Les solidarités mystérieuses par Pascal Guignard

Une citation

C’est toujours un mystère.
Des gens qu’on ne voit nulle part, s’assemblent dans les églises.

Lire !

Une personne humaine lit.

Elle consacre une partie de son temps de vie éveillé à lire.

A lire un roman, un essai, une revue, une BD, un livre d’art, un tract, l’étiquette d’une boite de petit pois en conserve (private joke pour mon ami Gilles).
C’est un temps de « hors-là ». Que ce temps soit dans le transport en commun, dans un canapé, sur un banc public, une plage, une crique, un bar, un lit, ce temps n’est pas ici, il n’est pas là, il est « hors-là », il est dans des signes écrits.

Et cette personne est un être complexe, possédant un passé joyeux, douloureux, triste, mélancolique, exaltant, conscient ou inconscient ; possédant un présent de vie en un lieu concret animé de désirs, de peurs, de colères, d’envies, de jalousies, de gourmandises, de dégouts, de plaisirs. Pourtant elle lit.
Elle lit, ici, en ce moment plutôt que de se projeter, d’imaginer, de préparer, de calculer son futur, ou, au calme, accueillir son avenir toujours inattendu comme est l’avenir.

Elle lit.

Elle lit pour se distraire, avec tout ce que transporte l’idée de distraction. Elle lit pour provoquer des pensées inattendues, faire venir des questions qu’elle ne pensait pas se poser. Elle lit avec une attente quelle qu’elle soit.

Elle lit et continue d’appartenir à son milieu social, populaire, classe moyenne, petite bourgeoisie, bourgeoisie, aristocratie. Elle lit alors qu’elle est dans une vie, la sienne, dont elle ne connait pas la fin, pourtant elle lit et le livre qu’elle lit possède une dernière page, un dernier mot, un point final. Une fois refermé, il reste juste…

Que reste-t-il finalement ?

Un bon moment ?
Un oubli de soi momentanée ?
Des questions ?
Des milliers de questions peut-être ?
Et peut-être même une révélation, une transformation, une expérience inoubliable.

Eh, pourquoi ce préambule interminable pour parler des « solidarités mystérieuses par Pascal Guignard ». Pour écrire sur une histoire simple raconté à cinq voix. Une bête histoire d’amour chronologique et pourtant « dyschronique » ou chaque instant semble éternel.
Ce roman arrive dans ma vie, en synchronie avec une transformation physique (je vieilli), psychique (plus de souvenirs que de projets) et spirituel (le saut quantique de la foi vers Agapé).

Et je me demande si le roman que je viens de terminer est le même pour chaque lecteur, malgré le même enchainement de mots.
Le roman est inattendue, ou sourd l’avenir comme source sans cesse renouvelé et où le futur est enfin jugulé, tout cela dans le présent en étant PRÉSENT.
Évidement ce n’est pas un critique, mais juste un compte rendu d’expérience de lecture.

Posez vous un instant la question : pourquoi un tel compte rendu pour ce roman ?

Alors tentez l’expérience de cette même lecture et racontez-moi.

Bien à vous,

Tous.

La nuit juste avant les forêts de Bernard Koltès

Parce que cette pièce écrite en 1977 est toujours vivante et vibrante.
Le texte m’avait retourné lorsque je l’avais vu joué par Denis Lavant en novembre 2000 aux abbesses. elle reste ancrée et encrée en moi.
Elle se rappelle a moi, chaque fois ou je croise un SDF perdu dans sa misère et dans sa lumière.

On ne peut que écouter et ré-écouter ce texte qui transcende tout les plans séquences. La condition humaine dans toute sa splendeur.

Le théâtre ou il ne reste plus que le chœur d’un cœur !

Le film n’est visible que jusqu’au samedi 11 novembre 2020.

Coup de Gueule : série La Révolution

Note : 1 sur 10.

C’est rare que je fasse cela, mais là je suis vraiment énervé !

