1984 de George Orwell

Ce roman est une référence indispensable pour comprendre les régimes totalitaires et ce qu’est la pensée totalitaire avec le concept de novlangue, que ce soit ses formes dure : Stalinisme, Nazisme ou plus caché comme aujourd’hui le management ultra-libéral. Et ce fascisme ultra-libéral s’est installé partout et les politiques de LREM s’en revendiquent.
Les mots sont tordu, perverti abima, les mots de « bienveillance », de « partage », de « courage », de « pédagogie », d’ »écoute », tous sombre dans le fourre tout de la novlang qui réduit notre champs de pensée commune.

Avec un jeune manager, le mec y dit, « hé j’partage hein« , il veut dire « ben j’t’l’ai dis quoi » et il n’a plus aucun sens de ce qu’est le partage, de tout déposer sur la table et de faire ensuite quelque chose de commun.
Novlang 1984, l’idiotie s’installe !

1984 est a lire en parallèle d’Hannah Arendt, l’homme moderne et la montée de totalitarisme.
Ce sont de solides bagages pour comprendre le pouvoir et son fonctionnement !

Est-ce qu’il faut parler du style, il est claire, précis et sans pitié ! On sait où on est !

L’homme qui plantait des arbres par Jean Giono

Jean Giono en créant et en donnant vie à la belle personne qu’il aurait aimé rencontrer dans sa vie parle de lui dans un tête à tête avec nous, ses lecteurs. Nous le rencontrons et en rencontrant ainsi un auteur, nous nous rencontrons nous même, par ce que ce berger, devenu planteur d’arbre, provoque en nous. Vivre en accéléré dune vie qui s’étale de 1914 à 1957.

Un homme plante des arbres, et la nature change ! Est-ce que nous sommes prêts aujourd’hui à replanter des arbres ? A vivre autrement ?

On pourrait penser qu’il y a peu de figures féminines dans cette nouvelle, mais il y a les brebis, il y a la terre et il y a les jeunes familles qui reviennent après que la terre se soit régénérée par les arbres.

Petite nouvelle à lire presque comme une prière rurale, la prière que notre monde renaisse !

Si c’est un homme par Primo Levi

Primo Levi, ce nom sonne comme le premier levain passé, ce levain primordial qui permet la levée du premier pain de nos fournées présentes et futures.
Nous sommes dans l’enfance de l’humanité, et peut-être sa période la plus trouble, celle de ses 5 ans, capricieuse, coléreuse et elle reste petite, apeurée, jalouse, en quête de sécurité et de jouets qui flattent.

La frustration nous met dans les mêmes états de colère que l’injustice, et, si la colère ne trouve pas vite une cible, elle conduit au mépris, à la dépression ou à la haine.

Nous sommes enfant car pétrit de cette peur sur laquelle le pouvoir pourra toujours jouer, lancer ses maux et les voir rebondir les uns contre les autres dans ceux qui sont à sa merci.

Admirable Primo Levi qui personne humaine mature observa du cœur de l’enfer tout ces évènements, leurs conséquence et leurs enchevêtrements. Et puis, humblement comme un humus bienfaisant, il nous restitua, à nous, ses héritiers, tout cela dans son livre « Si c’est un homme ».

L’humanité est dans son enfance. 6000 ans d’enfance, alors qu’il en faudra 15000 pour arriver à la maturité, c’est terrible pour des personnes humaines qui ont déjà atteint cette maturité, ils n’ont plus alors que le loisir de témoigner, afin que nous apprenions et que nous soit révéler ce que désir notre cœur profond.

Le purgatoire (en comparaison de l’enfer des camps de concentration) avec ses organisations de multinationales s’achemine vers cette enfermement des gens, des personnes humaines dans un modèle où des managers deviennent des kapos contre lesquelles nous ne nous allierons pas. Ces managers nous supprimerons nos espaces au point de les réduire à une petite boite de 80 x 80 x 60 cm et c’est à nous de trouver une place de travail dans un espace construit pour suivre un progrès (non humains) dans un temps moderne (sans respect de la dignité des anciens) et une sorte d’idéal digital qui favorisera l’Idéisme (la fabrication d’idée « innovante », mot qui ne veut en fait rien dire).
Et là, chaque personne pris dans sa peur du pouvoir en place s’affronte contre ceux qui pourrait être ses alliés.

