Berserk 22 à 27 Chroniques des Guerres Saintes

Les planches choisies

Berserk tome 22

Belle présentation de Dame Farnèse. Mais la critique globale sera sur le tome 27 pour la chroniques des guerres saintes.
Le dessin a changé, on sent un dessin dès ce tome plus intérieur.

berserk tome 23

Ce tome amorce un étrange climat. La Quête de Guts, de Farnèse, prend une plus grande profondeur. J’ai eu envie de ralentir ma lecture, de rester plus longtemps sur les images.

berserk tome 24

zoom tome 24

Ce tome s’appuie sur un approfondissement de ce qu’est l’univers et sa dimension élémentaire. il est moins violent que les précédent et plus explicatif.
Mais ce n’est qu’une parenthèse.

Berserk tome 25

J’avance dans cette chroniques des guerres saintes. Voici un tome de combat contre les élémentaire du coté du monde. Des combats ou les humains sont ce qu’il sont ! Ils commettent des erreurs mais peuvent aussi se montrer sublime !
Aller on passe au tome suivant !

Le combat contre les élémentaire dans le monde Réel

Critique

Et patatras !

C’est ici que j’arrête la série Berserk pour l’instant. Ce tome fut pour moi laborieux et ennuyeux. Je ne suis pas parvenu à me laisser convaincre par les élémentaires et la petite sorcière, et j’avais l’impression de relire en moins biens les premiers tome.

Je ne lis plus de BD depuis longtemps et encore moins du Manga. C’était le premier retour à la BD et mon premier Manga réellement. Mais là je tombe. Plus certainement de mon fait que celui de l’auteur.

Ceci dit quand la série sera réellement finis peut-être que je la reprendrais avec un regard neuf !

Dune 6 La Maison des mères par F Herbert

Les citations

« Vous les avez irritées » avait dit Murbella. « Et une fois irritées, elles ne se calmeront que lorsqu’elles vous auront anéanties.

Sus aux étrangers !

C’était une réaction singulièrement primaire. Une faiblesse, si vous l’exploiter, se disait Odrade.

La xénophobie poussée à son plus extrême ridicule ?

– C’est parfaitement exact. Nous occupons certaines planètes depuis plus longtemps que quinconce à notre connaissance, mais nous savons très bine que nous ne sommes que les intendantes.

– Si la planète du Chapitre ne vous appartient pas, à qui appartient-elle ?

– Peut-être à personne. La question que je pose, c’est : de quelle manière se sont-elles mutuellement marquées, cette planète et la communauté de mes sœurs ?

Il fait corps avec sa machine, se disait-elle. C’était typique de la manière dont le genre humain s’adaptait à ce qu’il faisait. Lucille sentait là une source de faiblesse. si l’on s’adaptait trop étroitement à une activité, on risquait de voir s’atrophier ses autres capacités.
Nous devenons ce que nous faisons.

– A mes réactions viscérales. Ce sont elles que je cherche à déchiffrer, et pas la personne que j’ai devant moi. Je sais quand quelqu’un me ment parce que j’ai envie de lui tourner le dos.

– C’est donc ça ton secret ! En lui tambourinant l’épaule que le drap découvrait.

– « D’autres procèdent différentes. J’ai connu une fille, elle disait qu’elle reconnaissait un menteur à ce qu’elle avait envie de le prendre par le bras et de faire un bout de chemin avec lui pour le consoler.

J’ai posé des questions différentes. Des choses qui se produisent ensemble peuvent être liées par des relations souterraines. Que sont les causes et les effets face à la simultanéité ?

Les créatures furent remplacées par des disrupteurs
Des armes capables d’obnubiler l’Activité mentale et de troubler les processus vitaux.
Disrupteurs ? Je n’avais jamais entendu ce mot avant
Les disrupteurs laissèrent à leur tour la place à des chercheurs G-zéro » conçus pour se lancer à la pour suite de cibles spécifiques.
Ceux-là, je les connais.