Une série française aussi mauvaise cause plus de dommages collatéraux au cinéma français et à notre culture en histoire que n’importe quel Taxi de Besson.

Le scénario est d’une très grande pauvreté, on revient à la pauvreté des publicitaires années 80. Les images ne sont que bien « zolies » mais restent sans aucune imagination.
Les scènes d’actions du John Woo mal digéré.
Refaire un succédané de vampires sans aucune profondeur psychologique, est révélateur d’un manque de travail. Mais personne n’a relu les scénarios avant ?
La bande son est assourdissante et on entend mal les acteurs par moment.

Et les acteurs ?

Parlons en des acteurs, ils sont mauvais, pas dirigé. Quand ils jouent on ne voit que leur petite personne d’acteur, et elle possède plus d’importance que le personnage qu’ils jouent. Ce que ne ferait jamais un acteur anglo-saxon ou même suédois. Pour ces acteurs là, le personnage est plus important que leur personne.
Une catastrophe. Tout est superficiel.
Très, très déçu.

Pourtant il y avait de quoi trouver à faire du fantastique autour de la révolution française, je pense par exemple à la trilogie de Pierre bordage 1792 -1793 – 1794.

Le génie des alpages par F’Murr

Enfant je gardais nos moutons. Quand plus tard, j’ai découvert F’Murr et son Génie des alpages, j’ai retrouvé toute la beauté de ces animaux et du mystère de la Pâture.

Un bon berger est un berger rêveur, les moutons restent toujours autour des rêveurs, cela les attire.

Seul le chien est bienveillance (bien voir), il est la partie raisonnable de la pâture dans les coteaux sauvages.

Il faut avoir connu cela !

Le Royaume d’Emmanuel Carrère

Aucune citation ne m’est venu quand je l’ai lu.

<Pas Gentils>

J’ai tout lu le roman, et jusqu’à al fin, car je voulais savoir !
Trop de pages ayant un goût de néant ! Ce néant absolue de non-temps, de non matière, le rien sans amour.
J’ai détester !
Une histoire d’un christianisme, basé sur sa petite personne à lui personnellement qu’il a, et, qu’il aime, heu, non voir qu’il aime se détester. C’est un selfie de lui-même devant une croix kitch.

Pendant trois ans, le monsieur a consommé de la FOI au kg, et puis maintenant, il est lassé, il s’ennuie le bonhomme, il doit consommer autre chose. Tien peut-être du végan ?

Je l’ai lu il y a deux ans, je viens de la vendre 50 centimes a un vide grenier !

Quelques temps après avoir vendu le roman, je lisait l’affaire Jésus d’Henri Guillemin, voilà quelque chose qui vaut vraiment le temps de la lecture sur un autre Jésus, et cela en moins de 200 pages.

</pas gentils>

Quand Yoga est sortie, je me suis dis « tient il va nous parler de son parcours en yoga et en déprime. En fait a par lui et ses malheurs rien ne semble vraiment intéresser. Et pourtant il vend son livre !

Je suis las, mais las !

Pour la sortie littéraire allez plutôt du coté d’Alain Teulié

Stella Finzi par Alain Teulié

Quelques belles phrases

Après le premier achat, je n’avais pas pu me retenir des autres. Et désormais, tous mes vœux de la veille avaient été exaucés. Un citadin accumule des songes, des insatisfactions, des déceptions, en fonction des choses qu’il aperçoit et ne possède pas.
Il l’ignore, mais la frustration est là, sournoise. Les devantures sont des mains qui nous ça ressent. Elles ne nous choient vraiment que
si on leur cède Or, la plupart du temps, on ne le peut pas.

En amour, les hommes sont des imposteurs. Leur sexualité les rend compulsionnels et menteurs. Ils jouent le personnage que la femme espère. Elle est l’auteur de la pièce, sans le savoir. Mais hélas elle confie son œuvre à de piètres interprètes. Sur la scène de l’espoir des femmes, les hommes sont de mauvais acteurs.

