Mes amours : aujourd’hui le jeu de rôle

Ma vie trouve son sel dans des amours Agape.

Des amours pour les personnes humaines, pour des personnes humaines, pour des animaux, des plantes, des lieux de natures et aussi des amour pour quelques activités.
Il y a mon engagement en Paroisse, celle de Saint-Jean Baptiste de Belleville. Il y a mes explorations créatrices dans la poésie et le kendo. Mais il y a aussi, et cela depuis 1984 : le jeu de rôle.

Depuis ma plus petite enfance, j’aime lire, j’aime écrire aussi. Mais j’ai deux failles. Mon orthographe est lamentable. Mes idées s’entrechoquent et se bousculent les unes sur les autres, à vouloir prendre plusieurs chemins en même temps et je voudrais les écrire toutes en même temps, alors a part dans quelque poème, ou je puis user sans rougir de la faute d’orthographe assumée ou des idées en carambolage produisent l’effet, je ne puis écrire aucun roman, ni essai (dissertation) qui ne perde à la fin le lecteur.

Et en 1984, je découvre le jeu de rôle par une soirée de nouvel an, ou j’avais organisé un jeu d’enquête collective : qui a tué Abraham ? Alors un des participant m’avait invité à acheter Donjon et Dragon boite rouge.

Je faisais mes premiers pas dans le Jeu de rôle. Très vite je me mettais, avec mes amis à expérimenté cette narration partagée, cette façon d’écrire des histoires d’abord seul pour préparer le scenario et puis ensuite conter collectivement pour obtenir à la fin un objet de souvenir de ce qui avait était vécu. Comme lorsqu’on garde un souvenir de Film, de roman ou d’un essai philosophique ou historique.

Je n’ai jamais cessé d’écrire des campagnes comme Tsuvadra, Marmo dédié à nos enfants voulants approcher aussi le jeu de rôle, et, depuis quelque temps sur ma recherche en écriture rolistique de ce que pourrait être une catéchèse différente, avec Ichthus, explorer la possibilité d’appartenir aux premiers chrétiens des temps romains. C’est quoi vivre suivant la loi intérieure de l’amour du Christ après les deux échecs de Jésus !

L’écriture d’un « scénario » est en fait la constitution d’une boite à outils avec des possibilités de trame multiple. Cela correspond à ma psyché. Et puis vient le moment de la partie, le soir de la partie, ou l’histoire en commune va se construire. Et chacun, chacune, repartant emmène avec lui ses propres souvenirs de l’histoire vécu, ses questions en suspends, ses réponses provisoires, attendant avec impatience la prochaine rencontre.

Je n’écrirais pas de roman, mais j’aime à écrire mes scenarios pour des cercle d’amis. Je ne laisserais pas à la postérité une somme ou une philosophie, mais ce que nous avons vécu avec le jeu de rôle a été vécu et en-cela, le temps n’existant pas, est éternel.

Je vous offre une définition, par un auteur Connu de ce que peu être aussi le jeu de rôle. La parole est à vous Maxime Chattam.

Ichthus JDR à campagnes, campagnes à intrigues

Des campagnes sur le pourquoi les gens s’aiment ou pourquoi ils ne s’aiment pas, ou ne s’aiment-ils plus ? Et, comment retrouver le chemin de l’amour quand on pense avoir été trahi.

Et aussi comment comprendre le message laissé par quelqu’un qui a impressionné des personnes humaines qui en furent les premiers témoins ?

L’intrigue avance avec les joueurs, qui ne sont finalement que les témoins des premiers témoins et à partir de là tissent leurs propres relations.

Attention, Ce sont bien les joueurs qui doivent faire avancer l’intrigue, l’histoire. Le but étant d’explorer ce que veut dire devenir chrétien dans ce monde romain encore en expansion du premier et deuxième siècle. Explorer ces temps des premiers chrétiens.

Je dois beaucoup à Maurice Zundel pour penser le cadre et la théologie de ce jeu de rôle. Il disait de Jésus :
« Jésus, en nous révélant la Trinité, nous a délivrés de Dieu ! Il nous a délivrés de ce Dieu cauchemar, extérieur à nous, qui est une limite et une menace pour nous : il nous a délivrés de ce Dieu-là ! Il nous a délivrés de nous-mêmes qui étions nécessairement, et sourdement, même si nous n’osions l’avouer, en révolte contre ce Dieu-là. »

Deux paraboles m’inspirent pour approfondir ce que je voudrais obtenir avec Ichthus La première est personnelle et c’est celle-ci :

Une personne aime, et elle s’approche de celle qu’elle aime, l’autre, et la nourrie par un sincère et profond
« Je t’aime ! »
Alors dans le ventre de l’autre personne s’allume un feu. Ce feu remonte le long de ses viscères vers son cœur qui s’embrase à son tour, et par le sang transporte cette chaleur nourricière vers son visage, ses yeux, sa tête et ses membres. Ainsi le sourire nait, les bras se tendent, le corps s’avance et elle répond dans un même brasier dans une même alliance :
« Je t’aime ! » Quelque chose de plus est né a été créé dans l’univers, l’amour s’est multiplié.