Murbella ressentait cela comme un fardeau. Le paiement fait par le Tyran pesait sur ses épaules
– Je ne lui ai pas demandé de se sacrifier pour moi.
Odrade ne pouvait laisser passer cela.
– Il l’a fait quand même.
– Navrée, Dar. C’est vrai qu’il a payé. Et maintenant c’est à moi de payer à mon tour.
– Ainsi, vous êtes finalement devenue une vraie Révérende Mère!

Et je referme le livre

Et je ferme le cycle de Dune pour la 12ème fois depuis 1980.

Comment être à la hauteur pour en discourir. Une œuvre imprégné d’une spiritualité si sincère, si profonde, si discrète et si humble. Une spiritualité si douce qu’elle marche avec ses chausson sur la pointe des pieds, parce qu’elle ne veut pas encombrer, ni déranger, ni Dieu, ni les dieux et déesses. Et ces femmes sont des déesses.

Par contre Herbert ne se gène pas pour nous bousculer dans nos certitudes en matière politique. Il nous fait prendre conscience de ce qu’est l’amour profond, l’amour de ce qui aime et sont près à tout donner pour des descendants qui n’existe pas encore. Un amour Divin.

Un cycle a coté duquel, il ne faut pas passer, même et surtout aujourd’hui en ces temps trouble, en ces temps intéressant comme le dirais ce cher Miles Teg et cet adorable Duncan Idaho. Mais mon amour le plus profond va à Odrade qui a tout donné.

La chute de Gondolin par J.R.R. Tolkien

On peut se poser la question : Pourquoi continuer d’écrire des romans d’après les notes du père ? Pourquoi poursuivre dans la cornue cette alchimie ? Pourquoi le fils de 93 ans continue de mettre en livre les mots du père, et même aider par le petit fils ?

Pourquoi ?

L’univers de Tolkien est une expérience humaine sur 100 ans, c’est la genèse et le développement d’une mythologie unique, cohérente, aboutit, ouvrant des horizons inattendue et nouveaux. Les mythologies de cette richesse prirent plusieurs milliers d’années dans notre histoire humaines, incas, grecque, hindoux, sioux, peules, chrétienne, juive, et là elle est condensée sur trois générations.

La création de cette mythologie offre la possibilité in vivo la création de toutes le mythologie avec leur profondeur spirituelle.

Vivre ne consiste pas à enfermer sa vie entre travailler pour un salaire, sésame pour une consommation effréné d’objet auto destructible et autodestructeur, sésame pour un barbecue arrosé de rosé et agrémenté de quelque divertissement nous permettant d’oublier le sens de nos vies.

La personne humaine, les groupes humains, l’espèce humaine, peuvent aspirer à quelque chose d’autre. A quelque chose de donné, et d’offert par les mythes et les religions, un sens à nos vies.

Les Tolkien nous montrent comment se construisent les grand mythe, sachons en savourer l’offrande. Gondolin n’a jamais été aussi présente qu’à le lecture de cet opus, la tragédie d’Eldond, jamais aussi vraie.

Nous sommes en un temps ou un nouvel imaginaire, une nouvelle mythologie est indispensable à nos vies pour sortir de la connerie cauchemardesque du capitalisme de consommation cyberpunk et Transhumaniste. Les Tolkien ont quelque chose à nous dire.

Les Hérétiques de Dune par Frank Herbert

Des citations

Elle se rendait compte que celui-ci provenait en partie de l’utilisation par Taraza du mot « libéral ». Ses ancêtres Atréïdes se hérissaient à cette mention. c’était comme si les souvenirs de toutes ses aïeuls s’unissaient pour flétrir des préjugées inconscients et des sous-entendus douteux. « Seuls les libéraux savent penser. Seuls les libéraux sont de vrais intellectuels. Seuls les libéraux comprennent les besoins de leurs semblables. »
Que de malveillance pouvaient se cacher derrière ce mot, se disait Odrade. Que de faux amours-propres clamant leur désir de se sentir supérieurs !

