Les trois visages de l’amour par Michel Fromaget

Mes croquis notes

Que faire de tout cela ?

Dieu est toute impuissance !

La grande question posée à chacun d’entre nous est :

Qu’est qu’une personne humaine, l’humanité ?

Et chacun d’entre nous peut intérioriser cette question,avant même de répondre au fameux « Qui suis-je ? ». Le « Qui suis-je ? » est une question qui s’inscrit dans le temps de la personne humaine. Celle de l’enfance n’est pas la même que celle de l’adolescent,qui n’est plus le même pour l’adulte et prend une nouvelle coloration pour la personne âgée.

Fromaget nous propose de déambuler dans la question anthropologique des anciens. Cette anthropologie chrétienne et non chrétienne.Cette anthropologie qui parle du corps, de l’âme (ce qui anime le corps, la psyché)et l’esprit (la porte ouverte de la spiritualité de nos désir).

Qu’est-ce que la liberté. Comment Dieu peut-il nous laisser, nous donner la liberté s’il est tout puissant, s’il est un Dieu Pharaon ?

Il ne le peut pas !

En fait la seule source dont il dispose à l’infini dans une vibration qui dépasse toute compréhension est l’amour (Agapé) Et oui nous butons sur un mot unique « amour » pour tenter de décrire plusieurs réalités, éros qui veut posséder, Philia qui est l’attachement et agapè l’amour inconditionnelle qui donne sans attente de recevoir en retour. C’est cette amour là que les nihilistes et les transhumanistes nient.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

– La rationalité du siècle des lumières qui est associé aussi à la plus grande tuerie de femme comme sorcières, Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Cholet que je commence. Ce siècle des lumières qui tua des femmes par millier pour permettre l’émergence du Médecin mâle. Et que l’on préfère rejeter dans le sombre moyen-âge.

– La possession et la volonté de contrôle de notre terre, Descartes et les animaux comme machine, nous conduisant aux portes du néant.

– La volonté de puissance, que nous avions attribué à un Dieu Pharaon et que l’on souhaite s’approprier avec cette volonté de domination des êtres humains en leur enlevant toute dignité et en se croyant des Jupiter en Puissance.

Oui la question se pose que voulons nous être comme personne humaine ?

Anne Vassivière dans « Parties Communes » pose en mot, en dialogue intérieur, en pensée et en esprit nos malentendus (C’est pour ce roman que je m’étais inscrit sur Babelio, tant sous l’apparence d’un roman léger érotique, je l’avais trouvé profond. La question est posée sur l’amour : Lequel ?

Et rien dans Télérama, Le Monde, Les Inrocks… etc… il fallait une entrée dans Babelio, un « nous » qui lisent tout en dehors de la finance)

Herbert, dans les années 60 nous invitait aussi à réfléchir également sur ce qu’est être une personne humaine, un humain, à travers la Jihad Bulterienne du cycle de Dune ? La SF a-t-elle échoué ?

Alors Oui Fromaget, repose la question en tant qu’anthropologue et cela vaut le coup de se la poser :

« Qui voulons nous être en tant qu’humanité ? »

Marie-Madeleine femme évangélique par Jean-Pierre Ravotti

Citations

« Je dois faire ici un aveu : je suis beaucoup plus séduit par ce que Marie-Madeleine a à nous dire que préoccupé de savoir qui elle fut très exactement, et cela malgré l’attrait indéniable qu’exerce sur moi l’énigme de son identité. »

« Nous avons le droit et le devoir de profiter des saints », disait Paul Claudel.

C’est là toute la grâce de la prière, comme l’avait si bien compris ce « simple » paysan auquel le curé d’Ars demanda ce qu’il disait au seigneur pendant les longs moments qu’il lui voyait passer à l’église, fixant le tabernacle, et qu’il lui répondit :

« Je ne lui dis rien : je le regarde et il me regarde. »

Durant la visite chez mon étiomédecin, nous abordâmes le sujet du divin. Pour Jean-Louis Brinette (fondateur de l’étiomédecine) Dieu est la représentation du point le plus loin dans le futur de l’univers. Il rayonne de manière dé-chronologique vers notre présent. C’est donc une relation externe de pouvoir. Et pour répondre à ce Pouvoir, nous devons le regarder en face et notre regard change la nature de la relation, pour la transformer en amour. C’est l’enseignement de Jésus Christ. Ce « simple » paysan avait compris.
Dans ma foi,le Divin est présent a l’aube des temps, c’est ce don d’amour qui permit à l’univers d’exister.

