver un groupe de personnes joueurs ayant envie de tester ce cadre.

Pensée ou don ?

A 4h00 du matin, qui était encore 5h00 l’avant-veille, je me suis réveillé en hiatus, bousculé de pensées. Elles me submergeaient. Elles concernaient le travail d’Oraison Carmélite et son château intérieur avec ses sept demeures, le travail de kendo et ses passages de grade, sept aussi (en fait huit, mais le huitième est inaccessible pour quelqu’un qui n’a pas commencé dès son plus jeune âge) et mon travail sur Ichthus avec sa transposition dans les règles de Donjon & Dragon 5, faire un jeu de rôle qui explore le temps des premiers chrétiens.

Je songeais aussi au couple que nous formons avec mon épouse depuis 1983, avec ses épreuves, ses croisement et ses pattes d’oies, sa spirale, ses enfants et cette énergie folle à avancer et d’explorer une vie à deux, à un ; a trois et de nouveau à deux, à quatre, et retrouvé à deux et peut-être à un de nouveau vers la toute fin, l’un ou l’autre ou pas. Nous avons là aussi franchi de degrés, des dan, des demeures dans nos château intérieurs qui se sont mêlé par amour sous ses trois formes Éros, Phillia et Agape, ce dernier étant le plus total.

Je pensais à tout cela ce matin et aucune poésie ne venait, aucune poésie en trois vers uniquement.

Je m’émerveille d’être vivant, de vivre la foi comme une expérience sans cesse renouvelé et toujours remise en question. Je m’émerveille de ne plus savoir qui est JE, NOUS, TU et même EUX.

Finalement à 4 heure du matin, qui l’avant-veille était 5 heure, je ne pensais pas à Macron.

Et maintenant j’ai envie de transposé les campagnes Tsuvadra dans les règles de D&D 5.

Troisième jour

Et maintenant commence le gros travail de relecture des règles D&D5 issue de Joan Of Arc et adapté au temps romain ou naquirent les premiers chrétiens. Cette phase et la plus longue et la plus fastidieuse lorsqu’on est seul à la faire. Mais c’est à ce prix que mon objet de désir verra le jour.

Bien sur j’ai plus envie d’avancer dans la première campagne : « les jeux Néroniens ». Le premier scénario de celle-ci sera dans la base. Cette première campagne correspondra à la ligne historique ou Pierre revient à Rome affronter pour la seconde fois Simon le Mage et trouvera son martyr en 64 après l’incendie de Rome. En parallèle de ces événements les PJs seront aussi mêlée aux jeux néroniens et à la révolte de Boadicée en Bretagne. Je prends plutôt la ligne où Paul meurt bien après Pierre décapité en 66.

Mais je sais que pour que la trame de la campagne s’inscrive, la base des règles doit être complétement établie. Mon intention reste de faire jouer de jeunes chrétiennes et chrétiens qui ont ce désir et ce questionnement sur comment étaient ces gens qui décidèrent de suivre le christ sans l’avoir jamais vu ni connu.

En écrivant beaucoup de question me viennent et si je trouve une réponse, 1000 autres question éclosent. Sur l’histoire d’abord ? Finalement que connaissent les historiens de cette périodes ? Comment puis-je m’appuyer sur eux ? Quel était les spiritualités de l’époque ? quelles en étaient les formes, les manifestations ? Quel était l’anthropologie de ces temps. Quel place avait l’humain pour eux, les hommes, les femmes, les enfants, les esclaves, les animaux, la vie ? En fait je découvre, que comme pour le moyen-âge nous nous contentons de poncifs, de lieux communs, d’une vision hollywoodienne ou Disney de ces temps.

Les chrétiens étaient enthousiastes, pourquoi ? Ils étaient essentiellement urbains et très vite non juifs. Les premiers évangiles seront écrits entre 60 et 70 (90 pour Jean), comment vais-je se faire rencontrer les PJ et ceux qui participèrent à la rédaction de ces évangiles ?

Aller, j’y retourne.

Questionnement sur Aspiration et Alignement Ichthus

Autant pour les aspirations, issue de Joan Of Arc me conviennent en devenant toutefois Foi, Paganisme et Pragmatica, autant je réfléchis encore sur la partie Alignement. Bon et Mauvais son trop réducteur et par trop manichéiste. J’avais pensé à Nouveau et Ancien qui ré-introduit la lutte entre les modernes et les anciens, mais que je trouve un peu trop moderne justement pour cette arrivé du Christianisme.

J’ai envie de me diriger vers une dichotomie qui serait Altruisme et Égoïsme. Je cherche aussi un peu une dichotomie Altruisme et Individualisme. Mais je vais devoir poser cela sur le papier et laisser un peu décanter.

Autre chose mais pas que

Ce matin que pensais au doutes dans le wagon bondé du métro. Je me rends compte que dans les conversations alentours certaines personne parle du « doute » comme étant un apriori à ne pas croire à un concept. Ce « Je doute » est une forme du « Cela n’est pas ! », et le doute devient alors la quasi certitude du « Ce n’est pas » .
Et d’autres personnes (dont je suis) ont du doute, une forme qui est plutôt, « je ne sais pas » , mais par défaut je préfère croire, car cela ouvre plus de portes. Cela rejoint en fait la Foi, « Je ne sais pas, mais j’espère » ,

En vérité