Psaume 71 ( 72) 2022

« Les couilles de Macron, ou, Les seins de Pécresse ? »

Se demande t’il assis devant le crane de sa civilisation qui crève dans la peur et la haine !
Alors, il remonte élégamment sur le pont du Titanic siffler dans le ciel étoilé une dernière mélodie. Il danse sous les étoiles nocturnes pour la beauté du geste et l’amour de Dieu !
Le naufrage est là, devenons humus à l’avenir de ceux qui viendront après nous. Ils seront d’une présence inattendue.

Il avait en lui ce Psaume 71 – 2022

Peuple, donne au Président tes pouvoirs,
À ces enfants de Roi ta justice.
Que le président gouverne avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !
Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Mais la Foi s’est perdue dans l’excès de cette liberté de petit garçon de cinq ans (la petite fille au même âge a déjà franchi moult caps).

La Foi s’est perdue dans l’excès d’hédonisme devenu frustration, je veux jouir tout de suite de tout, Éros devenu cupide Cupidon.

La Foi s’est perdue dans l’usager, le citoyen, le patient devenu unique Client de tout. Le Client pensait être unique, il est comme tous, un zombie en putréfaction qui ne s’offre plus d’avenir tant il a voulu calculer son futur.

La Foi s’est perdue dans des églises qui ont trahis et des bourgeois apeurés courant au marché trouver une télé de consolation. Les garçons s’agglutinent au match et se rassurent en pensant faire peuple à drapeau par la haine de l’équipe d’en face. Ils sont Clients Zombis du marché Foot !

Alors voilà où nous en sommes. De nos choix de Client du marché politique il nous reste deux produits, et c’est le même :

« Les couilles de Macron, ou, Les seins de Pécresse ? »

Danse avec l’aube

M’offrant à l’aube à l’oraison, je pose un acte de foi. Un acte qui s’ajoute à tous les autres, les éclairés et les pauvres en lumière. Acte posé pour recevoir la grâce d’être enflammé par la Foi.
Je suis assis face à la neuvaine et je t’imagine assis de même à coté de moi. Je ne te vois pas, si je te voyais je m’embraserais, car en toi il y a plus que tous les soleil ardent de l’univers, des univers réels, possibles et inattendue, improbable. Tu es Vous, Père Fils et Esprit-Saint ou Mère, Père, Grand-Père, Grand-Mère, Fille et Souffle de Vent.

Acte de foi à l’aube qui n’est qu’entrainement, comme on s’entraine en Asa – Geiko* en Kendo au MEN, pour espérer en confiance qu’un jour se réalise le MEN PARFAIT qui occupe tout notre esprit lorsqu’il se réalise malgré soi. Il est sans aucune certitudes, il vient comme une grâce.

Je m’offre à l’oraison de l’aube avec mes imperfections, mes digressions multiples, mes colères parfois, souvent contre les politiques en place et leur idéologie néolibéraliste mortifère. Alors je pose l’acte : « Je crois en Dieu… » aucune certitudes, aucun savoir, juste une co-naissance, juste un entrainement, encore et encore.

Je pose et dépose à l’aube cet acte de foi et qu’au moment de ma Mort, la FOI, la confiance en TOI soit présente en moi. …Et, dans la lueur de la bougie de mon offrande j’aperçoive le visage de ciel doux et les ailes en rayon de lumière de mon ange-gardien. Mon ange qui est en moi, ce Moi élargi a tout ce que je fus, je suis, je serais et tout ce que j’aurais pu être, pu emprunter comme chemin, me regarde.

Douce apparition, grâce de dernière minute en cette oraison de l’aube.


* Asa Geiko, le Geiko du matin à l’aube et à jeun.

L’espérance est désespérée

Mgr Tonino Bello

En lisant la prière de cette personne humaine écrite dans les années 80, il me reste quelques phrases.

