Le christianisme n’existe pas encore par Dominique Collin

Citations

C’est la raison pour laquelle le christianisme comme appartenance a quelque chose d’une fiction, d’un «produit» de la tendance actuelle à la « patrimonalisation », ce besoin très « postmoderne » de conserver et de commémorer. Je m’étonne alors qu’on n’ait pas encore fait rentrer le christianisme dans la liste du patrimoine matériel et immatériel de l’UNESCO !

Mais pourquoi avons-nous substitué au christianisme comme expérience de la Voie un christianisme d’appartenance ? La réponse est assez simple : un christianisme d’appartenance vend de l’identité; mieux, il vend de l’assurance (autrefois l’assurance vie» du salut, aujourd’hui l’assurance des gens de valeur) alors qu’un christianisme d’expérience ne cesse jamais d’inviter au risque de la foi.

Si autrefois la religion était le lieu majeur de la valorisation narcissique du moi (même quand ce moi était obligé de confesser ses péchés… mais c’était pour ressortir en état de grâce!), aujourd’hui elle fait påle figure devant les «fabriques»> actuelles du renforcement du moi.

Il faut penser que l’amitié dont j’aime un ami n’existe pas encore dans toute sa vérité puisqu’elle attend l’avènement d’une rencontre qui la rendra à nouveau possible. Du coup, c’est la rencontre à venir qui donne aux amis de mieux comprendre encore comment leur amitié était déjà inscrite dans leur toute première rencontre. Néanmoins, l’avenir de leur amitié ne leur apprendra jamais pourquoi elle a été un jour possible mais seulement comment elle peut encore l’être à nouveau.

L’amitié ou l’amour nous apprennent que la fidélité à l’événement qui les a fait naître n’est pas de conservation mais d’invention. En ce sens, il faut penser que l’amour réitère le passé plus qu’il ne le conserve.

Si l’-isme du mot «christianisme» est ce qui le plombe, «Christ » par lequel il commence devrait le sauver. Pourtant, ici encore, la confusion risque de demeurer entre un christianisme d’appartenance qui ne demande au Christ que d’être son fondateur et un christianisme d’expérience pour qui le Christ est celui qui nous précède sur le chemin d’une vie nouvelle. Faut-il encore rappeler que le Christ n’est pas le fondateur du christianisme et que les apôtres ignoraient faire partie d’une nouvelle religion? Si le Christ n’est pas le fondateur du christianisme, il en est la fondation vivante en même temps qu’il en est l’horizon indépassable.

Pourquoi le christianisme est-il de moins en moins parlant? Pour une raison qui n’apparait de prime abord: notre rapport au temps est devenu imperméable à l’événement. L’individu post-moderne ne rencontre plus l’événement de parole mais s’évertue à produire de « l’événementiel », cette dégénérescence de l’événement réduit à une production et à une prévision, négation même de l’événement. La preuve que l’événement nous dérange ? Nos replis identitaires et nos valeurs-refuges qui justifient une véritable obsession actuelle pour la sécurité de l’entre-soi. Même la parole est formatée, taillée en éléments de langages, slogans disponibles, prêts à l’emploi pour marquer les esprits, faire le buzz.

Il est vrai que les croyants s’arrangent assez bien avec l’idée de l’existence d’un Dieu (moins engageante que de croire en sa parole) comme il est vrai également que les athées ou les incroyants trouvent assez confortable leur croyance en la non-existence de Dieu. Il semblerait la bondieuserie, du fait de l’intérêt qu’elle porte à l’utilité de la croyance pour dissoudre la déception provoquée par l’Évangile, ait fini par avoir raison de la foi. (Notons aussi, au passage, que le projet de la modernité philosophique et scientifique fut aussi d’avoir raison de la foi, de faire rendre raison à la folie de la foi…) Ce qui revient à avancer ceci: le malheur du christianisme d’appartenance est la du sens même de croire. Autrement dit, le chrétien ne semble plus très bien savoir ce qu’il entend croire; d’autant qu’il est pris entre un conservatisme qui sait qu’il croit et un progressisme qui croit qu’il sait. Je pourrais formuler ainsi la thèse principale de ces réflexions: le christianisme n’existe pas encore parce qu’il ne croit pas en… la foi !