« La compréhension exige des mots. Mais certaines choses ne peuvent réduite à de simples mots. L’expérience de certaines choses ne peut être faites qu’en l’absence de mots. »

« Le fait de dire qu’il existe des choses que les mots ne peuvent décrire ébranle un univers où les mots constituent la croyance suprême. »

« Je prononce le nom de Dieu, mais ce n’est pas mon Dieu. Ce n’est qu’un bruit, guère plus impressionnant que les autres bruits. »

Il y avait eu une époque, cependant, où tout espoir semblait perdu pour Gammu. Mêmes les rêves avaient disparu. Remontant de ces sombres abimes, la population était devenu bassement pragmatique. Si ça marche, c’est que c’est bien.

La richesse.

12ème lecture

12ème voyage sur Gamu, la planète qui fut jadis le fief des Harkonen.
12ème ballade à pied sur le sol de Rakis, cette planète qui jadis fût Dune.

Et
Pour
Moi
La fin de ce voyage coïncide avec mon entrée à l’hôpital. Alors se croisent, le vaste univers de Dune, où l’humanité joue encore avec ses démons que sont le pouvoir, la survie, la recherche du sens, et l’étroitesse de ma chambre dans le milieu hospitalier où se supperbose gentillesse et douceur avec la froideur glacée et certaine de ceux qui ont le pouvoir armé d’un savoir absolu.
De la science fiction ? Oh non, c’est de la littérature.

La littérature ce n’est pas une histoire ou seulement une histoire. Ce sont des mots qui se télescopent, se percutent, s’accompagnent pour faire naître un univers humain. La littérature est un accélérateur de particules. Il en ressort une nouvelle vision, une nouvelle compréhension, une nouvelle expérience.
Les hérétiques de Dune ne perd rien de sa puissance littéraire, politique, humaine et spirituelle en cette 12ème lecture. La question est posée comme un profond mantra :
« que sont les nobles fins ? »
Dieu est un mystère encore plus profond.

Je referme le roman et je vais bientôt ouvrir pour la 12ème fois la maison des mères. Entre les deux lecture d’un peu de poésie comme des lamelles de gingembre vinaigré lors d’un repas de sushi.

Épiphanies de l’ange par Roberto Veracini

Quelques vers glanés

Avant chaque voyage il y a la mer à traverser,
Avant chaque rêve, il y a la nuit à dépasser
Toujours uniforme est l’horizon, de terres lointaines.

…Et que je regarde les arbres et le ciel
et ne vois d’autre espèce
de rose
qui me convienne

LUISA S’EN VA

J’ai entrevu les yeux et l’éclair
et puis plus rien, juste
une ombre, la tienne, partout

La poésie

La poésie ?

La poésie, je ne sais pas ce que c’est.

Mais je connais l’effet qu’elle produit sur le corps et sur cette porte que jadis, avant Descartes, les humains appelés Esprit, (la porte de la spiritualité).

Les romans s’habillent de raisons et de rationalités, même en état de crédulité suspendu. Les romans nous appellent du côté de l’âme (ce qui anime le corps, la psyché) et nous servent, en plein ou en creux, une forme de morale, ou un code de conduite.

La poésie tente de nous faire vivre une expérience de vie non verbale. Des mots qui n’en sont plus, des petits poltergeist facétieux et espiègles frappent à la trappe du grenier. Nous montons et découvrons alors un ciel inattendu, et notre ange nous invite à regarder.

Et comme le dis Léo Ferré dans la poésie :

« D’ailleurs, elle n’est pas là
Mais dans la tête d’un fou
Qui s’ prend pour un hibou
À regarder la nuit
Habillée de souris
Comme sa bonne amie
La Poésie »

Roberto Veracini par la porte de dessins de Stephano Tonelli, nous invite à vivre cette expérience ! Une forme d’oraison avec l’ange en attendant de voir Dieu ! Mais Dieu n’est qu’un mot lui-même ! En vivre l’expérience non verbale est une quête de toute une vie !

Bon voyage !

En vérité, Merci !

Mon coeur contre la terre par Eric de Kermel

Croquis note

En mai alors quoi ? Écologie ?

Une haute vallée des alpes qui m’a réconcilié avec ces « prétentieuses » Alpes qui de leur hauteur nous écrasent. Cette haute Vallée bellement décrite où les sommets paraissent plus doux !

