Oraison lumineuse 3 septembre 2021

Deux nuages se rapprochent poussés par vents contraires
Avec infiniment de douceur,
Avec une délicatesse sans rupture,
Des lèvres se forment devant leurs avancées,
Ces lèvres, se rapprochent, se touchent, s’embrassent
Fusionnent. Les deux nuages ne sont plus qu’un.
Un œil dans le ciel qu’éclaire un soleil éveillé.

Sans crier garde,
L’œil descend au plus profond de mon être.
Il descend dans les abysses de soi où je ne suis plus.
Il s’éclaire.
Sa lumière remonte à mes yeux.
Et je vois le sentier lumineux.
Il part à gauche de la route commune.
Il sinue, sentier de clarté, à travers le temps et l’espace.

Ma peur d’aujourd’hui est derrière moi,
Elle est vent qui me pousse sur ce chemin doré.


« L’Angélus est un tableau que j’ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l’angélus pour ces pauvres morts. »

L’angélus est une prière en trois versets, en l’honneur de l’incarnation du Christ. Un Ave Maria suit chaque verset et une oraison conclut le tout. L’angélus se récite trois fois par jour, le matin, le midi et le soir au signal de la sonnerie de cloche appelée elle aussi Angélus (trois fois trois coups suivis d’une sonnerie en volée).
(On a coutume d’incliner légèrement la tête lorsque l’on dit « Et le Verbe s’est fait chair », en signe de révérence pour le mystère de l’Incarnation.)

V/. L’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
R/. Et elle conçu du saint-Esprit.
Je vous salue Marie …
V/. Voici la servante du Seigneur,
R/. qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie …
V/. Et le Verbe s’est fait chair,
R/. et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie …
V/. Priez pour nous, sainte mère de Dieu,
R/. Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de lui.

Oraison triste 2 septembre 2021

Assis sur le talus au bord nord du chemin
Derrière soi les étouilles, l’après moisson du blé
Et devant passe l’ami sur son chariot monté
Au loin brille la cloche du sommet du clocher

L’heure sonne
Je prie
C’est bien la fin de l’été
Toute une vie est passé
Ai-je assez aimé ?


Alors je lis le feuilleton d’Anne Vassivière sur son blog, dont voici le dernière épisode
Ici
Je pleure
Mélancolique de ces temps inattendu avec un avenir à venir
Avec ce que nous vivons aujourd’hui de haines certaines et délitement du présent
et au futur sombre
Les saisons de Lili épisode 12

26 aout 2021 – premier

Le seigneur m’a dit :
« La peur m’éloigne de vous,
La peur, volonté de posséder demain,
Et de se retrouver les mains vides.
La peur m’éloigne de toi. »

Le seigneur m’a dit :
« La crainte me rapproche de vous,
Elle est la porte sur le sans fin,
Elle donne le vertige,
Sur cet inattendu infini.
Elle prodigue une beauté hors du temps,
Et émerveille.
La crainte, vertige et émerveillement,
Par sa joie, me rapproche de toi »

Le seigneur m’a dit :
« Souviens toi de ta moto orange,
Elle était moyen de déplacement,
Mais plus que cela.
Elle était ton amie,
Celle qui t’accompagnait dans tes rêves.
J’étais avec toi par elle.
Tu lui avais donné une âme
Ton âme animée par l’Esprit.
Souviens toi de ta moto orange. »

C’était il y a 43 ans,
Et j’étais 16 ans.

Oraison