Et j’ai repensé à Primo Levi.

Je pensais que si ceux qui prétendent avoir un pouvoir légitime, l’avaient lu, au moins avoir lu « si c’est un homme », et je ne parle pas de lire Hannah Arendt, il serait alors attentif au mal collatéral qu’ils provoquent et qui fait naitre un égrégore dans leurs prises de certaines décisions sans conscience, nourrissant ainsi la tour de Sauron.

Tout se mêle alors. Nous sommes dans l’enfance de l’humanité, dans ses 5 ans. Atteindra-t-elle sa maturité ?

Merci Primo, de nous aider quand même.

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Le 21ème siècle est !
On y est au cœur !
Et d’ouverture vers l’esprit,
Vers L’amour
(Des trois amours Éros, Phillia Agape) ?
Point !

Des corps asphyxiés cherchant une jouissance avortée !
Qu’avons-nous perdu en chemin ?
Nous, l’humanité !
Que voit le vivant de nous ?
Des chasseurs !

La Recomposition des mondes par Alessandro Pignocchi

Colère à gauche toute

Ils sont 78 !
Ils veulent se redire de gauche !
2019 en France LREM.

Ils ont peur, leur fin est proche !
Le nihilisme n’enfante que du néant !
Ils n’ont pas d’amour pour les gens !

Il suivait juste un hurlement,
Un « PROJET !!! ».
Pour se gorger de journées !
Mais leur temps est compté…
Tic tac…

Et 1000 ans après ?

Révolte par Clara Dupont-Monod

Quelques belles citations

Mon époque ménage les mots. elle les respecte trop pour en abreuver les foules, les utiliser à tort et à travers. Viendra bien un jour où l’on parlera tellement qu’on ne dira plus rien.

Le Plantagenêt l’avait violée. Voilà pourquoi Richard refusait de l’épouser.
Je n’ai pas été surprise. ainsi sont ceux qui pensent qu’un désir est un droit.

Mes textes à moi sont assez hors la loi pour ne pas vouloir imposer la leur.

J’appelle à la guerre contre les enfants gâtés, les tyrans assez bêtes pour contempler le ciel comme on regarde un miroir.

Personne ne connait si bien un lieu qu’un intrus. Le natif, lui, ne mesure pas sa chance. Il se comporte en propriétaire. Il se plaint. Tout lui parait être un droit, et non une chance.

La folie ne nait jamais d’un texte, mais de celui qui le lit. Or Saladin et ses hommes savent lire. que se passera-t-il avec les autres ?

L’expérience vécu à lire

à Venir
Et à venue

Finalement, c’est un exercice très particulier que d’écrire sur un livre qu’on vient de terminer. Beaucoup de chose que l’on ressent à la lecture du livre dépends de ce que l’on vie dans le même temps de la lecture. Vacances, Attente du résultat d’un examen, attente du résultat d’un examen médicale, brouille avec son conjoint, ses enfants, dégouts politique, écœurement autour d’un événement. Tout cela influe la lecture et ce que l’on va en dire.

Et quand on écrit sur cette expérience, que souhaite t’on exprimer ? Donner une envie à d’autre de lire ce même livre, sachant qu’ils ne vivront pas la même expérience, dégouter les autre de le lire, car cela a été pour soi un sentiment de perte de temps ?

En tout cas à la sortie de « La révolte » je me pose ces questions. Si vous me lisez vous saurez que le cycle de Dune de Franck Herbert est un indépassable pour moi, un livre univers et plus encore, un livre inspiré, il parle de l’humanité, il parle de la personne humaine, il parle des relations, il parle du pouvoir, il parle de l’amour, de la responsabilité, dêtre homme ou femme en plus d’être humain.

Alors pourquoi cette envie de parler du cycle de Dune après avoir lu « La révolte » de Clara Dupont-Monod. Et bine peut-être qu’à travers Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, les Rois de France, le Plantagenet, La Fratrie, les épouse, les promises, les concubines, je retrouve une forme de magie, en plus condensé, en plus historique de ce qui m’avait percuté dans Dune.