Mais, parce que l’autre est libre, il peut arriver une autre situation.
L’autre personne entend bien, le « Je t’aime » mais un filtre de néant s’est installé, il entre alors dans la voie (la voix) du doute, alors elle laisse librement se poser des questions naissant du doute, des, « que me veut-il ? » « Qu’attend-elle de moi ? » « Que veut-elle prendre en moi. » Alors pris de peur, la personne refuse cet amour, s’en éloigne et refuse le fruit pour lui en préférer un autre, empoisonné. Alors il en ressent une lourde frustration.
A partir de ce moment là, la personne ayant refuser se justifie en ne voulant plus croire possible l’amour offert, l’amour gratuit. Et, pour retrouver des certitudes qui s’opposeront à ses doutes, ses peurs et ses frustrations, elle construit des lois, des interdictions, des condamnations. Et, ces lois donnent du pouvoir à celui qui en être le maitre.
Un roi (David) peut envoyer un de ses capitaines combattre en première ligne afin qu’il meure et pour enfin posséder cette épouse qu’il voulait posséder. Le chaos s’installe et l’Amour, Aimer, ne devient plus qu’un vague souvenir, comme un rêve inaccessible, le néant avance et brule la création. L’amour premier est oublié.
Pourtant quand celui qui a aimé voit son amour refusé, il ne sait répondre que par encore plus d’amour.

La deuxième parabole est le début de Marc 12 (1-12) :
La parabole des vignerons infidèle. Une personne prépare une terre, y plante une vigne fait en sorte qu’un jour elle puisse donner du fruit. Et cette personne en joie, pense que d’autre doivent profiter aussi de cette joie. Elle invite des vignerons à s’en occuper pour l’année qui vient, l’entretenir et récolté pour enfin partager ensemble cette joie du fruit et du vin qui vient avec.
Au moment du partage, les vignerons veulent tout garder pour eux. Et ils finissent par tuer l’enfant envoyé pour inviter encore à ce partage. Alors la question que faut-il faire fasse à cela.
Nous sommes fasse à l’injustice. Se venger, punir, châtier ?
Le Scandale de l’Amour gratuit c’est qu’il ne sait répondre que par encore plus d’Amour.
La réponse est que la mort du fils pose un acte d’une telle injustice que l’Amour gratuit redevient visible. Il ne faut rien faire mais laisser naitre cette conscience.

C’est le contrât sociale de ce jeu. Vivre l’expérience a travers le quotidien de personne du premier ou deuxième siècle de ce que veut dire vouloir prendre la voie du Christ, transporté sa voix. Témoigner. Parfois le personnage fera fausse route, se trompera de cible, manquera sa cible, mais c’est la conscience de cela qui fera approcher de la réalité de ce que furent les choix, interrogations, peurs et joie des premiers chrétiens.

La difficulté que j’éprouve sont vis-à-vis des règles du jeu, Comme je le rappelle sont issue de D&D 5 et surtout de la version Joan of Arc, ou j’en reprend les aspirations et alignements. C’est donc sur cela que je travaille en relisant les évangiles et des livres ou articles d’historiens traitant de cette époque et surtout en essayant de comprendre ce qu’est « Aimer ! » dans toutes ses dimensions du Corps, de la psyché (l’âme des anciens) et de l’Esprit (comme porte sur l’infini).

La personne humaine est condamnée a avoir cette porte ouverte sur l’infini que rien ne saurait combler, si ce n’est l’infini lui-même.

Tsuvadra et Ichthus : Tu ne tueras point !

Fondement de nos civilisations

Tu ne tueras point !


Dans Tsuvadra et Ichthus, j’ai souhaité par les règles suivre un des deux interdit des civilisation, le « Tu ne tueras point » ou comme le nomme Freud l’interdis du meurtre sans lequel aucune civilisation n’est possible.

Quand dans un moment de violence, le Personnage du Joueur (PJ) est confronté a la possibilité de donner la mort à un donanyme (ou une personne humaine dans Ichthus) volontairement, il devra subir le dilemme du combattant.

Le dilemme du combattant

Le dilemme du combattant consiste en un test au-dessus de la valeur son aspiration principale, exemple 25+ pour Éden dans Tsuvadra ou à 25+ en Foi dans Ichthus. Chaque Aspiration (au nombre de 5 dans Tsuvadra et de 3 dans Ichthus) ayant sa propre valeur de dilemme.

Si c’est un échec, il n’a pu se justifier a son regard intérieur et il marque d’un petit crâne sa caractéristique Charisme. Tant que ce crâne est présent (maximum 3), il est en désavantage sur l’ensemble de ses compétences et test associé au charisme.
S’il obtient 3 crânes actif, il perd définitivement un point de Charisme, et perd un petit crâne et reviens à 2 crânes.