– Vous aimez trop la beauté pour vous attacher à moi. Et vous avez trop d’orgueil. Ce n’est pas dommage. C’est comme ça.
Je ne sus que répondre. Elle avait raison. La plupart du temps, elle se mettait sur moi. Elle était la maîtresse du jeu. Le mot maîtresse venait de là, du Moyen Âge. C’était le nom de celle qui décidait, qui testait le chevalier, pour voir s’il savait tenir ses ardeurs et les libérer quand elle le voulait. Elle me dominait, bien sûr. Personne n’avait su le faire, jamais. La femme en moi était comblée.

Mais je reviendrais sur cette citation, dans mes impressions de lectures

Impressions de lectures

A venir dans les jours qui viennent, mais

Certainement l’un des meilleurs romans de la sortie littéraire 2020. Loin des insincères romans d’Amélie Nothomb ou Emmanuel Carrère, dont nous rabatte les médias pour maximiser les profits sur quelques produits.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi sincère d’un auteur. Mais j’y reviendrait. Uns sincérité qui a mon avis dépasse l’auteur lui-même.

L’auteur du roman Stella Finzi est un homme blanc de 60 ans, or, qu’avons-nous encore à dire, nous, les hommes blancs nés dans les années 60, nous, les baby-boomers devenus papy-boomers ?

Quand je regarde la génération d’hommes et femmes nés entre 1995 et 2005, je perçois un tel bouillonnement, un tel questionnement, une telle créativité, un tel sens de la responsabilité (que l’on retrouve dans les Z.A.D., le mouvement végan, la BD, le cinéma, le spectacle vivant, l’artisanat, la création en général) une telle remise en question des modes de vie, que je me rends compte que ce que nous avions cru immortel, ne l’est absolument pas. Les gens de ma génération ont en fait confondu immortalité et éternité.

Quand nous disions que l’argent doit arrêter de dominer les relations humaines (que ce soit entre les différents genres, phénotypes, orientations sexuelles), la réponse toute faite était invariablement « Cela a toujours était ainsi ».

J’imagine que déjà au cœur du 13ème siècle, la réponse était identique, même si le questionnement différait. Cette réponse toute faite est de tout temps, elle se résume à refuser de changer quoi que ce soit aux pouvoirs en place.

Qu’avons-nous donc encore à dire, nous, hommes blancs de ma génération qui sommes aujourd’hui souvent attaqués (et pas forcément toujours à tort) ? Ce que nous pouvons dire, et que nous sommes les seuls à savoir, c’est que nous ne sommes pas comme les hommes qui avaient 60 ans quand nous en avions 20 : le patriarcat n’avait pas encore été remis en question, la pensée bourgeoise dominait et le but de beaucoup de personnes était de vivre comme les bourgeois. Or les choses ont grandement changé et nous sommes ceux qui pouvons en attester. Nous avons vécu ce changement et nous pouvons en témoigner. L’auteur de Stella Finzi est un homme de cette génération-là et l’attaquer sur le fait qu’il soit homme blanc de 60 ans n’est pas juste. Il ne porte pas plus que moi tous les maux du monde qu’on nous reproche.

Beaucoup de choses ont bougées quand nous avions entre 20 et 40 ans, s’exprimant par les mouvements punk, rock etc…mais en sous-marin, le libéralisme se cachait derrière le mot liberté, il était déjà là, prêt pour sa victoire totale. Avec tout l’orgueil et la vanité qui étaient les nôtres de nous croire nous-même meilleurs que nos parents, nous étions sans le savoir en train de foncer vers l’individualisme et le narcissisme. Nous nous habillions de l’ironie comme s’il s’agissait de la plus haute forme de l’intelligence. Nous étions cool et « faisions la fête ». Erreur de jeunesse.