Et ce que j’en vécu

Jean-Pierre Ravotti écrit :

J’aime aussi Marie-Madeleine parce qu’elle n’est pas un personnage étriqué, guindé, ni une sainte-nitouche, ni une vieille fille renfrognée, mais une femme d’audace, une chrétienne qui ose. Le père Bruckberger l’a si bine dit : « Elle voit grand, elle aime grand, elle ne frappe qu’aux portes dont le marteau est à hauteur de cavalier. Par sa seule beauté, par son style ; par la hardiesse et la justesse de ses gestes, elle est trop spectaculaire. Elle est provocante. elle provoque l’admiration et, du coté de l’ombre, la colère. »

Et je trouve touchant cet amour pour la femme considéré comme l’apôtre des apôtres. Cet essai permet de découvrir le rayonnement de cette sainte en Provence. Elle possède quelque chose qui renouvelle « la bonne nouvelle ».

Pour ceux qui veulent découvrir, lisez ce petit livre sans hésitation.

Réponse de Maurice Zundel à Albert Camus par Michel Fromaget

La lettre de Camus à Zundel

Mon révérend père,

Je dois au Père Moos, à qui je confie ce mot, d’avoir lu le texte devotre exposé sur le message de « La Peste ». J’aurais aimé pouvoir endiscuter avec vous, mais le problème du mal, car c’est de lui qu’ils’agit, est sans doute inépuisable avant l’option. Je voudrais m’enexpliquer un jour, rigoureusement, et je trouverais alors une aide dansvotre exposé. Dans tous les cas, l’esprit de sympathie avec lequel vousavez considéré mes efforts, m’a touché plus que je ne saurais le dire.

Voulez-vous croire à ma sincère gratitude et à mes sentiments déférents ?

Albert Camus

Des extraits

L’homme est une fusée à trois étages : physiologique, psychologique, et personnel. Les deux premiers sont préfabriqués. Le troisième est une simple possibilité, une exigence, une aimantation, une polarité, une vocation. C’est à cet étage (le troisième) que se situent tout l’humain et tout le divin. Si on les cherche ailleurs on est sûr de ne pas les trouver.

La foi, contrairement aux croyances, rend libre. Elle libère notamment de l’obligation de penser l’immortalité comme naturelle, imposée, et sans échappatoire. Zundel est un homme libre infiniment. A propos de l’immortalité, il écrit encore, en 1960, dans un ouvrage qui s’appelle justement La liberté de la foi

Que ferons nous de notre lyrisme et de toutes nos émotions esthétiques devant la splendeur du monde, en découvrant ses soubassements comme un immense charnier ?

Mes croquis-note en lecture

C’est quoi le mal

C’est la rencontre de 3 personnes : un anthropologue (Michel Fromager) fait se rencontrer un philosophe athée (?) (Camus) et un mystique catholique (Zundel). Tout semble opposer ces deux derniers.

On a l’impression que Fromager ne fait que les présenter mais on se rend vite compte qu’il s’agit d’un effet en cascade : on rencontre Camus et Zundel, on rencontre Fromager.  Et on se rencontre soi-même.

Je suis au tournant de la présentation de mon 6ème Dan de Kendo et à la lecture de cet ouvrage, j’y retrouve la même expérience de ce qui ne peut plus être réellement décrit avec des mots.

Et je pense qu’à notre époque de Selfies et d’égo auto sur-gonflé, c’est une bonne lecture si on a envie de s’abandonner à l’esprit et de s’alléger l’égo.

Gaudette et Exsultante par le Pape François

Quelques citations

Je ne parle pas de la joie consumériste et individualiste si répandue dans certaines expériences culturelles d’aujourd’hui. Car le consumérisme ne fait que surcharger le cœur ; il peut offrir des plaisirs occasionnels et éphémères, mais pas la joie. Je me réfère plutôt à cette joie qui se vit en communion, qui se partage et se distribue, car « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35).

Prière de Saint Thomas More
« Ne permet pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il. »

Ne tombons pas dans la tentation de chercher l’assurance intérieure dans le succès, dans les plaisirs vides, dans la possession, dans la domination des autres ou dans l’image sociale : « je vous laisse la paix; c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27)

Ce que j’ai vécu de cette lecture

Alors, que se passe t’il aujourd’hui qui vaille la peine d’être vécu ?

