Notre-Dame de Paris par Victor Hugo

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce qu’hier Notre Dame s’est enflammée aux vêpres en ce premier jour de la semaine sainte.

Nous envoi-t-elle quatre messages ?

Le premier est le message adressé au corps. Il est pour nous qui travaillons de nos mains, de nos corps ou de nos attentions. Nos erreurs, nos inattentions, nos manques de conscience peuvent avoir des conséquences importante : l’accident !

Le deuxième message est à notre psychés, notre âme. Une personne humaine, qui avait projeté de venir devant nous pour nous mentir, de déformé nos questions et réponses, et de déconstruire et détruire nos espérances aura dû se taire et reporter à plus tard ses mensonges.

La troisième message est d’ordre spirituel. C’est une question à notre désarroi, ceux qui d’entre nous sommes catholique de fait ou de foi, ou même simplement croyant, et peut-être même les croyant à la non existence de Dieu, des dieux ou de l’esprit. Que nous dis-tu Marie ? Pourquoi t’être enflammé toi qui protégé en ton sein, la belle étrangère, la femme, la bohémienne et le difforme, le rejeté ? Que souhaites tu que nous entendions ? Ton message est-il une question dans notre tourmente ?

Et le quatrième message est pour nous inconnaissable. Un message qui ne peut pas, par nous de ce temps, être compris. L’accepter c’est déjà faire un pas vers la sagesse.

Relisez Notre Dame de Paris et vous trouverez tout cela ?
Le père Totor était vraiment inspiré.
En vérité !

Comme un hommage

Une Église,
Fruit de la terre
Et du travail des humains,
Peut brûler, peut s’écrouler.

Les pierres vivantes
Que sont les personnes humaines,
Sanctifiés par l’amour de \?/
Sont éternelles
Cette ÉGLISE vivante est éternelle

Ce que nous rappelle
L’Eucharistie


Dune 2 Le Messie de Dune par Franck Herbert

Citations

Chaque civilisation doit affronter une force inconsciente susceptible d’annuler, de dévier ou de contrarier presque toute intention consciente de la collectivité.
Théorème tleilaxu (non vérifié)

Dois-je comprendre que ce Hayt est chargé d’empoisonner l’esprit de Paul ? » demanda la princesse.
« En quelque sorte », dis Scytale.
« Et qu’en est-il de la Qizarate ? »
« Pour transformer l’envie en inimitié, il suffit de la plus intime des suggestions, du plus léger glissement d’émotion. »
« Et la C H O M ? »
« Il se rangeront du coté du profit. »
« Que faites-vous des autres puissances ? »
« Il suffira d’invoquer le rôle du gouvernement, dit Scytale. Nous annexerons les moins puissants au nom de la morale et du progrès. Ceux qui s’opposent à nous périront de leurs propres contradictions.

Chani, mon aimée, murmura-t-il, si tu savais combien je donnerais pour mettre fin au Jihad, pour ne plus être confondu avec cette divinité que les forces de la Qizarate ont fait de moi. »
Elle trembla tout contre lui. « il te suffit d’ordonner. »
« Oh, non… Même si je mourrais maintenant, mon nom les guiderait encore. quand je pense que le nom des Atréïdes est désormais lié à cette boucherie religieuse… »
« Mais tu es l’Empereur ! Tu peux… »
« Je suis une figure de proue. Lorsque l’on fait de vous une divinité, il n’est plus possible au soi-disant dieu de refuser la divinité. »

Ainsi il y a des limites à vos pouvoirs ? A ce que vous pouvez voir ou faire ? »
Avant que Paul ait pu répondre, Alia intervint : « Ma chère Irulan, la prescience ne connait pas de limites. Est-elle inconsistance ? La consistance n’est pas un aspect nécessaire de l’univers. »
« Mais il vient de dire… »
« Comment mon frère pourrait-il vous donner des informations explicites sur les limites d’une chose qui n’en a pas ? Les frontières échappent à l’intellect. »

Paul regarda la ghola. La présent du Bene Tleilax.
« Duncan, Duncan, murmura-t-il, que t’ont-ils fait ? »
« Ils m’ont donné la vie, mon Seigneur », dit Hayt.
« Mais dans quel but t’ont-ils formé et offert ? »
« Afin que je vous détruise. »

