Oraison 11 novembre 2019

La jouissance
Explosion et vide après ces efforts de possession
Amour d’éros satisfait

Le bonheur
La bonne heure
Une onde après avoir jeter un cailloux dans le lac
Puis le lac redevient calme

La joie
Ouvrir la porte
Derrière le soleil brille
Il inonde
La porte fermé
Le soleil continue de briller
Il existe mille portes différentes
La mienne est celle du Christ

Oraison 29 octobre: Graine de moutarde

La graine de moutarde possède en elle toutes ses possibilités, tous ses futurs, elle porte toutes les ramifications encore à venir. Elle soutiens le souvenir de sa propre création.

Elle est insignifiante et pourtant, elle sera la plus haute plante du jardin discret du jardinier. Elle se ramifiera et se ramifiera, offrira son blanc ou son jaune et son odeur légère.

L’univers entier est une graine de moutarde qui pour être et devenir s’arrose à l’Amour AGAPE, « quoi que tu deviennes, je t’aimerais ».

« Chacun de tes choix, je les aimais, je les aime et je les aimerais, et même s’il t’éloigne de Moi. Et Moi, c’est déjà Toi et c’est Nous et nous nourrissons d’autres graines de moutardes qui a leur tour pousseront et fleurirons dans d’autre formes, d’autres couleurs, d’autres senteurs et qui se nourriront d’amour et qui offriront leur amour agape. »

J’aime à lire.
J’aime à écrire.
J’aime à faire silence…
…Sans y parvenir toujours.

Et d’une oraison, d’un moment de désir d’intimité avec le Christ dans le silence du cœur, tous ces mots viennent en vrac s’installer dans la pensée. Je les chasse. Il en vient d’autres. Je pressens le christ sourire. Ce sourire alors pose un instant de silence.

Je suis une personne humains. Dans le présent je ne connais pas ma frontière, je pense a toi et la frontière devient flou entre toi et moi. Je pense à Alpha du centaure de même, elle se présente a ma pensée dans sa lumière solaire. Et j’imagine le cosmos. Vertige. Retour au silence. Qui est Je ? Qui est Tu ?

A l’instant ou je choisis, j’étaye dans l’arbre des possibles que je suis. Et la branche coupée continue d’exister comme un membre amputé. Je choisis de grimper vers un sommet de cet arbre de vie que je suis. Et certaines branches sont déjà à toi, ou encore à cet autre toi, ou peut-être même à Dieu.

Et je pense à Marie, cette jeune fille de mosaïque, celle que l’on peut voire dans la basilique du bas à Lourdes.
Cette jeune fille qui me regarde de ses 16 ans et me dit :  » Mais vas-y, fonce, avance je t’aiderais. Suis-le ce chemin de foi. « 

Silence et Sourire…

Une oraison ce matin.

Pensée ou don ?

A 4h00 du matin, qui était encore 5h00 l’avant-veille, je me suis réveillé en hiatus, bousculé de pensées. Elles me submergeaient. Elles concernaient le travail d’Oraison Carmélite et son château intérieur avec ses sept demeures, le travail de kendo et ses passages de grade, sept aussi (en fait huit, mais le huitième est inaccessible pour quelqu’un qui n’a pas commencé dès son plus jeune âge) et mon travail sur Ichthus avec sa transposition dans les règles de Donjon & Dragon 5, faire un jeu de rôle qui explore le temps des premiers chrétiens.

Je songeais aussi au couple que nous formons avec mon épouse depuis 1983, avec ses épreuves, ses croisement et ses pattes d’oies, sa spirale, ses enfants et cette énergie folle à avancer et d’explorer une vie à deux, à un ; a trois et de nouveau à deux, à quatre, et retrouvé à deux et peut-être à un de nouveau vers la toute fin, l’un ou l’autre ou pas. Nous avons là aussi franchi de degrés, des dan, des demeures dans nos château intérieurs qui se sont mêlé par amour sous ses trois formes Éros, Phillia et Agape, ce dernier étant le plus total.

Je pensais à tout cela ce matin et aucune poésie ne venait, aucune poésie en trois vers uniquement.

Je m’émerveille d’être vivant, de vivre la foi comme une expérience sans cesse renouvelé et toujours remise en question. Je m’émerveille de ne plus savoir qui est JE, NOUS, TU et même EUX.

Finalement à 4 heure du matin, qui l’avant-veille était 5 heure, je ne pensais pas à Macron.

Et maintenant j’ai envie de transposé les campagnes Tsuvadra dans les règles de D&D 5.

Oraison 7 octobre 2019

Je m’assieds au bord du monde
Et…
En premier…
Je vois le néant.
Pas le vide, non !
Le Néant.
Le Rien,
Aucun temps,
Aucune dimension,
Aucune matière,
Rien.
Ni matière, ni vie, ni repos.

Et puis…
Sur le bord du monde,
Je vois le cosmos.
L’univers et ses minéraux,
Le feu des étoiles et son agitation,
Son énergie dense et sa matière.
Son e = mc2 et bien plus.
Je vois la terre et sa vie,
Ses plantes et ses arbres,
Ses algues et son humus,
Sa composition et sa décomposition.
Ses insectes, poissons et autres animaux.
Et puis,
Nous,
Les personnes humaines…

Et au-delà de ma vue du bord du monde,
Quelque chose…
Quelque chose au-delà de la matière
Quelque chose qui inonde le rien
Alors ce quelque chose devient
Une création.
La création.
Agapé infini.

