La voix de Vassivière

Après avoir lu son article aux grands brulés de la vie hier au soir, des rêves me sont venu dans la nuit. Des rêves qui réveillent de cette honte non culpabilisante et qu’au petit matin on peut se réveiller.


Le froid est descendu par la gorge. Le feu brulant des alcools fort ne pouvait plus l’arrêter. La défaite du corps serait totale. Le cœur en dernier se figerait. En premier c’était l’estomac, il devenait de glace lacérée. Au moins, la faim disparaissait. La douleur de celle-ci se dissolvait dans une brume presque apaisante, presque lumineuse. Tout était dans ce presque avant que le froid commence à envahir les intestins. Ô, fabuleux organe, trieur de ce qui devenait humains et de ce qui devait retourner à la terre. Cela cessait de fonctionner. Le froid les pétrifiait en une corole brunâtre et rigide. Puis, venaient les reins. Une colique néphrétique aux dimensions de titan. Impossible d’évacuer un tel cristal, tout en longueur, tout en largeur, tout en douleur, un accouchement qui n’aurait jamais lieu, figée dans une attente sans fin. Alors le mouvement doucement cessé, les jambes s’abandonnées à la torpeur d’une somnolence prématurée. Le froid s’abattait sur la ville, il descendait des sources du nord et il se rependait dans la capitale remontant de la Seine et prenant d’assaut les collines de Belleville. Il trouvait ce corps déjà meurtri, fatigué, abandonné par ses frères humains. Et il le dévorait. Il ne restait plus que les poumons et le cœur à gelé. Alors tout serait accomplis, il n’y avait plus que l’âme à emprisonner dans un sommeil de mort. Seul l’esprit poursuivrait son voyage vers l’éternité. En haut dans les étages des appartements cossus et moins cossus un autre froid s’était installé. Le froid qui dissolvait ce qu’il restait de Fraternité, un vague souvenir, une presque peur de perdre ses deniers dévalués. Le bourg au matin oublierait ses morts de la nuit. Ils et elles se retrouveraient pour parler, discuter, bavarder et répondre aux questions « où placer les avoirs ?», oublieux de ce que c’est que d’être ! Et pourtant au petit matin des femmes, surtout, des hommes parfois, se lèvent et se mettent en chemin pour retrouver et aider ceux que la vie a abandonnée et meurtrie. Ils viennent à eux leurs rappeler qui sont leurs sœurs, qui sont leurs frères. Ils contaminent les cœurs des morts-animés retrouvant la vie qui alors réchauffent le ciel de Paris.

Les dialogues avec l’ange

Citations en marchant

Le vouloir est un mur et non une marche.
Mercredi 8 avril 2020

CEUX QUI QUESTIONNENT SONT PLUS CHERS DEVANT LUI QUE CEUX QUI SAVENT.
Jeudi 9 avril 2020

A UNE VRAIE QUESTION, VIENT LA RÉPONSE.
Dimanche 12 Avril 2020, dimanche de Pâques

La science est l’enfant de l’émerveillement.
Ne la méprisez pas.
L’émerveillement et la curiosité sont deux.
Il y a beaucoup de curieux,
Mais il y a eu des émerveillés.

AUTOUR DE CELUI QUI SAIT S’ÉMERVEILLER,
ÉCLOSENT LES MERVEILLES.

Je t’enseigne :
Fais attention dans tes cours à l’harmonie.
L. A l’harmonie en moi-même.
– Non. Tu as beaucoup d’élèves ensemble.
Tous ne sont pas faits pour être ensemble,
mais tous sont faits pour être avec toi.

Le retour du parcours de ce chemin

Ce qui prend tout son sens, ce n’est pas un Futur calculé, mais bien un à venir inattendu et renouvelé.

Cosmos ! Univers unique comme question héritée de Newton, 4 dimensions et d’autres que devine la mécanique quantique. LE Cosmos donc, qui EST plutôt que de N’ÊTRE PAS. Bien au-delà d’un secret (découvrable, inavoué, dissimulé), LE mystère (inconnaissable, inaccessible) comme expérience à vivre.

Et dans COSMOS, des êtres humains vivent les expériences d’au-delà de nos 4 dimensions accessibles et quotidiennes, si banales.

Et puis, dans nos vies, au cœur même de nos intimités singulières, où git encore le plus profond mystère, celui qui appartient aux portes spirituelles, nous lisons le témoignage d’une de ces expériences à travers l’outil imparfait que sont les mots, imparfaite est l’écriture de ces mots sur un papier que le temps altérera.
Cette expérience réveille quelque chose en nous qui semblait dormir ou du moins qui semblait en pause.

Et bien, c’est cette lecture, cette rencontre, cette expérience que j’ai vécu avec les dialogues avec l’Ange.

En ce temps là, je voulais que tous le lise, tant j’en avais été bouleversé, tourneboulé, retourné, comme Marie Madeleine se retourne deux fois dans l’évangile de Jean.
Et oui, je fus déçu du retour de mes amies et amis, compagnonne et compagnons, camarades ! Mais c’est moi qui avais tort. Maintenant je témoigne et, je sais qu’il existe d’autres paysage a exploré, d’autre lecture, d’autre états qui peuvent être approché. Les dialogues me correspondaient, mais ils ne correspondent peut-être pas à tous et cela n’enlève rien à leur cheminement à travers la vie et à travers le Cosmos, il n’y a pas de meilleure façon pour explorer son intimité profonde que d’user de la sienne propre, de sa singularité.

Assis sur le rebord du monde de Francis Cabrel

J’aime à le suivre
J’aime son blues
Sur cette planète bleu
Qui porte bien son nom
Aujourd’hui

Si j’ai bien toute ma mémoire, disait Dieu dans un coin du ciel
J’avais commencé une histoire sur une planète nouvelle et toute bleue
Bleue, pour ne pas qu’on la confonde
Je vais aller m’asseoir sur le rebord du monde
Voir ce que les hommes en ont fait

J’y avais mis des gens de passage, j’avais mélangé les couleurs
Je leur avais appris le partage, ils avaient répété par cœur « toujours! »
Tous toujours dans la même ronde
Je vais aller m’asseoir sur le rebord du monde
Voir ce que les hommes en ont fait

Je me souviens d’avoir dit aux hommes, pour chaque fille une colline de fleurs
Et puis j’ai planté des arbres à pommes, où tout le monde a mordu de bon cœur et partout!
Partout des rivières profondes
Je vais aller m’asseoir sur le rebord du monde
Et voir ce que les hommes en ont fait

Soudain toute la ville s’arrête, il paraît que les fleuves ont grossi
Les enfants s’approchent, s’inquiètent et demandent pourquoi tous ces bruits? Sans doute!
Dieu et sa barbe blonde
Dieu qui s’est assis sur le rebord du monde
Et qui pleure de le voir tel qu’il est

Dieu qui s’est assis sur le rebord du monde
Et qui pleure de le voir tel qu’il est