Révolte par Clara Dupont-Monod

Quelques belles citations

Mon époque ménage les mots. elle les respecte trop pour en abreuver les foules, les utiliser à tort et à travers. Viendra bien un jour où l’on parlera tellement qu’on ne dira plus rien.

Le Plantagenêt l’avait violée. Voilà pourquoi Richard refusait de l’épouser.
Je n’ai pas été surprise. ainsi sont ceux qui pensent qu’un désir est un droit.

Mes textes à moi sont assez hors la loi pour ne pas vouloir imposer la leur.

J’appelle à la guerre contre les enfants gâtés, les tyrans assez bêtes pour contempler le ciel comme on regarde un miroir.

Personne ne connait si bien un lieu qu’un intrus. Le natif, lui, ne mesure pas sa chance. Il se comporte en propriétaire. Il se plaint. Tout lui parait être un droit, et non une chance.

La folie ne nait jamais d’un texte, mais de celui qui le lit. Or Saladin et ses hommes savent lire. que se passera-t-il avec les autres ?

L’expérience vécu à lire

à Venir
Et à venue

Finalement, c’est un exercice très particulier que d’écrire sur un livre qu’on vient de terminer. Beaucoup de chose que l’on ressent à la lecture du livre dépends de ce que l’on vie dans le même temps de la lecture. Vacances, Attente du résultat d’un examen, attente du résultat d’un examen médicale, brouille avec son conjoint, ses enfants, dégouts politique, écœurement autour d’un événement. Tout cela influe la lecture et ce que l’on va en dire.

Et quand on écrit sur cette expérience, que souhaite t’on exprimer ? Donner une envie à d’autre de lire ce même livre, sachant qu’ils ne vivront pas la même expérience, dégouter les autre de le lire, car cela a été pour soi un sentiment de perte de temps ?

En tout cas à la sortie de « La révolte » je me pose ces questions. Si vous me lisez vous saurez que le cycle de Dune de Franck Herbert est un indépassable pour moi, un livre univers et plus encore, un livre inspiré, il parle de l’humanité, il parle de la personne humaine, il parle des relations, il parle du pouvoir, il parle de l’amour, de la responsabilité, dêtre homme ou femme en plus d’être humain.

Alors pourquoi cette envie de parler du cycle de Dune après avoir lu « La révolte » de Clara Dupont-Monod. Et bine peut-être qu’à travers Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, les Rois de France, le Plantagenet, La Fratrie, les épouse, les promises, les concubines, je retrouve une forme de magie, en plus condensé, en plus historique de ce qui m’avait percuté dans Dune.

J’ai aimé lire ce roman, quand j’attendais des résultats d’analyse médicale, quand mes enfants entré dans un nouveau cycle de création, ainsi que mon épouse, quand je demandais : « Et maintenant ? ».
Alors je vous invite à parcourir ce 12ème siècle diablement et divinement humain !

Dune 6 La Maison des mères par F Herbert

Les citations

« Vous les avez irritées » avait dit Murbella. « Et une fois irritées, elles ne se calmeront que lorsqu’elles vous auront anéanties.

Sus aux étrangers !

C’était une réaction singulièrement primaire. Une faiblesse, si vous l’exploiter, se disait Odrade.

La xénophobie poussée à son plus extrême ridicule ?

– C’est parfaitement exact. Nous occupons certaines planètes depuis plus longtemps que quinconce à notre connaissance, mais nous savons très bine que nous ne sommes que les intendantes.

– Si la planète du Chapitre ne vous appartient pas, à qui appartient-elle ?

– Peut-être à personne. La question que je pose, c’est : de quelle manière se sont-elles mutuellement marquées, cette planète et la communauté de mes sœurs ?

Il fait corps avec sa machine, se disait-elle. C’était typique de la manière dont le genre humain s’adaptait à ce qu’il faisait. Lucille sentait là une source de faiblesse. si l’on s’adaptait trop étroitement à une activité, on risquait de voir s’atrophier ses autres capacités.
Nous devenons ce que nous faisons.

– A mes réactions viscérales. Ce sont elles que je cherche à déchiffrer, et pas la personne que j’ai devant moi. Je sais quand quelqu’un me ment parce que j’ai envie de lui tourner le dos.

– C’est donc ça ton secret ! En lui tambourinant l’épaule que le drap découvrait.