« Si aujourd’hui nous ne savons plus attendre, c’est parce que nous sommes à court d’espérance. Ses sources se sont asséchées. Nous souffrons d’une crise profonde du désir. Et, désormais insatisfaits des mille succédanés qui nous assaillent, nous risquons de ne plus rien attendre, pas même les promesses sacrées et immatérielles qui peuvent nous être données par ce qui nous dépasse.
Arrivés au seuil du troisième millénaire, nous nous sentons malheureusement plutôt fils du crépuscule que prophètes de l’Avent.
Réveillons dans nos cœurs la passion de fraîches nouvelles à porter à un monde qui se sent déjà vieux.

Face aux changements qui secouent l’histoire, il peut nous être donné de sentir sur notre peau les frissons des commencements. Il nous est offert de comprendre qu’il ne suffit pas d’accueillir, il faut attendre.

Accueillir est parfois un signe de résignation.
Attendre est toujours un signe d’espérance. »

Et ce même jour, Taubira (j’ai déjà parlé des socialistes) vient rajouter de la confusion à notre nation déjà perdue, entre la peur d’autrui et du fortuit on oublie le désir de retrouver une forme de (soro)Fraternité pour prendre un nouveau chemin, une nouvelle voie qui ne sera plus faite d’un futur calculé par du big-data, mais pavée d’avenirs fleurissants d’inattendu. Ma douce amie de presque 40 ans de vie, me raconte ce matin sa soirée avec des sociologues, des lettrés, et qui fut pourtant une soirée en Beauf-land, pays où le sacré est banni. Il n’y avait plus que matérialité des objets, goût de la nourriture carnée sans conscience qu’elle a été vie, et le rire gras des moqueries, la dérision et le presque nihilisme qu’ils appelaient « On aime rigoler ». En ce pays de lieux communs, la porte des mystères était fermée à jamais.

Triste, un peu écœuré, déçu par la description de cette soirée passée dans un milieu privilégié, à l’abri des souffrances matérielles et financières, qui a eu la chance d’être éduqué, qui a beaucoup voyagé etc… j’ai dû relire la prière de Mgr Tonino Bello pour sortir des ténèbres.

Le porte des mystères, cette porte que l’on cherche et ouvre comme par inadvertance avant même de l’avoir trouvée, cette porte nous procure, nous offre, nous donne une expérience nouvelle, une vie renouvelée. Elle nous laisse cette étrange impression d’avoir grandi. Je l’ai vécu avec la grippe*, des virus ramenés du Gabon ou du Liban, je l’ai également vécue dans l’expérience de mort subite et ressuscitée, je la vis parfois en pratiquant le kendo, en allant voir de la danse contemporaine, en participant à une partie de jeu de rôle ou en m’offrant à l’oraison comme ce matin, quand ce texte m’a été offert à la méditation. Quelque fois également, la porte s’ouvre lors d’une rencontre inattendue avec l’autre, et où la seule action qui soit attendue de nous est d’accueillir un sourire profond de joie : « Oh toi, merci ! Je suis en joie de t’avoir vu et de savoir que tu existes. »

* J’ai eu le Coronavirus. Il n’a rien de commun avec une grippe : fièvre minable mais constante de 38, pourtant tremblements et douleurs comme si on avait 41, toux qui ne dégage rien et mal de tête sans localisation précise. Si un jour on nous révèle que ce virus n’est pas naturel, alors cela ne m’étonnera pas. Il a apporté la peur, la division et la haine entre nous. Notre nation ouverte aux autres, s’est refermée. Cette peur de ceux qui n’ont plus de joie, plus d’espérance, qui ne savent plus qui est l’autre et refusent la porte des mystères.

Mes sœurs et frères en humanité, sachez que quoi qu’il arrive nous allons mourir. Nous ne sommes pas immortels, mais la patience et l’espérance peuvent nous conduire hors du temps, dans l’éternité. Quoi que nous vivions, nous avons toujours la liberté d’en avoir conscience.

Et qu’est-ce que la conscience ?
Un mystère ?