Et puis des bergers, surtout un, et des loups, des nouveaux arrivants.

Une promenade au cœur des douceurs et des doutes de l’auteur.

Mais…

Pourquoi a-t-il fallu qu’il prenne la voix d’une femme comme narratrice ?

Pourquoi vouloir prendre la parole pour une femme ?

Pense-t-il avoir plus à dire en tant que femme ?

Les femmes que l’on tait depuis le XVIème siècle, depuis l’avènement de la bourgeoisie et la suppression dans le dictionnaire de l’académie française des mots comme « professeuse », « autrice », « médecinne », « poétesse », « peintresse » …etc…. comme si seul la voix du mâle, de l’homme d’au final de « l’Homme » avait la voix au chapitre.

Cela m’a hanté tout au long de cette lecture, et m’a empêché d’y entrer tout à fait !

En tant qu’homme je ne m’autoriserais pas à parler au nom des femmes.

Dune 4 l’Empereur Dieu de Dune par F. Herbert

Les citations

Les questions sont mes ennemies. Car mes questions explosent ! Les réponses bondissent comme un troupeau apeuré, noircissant le ciel de mes inéluctables souvenirs. Une seule réponse, une seule ne suffit pas.

Le visage de Moneo s’illumina
– Mon seigneur, je m’efforce d’en saisir les principes directeurs.
– Les principes, à l’usage, s’avèrent éphémères, Moneo. La créativité régie par des lois, cela n’existe pas.

Idaho se pencha vers lui.
Expliquez-moi donc, Atréïdes, en quoi les femmes font de meilleurs soldats que les hommes ?
– Elles ont plus de facilité à mûrir.
Déconcerté, Idaho secoua la tête.
– Elles ont une manière purement physique de passer de l’adolescence à la maturité, explique Moneo. comme dit le Seigneur Leto, porter un bébé neuf mois dans son ventre, cela vous transforme.

La religion, au début, était un monopole réservé aux femmes, qui ne leur fut arraché que lorsque le pouvoir social en jeu devint trop important. Les femmes ont été les premières à faire de la recherche et à pratiquer la médecine. Il n’y a jamais eu d’équilibre marqué entes les sexes, car le pouvoir va avec certains rôles de même qu’il va toujours avec la connaissance.
Les mémoires volés

Mais Leto n’avait pas profité des circonstances. Il n’usait que modestement des ressources de la technologie ixienne : Une machine par-ci, un appareil par là. Il n’avait qu’à décrire le service dont il avait besoin, et peu de temps après le jouet lui était livré.

Vous voulez vous moquez de moi, Mon Seigneur ?
-Entendre c’est Entendre. Une chose qui existe ne peut être transformée en elle-même car elle existe déjà. Être c’est être.
-Ces mots étranges…
-Ne sont rien d’autre que des mots. Je les ai prononcés. Ils se sont envolés. Personne ne les a entendus, par conséquent ils n’existent plus. Et s’ils n’existent plus, peut-être pourrait-on les faire exister à nouveau, de sorte que quelqu’un ait une chance de les entendre.
-Pourquoi me lancez vous des vannes, mon seigneur ?
-Je ne te lance que des mots. Et je le fais sans crainte de t’offenser, car j’ai appris que tu n’as pas d’oreilles.
-Je ne vous comprends pas, Mon Seigneur.
-C’est le début de la sagesse. Découvrir l’existence de quelque chose que l’on ne comprend pas.

Les gens qui m’ennuient le plus sont les tartuffes libéraux. Je me méfie des extrêmes. Grattez sous la surface d’un conservateur et vous découvrirez quelqu’un qui préfère le passé à n’importe quel avenir. Grattez sous celle d’un libéral et vous trouverez un aristocrate en col blanc. C’est ainsi ! Les gouvernements libéraux dégénèrent toujours en aristocraties.
Les Mémoires Volés

La connaissance des drogues fut à l’origine un domaine presque exclusivement masculin dans la mesure où les hommes ont davantage le goût du risque, prolongement de l’agressivité du mâle. Tu as lu la Bible Catholique Orange; par conséquent tu connais l’histoire d’Eve et de la pomme. Il y a un fait très intéressant à propos de cette histoire : Ce n’est pas Eve qui a cueilli la pomme et qui à gouté la première. C’est Adam. et à cette occasion, il a appris à rejeter la faute sur Eve.