Aujourd’hui, à 60 ans, nous ne savons plus ce qui appartient au modèle de société qu’on s’est laissé imposer et auquel nous avons collectivement contribué, ou à nos véritables aspirations. Sans cette pression patriarchale bourgeoise blanche, quel serait notre chemin ? Il n’y a pas que Judith Butler dans les années 2000, ou Greta Thunberg aujourd’hui qui se soient posées cette question, même si je les respecte éminemment et pense qu’elles (et d’autres) posent les questions bien mieux que nous. Certains hommes blancs de 60 ans se posent également cette question.

Qu’avons-nous donc encore à dire, nous, hommes blancs de ma génération qui sommes aujourd’hui souvent attaqués (et pas forcément toujours à tort) ? Ce que nous avons à dire se trouve en creux dans le roman d’Alain Teulié Stella Finzi, et il ne faudrait pas se contenter de le lire superficiellement.

Ce roman est pour moi le meilleur livre de cette sortie littéraire. C’est une tornade, un choc, une parabole, une allégorie qui arrive exactement au bon endroit et au bon moment pour poser des questions aussi profondes sur le lien brisé qui se ré-invente en relation libérée et donc beaucoup plus riche et nouvelle. Comme les religions aussi, devraient se réinventer. Et cela n’a rien à voir avec une quelconque « innovation », il s’agit de découverte, d’invention, de création.

Ce roman est écrit par un homme à un moment de sa vie où il ne lui reste que la plus profonde sincérité que puisse avoir un auteur de ma génération. Nous sommes loin de ces romans-produits qui ne sont plus que des objets creux, standardisés et préfabriqués avec du sociétal dedans, comme des produits bio issus des chaines industrielles !

Le narrateur de Stella Finzi accepte d’être perdu et de se perdre à jamais car rien dans le monde ne peut plus lui offrir de savoir ce qu’il désire au plus profond de lui-même. Il est vide, vidé par son époque, sans épopée, sans aventure qui lui laisse du désir, sans joie de vivre. Il finit par détruire même les restes de ses liens avec autrui. Ce roman n’a rien de sociétal, il s’agit d’un hétérosexuel blanc très formaté par son temps : il refuse une relation avec une femme qu’il trouve laide, ainsi que la société lui l’a inculqué.

Or, plus le narrateur la décrit comme laide, plus, moi, lecteur, je la trouve belle, pour finir en apothéose de beauté. Beauté physique, psychique et spirituelle. C’est là une des plus merveilleuses réussites de ce roman : parvenir à faire sentir la beauté en la présentant comme de la laideur.

« – Vous aimez trop la beauté pour vous attacher à moi. Et vous avez trop d’orgueil. Ce n’est pas dommage. C’est comme ça. Je ne sus que répondre. Elle avait raison. La plupart du temps, elle se mettait sur moi. Elle était la maîtresse du jeu. Le mot maîtresse venait de là, du Moyen Âge. C’était le nom de celle qui décidait, qui testait le chevalier, pour voir s’il savait tenir ses ardeurs et les libérer quand elle le voulait. Elle me dominait, bien sûr. Personne n’avait su le faire, jamais. La femme en moi était comblée. »

Le seul reproche que je ferais à ce roman, tient précisément à cette dernière phrase, qui selon moi est une erreur : « La femme en moi était comblée. » Il aurait été plus pertinent de dire « L’homme en moi était comblé. » L’auteur aurait ainsi renoué avec la pensée celte que l’on trouve dans la Morte d’Artus de Thomas Mallory, car ce qu’attend le chevalier, c’est d’être dominé par le divin, et pour les chevaliers de la Table Ronde, le divin est un principe féminin.

Pour résumer, Alain Teulié nous offre ici les questionnements de toute une vie, sans fards. Il ne cherche pas à montrer un héros, il nous offre presque le constat de ses échecs et cela nous questionne. Le roman va plus loin qu’une simple sortie littéraire à la Nothomb, Carrère ou Reinhardt. Je pense qu’il faut vraiment se laisser envahir par les questions de notre temps en observant cette histoire comme une fractale de notre époque complexe. Il replace le féminisme comme un véritable humanisme.

