Si… Et… Alors…

Si
Les amants se connaissent par leurs blessures
Et
Les amoureux s’aiment en printemps soyeux
Alors
Les époux vibrent d’un reflet éternel

Si
Nous marchions sur des sentiers de forêts
Et
Nous chantions nos questions sous la voute verte
Alors
A la nuit les Etoiles nous guideraient

Si
Les humains de la terre faisaient bouquet
Et
Les vivants de l’univers méditaient
Alors
Assis au bord des mondes, je te verrais

Si…
Joue-le-moi
Et…
Chante-le-moi
Alors…
Danse-le-moi, comme un sacre de printemps

L’établi de noël 1967

Je suis 60 ans
Crèche sur la cheminée noire
Et j’étais 5 ans

Entrée sur la droite
Sapin dans l’angle opposé
Fenêtre entre les deux

Derrière, l’escalier
Où avec Viviane, parlions
Pour quelques mois encore

Sapin coloré
Et dessous bel établi
Mon noël 67

Petit établi
Pour faire première boite en bois
Est-ce un pré-cercueil ?

heure nuit de l’esprit
Souvenir de ma petite sœur
Je l’avais mordu

Ma première maison
Près de l’église encore longue
Viviane ma voisine

Lieu des souvenirs
Influence de l’insomnie
Au cœur de la nuit

Mes enfants aimés
Mais que vous ai-je légué ?
Ma mélancolie ?

La petite Prince danse

LA TENDRESSE – BOURVIL

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien, on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D’un cœurs qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin

Un enfant nous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu

Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours

Paroliers : Hubert Giraud / Noel Roux