Mais la vision demeurait en Paul. Le but terrible ne lui laissait aucun choix.
La chair s’abandonne, pensa-t-il. L’éternité se retire. Les eaux circulent brièvement dans nos corps. Brièvement nous sommes intoxiqués par l’amour de la vie, brièvement, nous nous fixons sur d’étranges idées avant de nous soumettre aux instruments du Temps. Que pouvons-nous en dire ? Je suis advenu. Je ne suis pas, je suis advenu…

Oh, les lois… dit-il. Il s’approcha de la fenêtre et écarta les rideaux. qu’est-ce donc que la loi ? Un contrôle ? La loi filtre le chaos et laisse passer… quoi ? La sérénité ? La loi, notre idéal le plus élevé et notre premier fondement. Ne te penche pas trop sur la loi. Si tu le fais, tu découvriras les interprétations rationalisées, la casuistique légale, les précédents commodes. Et tu trouveras la sérénité, qui n’est jamais qu’un autre mot pour mort. »

Les mots et lire

Et cette douzième lecture ?

Autant Dune est la genèse organique de l’accomplissement d’un destin prédéterminé par des circonstances inexorables qui fabrique Paul, pour en faire un nouvel empereur d’un nouvel Empire, autant le Messie de Dune est le combat de cette même personne humaine pris dans le piège de ce qu’il est devenu et des conséquences de ce qu’il devint.

La tragédie est à son point ultime (Nous sommes au moment ou Phèdre croit que Thésée est mort et qu’elle va pouvoir aimer Hippolyte sans se cacher).

En cette 12ème lecture du Messie de Dune, je prends conscience a quel point l’écriture est un enfantement, portant en elle tout son mystère.

Le messie de Dune est à quatre niveau de lecture.

La première est celle des sensations, celle du corps. Nous accompagnons presque physiquement ce qui arrive à des personnes humaines.

Le deuxième est psychique. Nous sommes emmener par nos Émotions, et nos réflexions sur la politique, sur le pouvoir et ses formes inconsciente ou secrète, à travers les trames invisibles.

Le troisième est spirituel. Ou en suis-je ? le « JE » lecteur la vision de ma propre place dans cette univers provoque un vertige abyssale. « Essence », « existence » provoqué avec des mots écrits sur des pages, des mots issus du monde psychique de la pensée, mais aussi physique du livre que j’ai dans les mains et m’empire à travers une nouvelle expérience de l’esprit.

Le quatrième enfin est de l’ordre de l’inconnaissable. Il y a quelque chose qui nous est inaccessible, un mystère que l’on sent consister dans un intervalle inférieur à 9 * 10^(-42) seconde (la constante de Planck).

Est-ce vrai de toute création ? Voilà en tout cas une histoire qui même à une douzième lecture ouvrant de nouvelles portes.

En mode douzième lecture, Pourquoi le cycle de Dune est-il à Lire ?

Il nous interroge sur le pouvoir, et sur celui ou ceux qui détiennent ce pouvoir ou s’en nourrissent ! Que voulons nous ?

Nous vivons un temps et un questionnement proprement « Dunien » !

A venu…

Rebecca par Daphné Du Maurier

Rebecca par Daphné Du Maurier est un très vieux souvenir de lecture je devais avoir 11 ou 12 ans et je regardais les livres dans la bibliothèque dans la chambre de mes parents. Il y avait ce livre qui était dans sa couverture jaune orangé de papier et dont les pages avaient été découpées au coupe papier par ma mère.

Je l’ai pris, a cause de l’odeur et 46 ans après c’est encore cette odeur que j’ai en mémoire, une odeur de papier épais, aux tranches mal coupé.

Ce livre dut peut-être mon premier « Thriller », comme on dirait aujourd’hui, à l’époque on appelait ce type de roman, des « romans à sensations ».

En tout cas j’éprouvais des sensations bien étrange, de peur, d’angoisse, de secret caché et je me caché sous les draps pour continuer à le lire.

Finalement, je n’ai jamais retrouvé cette sensation avec aucun des thriller que je lu par la suite. Cela avait été la première fois !

Je ne l’ai jamais relu, j’ai vu les films, mais je n’ai jamais souhaité le relire.

Peut-être que j’en aime le souvenir…

Peut-être par nostalgie de ces éditions que le lecteur découpé avant de lire

Peut-être par amour pour mes parents…

Dune par Frank Herbert

Je commence aujourd’hui 4 mars 2019 ma douzième lecture du cycle de Dune !

