Oraison 2 avril 2020

En confinement.

L’amour n’est pas, s’il n’est sans limite.
Il m’est donné d’être humain.
Il m’est donné d’être mâle.
Il m’est donné d’être hétéro.

Tes courbes éveillent le désir.
J’aime ta jouissance par moi.
J’aime ma jouissance par toi.
Mais la jouissance du corps peut s’éroder.

Nos psychés conscientes et inconscientes sont liées.
J’ai de l’attachement pour toi.
Tu as de l’attachement pour moi.
Mais ce qui est lié, attaché peut se délier.

Et puis la troisième porte, celle en haut.
Derrière je te découvre inondée de lumière.
Tu rayonnes de notre lumière.
Et là son amour est sans limite, infini.

Ma mère aimait Jésus.
Mon père aimait la terre.
Ils se faisait beaucoup de mal au corps et à la psyché.
Mais derrière la troisième porte, ils s’aimaient.

Je ne l’avais pas compris jusqu’à ce matin.
L’amour n’est pas, s’il n’est sans limite.

En confinement et en prière.

Oraison 1 avril 2020

J’étais confort en la maison de luxe de mon égo.
J’y connaissais sans fêlure ma valeur, mon prix.
J’y dominais mes domestiques sans m’inclinais,
J’y salué mes maitres, ceux que je jalousais.

Pourtant une porte dans le plafond s’est ouverte,
Tenue par cette jeune femme et ce vieil homme.
Derrière cette porte la montagne à gravir
Au loin marché sur le col souriant son fils à elle

Ma demeure, mon égo ne suffisait plus
Il me fallait suivre ce fils qui était tout d’elle
Tout, vraiment tout, rien d’un lui

Suivant la montagne au sommet,
Il y avait une brume épaisse de l’autre coté
Et là, il fallait se jeter…

Acte de foi. Quand l’intelligence, la volonté, la sagesse ne suffit plus, il faut se jeter dans ce vide de brume lumineuse et se baigner dans son mystère.
Quand j’y pense, j’y songe, Jésus doit son humanité à Marie uniquement Marie, totalement Marie, il est pure humain né d’un pure femme, d’une vierge moquée en ces temps reculé, et oui, car on moqué les vierge en ces temps reculés. OUI !
Jésus est Dieu prenant chair et sang, d’une femme, uniquement d’une femme ? Où cela nous conduit-il ?
En haut d’un sommet ou flotte une brume de lumière dans laquelle nous devons nous jeter.
Et là, il fallait, il faut, il faudra se jeter.
Il est loin mon égo raisonneur et satisfait et je le porte.

Prête-moi tes sabots

Quand avons-nous commencé l’aventure ?
Il y a 60 mille ans à cette heure ?
Nous étions humbles et apeurés.
Nous connaissions la valeur de tes sabots.

Quand les avons-nous égarés ?
Avec l’agriculture ?
Avec L’écriture ?
Avec le feu et les métaux ?
Avec le feu et sa machine à vapeur ?

Alors tu as remis tes sabots,
Et lu l’as vu, Elle,
Une lumière non électrique,
Une lueur venu nous avertir,
Et tu étais droite et belle dans tes sabots.
Et tu nous l’as dit.
Et nous avons continué, foncé.
Elle nous a averti, Encore
En brulant sa chevelure.

Et au jour d’Hui
Jour d’ici,
Bien avant celui d’au-delà,
Celui à venir,
Je pense à toi Bernadette,
S’il te plait, Prête-moi tes sabots.

Dieu

C’est avant les temps
C’est après les temps
Et le néant
Il est celui qui est
Il est comme le nénuphar
Lui et son Reflet
Même nature
Même Amour
Et Entre lui et son Reflet
L’esprit d’amour
C’est avant les temps
C’est après les temps

Et les temps sont
Est le Cosmos
Est l’univers
Est la vie
Est les vies
Est les consciences
Et l’une d’elle l’humain
La personne humaine
La femme et l’homme
Et l’amour est
C’est dans le temps

Le reflet du nénuphar nous est donné
Et il nous sauve
Sauve pour prendre la voix du Cosmos
La voie des cieux
Il nous laisse son esprit
C’est dans le temps

