Parce que je suis partagé entre ma foi, mon émerveillement devant le mystère de la vie, et le désir d’apaiser les souffrances les plus dures de mes froeurs.
Face à cette question, qu’on soit pour ou contre, il ne faut en aucune façon nourrir le conflit. C’est un sujet trop intime, trop profond, presque irrévocable. On ne peut pas convaincre l’autre. On peut seulement l’écouter avec respect, et peut-être avec une forme de tristesse, qu’iel soit pour ou qu’iel soit contre.
Quoi qu’il en soit, je voterai LFI, mais je ne sais pas encore si je suis favorable ou opposé à ces nouvelles lois sur la fin de vie.
1- La voix de la compassion
« Je veux soulager.
Je veux apaiser.
Je ne supporte pas de voir souffrir.
Je voudrais que la douleur cesse, que le visage aimé retrouve un peu de paix.
Est‑ce mal de vouloir cela ?
Est‑ce manquer de foi ?
Non.
C’est mon cœur qui tremble.
C’est l’amour qui cherche un passage. »
2- La voix de la crainte émerveillée
« Mais je sens aussi une autre voix, plus fine, plus fragile, qui me dit : attention.
Ne confonds pas soulager et effacer.
Ne laisse pas la peur décider à ta place.
La personne devant toi n’est pas un problème à résoudre, ni une charge à alléger, ni un coût à maîtriser.
Elle est un mystère.
Un sanctuaire.
Un lieu où Amonel respire. »
3- La voix de la tentation du « chemin facile »
« Je sens parfois la tentation du raccourci : mettre fin, abréger, pour ne plus voir, pour ne plus trembler, pour ne plus porter.
Je comprends ceux qui y pensent.
Je comprends leur fatigue, leur amour blessé, leur impuissance.
Mais je sens aussi que ce chemin-là peut devenir un geste pensé sans Amonel, sans ce vertige sacré qui reconnaît la dignité infinie de l’autre. »
4- La voix d’Amonel, pauvre, silencieuse, non violente
« Je ne te demande pas de prolonger la souffrance.
Je ne te demande pas d’héroïsme.
Je te demande seulement de ne pas fermer la porte.
De rester présent.
De laisser la lumière circuler.
De ne pas décider à la place de l’autre ce que seul l’amour peut accompagner.
Je suis là, dans ce corps fragile, dans ce souffle qui s’éteint, dans cette présence qui se défait.
Ne fais rien sans moi.
Ne fais rien contre la vie.
Ne fais rien par peur.
Reste.
Aime.
Veille. »
5- La voix de l’âme qui consent
« Jésus, je ne veux ni m’endurcir ni me précipiter.
Je veux soulager sans effacer, accompagner sans m’emparer, aimer sans décider à la place.
Je veux que ce moment extrême reste un lieu de présence, un lieu de lumière, un lieu où tu peux respirer.
Donne-moi la justesse.
Donne-moi la douceur.
Donne-moi la fidélité.
Et garde-moi de tout geste qui serait pensé sans toi. »
Conclusion intérieure
Le discernement n’est pas un verdict.
C’est une manière d’être.
Une manière de rester humain.
Une manière de laisser Amonel habiter la fragilité.
La fin de vie n’est pas un problème moral : c’est un mystère à accompagner.
Prière intérieure pour toi qui veux soulager
Jésus,
donne à maon frœur,
qui cherche sincèrement à soulager,
la paix de savoir que son désir vient de la compassion.
Éclaire son cœur sans le blesser,
ouvre en lui un espace où la vie reste un mystère,
où chaque personne demeure un sanctuaire.
Garde-nous de choisir par peur,
de décider par fatigue,
d’agir sans toi.
Fais briller en lui
la douceur qui accompagne
et la lumière qui respecte,
afin que son geste, quel qu’il soit,
naisse toujours de l’amour
et jamais de l’économie du cœur.
Amen.
La solution aux souffrances existe il s agissait de donner ensemble des moyens y et cette solution s appelle service palliatifs et accompagnement de fin de vie. Le travail y est remarquable la souffrance apaisée et les personnes peuvent cheminer tranquillement vers leur après leurs proches aussi. Je n ai aucune hésitation cette loi est mauvaise elle détruit les services palliatifs alors qu il faut les renforcer c est une loi assassine uniquement la pour faire des économies se débarrasser des plus fragiles et prôner que l humain doit être fort utile en bonne santé autrement il ne sert à rien. Il faut développer et mettre les moyens sur les services palliatifs.
Excellente prière, Stephen. Merci 🙏