Leto plissa les paupières en songeant : Moi, pour ma part, je considère que les mots sont surtout utiles quand ils dégagent des perspectives attrayantes et nouvelles. Mais l’usage des mots est tellement mal compris par nos civilisations, qui croient encore aveuglement à un univers mécanique uniquement régi par des relations de cause à effet, idéalement réductibles à une grande Cause Première et à un Effet Génésique absolu.

Vous en avez de bonnes ! Vous le prenez de haut avec la sexualité… La souffrance… et vous croyez que Hwi Noree et vous…
– Laissez-là en dehors de ça !
– Oh, oui ! Laissons-là ! Ne parlons pas de cette souffrance-là ! Vous faites le partage de l’acte sexuel, mais pour quelle séparation ? Vous n’y pensez même pas ! En quoi donnez-vous de vous-même dans ces conditions, pauvre crétin ?

Le présent est une distraction, l’avenir un rêve. Seul le souvenir à le pouvoir de libérer la signification de la vie. » Ces mots ne sont-ils pas merveilleux, Malky ?
– Tout à fait exquis, sacré vieux ver.
Moneo porta la main à sa bouche.
– Mais en réalité, reprit Leto, ils étaient stupides et fallacieux. Même à l’époque, je le savais, mais j’étais fasciné par leur beauté. En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l’angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part.

Alors cette 12ème lecture ?

« En fait, le souvenir ne libère rien du tout. Sans l’angoisse spirituelle, qui est une expression non verbale, il ne peut y avoir de signification nulle part. »

L’Empereur Dieu de Dune est un chef d’œuvre ! Un chef d’œuvre littéraire. Herbert nous convie à un voyage dans une histoire écrite avec des mots, et qui, sublime paradoxe, illustre la pauvreté des mots pour décrire le réel.

Décrire le réel ?

Décrire le réel, avec des mots ? Avec tous les mots de toutes les langues de notre histoire humaine ? Cela reste-t-il une supercherie ?

Le RÉEL de l’univers, du Cosmos et même au-delà (ce qui n’est ni « ici », ni « là ») refuse de se laisser enfermer dans des mots et dans leur significations réduite, local en temps et en espace. Et pourtant, humains que nous sommes nous cherchons un Sens !

« Dieu » est un mot !

Mais Non-Dieu est également un mot !

Lire le cycle de Dune, et parvenir au cœur de celui-ci, au plus profond, avant de remonter vers sa reconstruction, c’est vivre une expérience. Vivre un Mystère.

Il n’y a pas de secret dans l’empereur Dieu de Dune. Un secret est une information qui est caché qui sous-entend qu’il y a une vérité à découvrir !

Non, il n’y a pas de secret !

Il n’y a pas de problème à résoudre dans l’univers, car il n’y a pas de solution ultime de l’ingénieur qui puisse nous sauver.

Il y a un mystère ! Oui, il y a un mystère. Et c’est un mystère porté par des mots est une expérience non verbale qui est à vivre.

Nous sommes tous à chercher le sens. Le sens de la flèche du temps qui va quelque part. Leto, Enfant et Dieu fait le don d’aimer au-delà de tout et de garder le souvenir de tous les choix que nous n’avons pas fait afin de nous offrir alors le sens que nous cherchons temps, une cible à notre flèche. Car à chaque instant nous vivons l’expérience de vivre avec un corps animé par un psyché qui tente d’ouvrir la porte de l’esprit !

Nous vivons en 2019, 40 ans après l’écriture de l’Empereur Dieu de Dune, nous vivons un temps ou les universitaires en science humaine et sociale nous ânonnent à l’unisson de Nietzsche « Dieu est mort » ! Et Nietzsche devint Fou !