Et nous le rejoignons
C’est avant le temps
C’est après le temps

Oraison 18 mars 2020

Aide-moi à sortir de la haine
Cette haine qui envahi l’amour
Cet amour vitale à la vie

Dépolluer des haines
Besoins en ces heures
De cet aide pour les LREM
Et retrouver « aimer »
Aimer la vie
Aimer ce qui est sur Terre
Ce qui est dans l’univers
Être aider et aimer

J’aime la vie
J’aime ce qui est sur Terre
J’aime ce qui est dans l’univers
Je suis aidé et je t’aime

Vertige et foi

Aout 2009, le grand canyon aux USA rive nord, en m’approchant du bord, j’ai été pris d’un immense vertige qui m’a paralysé sur le bord. Non seulement je voyais la profondeur géographique du lieu qui troublait mes sens, mais je fut happé par la profondeur du temps. Les dernière couche en bas daté de 4 milliards d’années, presque l’âge de la terre. J’étais à la fois figé de peur, attiré par cette ouverture, et surtout émerveillé.

Je me suis rendu compte que la meilleure position pour contempler cette grandeurs était à genoux. Mon corps plus petit devenait centré, plus stable et il s’abreuvait à cette merveille.

De Dieu à César

Comment l’univers-a-il commencé ?
Comment l’univers finira-t-il ?
Qu’est-ce que la matière noire ?
Le système solaire est-il exceptionnel ?
La Terre est-elle une planète spéciale ?
La vie existe-t-elle ailleurs ?
Comment se fait-il que quelque chose existe au lieu de rien ?

Aristote défendait l’absence de commencement : si l’Univers ne peut naître ex nihilo, il doit avoir toujours existé. Le temps devrait s’étendre éternellement dans le passé comme dans le futur.

Saint Augustin affirmait que Dieu, l’Amour infini et gratuit, existe en dehors de l’espace et du temps et qu’il est capable de les créer comme « ON » a forgé les autres aspects du monde. Le temps lui-même faisant partie de la création, il n’y avait tout simplement pas d’avant.

Le promeneur, la passante, la flâneuse, le voyageur, dans la succession de ses pas (un pas, puis un autre, et encore un autre), saisit que sa marche peut se répéter indéfiniment.
En principe, il peut toujours faire un pas de plus.

Comment l’apparition sur Terre d’humains capables de se représenter qu’il existe un univers extérieur à eux et que celui-ci pose des questions encore restées sans réponses ?
La recherche scientifique est une découverte récente de l’humanité, reposant sur la triade « formulation d’une hypothèse, mise en place d’expériences pouvant vérifier ces hypothèses, formulation de lois à partir des hypothèses vérifiées par l’expérience ». Le cycle se renouvelle en permanence à l’occasion de l’apparition de nouvelles expériences et de nouvelles hypothèses. L’ensemble repose sur l’hypothèse globale qu’il existe bien un univers extérieur à l’humanité et que celle-ci est capable de s’en donner une représentation.

Et Pourtant, nous sommes ici.
Vous êtes là.
Je suis ici.
Êtes vous là ?
Sommes-nous ici ?
Ici et là.

Et ma promenade me conduit là, en ce lieu devenu un ici et un maintenant ou je dois rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
Comment exprimer ce parcours qui est le mien au sein de ma foi catholique (foi entendu comme confiance)?
Comment exprimer cette confiance en un amour infini s’opposant au rien absolue, au néant ?
Et comment l’exprimer en rendant à Dieu, ce qui est à Dieu ?

Mais pour autant je souhaite rendre à César ce qui est à César. Ce César symbole de nos organisations humaines, de nos sociétés pour ce qui relève du pouvoir temporel.
Vous, Elle, Lui, l’Autre, est celui par qui vient et avec qui je vie la jouissance de nos corps, jouissance qui se sublime en bonheur, des bonnes heures passées ensemble par les liens tissés, par nos psychés, mais qui s’abandonnent dans la joie d’appartenir à un univers en permanente création, néguentropie ultime à l’entropie du néant et qui me pousse à aimer plus que tout la liberté de ma sœur humaine, de mon frère humain.
Liberté
Égalité
Fraternité

Ces trois mots je les entends résonner dans mon expérience religieuse, qui est mon chemin et qu’ne aucune façon je ne puis imposer aux autres, à l’autre.