Citations

C’est à l’heure du commencement qu’il faut particulièrement veiller à ce que les équilibres soient précis.

Il contempla sa main qui avait traversé la souffrance, regarda la Révérende mère. Il venait de déceler dans sa voix quelque chose d’inconnu. C’était comme si les mots avaient été scintillants, pleinement détachés, définis. et il savait que chaque question qu’il pourrait désormais poser amènerait une réponse qui l’élèverait hors de son monde de chaire vers quelque chose de plus grand.

Vous n’êtes pas infaillibles « , dit Jessica, et elle défiait le regard des yeux anciens.
 » Ce qui est fait est fait « , dit la Révérende Mère.
 » Je jure que jamais je ne regretterai ma décision « , dit Jessica.

En politique, le tripode est le plus instable des toutes les structures. et je compte sans ce système commercial qui est demeuré au stade féodal, tournant le dos à toute science et qui complique toute chose.

Des débris d’épaves emportés par le flot… comme le Duc Leto, son fils et …

On a bien souvent évoqué la rapidité avec laquelle Muad’Dib apprit les nécessités d’Arrakis. Les Bene Gesserit, bien sûr, en connaissent la raison. A l’intention des autres, nous pouvons dire que Muad’Dib apprit aussi rapidement parce que le premier enseignement qu’il eût reçu était de savoir apprendre. Et la leçon première de cet enseignement était la certitude qu’il pouvait apprendre. Il est troublant de découvrir combine de gens pensent qu’ils ne peuvent pas apprendre et combien plus encore croient que c’est la chose difficile. Muad’Dib savait que chaque expérience porte en elle sa leçon.

Nous ne pouvons nous permettre d’en manquer. autrement, comment pourrions-nous inonder villes et villages de nos informations ? Il fait que le peuple sache que je gouverne bien. Et comment le saurait-il si nous ne lui disions pas ?

Paul ! »
Sa mère était près de lui, elle lui avait pris les mains. Son visage était une tâche grise dans l’ombre.
« Paul, qu’y a t’il ? »
« Vous ! »
« Je suis là, Paul. Tout va bien. »
« Que m’avez-vous fait ? » demanda-t-il.
En un éclaire de compréhension, elle devina les racines lointaines de la question : « Je t’ai mis au monde », dit-elle.

Plusieurs hommes et un médic des contrebandiers étaient penchés sur ‘lune des litières. Comme Halleck s’approchait, un homme se mit à chanter, prenant immédiatement le rythme avec l’aisance d’une longue habitude.
« Douce à sa fenêtre,
Dans le couchant rouge et doré.
Lignes souples sur le verre,
Ma femme se penche, les bras repliés…
Viens à moi,
Viens à moi, douce adorée,
Pour moi, pour moi, douce adorée. »

Le chanteur s’interrompit, tendit un bras pansé et ferma les paupières de l’homme sur la litière.
Halleck tira un dernier accord de la balisette et pensa : Maintenant, nous ne sommes plus que soixante-treize.

Connais-tu si peu mon fils ? murmura Jessica. Vois donc cette princesse, là-bas, si hautaine, si confiante. On dit qu’elle a des prétentions littéraires. Espérons que cela remplit son existence car elle n’aura que peu de choses en dehors. (Un rire amer lui échappa.) Pense à cela, Chani, pense à cette princesse qui portera le nom mais qui sera moins qu’une concubine, qui ne connaitra jamais un instant de tendresse avec l’homme auquel elle est liée. Alors que nous, Chani, nous que l’on nomme concubines… l’Histoire nous appellera : épouses. »

Mon douzième voyage

28 pages de lu ce matin, et pour la première je comprend qui est Paul !

Douzième lecture de Dune.

