Encore novembre

« Métamorphose », ce matin, le mot comme titre me fut imposé. Samedi, « jour après », se fermait. Il était publié et proposé en Lulu, « trailé » en un seul poème. Et déjà le nouveau recueil devait s’installer, trouver son titre, s’annoncer. Il y a eu bien des pluies de mots depuis dimanche. Mais ce matin, lundi 28 novembre 2022, Métamorphose s’imposait !


Il appelé le renouveau, il appelé ce texte d’Hanna Dallos dans les dialogues avec l’ange :


« Ne vous inquiétez pas ! Une transformation merveilleuse commence (…) Les anciennes enveloppes éclatent. Elles se déchirent, elles tombent en lambeaux. Ne vous effrayez pas ! Ce qui vous arrive n’est pas peu de chose. »

Le recueil de l’année liturgique 2021-2022 sur Lulu.com

Günther Anders et Gaël Giraud

C’est en 1956 que le philosophe Allemand Günther Anders écrivit cette réflexion prémonitoire :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif en réduisant de manière drastique le niveau & la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.

« Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste… que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif. »
« On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s’interroger, penser, réfléchir. »

« On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté »

Günther Anders
«l’obsolescence de l’homme» 1956.


Et puis on entends Gaël Giraud dans l’Obs qui nous ouvre d’autres voies possible

Pour la sortie de son livre

Composer un monde en commun
Une théologie politique de l’anthropocène