En quoi me re-co-naitre ?

En quoi me reconnaitre ?

RER A au matin oraisant
Et au soir bouquinant
Le livre de papier choisi

En quoi me reconnaitre ?

Marchant en couloir, barbe blanche
Les yeux dans ce bouquin
Mais, les oreilles vers vous

En quoi me reconnaitre ?

Homme de soixante ans
Cherchant parfois votre regard
Le croisant et souriant

En quoi me reconnaitre ?

Émerveillé promeneur
Devant une herbe poussante
Dans le béton de nos rues

En quoi me reconnaitre ?

Sac au dos au métro
Étui à Sabre de bambou
Me rendant au Kendo

En quoi me reconnaitre ?

Silencieux et joyeux
Cheminant vers l’église
De ma paroisse mêlée

Pourquoi me connaitre ?

Car vous aussi, sur le boulevard
Vous cheminez vivant
Et avez le droit d’être aimé.

Psaume 1962

Tu m’as fait naitre
Là où les brebis paissent
Là où les agneaux rêvent
Au pré des chiens berger

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

La maison près de ton église
Un champ de bataille
Un champ de colère
Des violences entre père et mère

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

Mon seul repos la bergerie
Mon seul répit une petite chienne
Une agnelle m’écoutait
Elle avait nom Fanchon

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

Mon amie, ma voisine
Ma Vivianne de l’escalier
Pourquoi l’as-tu englouti
Dans ces eaux noires du pont

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

Et les guerres ont continuaient
Ma pauvre sœur cherchait son nid
Entre ma mère et mon père
C’était l’horizon des hôpitaux

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

Je tentais de trouver une voix
Trop niais, trop naïf, trop rêveur
Tout m’éloignait de la compétition
Des mâles pour la conquête

Pourquoi cette sensation d’abandon
Pourtant, je criais vers tes cieux

J’entends gronder les cieux
J’entends cette voix d’âge en âge
J’entends toutes ces paroles de pleures
Les plus lourdes larmes viennent de Toi

Pourquoi cette sensation de pardon
Alors, tu criais bien vers moi

Patoune et Fanchon
Vivianne et mes parents
Ceux que j’aime et n’aime pas
Toustes reçoivent cette lumière

C’est le temps du pardon venu
C’est le temps de ta lumière