J’ai aimé lire ce roman, quand j’attendais des résultats d’analyse médicale, quand mes enfants entré dans un nouveau cycle de création, ainsi que mon épouse, quand je demandais : « Et maintenant ? ».
Alors je vous invite à parcourir ce 12ème siècle diablement et divinement humain !

La Recomposition des mondes par Alessandro Pignocchi

Je vis à Paris, quartier Belleville. Un quartier qui glisse petit à petit vers l’épidémie « Bobo » et certainement à cause de personne comme moi. Je suis informaticien, je suis catholique de foi et par le cœur et profondément de gauche, une gauche non marxiste, trop teinté pour moi de certitude sur l’absolu sens de l’histoire. Non un gauche qui serait peut-être celle de Proudhon. Ma vie professionnel à commencé avant l’informatique dans une société de transport urbain et interurbain en SCOP (Société coopérative ouvrière de production). Et ensuite j’ai repris des étude sen informatique. Je me suis toujours méfié de la logique, c’est mon paradoxe. Ma vie s’inscrit dans ce monde consumériste et capitaliste obsédé par le dieu Argent. Un monde ou nous avons perdu le contact avec le cœur, privilégiant toujours la Raison, le cerveau ! Avec la logique et avec la raison, on peut aussi nous faire commettre les actes les plus irrationnels qu’il soit. Et comme chacun est seul, chacun se dit, oui mais les autre ne font rien. On se laisse alors pénétrer de désespoir par paresse spirituel (le 7ème péché capital) ! Et on pourra toujours se dire, il n’y avait rien à faire de toute façon.

J’ai entendu parler depuis le début de notre Dame Des Landes, j’ai même eu l’honneur par ma fille de 20 ans de rencontré un jeune homme, y vivant. J’ai ressenti dans mon cœur de 57 ans, un bouffé d’espoir en ces gens. Et puis tout les média ont contribuer à éteindre cet espoir pour me renvoyer à ma paresse spirituelle.

Et puis mon médecin (étiomedecine), me parle de cette BD qu’il vient de lire. Je fonce chez mon libraire de quartier et lui prend son dernier volume.

Je l’ai lu

Et j’ai revu en face ma paresse.

Il y a des gens qui se battent avec force et générosité pour créer un nouveau mythe fondateur dans lequel le vivant de la terre pourrait rapprendre l’harmonie. Ils tentent la mise en pratique de « Laudato Si », sortir de l’idée de propriété privé pour se penser comme des vivants qui au mieux seront intendant ! Un ethnologue nous les présente ! Alors merci à lui et grâce soit rendu à ces gens qui inventent.

Dune 6 La Maison des mères par F Herbert

Les citations

« Vous les avez irritées » avait dit Murbella. « Et une fois irritées, elles ne se calmeront que lorsqu’elles vous auront anéanties.

Sus aux étrangers !

C’était une réaction singulièrement primaire. Une faiblesse, si vous l’exploiter, se disait Odrade.

La xénophobie poussée à son plus extrême ridicule ?

– C’est parfaitement exact. Nous occupons certaines planètes depuis plus longtemps que quinconce à notre connaissance, mais nous savons très bine que nous ne sommes que les intendantes.

– Si la planète du Chapitre ne vous appartient pas, à qui appartient-elle ?

– Peut-être à personne. La question que je pose, c’est : de quelle manière se sont-elles mutuellement marquées, cette planète et la communauté de mes sœurs ?

Il fait corps avec sa machine, se disait-elle. C’était typique de la manière dont le genre humain s’adaptait à ce qu’il faisait. Lucille sentait là une source de faiblesse. si l’on s’adaptait trop étroitement à une activité, on risquait de voir s’atrophier ses autres capacités.
Nous devenons ce que nous faisons.

– A mes réactions viscérales. Ce sont elles que je cherche à déchiffrer, et pas la personne que j’ai devant moi. Je sais quand quelqu’un me ment parce que j’ai envie de lui tourner le dos.

– C’est donc ça ton secret ! En lui tambourinant l’épaule que le drap découvrait.

– « D’autres procèdent différentes. J’ai connu une fille, elle disait qu’elle reconnaissait un menteur à ce qu’elle avait envie de le prendre par le bras et de faire un bout de chemin avec lui pour le consoler.