– « D’autres procèdent différentes. J’ai connu une fille, elle disait qu’elle reconnaissait un menteur à ce qu’elle avait envie de le prendre par le bras et de faire un bout de chemin avec lui pour le consoler.

J’ai posé des questions différentes. Des choses qui se produisent ensemble peuvent être liées par des relations souterraines. Que sont les causes et les effets face à la simultanéité ?

Les créatures furent remplacées par des disrupteurs
Des armes capables d’obnubiler l’Activité mentale et de troubler les processus vitaux.
Disrupteurs ? Je n’avais jamais entendu ce mot avant
Les disrupteurs laissèrent à leur tour la place à des chercheurs G-zéro » conçus pour se lancer à la pour suite de cibles spécifiques.
Ceux-là, je les connais.

Murbella ressentait cela comme un fardeau. Le paiement fait par le Tyran pesait sur ses épaules
– Je ne lui ai pas demandé de se sacrifier pour moi.
Odrade ne pouvait laisser passer cela.
– Il l’a fait quand même.
– Navrée, Dar. C’est vrai qu’il a payé. Et maintenant c’est à moi de payer à mon tour.
– Ainsi, vous êtes finalement devenue une vraie Révérende Mère!

Et je referme le livre

Et je ferme le cycle de Dune pour la 12ème fois depuis 1980.

Comment être à la hauteur pour en discourir. Une œuvre imprégné d’une spiritualité si sincère, si profonde, si discrète et si humble. Une spiritualité si douce qu’elle marche avec ses chausson sur la pointe des pieds, parce qu’elle ne veut pas encombrer, ni déranger, ni Dieu, ni les dieux et déesses. Et ces femmes sont des déesses.

Par contre Herbert ne se gène pas pour nous bousculer dans nos certitudes en matière politique. Il nous fait prendre conscience de ce qu’est l’amour profond, l’amour de ce qui aime et sont près à tout donner pour des descendants qui n’existe pas encore. Un amour Divin.

Un cycle a coté duquel, il ne faut pas passer, même et surtout aujourd’hui en ces temps trouble, en ces temps intéressant comme le dirais ce cher Miles Teg et cet adorable Duncan Idaho. Mais mon amour le plus profond va à Odrade qui a tout donné.

Ils vont tuer Robert Kennedy : Marc Dugain

Quand lire veut dire lire
Parce qu’écrire c’est écrire
Merci Marc Dugain

Quelques citations préalable

« La spiritualité de ces ethnies d’Amérique nous renvoyait cruellement l’image de la nôtre, dévoyée, corrompue, pleinement complice de la dégradation de notre relation avec notre environnement. »

« Deux minutes avant sa mort, il est le leader d’un mouvement dont la disparition est déjà programmée. »

« Elle est morte pour avoir souhaité que son intelligence, sa finesse d’esprit, dissimulées derrière le paravent de ses outrances et de ses caprices, soient mieux considérées que son corps maltraité d’être trop désiré. »

Visite du roman

Je remonte juste de cette visite dans les caves de la politique. Une remontée après avoir visité en voleur les secrets du pouvoir, de ces secrets qui ne sont pas des mystères. de ces secrets qui révèlent qu’on tue des gens justes pour un peu plus d’argent, un peu plus de pouvoir pour encore un peu plus de temps.
Dérisoire !
Roman noir !
Un roman noir d’homme !
Je remonte à l’instant de ces caves humides, froides secrètes ou la lecture de ce roman nous jette, comme sait si bien le faire un autre grand de la littérature américaine Ellroy dans sa trilogie Underworld USA.
L’écriture de Marc Dugain est-elle mystérieuse ? Est-ce un secret sacré offert à quelques initiés faisant d’eux des mystes du conte et de la langue française ?
J’aime sa langue française qui me fait regretter que beaucoup de chanteur français populaire (pardon pop) ait abandonné notre langue au profit de l’anglais. Un complot de nous tous contre nous tous.
Voilà ce que j’aime lorsque je rencontre un bon et beau livre. Des milliers de questions se retrouve posé sur le pas de la porte.
Ce n’est pas reposant, ça non ! Mais je me réveille plus conscient au monde, au cosmos. Une fois ses sombres secrets dérisoires révélés, il s’en retrouve plus mystérieux, plus merveilleux et donne envie de vivre.
C’est le paradoxe du roman noir !
Merci monsieur Dugain et merci à votre ange gardien !