Cet après-midi de dimanche, je mangeais un yaourt de brebis (acheté dans mon petit commerce bio) parfumé avec du sirop d’érable, ramené par ma fille de Montréal, alors qu’elle était allée suivre un stage de danse contemporaine, pour son métier.

Cet acte banal de tous les jours, manger du yaourt parfumé avec confiture, sucre et tout autre élément, est devenu sacré car je connaissais le chemin du sirop, de l’arbre jusqu’à mon bol et aussi du yaourt de la brebis jusqu’à ce même bol.

Une joie profonde partant du cœur du ventre a irradié l’ensemble de mon corps et même au-delà de celui-ci, au-delà des pieds, des mains, de la tête. C’est la conscience de cette longue chaine qui devint une source de joie. A chaque instant les éléments ont fait ce qu’ils devaient dans la joie, en partant de la brebis et de l’arbre jusqu’au « Je » qui est au-delà de moi. Je mange en conscience et je rayonne de joie et d’allégresse, et cela, je l’offre à tous, et remercie tous en disant (en ayant envie de le chanter) « bravo et merci » ; le sublime.

Nous sommes reliés les uns aux autres, les vies sont reliées entre elles et l’univers nous relie aussi dans cette conscience, dans cette banalité. Je n’ai pas consommé, j’ai mangé, je me suis nourri. C’est aussi ce que dit souvent le cuisinier Thierry Marx.

Finalement, voilà ce dont parle le pape François dans Exhortation apostolique sur la sainteté Gaudete et exsultate ; Vivre chaque instant comme un instant sacré, sans spectaculaire ni pression de la réussite sociale.

en définitive

Hildegarde de Bingen par Daniel Elouard

Vision de la pensée d’Hildegarde

pour Hildegarde une personne humaine est un individu qui cherche la lumière de l’infini inconnaissable d’amour qui est Dieu et qui ne peu s’adresser à nous qu’à travers des images qui nous parlent.
Deux danger rode pour l’individu c’est faire trop confiance à sa Raison ou en sa volonté, l’une comme l’autre est un abandon du Don Divin.

Le bon chemin est en acceptant le Don au travers de la banalité de la vie (la banalité pris au sens  asiatique ou du tarot de Osho).

Citation de la biographie

Le processus de création des trois « piliers » de son œuvre est identique : une période de souffrance aiguës est suivie de visions apaisantes, puis vient la rédaction.
« Alors j’exultai d’une joie profonde et indicible et je désirai me rassasier toujours de cette vie. » Or Hildegarde ne raconte ses visions que lorsqu’elles sont terminées ; comment parvient-elle à se les remémorer si précisément, surtout pour transcrire les paroles de l’Esprit vivant, qui ne peuvent être modifiées ou inventées ?
« Voilà ce qui a été prononcé et dit par la voix de le vivante et perpétuelle lumière, et il faut croire ces paroles : un fidèle doit être attentif à ces paroles et les garder parfaitement en mémoire. »
Le prologue du livre des œuvres divines avance une explication :
« Chaque fois que je me mettais à mon pupitre, j’élevais toujours le regard vers la lumière de vérité et de vie, afin qu’elle m’instruise de ce que je devais dire. »
Les visions seraient ainsi réactivées au moment de leur rédaction, mais elles requièrent toutefois une mémoire prodigieuse développée au cours de années de formation par la mémorisation de psaumes, de textes sacrés, nécessaires lorsqu’il y a peu de livres.

Et maintenant

J’ai trouvé ce livre à Lourdes dans la librairie des sanctuaires. Hildegarde n’y ai pas présenté, ni comme une personne sympathique, ni comme une féministe avant l’heure (contrairement à Héloïse a la même époque dans les territoires qui deviendront un jour la France), mais la lecture m’a permis de comprendre mieux l’histoire de cette période, de ce que furent les enjeux de l’époque et la querelle des investiture. Nous sommes dans la période charnière où se développe le catharisme, des éréthismes diverses, l’église étant devenu trop temporelle et oubliant sa mission spirituelle. Nous sommes dans cette période ou nous allons passer du Roman au Gothique, du rôle des monastères ruraux à celui des cathédrales urbaines.
La biographie est chapitrée sous forme des heures canoniques ce qui donne un rythme propre à la méditation et à une lecture consciente. L’écriture est sans grand style, mais ce n’est pas le but d’une biographie.
Par delà Hildegarde la lecture de cette courte biographie m’a fait ressentir la force et la prégnance de nos arrière grand parents.
Je comprends l’auteur qui nous invite à ne pas juger Hildegarde la conservatrice avec les valeurs de notre temps, mais à la considérer avec les valeurs de son temps à elle.