La vie s’y abandonne en confiance.
Et nous, les personnes humaines,
L’espèce en qui la vie pose sa confiance,
Expérimentons l’existence de cet Agapé.
Nous sentons Éros et son amour cupide,
Nous vivons notre attachement par Philia.
Mais co-naissons nous par Agapé ?

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Nous lui avons donné bien des formes.
Nous l’avons sentie, ressentie, connue et,
Mise en savoir, comme on met au saloir.

Et puis voilà 2000 ans,
Une jeune fille de 15 ans,
Violée, Volée, Miraculée ?
Je ne sais.
Elle a sublimé sa gravidité.
Elle a dit OUI avec toute sa force.
Sa puissance, son e = mc2
Tout et bien plus.

Et sa mère, son père
Pour ne pas condamner ces vies
Lui trouvèrent le veuf Joseph.
Il a dit oui.

Et l’enfant d’Agapé est né !
Quelque chose nous était donné !
Quelque chose était déposé !
Un cadeau, une porte, un chemin possible.

Nous ressentons
Nous vivons et faisons l’expérience de la vie
Nous co-naissons en permanence
Et nous écrivons.
Sur la pierre des grottes,
Sur les animaux tannés,
Sur les papyrus tressés,
Sur le papier,
Dans le Crystal,
Avec des terres ocres
Des plumes encrées
Des doigts agiles sur le clavier.
Et né le Savoir,
Une co-naissance inscrite
Et le temps passe
Et le support faibli
Et l’encre se volatilise et disparait
Et le savoir meurt.

Mais de l’humus tout renait
C’est la bonne nouvelle,
Ne pas s’attacher à la loi,
Suive sa co-naissance
Et Réécrire.
Toujours.

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Alors, est-ce que je sais si Agapé infini,
Infiniment Mère et
Infiniment Père
De l’univers
Existe ?
Non je ne sais pas !

J’en éprouve la co-naissance
J’en éprouve le ressenti
Avec le cœur.
La lumière est celle du cœur
Celle qui crée à partir de Rien !
Nous sommes une partie et le tout.
La vie sur terre compte sur nous.

Je veux voir Dieu par Marie Eugène de l’enfant-Jésus

Les citations au fil de l’eau

Celui qui habite le palais des septièmes Demeures est Amour. Or l’amour est toujours en mouvement pour se donner. Il ne saurait cesser de se répandre sans cesser d’être lui-même.

Dans l’océan de la divinité chacun puise, dit saint Jean de la Croix, avec le vase qu’il apporte.

Tel est l’enseignement de Sainte Thérèse sur la croissance spirituelle, souple et vivant, précis et respectueux du mystère. Toute la grâce et le génie théréziens très heureusement s’y étalent : sa merveilleuse science de l’homme et son sens éminent de Dieu, sa puissance pénétrante d’analyse qui discerne les moindres événements psychologiques de l’âme et les plus délicates onction de Dieu, sa puissance de synthèse que les détails n’aveuglent point…

…Il suffirait à lui seul à placer sainte Thérèse parmi les plus grands maitres de tous les temps.

Grands désirs et humilité peuvent marcher de pair, se garantissent et se fécondent mutuellement. Seule l’humilité peut conserver aux grands désirs leur regard confiant vers les sommets à travers les vicissitudes intérieures et extérieures de la vie spirituelle. D’autre part, l’humilité serait fausse qui ferait renoncer une âme à ses et la vouerait ainsi à la tiédeur ou à une honnête médiocrité.

Chemin en oraison

A venir…

Ce sont des mots !

Il n’y A, il n’EST,

Pas de commencement.

Néant,

Rien ABSOLU,

Entropie ABSOLU,

Infini néantique !

Et…

EST

L’AMOUR incommensurable,

Inconnaissable,

Impuissance inaccessible

Manifestions infini

Songe de matière

La matière induit le temps

Matière et temps provoquent le mouvement entretenu par l’Amour.

Création Permanente

La matière en mouvement entre en collision et apparait la vie.

La vie engendre la conscience et la conscience s’ouvre sur l’esprit qui retourne à l’amour infini, hors du temps.

Le Cosmos

Un amas de Galaxie

La voie lactée

Le système solaire

La terre

L’humanité

Et la personne humaine, pont qui s’ignore

Les dieux

Dieu

Marie née, grandie

Marie dit « Oui »

Joseph dit « oui, je t’accueille »

Jésus est né

Jésus nait

Il est le chemin d’or de l’humanité,

De la personne humaine

Il n’est aps la loi

Il est la voie

Il est la voix de l’amour

La néguentropie.

Nous ne sommes pas propriétaire de notre corps,

Juste l’intendant par l’amour qu’on lui porte ! Nous avons la responsabilité de lui garder sa dignité !

Nous ne sommes pas propriétaire de la terre,

Juste ses intendants !

Sororité, fraternité

Femmes, Hommes

La vie sur terre

Compte sur nous !

Oraison 28 mai 2019

Yeux fermés.
Trame lumière bleu et ténèbres
Lueur dissout l’obscure en volute.
L’amour Divin habite le néant
Et le cosmos EST volute.

Plonger en Samuel :
« Pourquoi voulez-vous d’un Roi ?
Il vous réduira esclave. »
« Nous voulons un roi,
A notre tête il marchera. »
« Alors qu’il en soit ainsi,
Sur votre tête il marchera »