Vanité, Envie, Haine

Vanité des vanités, disait Qohèleth.
Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ;
Il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ;
Il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ;
Dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire.
L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.
Ce qui a existé, c’est cela qui existera ;
Ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ;
Rien de nouveau sous le soleil.
Y a-t-il une seule chose dont on dise :
« Voilà enfin du nouveau ! »
– Non, cela existait déjà dans les siècles passés.
Mais, il ne reste pas de souvenir d’autrefois ;
De même, les événements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.

Rien de nouveau sous le soleil ?
Alors ?
Et Hérode se demande
Qui est cet homme ?
Il a peur.

Questions humaines
Que Femmes et Hommes
En toute humanité
se posent
Depuis 4000 ou 2000 ans ?

Quoi de neuf sous le soleil ?

La guerre est si commune
Si commune pour ces « ils »
Ils se font la guerre
Des ils
Oh, oui des ils
Pas des elles
Et encore moins des iels

Ils s’écartent du grand sujet
Et s’occupent de leur petit objet
Ils pérorent dressant leur petit objet
Et ils se font la guerre
Cette guerre si commune
Et là ils sont si sûr d’eux, sûr d’eux même
Leurs petits égos, petits objets les rassurent
Alors rien de nouveau

Iel enfant d’IEL est le nouveau
Le sujet, le grand sujet
La relation
Chaque jour questionnée
Plus de peur
Juste l’angoisse fortifiante de l’éternité
Le hors du temps
Qui englobe tous les temps
Le grand âge en âge
Pas de moral
Juste nos questions
Des montagnes de questions
Ou se presse un chemin
Un chemin doré
Comme un écho
Un écho divin
La confiance, la foi
Comme il fut dit
Dit
Sera dit
« Je » est un autre

L’établi de noël 1967

Je suis 60 ans
Crèche sur la cheminée noire
Et j’étais 5 ans

Entrée sur la droite
Sapin dans l’angle opposé
Fenêtre entre les deux

Derrière, l’escalier
Où avec Viviane, parlions
Pour quelques mois encore

Sapin coloré
Et dessous bel établi
Mon noël 67

Petit établi
Pour faire première boite en bois
Est-ce un pré-cercueil ?

heure nuit de l’esprit
Souvenir de ma petite sœur
Je l’avais mordu

Ma première maison
Près de l’église encore longue
Viviane ma voisine

Lieu des souvenirs
Influence de l’insomnie
Au cœur de la nuit

Mes enfants aimés
Mais que vous ai-je légué ?
Ma mélancolie ?

La petite Prince danse

Bon anniversaire Marie

Pour moi, que dis-je qui est Marie ?
Sainte Marie ? Mère de Dieu ?
Vierge Sainte ?
Elle est Marie de Lourdes.
Pas la femme bleue et blanche,
Celle de la grotte.
Non, Marie de mosaïque
Celle de la Basilique
Celle d’Edgar Maxence.

Elle m’a percé.
Cette jeune fille au regard déterminée,
Cette jeune femme en Vérité,
Elle m’a percée
Et j’ai plongé.

J’ai plongé au cœur de mes sentiers de vie.
Chacune de ces allées parcourues
N’était pas sillon doré,
Mais des chemins tortueux et sombre.
Les mensonges de l’enfance,
Ceux usant de la naïveté d’une mère pieuse.
Les petites phrases à l’air de rien,
Qui provoquées discordes et colères.
Et puis plus tard, les vantardises,
Celle cachant le besoin d’amitiés
Alors que je souillais encore mon lit.
Et quand ses amis venaient
Dans un placard à balai je me cachais.
Laissant ma mère tout en question.
Et puis adolescent Maladroit et niais
D’un pistolet à plomb
Je répondais a une petite amoureuse.
Honte sur ma lâcheté de garçon immature.
Christine me pardonneras-tu jamais ?

Toutes ces phrases
Toutes ces arrogances
Toute cette vanité
Sentier de coté tracé par ma vie.
Je ne les regardais pas.
Je pensais compensais par d’autre charités.
Et puis il y eu Lourdes
Il y eu Marie de Mosaïque.
Elle me regardait
Elle m’a percée.
Où pouvais-je me cacher ?
Une jeune fille me dévoiler
Une jeune femme m’obligeait.

Alors Pour moi, que dis-je qui est Marie ?
Plus que Sainte Marie.
Plus que la Mère de Dieu ?
Plus qu’une Vierge Sainte ?
Elle est Marie de Lourdes
Elle est une femme qui me dit la vérité.
Bon anniversaire Marie.

Si vous passez par Lourdes,
Allez la voir.