J’ai posé des questions différentes. Des choses qui se produisent ensemble peuvent être liées par des relations souterraines. Que sont les causes et les effets face à la simultanéité ?

Les créatures furent remplacées par des disrupteurs
Des armes capables d’obnubiler l’Activité mentale et de troubler les processus vitaux.
Disrupteurs ? Je n’avais jamais entendu ce mot avant
Les disrupteurs laissèrent à leur tour la place à des chercheurs G-zéro » conçus pour se lancer à la pour suite de cibles spécifiques.
Ceux-là, je les connais.

Murbella ressentait cela comme un fardeau. Le paiement fait par le Tyran pesait sur ses épaules
– Je ne lui ai pas demandé de se sacrifier pour moi.
Odrade ne pouvait laisser passer cela.
– Il l’a fait quand même.
– Navrée, Dar. C’est vrai qu’il a payé. Et maintenant c’est à moi de payer à mon tour.
– Ainsi, vous êtes finalement devenue une vraie Révérende Mère!

Et je referme le livre

Et je ferme le cycle de Dune pour la 12ème fois depuis 1980.

Comment être à la hauteur pour en discourir. Une œuvre imprégné d’une spiritualité si sincère, si profonde, si discrète et si humble. Une spiritualité si douce qu’elle marche avec ses chausson sur la pointe des pieds, parce qu’elle ne veut pas encombrer, ni déranger, ni Dieu, ni les dieux et déesses. Et ces femmes sont des déesses.

Par contre Herbert ne se gène pas pour nous bousculer dans nos certitudes en matière politique. Il nous fait prendre conscience de ce qu’est l’amour profond, l’amour de ce qui aime et sont près à tout donner pour des descendants qui n’existe pas encore. Un amour Divin.

Un cycle a coté duquel, il ne faut pas passer, même et surtout aujourd’hui en ces temps trouble, en ces temps intéressant comme le dirais ce cher Miles Teg et cet adorable Duncan Idaho. Mais mon amour le plus profond va à Odrade qui a tout donné.

Ils vont tuer Robert Kennedy : Marc Dugain

Quand lire veut dire lire
Parce qu’écrire c’est écrire
Merci Marc Dugain

Quelques citations préalable

« La spiritualité de ces ethnies d’Amérique nous renvoyait cruellement l’image de la nôtre, dévoyée, corrompue, pleinement complice de la dégradation de notre relation avec notre environnement. »

« Deux minutes avant sa mort, il est le leader d’un mouvement dont la disparition est déjà programmée. »

« Elle est morte pour avoir souhaité que son intelligence, sa finesse d’esprit, dissimulées derrière le paravent de ses outrances et de ses caprices, soient mieux considérées que son corps maltraité d’être trop désiré. »

Visite du roman

Je remonte juste de cette visite dans les caves de la politique. Une remontée après avoir visité en voleur les secrets du pouvoir, de ces secrets qui ne sont pas des mystères. de ces secrets qui révèlent qu’on tue des gens justes pour un peu plus d’argent, un peu plus de pouvoir pour encore un peu plus de temps.
Dérisoire !
Roman noir !
Un roman noir d’homme !
Je remonte à l’instant de ces caves humides, froides secrètes ou la lecture de ce roman nous jette, comme sait si bien le faire un autre grand de la littérature américaine Ellroy dans sa trilogie Underworld USA.
L’écriture de Marc Dugain est-elle mystérieuse ? Est-ce un secret sacré offert à quelques initiés faisant d’eux des mystes du conte et de la langue française ?
J’aime sa langue française qui me fait regretter que beaucoup de chanteur français populaire (pardon pop) ait abandonné notre langue au profit de l’anglais. Un complot de nous tous contre nous tous.
Voilà ce que j’aime lorsque je rencontre un bon et beau livre. Des milliers de questions se retrouve posé sur le pas de la porte.
Ce n’est pas reposant, ça non ! Mais je me réveille plus conscient au monde, au cosmos. Une fois ses sombres secrets dérisoires révélés, il s’en retrouve plus mystérieux, plus merveilleux et donne envie de vivre.
C’est le paradoxe du roman noir !
Merci monsieur Dugain et merci à votre ange gardien !