Douzième fois que je franchis la porte de cette puissante réflexion sur le pouvoir, Le pouvoir de l’homme, le mâle, le pouvoir de l’argent, le pouvoir de l’autorité ayant la capacité à détruire l’autre, les Sardaukar et en face les Fremen. L’utilisation de la religion comme moyen aussi de pouvoir.
Et puis suivre des personnes qui doivent prendre des décisions pour sauver leur vie et retrouver un statut perdu et se poser des questions sur les conséquences. Comment parvient-on à prendre nos décisions. Qu’est-ce que l’intelligence ? Celle d’un mentat, celle d’une Bene Gesserit, celle d’un chef de tribu, d’un visionnaire écologiste ?
Et ceux qui sont aux ordres, qui sont-ils ? pourquoi sont-ils aux ordre dans une maison ultra-financière comme les Harkonnen et aimant choquer, ou obsédée par l’honneur et la parole donnée chez les Atréïdes.
Pourquoi les machine pensantes ont-elles était abandonnés ? Ces machines qui sont Glorifier, louées par Isaac Assimov.
Herbert nous invite à voyager dans l’incertitude du monde, pas de Psychohistoire, pas de robot, pas le calcul mathématique comme seule science valable. Nous somme ici dans un roman qui invite à une réflexion sur qu’est-ce quête humain et comment s’inscrit t’on dans l’univers, individuellement et collectivement !
J’ai déjà hâte de le relier, dans 3 ou 4 ans une quatrième fois.

Aller je passe au tome 2, le Messie de Dune !

Poésies 1997-2004 par Claire Genoux

Citation

A trop m’occuper
de la fidélité du lierre le long des troncs
j’oublie de distraire ma langue
dans la brioche bien faite des heures
ou de me piquer à la quenouille comme il est écrit

en attendant que la table soit mise
je repars le ventre vide parmi les ronces
et tire ma faim par le col

Heureux de l’avoir lu

Une belle poésie, que je suis heureux d’avoir lu.
Claire Genoux m’a emmené dans des territoires et des paysages que j’ai imaginé être des panorama propre à la mélancolie et nostalgie féminine.
C’est difficile a dire pourquoi ce ressentit. Comme il avait était tout aussi difficile pour « Parties communes » d’Anne Vassivière de dire pourquoi je ressentais le cri de l’âme féminine, étouffée dans un monde finalement encore très misogyne, très bourgeois et encore très phallocrate.

Finalement je découvre que ma raison et mes sentiments rapprochent ces trois femmes Claire Genoux, Anne Vassivière et Monna Chollet.

Les lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet

Je voudrais rendre hommage a deux personnes de Babelio qui pour moi résume bien mon souvenir des Lettres de Mon Moulin :

A savoir Chrisdu26 qui écrit :

« Les lettres de mon moulin me remémorent mon enfance. A chaque histoire une petite morale à retenir. On y découvre la soif de liberté de « La Chèvre de Monsieur Seguin », un des sept péchés capitaux est à l’honneur dans « Les trois messes basses », et confirme que la gourmandise vient quand on a plus faim. Et ce lien humain qui pousse les gens à s’entraider dans « Le Secret de Maître Cornille », Que c’est beau ! Tous les sentiments d’amour et de haine sont présents dans ce recueil et nous rappelle combien l’homme peut être fort et si vulnérable.
Je les connais pour les avoir aimées et étudiées à l’école mais également pour avoir habité durant des années non loin de ce Moulin à Fontvieille. J’y suis allée maintes fois me ressourcer au pied de ce bâtiment aux quatre ailes de géant. J’ai flâné sur les traces de Daudet là où son inspiration fut si féconde. Comme je comprends, il fait tellement bon se reposer à Fontvieille. Quand le Mistral fait des siennes, son souffle nous ramène les vestiges du passé, alors on peut entendre le joueur de fifre et la voix de monsieur Seguin « reviiiiiiens Blanquette reviiiiiiens » et cet accent du midi si chantant à mes oreilles et si doux à mon cœur. Ces jolis contes sont immortalisés dans de très beaux films de Marcel Pagnol avec Fernandel et bien d’autres enfants du pays. Comme je regrette la Provence, le chant des cigales, l’écho des Alpilles, les oliviers et ses magnifiques sentiers caillouteux qui sentent bon la garrigue, le thym et la lavande.
Merci Hélène, ce livre va revivre quelque peu à travers lui. Je vous imagine feuilleter de vos doigts délicats ces pages et sachez que désormais ses traces se mêleront aux vôtres pour mon plus grand plaisir et le sien. J’ai joint un peu de moi dans ce recueil, un petit moment d’égarement de ma vie, pour faire un peu partie de la votre. Où que vous soyez Hélène, ici bas ou ailleurs, soyez sereine, votre recueil est à présent sous le regard bienveillant et les mains affectueuses de cette belle personne.
Je voulais vous rendre ce petit hommage et peut être qu’un jour, qui sait, aurons-nous l’occasion de nous reconnaître au pied de ce moulin. Vous me raconterez ce que fut votre vie et moi je resterai là à boire vos paroles et peut être, nous tiendrons nous la main. »