Il est vrai que les valeurs ne peuvent être évaluées que par des gens qui valent! Le discours qui les promeut mesure ainsi les comportements humains à l’aune de représentations du bien (comme la «tolérance» ou la «solidarité») qui assurent un certain ordre des choses. Il n’est pas anodin que notre société marchande se satisfasse très bien d’un discours de valeurs. lesquelles, comme leurs homonymes monétaires, finissent par devenir des abstractions. Travers tout occidental que celui de la réification progressive de dynamiques agissantes en concepts abstraits: aimer s’appauvrit en amour, libérer en liberté et sauver en salut. Michel de Certeau voit juste quand il écrit: «Discours fabriqués et commercialisés, puisque le travail et la communication conditionnent la production des « valeurs ».»

Mon expérience de lecture

A venir…

Je veux voir Dieu par Marie Eugène de l’enfant-Jésus

Les citations au fil de l’eau

Celui qui habite le palais des septièmes Demeures est Amour. Or l’amour est toujours en mouvement pour se donner. Il ne saurait cesser de se répandre sans cesser d’être lui-même.

Dans l’océan de la divinité chacun puise, dit saint Jean de la Croix, avec le vase qu’il apporte.

Tel est l’enseignement de Sainte Thérèse sur la croissance spirituelle, souple et vivant, précis et respectueux du mystère. Toute la grâce et le génie théréziens très heureusement s’y étalent : sa merveilleuse science de l’homme et son sens éminent de Dieu, sa puissance pénétrante d’analyse qui discerne les moindres événements psychologiques de l’âme et les plus délicates onction de Dieu, sa puissance de synthèse que les détails n’aveuglent point…

…Il suffirait à lui seul à placer sainte Thérèse parmi les plus grands maitres de tous les temps.

Grands désirs et humilité peuvent marcher de pair, se garantissent et se fécondent mutuellement. Seule l’humilité peut conserver aux grands désirs leur regard confiant vers les sommets à travers les vicissitudes intérieures et extérieures de la vie spirituelle. D’autre part, l’humilité serait fausse qui ferait renoncer une âme à ses et la vouerait ainsi à la tiédeur ou à une honnête médiocrité.

Chemin en oraison

A venir…

Ce sont des mots !

Il n’y A, il n’EST,

Pas de commencement.

Néant,

Rien ABSOLU,

Entropie ABSOLU,

Infini néantique !

Et…

EST

L’AMOUR incommensurable,

Inconnaissable,

Impuissance inaccessible

Manifestions infini

Songe de matière

La matière induit le temps

Matière et temps provoquent le mouvement entretenu par l’Amour.

Création Permanente

La matière en mouvement entre en collision et apparait la vie.

La vie engendre la conscience et la conscience s’ouvre sur l’esprit qui retourne à l’amour infini, hors du temps.

Le Cosmos

Un amas de Galaxie

La voie lactée

Le système solaire

La terre

L’humanité

Et la personne humaine, pont qui s’ignore

Les dieux

Dieu

Marie née, grandie

Marie dit « Oui »

Joseph dit « oui, je t’accueille »

Jésus est né

Jésus nait

Il est le chemin d’or de l’humanité,

De la personne humaine

Il n’est aps la loi

Il est la voie

Il est la voix de l’amour

La néguentropie.

Nous ne sommes pas propriétaire de notre corps,

Juste l’intendant par l’amour qu’on lui porte ! Nous avons la responsabilité de lui garder sa dignité !

Nous ne sommes pas propriétaire de la terre,

Juste ses intendants !

Sororité, fraternité

Femmes, Hommes

La vie sur terre

Compte sur nous !

Oraison 28 mai 2019

Yeux fermés.
Trame lumière bleu et ténèbres
Lueur dissout l’obscure en volute.
L’amour Divin habite le néant
Et le cosmos EST volute.

Plonger en Samuel :
« Pourquoi voulez-vous d’un Roi ?
Il vous réduira esclave. »
« Nous voulons un roi,
A notre tête il marchera. »
« Alors qu’il en soit ainsi,
Sur votre tête il marchera »

Oraison 7 mai 2019

Délivre-nous du MAL !
A…

« Tu ne m’entends pas,
Tu n’écoutes que tes colères,
Et tu raisonnes à vide sur elles. »

Délivre-nous du MAL !
En vérité !

2 doigts sur la porte du RER

Index et majeur sur le bouton

Quels sont nos caresses ?

Avec les mots doux ?
Mots rudes ?
Mots dures ?
Mots tendres ?

Avec les mains ?
Mains et doigts légers ?
Mains et doigts claquant ?
Mains et doigts méchant ?
Mains et doigts tendres ?

Avec le corps ?
Présent ?
Passé ?
Futur ?

Quels sont nos caresses offertes ?

Et qui veux les accueillir ?