« Le mot maîtresse venait de là, du Moyen Âge. C’était le nom de celle qui décidait, qui testait le chevalier, pour voir s’il savait tenir ses ardeurs et les libérer quand elle le voulait. Elle me dominait, bien sûr. »

Finalement, même un homme blanc de ma génération peut avoir quelque chose à dire aussi.

« Je sais » dit Ito Naga

Mais pourquoi lit-on ?

Pourquoi lit-on le livre d’Ézéchiel ?

Pourquoi plus particulièrement (Ézéchiel 37) « les ossements desséchés » ?

Pourquoi Le seigneur des anneaux, le cycle de Dune et des milliers d’autres livres depuis 50 ans ?

Et pourquoi ma fille, danseuse, a-t-elle lu et chorégraphié « Je sais ».

Oh, juste quelques passages, quelques « je sais » poétiques ». Mais elle l’a fait, puis un jour à trouvé le livre.

Elle l’a acheté.

Elle l’a relu.

Et elle me l’a prêté !

Et en deux jours, les mots d’Ito Naga sont passés en moi.

Et en ces temps ou les bureaux se retrouvent avec des espaces de détentes interdits, des lieux devenus non-rencontres, des lieux abandonnés comme dans un post-apocalyptique, pourquoi les vers de « Je sais » résonnent-ils en moi.

Ils « raisonnent » en appelant les mots d’Ézéchiel 37 « les ossements desséchés », les mots du marais de morts du Seigneur des Anneaux, les mots des grottes d’Arakeen ou sont emmurés vivants les soldats Atrèïde ?

« Je sais qu’elle est morte tout à coup un dimanche après-midi, comme d’autre allumerais la télé.

Mais pourquoi lit-on ?

Dites-moi ?

Marie et Bernadette

Marie et Bernadette.
Bernadette est Marie.
Marie avait 15 ans,
Bernadette avait 14 ans.

« ON », les nommait « sauvageonne ».
Mais elles ne voulaient pas prendre,
Elles voulaient tout donner.

Elles ont tout donner.
Et elles se sont rencontrées.
Bernadette, Marie,
Marie, Bernadette.

Ce matin là, j’en pleure.

Oraison 14 aout 2020

L’origine du monde et Les sentiments du prince Charles par Liv Strömquist

Comprendre Judith Bulter, comprendre ses interrogations, comprendre comment retrouver la source de son désir, sans que celui-ci soit conditionné par les normes et obligations de la société patriarcales, occidental, orientale, extrême orientale. Comprendre.


Mon dieu que Judith Bulter est difficile à comprendre.


Alors, il existe un porte d’entrée sur ces grandes question, c’est le texte illustré en bandes dessinées de Liv Strömquist. Par l’illustration, la parabole, l’humour permanent se glisse gentiment la petite question :

Où en suis-je de mes rapports avec mes sœurs-frères humains ?
Comment sortir de ces rapports de domination ?
Et pour y découvrir quoi ?

Voici des livres sains qui en posant les questions provoquent le travail intérieur et invite à l’Aventure. L’aventure des rapports entre nous.
Merci Liv !

Pas de réponses, juste des questions.

L’inespérée par Christian Bobin

En cheminant dans ces nouvelles, j’ai rencontré quelques belles images. Comme cette jeune femme, jeune fille de 16 ans enceinte du Christ. Et cette image est envahi par un chœur d’homme, des moines chantant leur amour avec leurs belles voix graves. Mais, tristement, cette belle idée s’effiloche dans une médiation brumeuse et alors je perds l’image.

A la fin comme je referme définitivement le codex, il ne me reste qu’une vague impression d’inabouti. Oh, non, pas que ce soit désagréable mais une impression d’avoir consommé une pensée un peu superficielle, un divertissement intellectuel de faible amplitude, un faux prophète qui écrit de fausses paraboles.
Le jour de ma fin de lecture correspondait à la publication d’un article mathématique qui démontrer que vouloir prouver la non-existence de Dieu est irrationnel.

Étrange journée…