Et quelqu’un qui n’a pas aimé Val07 également sur Babelio

« Très vieux tout ça, problème de génération je pense. Pour être parti en Provence quelques jours seulement après la lecture des « Lettres de mon moulin », je peux vous garantir que je n’ai pas vu les « immenses pâturages verdoyants » ici décrits à tort et à travers… Ils sont probablement tous été transformés en centres commerciaux, malheureusement. L’humanité suit son cours, et c’est parfois triste à voir. A méditer pour l’avenir… »

Et « JE »

Dans ces deux cas nous voyons apparaitre la Provence et c’est là tout le charme. Je suis un enfant d’Auvergne, fils de paysan et je n’ai pas eu l’occasion avant 14 ans de sortir de ma région. Les lettres de mon moulin fut une de mes premières lectures qui me transportèrent dans un autre pays, un autre paysage, presque une autre culture.
Et come Val07, quand je visitais la région longtemps après je ne la trouvais pas telle que je l’avais rêvé grâce à Alphonse Daudet. Donc ce fut un voyage dans le temps aussi.

Sinon dans mes propres souvenirs (en 2019, 48 ans en arrière – j’avais 8-9 ans et j’étais en pension)
C’est en lisant les 3 messes basses que j’ai compris le péché capital de gourmandise qui aurait du plutôt s’appeler le péché de Goinfrerie, celui qu’on retrouve dans
Le Voyage de Chihiro de Miyasaki quand les parents à force de goinfrerie se transforment en cochon. Ce péché est le tenant de l’avarice, ne rien donner, dans ce cas c’est tout prendre, tout dévorer ne rien laisser aux autres.

Et pour finir, je trouve formidable Babelio qui nous permet d’aller au-delà de la critique de ce que nous lisons pour y découvrir de la vie, ce qu’il y a de meilleur en nous.

Oraison 5 janvier 2019

Je voulais rejoindre le sommet de la montagne
J’avais piolet pioche et pelle dans mon sac
Je m’épuisais seul à creuser ma voie
Me bloquant, vidé, je regardais alentour
Je voyais alors qu’il existait un sentier
Façonné par les animaux, les vents et les pluies
A travers les bois, sous-bois et montagne
Je l’empruntais

Parvenu à mi-chemin, je regardais plus loin
A droite vers le bas
Le christ se tenait, accueillant, debout au col.

Il m’aurait suffi d’emprunter
La vieille route de mes ancêtres
Et d’en prendre soin avec le cœur léger

Cinquante-six ans par Étienne C (lulu.com)

École du maitre

Six ans, blouse grise
Pantoufle dans la classe
Chaussure au casier du couloir
Un autre temps passé

A mon père et à ma mère

Pourquoi en parler ?

Parce que c’est une poésie de l’instant.

Une flammèche d’une expérience de vie.

Parce que je l’ai écrite.
Et chaque année depuis 2013, je poursuis cette prière de remerciement à la vie d’être « merveilleuse » (au sens étymologique) sans être spectaculaire.

Et je continuerais pour ma famille, mes enfants, mes amis et ceux qui le souhaite. Pour noël par une étrange avent personnel.

Berserk tome 17 à 21 : le cycle de la naissance

Images

Berserk tome 18
Berserk tome 20
Berserk tome 20
Berserk tome 21

Ce que je vis dans cette lecture

Et durant tout le temps du cycle le rejeté des rejetés couve un œuf. Un œuf qui dévore l’enfant monstrueux de Guts et Casca qui donnera renaissance à Griffith. Cet œuf est couvé afin de faire advenir un monde parfait. Le monde parfait qui annonce une frayeur absolue.