Et nous le voyons ce monde, nous le voyons sombrer dans l’hédonisme le plus crasse, le plus trivial. Un monde où nous en venons à confondre Cupidité (cupidon) et Amour, Intelligence (capacité à relier la matière et l’esprit) et Calcul (Combien cela me rapporte t’il ?) Divertissement et quo-naissance.

Un monde, où nous finissons par nous laisser nous même calculer par tout les algorithmes de nos frères ingénieurs, à la capacité de calcul importante mais à l’esprit totalement muré. Le Jihad Butlérien risque un jour de nous devenir une nécessité, si nous voulons avoir un « à venir » !

Même en votant, en ces temps d’élection Européenne, on ne fait que vouloir résoudre un problème de calcul, on ne vit pas l’expérience de l’esprit qui passe par le cœur !

L’empereur n’autoriserait pas le mensonge de la démocratie. Voter ne sera possible que lorsque nous aurions atteint la maturité de ne plus être calculable, par aucun algorithme et aucun Scientiste.

Vivre n’est pas un divertissement !

Lire le cycle de Dune de Herbert n’est pas un divertissement !

Herbert n’est pas Asimov.

Non dieu n’est pas mort, il nous attend depuis toujours et pour l’éternité avec seulement son Amour (Agapè, ni éros, ni Philia) !

Ne lisez pas l’Empereur Dieu de Dune : Relisez-le !

Bye Bye Blondie par Virginie Despentes

Constat froid !
Rude et rugueux
Métallique et punk !

A ce jour, il me manque, de Virginie Despentes, de cette autrice, de cette somme d’expérience
Les portes de sorties !
Les pores où respirer après étouffement !
L’au-delà possible du constat !

Le constat (en mon âge) ne me suffit plus !
Je sais, que beaucoup de femmes nous ont été tues
Les saintes mères du désert, étaient aussi.
Les responsabilités des conservatoires de Danse reste majoritairement entre des mains d’hommes alors que les concours de danse 20 filles de prise sur 1500 candidates et 20 garçons sur 500 candidats. Quel parité là ?
Comment réconcilier la race humaine ?
Et ce n’est pas une question de liberté du genre, c’est plus profond que cela !
Avec, Madame Despentes, je retrouve ma colère punk, brute, mais où sont les portes ?

Dune 3 Les Enfants de Dune par Franck Herbert

Citations

Maintenant, elle se tenait seule devant la foule immense. Derrière elle, Gurney Halleck émit une toux nerveuse. Pas même un bouclier ? avait-il protesté. Par les dieux des enfers, femme, vous perdez la tête ! Mais l’une des qualités les plus marquées de Gurney était son pouvoir d’obéissance. Il disait ce qu’il avait à dire, mais ensuite, il obéissait. Maintenant comme toujours.

L’une et l’autre, alors, tournèrent la tête selon un mouvement remarquablement synchrone, leurs yeux s’ouvrirent et leurs regards se rencontrèrent, se sondèrent, scellant un pont silencieux de pensées.
Jessica : je veux que tu voies ma peur.
Ghanima : A présent, je sais que vous m’aimez.

Un humain sophistiqué peut devenir primitif. Cela signifie en réalité que l’existence humaine change. Les anciennes valeurs changent, sont reliées au paysage avec ses plantes et ses animaux. Cette forme de vie nouvelle exige une connaissance pratique et ce réseau complexe d’événements simultanés que l’on désigne sous le nom de nature. Elle exige une dose de respect pour la puissance d’inertie de tels systèmes naturels. Lorsqu’un humain acquiert cette connaissance pratique et ce respect, c’est alors qu’on le dit  » primitif « . Le contraire, bien sûr existe : le primitif peut devenir sophistiqué, mais non sans subir d’effroyables dommages psychiques.

