19 avril 2021 – premier

Première Gymnopédie

L’amour est la pierre qui tombe
L’amour est vibration de cette chute répétée
L’amour est l’onde qui se propage
L’amour est l’éclat de la goutte
Particule de joie qui contamine alentour
Alors

MATIERE
TEMPS

Tu la croises
Le don de l’aimer t’est donné
Tu es contaminé par l’éclat doré
L’onde se propage de cœur en cœur
Et tous aiment
Le don se multiplie
Tu l’aimes
L’amour est

Tu l’aimes, elle est ton enfant
Tu l’aimes, elle est ton amante
Tu l’aimes, elle est ton épouse
Tu l’aimes, elle est ta sœur
Tu l’aimes, elle est ta parente
Tu l’aimes, elle est ton amie

Tu vis mystère d’aimer
Sans IEL ?

RIEN
NÉANT

Et quand tu te lasses
Rien s’infiltre
Néant absorbe les éclats
L’onde meurt
Disparait la vibration

Mais le Don est redonné
Il est sans fin
Éternel
Il est.
Soit

PS :
— Ton poème est mystique, Pff !
— Tu sais, j’aime mes enfants. J’aime celle avec qui je vis, j’aime ma sœur. J’aime mes parents, j’aime mes amies et mes amantes, et mes moutons et les pierres d’ici et les cieux étoilés, et Paris ou Gignat et aussi ailleurs, d’ailleurs. Ce n’est pas du « Mystique à toi, pff », c’est juste une expérience de vie du mystère d’aimer.
— …
— Et n’oublie pas, maintenant, le féminin l’emporte sur le masculin, les vieux barbons blancs ne veulent pas de l’inclusive. Et le neutre est féminin. Bonne journée. IEL est de retour.

29 janvier 2021 – premier

Je suis mondain
J’attends des likes, des love et des pouces bleus.
J’attends

Oraison

Jésus m’a dit
La Foi n’existe pas
L’acte de foi, voilà
Un petit caillou jeté sur la surface de l’univers
Alors sur les ondulations
Tu voix ma face.
Elle disparait quand le lac se calme
L’expérience de l’acte.

Jésus ma dit
La Liberté n’existe pas
L’acte libre, voilà
A la bifurcation de la vie
Prendre à droite ou prendre à gauche ?
Prendre
Sans regret
Sans remord
Un petit caillou sur la surface de la vie
Ton arbre de vie entier t’apparait
Il disparait quand le lac se calme
L’expérience d’être.

Jésus m’a dit
L’amour n’existe pas
Aime, voilà.
Ta mère sans argent
Elle vient te voir en autobus
Sans ticket
Elle t’offre un café au lait et des croissants
Tu as honte
Et pourtant tu brilles toute ta vie
Elle t’aime
Un petit caillou sur la surface de Dieu
Et Agape te contemple
Il disparait quand le lac se calme
L’expérience de briller.

Jésus m’a dit
Le Pardon n’existe pas
Pardonne, voilà
Mensonge de petite voiture en pension
Pour avoir des copains grands
Mensonge renouvelé
Il veut venir me voir
Il vient à vélo un samedi
J’ai honte
Je me cache au placard a chaussure
Ma mère me trouve
Je l’accueille la honte au ventre.
Il a vu ma ferme, ma pauvre pauvreté d’enfant de 11 ans
Pas de petite voiture.
Il me pardonne.
Jamais il n’en reparlera
Un petit caillou sur mon âme
Et 40 ans après je me pardonne
Il me rempli quand le lac se calme
L’expérience de vivre.

Jésus m’a dit
Je n’existe pas
Prie, voilà
Un petit caillou sur le jour qui se lève
Et je vois
Voire et pas Croire.
L’expérience du Christ.
En vérité

Je suis mondain
J’attends des likes, des love et des pouces bleus.
Mais l’onde du petit lac me fait un moment chrétien

18 janvier 2021 – premier

Iel est devant toi, libre.
« Je t’aime »
L’amour viens à toi,
Il t’illumine,
Allume tous tes organes,
Réveille ta vie.
Ton sourire monte,
En retour, tu l’abandonnes dans ses yeux.
« Je t’aime ».

Le gros mot !

A la lisière du néant
Une voix de flute fausse, perçante, acide simplificatrice,
Crée le doute
« Iel veut ton corps
Iel veut ta vie
Iel veut tout reprendre »
Tu fermes ta porte à l’amour
Tu souffres, ici
C’est la faute des autres, là
Si l’amour est perdu
Tu jettes ta haine
Tu te trompes de cible.
Le néant avance.

Enfin le sourire revient.
Et ils t’offrent le don,
Le don entre, par delà le don
L’amour refleurit.
Le néant ne peut gagner,
L’amour blessé
Ne sait qu’aimer encore plus.

Le néant ne peut pas gagner.