Mon corps ?

Où mon corps,
Qui est mon corps,
N’est plus mon corps ?
Dans le geiko du kendo,
Dans la partie du jeu de rôle,
Dans la prière d’oraison,
Où ?

Dans le geiko
Cet univers de rencontre de nous deux
Un univers à moi
Je suis là avec toi
Et je vois sans regarder
Ton envie de te lancer à l’assaut
Et je ne suis plus moi
Je suis toi et me retrouves
En ce lieu avant que tu n’y arrives
kendo debana waza.
Quand mon corps commence-t-il ?
Quand finis-t-il ?
Profond et doux mystère.
Corps !

En jeu de rôle,
Je propose.
Vous incarnez par vos mots.
L’histoire se construit,
Un univers complet,
Lumineux venant de nos mots
Virevoltant autour de la table.
Et puis, création !
D’où vient-elle ?
De moi ?
De vous ?
De nous ?
De nos mots ?
Quand mon corps commence-t-il ?
Quand finis-t-il ?
Profond et doux mystère.
Âme !

Au cœur de la prière
Le torse, Les bras, les mains fourmillent
Jusqu’au bout des doigts
Et puis ici ou là,
Au frontières de ma peau,
Ce n’est déjà plus moi,
C’est une lumière d’ailleurs,
D’un arbre à la falaise en dehors de l’univers.
Quand mon corps commence-t-il ?
Quand finis-t-il ?
Profond et doux mystère.
Esprit !

Corps, Âme Esprit,
Quand débutent-t-il ?
Quand terminent-ils ?
Hors du temps.

Ça est

Tout, c’est ça qui casse.
Être ? c’est être.
Nous sommes pas.
Exister ?
Existons, être placé en dehors.
Placer en l’extérieur
Nous sommes du dehors.
Rentrer ?
Pas nous possible.
Alors ?

Regarder, Observer, on peut ça.
Mais Voir, ah voir !
Ça peut pas.
Il faudra nous encore tuer
Tuer celui qui sauve.

Voir, ah, Voir.
Ça peut pas,
On a quitté le jardin
On était, on est plus.
On a quitté le jardin.
Alors on existe,
Placé dehors, libre.
Revenir ?

Aimer !
Aimer, pas posséder
Aimer, pas vouloir
Aimer comme le vent doux d’été
Aimer comme le vent doux d’automne
Aimer comme le vent chaud d’hiver
Aimer au printemps.
S’abandonner à l’autre,
Caresser comme un vent qui passe.

Aimer !
Aimer sans preuves,
Aimer par signe,
Pas de contrat signé,
Aimer en confiance aveugle,
Pas nourrir l’espoir de gain,
Mais l’espérance du vent,
Du vent doux d’été qui souffle.

Tout ! C’est ça qu’était cassé…

Cela doit advenir

Désespérance est porte du néant
Désespoir est un Démon
Désespérer vaincu par l’agir
L’espoir est graine
Espérer est acte du faire
Espérance est un Ange

Je demande, au Grand-Esprit des plaines
« Que je puisse m’asseoir avec ceux que j’aime
Sur la falaise qui surplombe l’univers
Le grand arbre de lumière dans mon dos
Pour contempler la vie du Cosmos. »
Trois mots qui résonnent de beauté en moi
Cheveux, semer et Vivianne.

Un clochard, demande au Grand-Esprit des plaines
« De continuer à garder sa joie à vivre,
Et au lieu même où il est. »
Ses trois mots qui de beauté en lui
Chambertin, Marie et Jurassik, son chien.