Michel Fromaget Corps-Âme-Esprit Anthropologie ternaire

L’anthropologie c’est penser et comprendre l’unité de l’homme. Michel Fromaget est anthropologue qui pour cherche à nous présenter comment l’Homme (terme générique incluant les femmes et les hommes) se perçois a travers différentes époque est différente religion. Dans cette somme, il s’attachera surtout a montrer comment les premier chrétien à la suite des grec se percevait en tant qu’Homme et comment la vision de l’Homme au cours du temps s’est simplifié.

Pour cela il différencie trois type d’origine à l’homme

Une création ex-déo, caractérisé par la chute et la volonté de retrouver son état premier divin.

Une création ex-nihilo, créer à partir de Rien par Dieu avec un don puissant le DÉSIR, celui de s’élever vers son créateur.

Une vision moderne de l’homme simplifié, confondant âme et esprit et finissant par n’en faire qu’un corps avec algorithme.

En voici des cartes dessinées (Attention : La carte n’est pas le terrain) pour clarifier ma compréhension :

Et pour finir une vision en dynamique de Cela de (Corps <=> Âme) ** Esprit

Le Cinquième évangile par Bernard-Marie

Ce qu’apporte cette synthèse des évangiles apocryphe c’est le plus grand rôle joué par les femmes autour de Jésus. Il y a des passages entre Jésus et sa mère ou entre Jésus et Marie de Magdala qui sont d’une très grande beauté, en tout cas qui m’ont touchés.

Cet écrit a été accepté de publication par l’église ce qui est doux à mon âme (la psychés).
On y retrouve réellement la vision anthropologique (corps <-> âme) ** Esprit, d’une personne humaine à trois dimensions. Belle lecture pour ceux qui ont la foi, bonne lecture pour tous.

Prendre le ji-geiko comme un mandala

Le mandala de sable des tibétains obéit à un rituel bien spécifique qui s’appelle « la dissolution ». Après que les moines aient achevé le mandala, ce dernier est détruit lors d’une cérémonie. Le sable coloré qui le compose est rassemblé dans des bols, qui sont ensuite vidés dans une rivière ou lancés au vent. La mandala achevée n’existe que quelques instants avant de disparaître.

 

Parce que les notions d’utilité, de loisir, de travail, de gain et toutes les inquiétudes qui naissent de ces concepts sont associés à la notion du temps qui passe, le moment du ji-geiko échappe au temps.

Le ji-geiko apprend à laisser couler, à profiter de la beauté de ce qui ne dure pas et à chérir les instants qui le composent. Les mandalas sont beaux parce qu’on va les effacer, le ji-geiko s’efface une fois le salut final consommé.

Le beau n’est pas dans la possession, dans la propriété, dans le tangible ou dans l’utilitaire. Il est dans la sensation d’appartenir pleinement à une situation, d’y jouer un rôle complet et enrichissant et de reconnaître que chacun peut façonner ces instants, où, des êtres singulier se rencontrent, c’est une capacité qui n’est aucunement prédictible ni mesurable mais qui est pleinement sensible.

Tout ce qui peut nous apprendre cela est sans doute la chose la plus importante qui soit pour notre bonheur d’être humain.

Enfin, à l’image du mandala qui représente l’univers, je veux croire que le ji-geiko, parce qu’il mobilise la création, l’intellect, la capacité de projection, d’interprétation, de réflexion de ressenti, d’anticipation, permet lui aussi de méditer sur l’univers.

L’expérience du ji-geiko peut servir de méditation pour envisager le monde autrement et se transformer soi-même. Une sorte d’opération alchimique.

https://www.youtube.com/watch?v=sU3rdz1lmsY&list=UU1xfxrYMxLj5ryegHxWgaUQ

 

Salutations respectueuses

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En règle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu’ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant.
Conan, intégrale tome 1 de Robert E. Howard