Maintenant, je vais prêcher, dit le Prêcheur. Ceci est un sermon du désert. Je le dis pour les oreilles des prêtres de Muad’Dib, ceux qui pratiquent l’œcuménisme de l’épée. Oui, vous apôtres de la destinée manifeste ! Ne savez-vous point que la destinée a un visage démoniaque ? Vous clamez l’exaltation que vous éprouvez à vivre dans les générations bénies de Muad’Dib. La sainteté a remplacé l’amour dans votre religion ! Vous encourez la vengeance du désert ! « 

Maintenant, elle croit que je vais tuer Dame Jessica, se dit-il.
« Au revoir, ma bien aimée. »
Elle ne compris pas ce qu’il y avait de définitif dans sa voix et elle l’embrassa furtivement lorsqu’il la quitta.
Et, tandis qu’il suivait les couloirs du labyrinthe du temple pareils à ceux d’un sietch, Idaho se frottait les yeux, car même les yeux tleilaxu ne sont pas immunisés contre les larmes.

Un adage Bene Gesserit s’imposa à son esprit : « Soupçonner sa propre mortalité, c’est connaitre le commencement de la terreur. apprendre irréfutablement que l’on est mortel, c’est connaitre le terme de la terreur. »

La vie du prophète nous enferme dans sa vision, se dit-il. Et un prophète ne pourrait s’échapper de cette vision qu’en créant sa propre mort, en opposition avec la vision. Cela apparaissait ainsi dans la vision redoublée de Leto et il s’interrogea sur le choix qu’il avait fait. Pauvre Jean-Baptiste, se dit-il. Si seulement il avait eu le courage de mourir autrement…. Mais peut-être son choix était-il le plus courageux…. Comment puis-je savoir les alternatives qu’il affrontait ? Mais je sais quelles étaient les alternatives qu’affrontait mon père.

Tout jugement oscille sur la pointe de l’erreur, dit Leto. Prétendre à l’absolue connaissance, c’est devenir un monstre. La connaissance est une perpétuelle aventure à la lisière de l’incertitude. »

C’est une vieille, une très vieille astuce de l’autocratie, dit Idaho. Alia la connait bien. De bons sujets doivent se sentir coupables. La culpabilité se manifeste d’abord comme un sentiment d’échec. Les autocrates avertis proposent de nombreuses occasions d’échec à la populace. »

Alors cette douzième fois ?

12ème lecture et :

Une œuvre aux conflits intérieurs puissant nous ramenant aux grandes tragédie Grecque ! Il en ressort une grandeur de l’humain !
Il faut dire que depuis que madame Brochard, ma prof d’anglais en seconde m’avait fait découvrir Mister Herbert en 1978.

Sublime

Bravo et Merci

L’esthétique est dépassée, et la reconnaissance s’unit à l’admiration.

Les jumeaux de Paul et Chani

Alia, leur tante a un plan sur eux et pour eux.

Jessica la grand-mère et le Bene Gesserit avec elle ont un plan qui s’appuie sur le plan possible d’Alia et le plan entreprit par la maison Corrino, les déshérités de l’imperium.

Mais au dessus de tout cela les jumeaux ont eux même construit leur plan pour atteindre le chemin doré.

Mais rien de tout cela n’est une construction mentale et basé sur la logique, ce n’est pas du Asimov, ce n’est pas Fondation. LE roman est une réponse des jumeaux par l’amour aux conséquences des actes et fautes de leur père Paul, qui lui-même avait agit par amour.

Ce troisième roman de la série est traversé du génie de Herbert et l’on sent également le souffle de celui de son épouse Beth, de l’amour qui les unit et de l’amour pour l’humanité.

Quand les personnage se trompe, commettent des erreurs, se laissent posséder comme Alia, alors le pardon et la rédemption est toujours le meilleur chemin.

La leçon, la grande, la seule, c’est qu’au moment du jugement chacun est seul à se juger lui-même. L’amour de Dieu est impuissant mais il est infini et inconnaissable, comme l’univers nous sera à jamais inconnaissable, nous en vivons l’expérience. Herbert n’était pas un scientiste comme l’autre auteur de la même époque, il s’intéressait aux questions pas aux réponses.

Ce qui est remarquable chez Herbert c’est son amour pour ses personnages, j’avais trouvé le même amour dans un petit roman récent érotique, « parties communes » d’Anne Vassivière ».

Bravo et Merci

Sublime

Je passe maintenant à l’empereur Dieu de Dune.