Les repères entre Anges et Démons est ténu, peut être inexistante, tout se perd dans cette frontière.
Une question jamais posé dans ce cycle et pourtant permanente, que ce soit par les Hérétiques ou par les Fanatiques, est bien « Mais où est Dieu ? » Sa main, la God’s hand ne produit que des monstres de destruction. Et laisse entrevoir le règne d’un divin d’un Néant, un Rien, un grand diviseur par zéro

Chaque matin, je lis la bible catholique (pas l’orange … private joke) et cette grande transformation de Dieu infiniment tout-puissant de l’ancien Testament inspirant crainte, ordre et respect, du Dieu volontairement infiniment impuissant annoncé pas le Christ et apportant aux humains à tous les humains cette bonne nouvelle que nous sommes libres. Nous sommes libres de choisir notre chemin individuellement et collectivement. Dieu par le Christ à abandonner son pouvoir et sa puissance pour nous éclairer d’amour (agape – je t’aime au point de donner même si je ne reçois rien en retour et je donne Tout, mon pardon, et même ma vie). Cet Amour qu’on est libre de recevoir ou de refuser. Et c’est nous même que nous jugeons par nos choix. La lumière du nouveau testament est là posé.

La force de Berserk est également posé au même endroit, ici ou là. La question est de Savoir où est Dieu. Derrière chaque monstre, nous trouvons finalement une personne humaine qui a fait le choix de sacrifier l’amour pour la puissance et la force et l’imposition de sa volonté. Alors règne une guerre du mal contre le mal des Hérétiques contre des fanatiques.

Et pourtant des rayons de lumière apparaissent qui laisse au lecteur une forme d’espoir.
Luka qui aime au point de se sacrifier pour les autres et son Jérôme.
Guts pour une Casca détruite, amnésique comme absente à tout et a elle-même. Il est prêt a tout sacrifier, à tout donner pour la sauver.
Nina qui a conscience de sa faiblesse et qui pourtant éprouve un sentiment d’amour pour Joachim. Tous deux se trompe ou loupe souvent de cible (qui en langue araméen se traduit par le péché), mais la rédemption est possible pour eux. Superbe fin sur eux deux dans ce cycle.
Farnèse et Serpico sont également des personnage lumineux, partant des ténèbres du Fanatisme, ils vont apprendre beaucoup sur eux et avancerons vers autre chose. Il pose des actes libres.
Berserk est certainement un manga, une BD, une œuvre littéraire et graphique qui va plus loin en matière d’illustration et de mise en scène sur la condition humaine que beaucoup d’œuvre philosophique. En vérité, Je suis conquis.

Anne Vassivière : Parties Communes

Le plan de l’immeuble

Mon voyage dans le roman

Un roman intense, un rythme qui rappel les boléros en musique classique tout en crescendo.

Oui « Partie Communes » est de la littérature classé dans le genre  pornographique Parce qu’édité par la Musardine !

Mais est-ce réellement de la pornographie ? Un roman qui a travers des personnages parle de notre condition humaine. Nous sommes conviés à nous poser la question sur ce que l’on projette sur l’autre, sur nous même, sur nos désirs, nos envies, nos pulsions, nos phantasmes. Le roman nous invite à nous poser la question de l’autre.
Qu’est ce que l’amour ? (Éros – Cupidon, Philia – Amor, Agape – Caritas)
Qu’est ce qu’aimer ?

L’amour Éros devient Cupide, mais peut aussi le corps sublimer en plaisir atteint le bonheur et conduit à la joie.

Dans un style percutant, ou peu de mot suffisent à nous plonger dans la scène, on ressort de cette lecture ébouriffé et haletant !

Après chaque scène, se dessine l’intériorité des personnages, leurs profondeurs, leurs faiblesses, leurs grandeurs ! Je fus bluffé !

Une écriture à 16 voix.

16 voix intérieures donnent la vie a un immeuble haussmannien. Une histoire qui avance par les pensées de ceux qui la vivent !

À lire pour voyager au cœur de nous même ! Et à nous de comprendre tout les non dits

Dans ma lecture, très rapidement, je pensais à Patrice Chéreau lorsqu’il voulait qu’une scène de sexe face avancer l’histoire et ne soit pas là comme passage obligé, une récréation, un moment de divertissement !

Je pensais a ce qu’il avait voulu faire dans son film « Intimity ».

Je pensais que le sexe n’est pas la récompense du héros ou une opposante fouetteuse. Alors oui ce roman est un vrai travail littéraire.

Roman a lire en contrechamps de Vénus Erotica d’Anaïs Nin ! Ou en est-on 60 ans après !