Mais…
Mais je dois participer aussi à la vie de César.
Dois-je voter ? je peux voter.
Et comment faire, pour qui ?

Liberté
Égalité
Fraternité
Qui ne peuvent être délié pour moi spirituellement et temporellement.

Finalement ces questions me conduisent vers une réponse ici et maintenant, je voterais ou se présenteront des communistes.

C’est tout mon paradoxe, car ils sont souvent athées.
Mais puis-je juger les autres et penser que je suis mieux qu’eux ?

La mère et l’enfant

Une femme,
La mère.

Deux cellules en rencontre,
Un petit d’humain
A l’instant du rendez-vous, le combat commence.
Le petit parcours trois milliard huit cents million d’années,
En neuf mois,
Pour être.

Le combat titanesque
Le Combat.
Sa mère par son centre l’aide et se bat avec lui aussi.
Tous deux,
Concrètement,
Ils iront jusqu’à sa naissance à lui.
Enfin il verra le jour après avoir traversé toutes les ères
Elle verra son jour.

Peut-être ne l’aimera-t-elle pas,
Peut-être ne le gardera-t-elle pas,
Peut-être aura-t-elle seulement loué son ventre,
Mais tous deux auront parcouru les milliards d’années
Et cela, jamais, ne pourra être enlevé :
Au petit d’humain,
A la mère !

Et le Père ?
Abstrait,
Il est aux cieux,
Il s’émerveille.

Devant le Christ de Velasquez par Miguel de Unamuno

Extraits

D’un bras à l’autre s’ouvre sans traîtrise
ta poitrine entière, pâture d’amour ;
au creuset de ton agonie, terrible,
tu embrasses l’infini dans les bornes
du chemin du soleil qui ne se couche
ni jamais ne se lève…

Chevelure…

Libres à l’air libre ils recueillaient les perles
de la rosée de l’aube sur lesquelles
le soleil a fait briller des éclats
de l’arc céleste de promission.
Ils te furent oreiller sur les chemins
quand sur la terre dure tu posais
ta tête ; les renards ont des tanières,
les oiseaux ont des nids, mais nul abri
tu n’as eu pour Toi, divin mendiant.

Expérience de lecture

à venir…
… et à venu

Une personne humaine, il y a 2000 ans réenchante la spiritualité d’un temps devenant calculateur. Il meurt et provoque l’apparition d’un lumière que l’on n’a pas finis d’explorer.

Une personne humaine, au 17ème siècle peint l’instant ou la première personne humaine délivre sa lumière. Cette représentation invente une nouvelle lumière un nouveau regard sur le premier.

Une personne humaine en Espagne, au 20ème siècle, un homme regarde ce tableau et plonge dans les mots pour nous l’offrir en poème. Et nous avons toutes les dimensions et reviennent toutes les questions.

Nous, personnes humaines qui recevons, nous faisons nos choix et là question nous est posée : Qu’avez-vous fait de toute cette lumière ?

Nous sommes alors bien loin de la fade littérature proposé en 2019 sur le Christ. Quelque chose nous est offert, libre a nous de l’accepter !

La Mère

Mère,
Pulsation concrète.
Petite étincelle qui parait
Au cœur de toi.
Et le combat commence.

Il se poursuit.

Parcourir 3,5 milliard d’années de vie
Aboutir à la naissance d’un être nouveau,
Singulier,
Unique,
Perception d’un nouvel Univers.

Mère et Enfant, Ensemble, vous vous battez,
Vous vous battez chaque seconde contre le temps.
Premier amour pure,
Le Don de vie.
Si l’amour des sens meurt
Et si l’amour des heures meurt
Reste inaltérable Agape.
Éternel amour des combattantes pour la vie.

Père,
Notre Père tu es abstrait
Tu es à venir,
Ton fils nous l’a dit.
Et ta fille nous l’a prouvé.

Qu’est ce qu’il a fallu du courage à Marie
Pour nous offrir Dieu !

En vérité