L’homme qui dormait sous mon lit, Pierre Notte

Au Rond Point, un samedi soir. . .
Je ne vous raconterais pas
Allez-y et vous serez, comme le dormeur, réveillé
Après vous renterez et y repenserez
Le fièvre
L‘angoisse
L‘insomnie et le plongeon
Mais au matin levant, vous serez grandi


Celle qui en parle merveilleusement bien est une autrice dont je suis le Blog : Allez voir . . .

Anne Vassivière : Ce que je dois au théâtre

Et Pierre Notte lui même :

ENTRETIEN

Quel rapport y a-t-il entre Je te pardonne (Harvey Weinstein) en juin dernier, et L’Homme qui dormait sous mon lit aujourd’hui ?

La honte. C’est le moteur. Une honte objective et partagée, mais il y a pire. Cette honte de soi, de moi. Quand je mesure la puissance de mon incapacité à agir, à intervenir. De mon impuissance. Rester immobile, encore, face aux petites barbaries qui s’exercent partout, qui pullulent et prolifèrent. Ne rien faire. Cette honte de l’inertie. Le mal fait aux femmes et la honte d’être un homme, cela fermente, cela bout. Cela donne L’Histoire d’une femme ; Sur les cendres en avant ou Je te pardonne (Harvey Weinstein). C’est encore écrire contre, jamais pour. Contre l’impuissance et l’inaction. Ou en réponse, en écho. Faute de mieux, faute d’agir. Ici, faute d’une parole politique, d’un geste engagé, il reste l’invention possible d’un dialogue entre les parties… On ne fait rien, on fait semblant, mais c’est déjà ça. Et on en rit, aussi. C’est la moindre des choses, par souci de décence…

Et là, vous imaginez le pire : un monde où on pousserait les réfugiés au suicide?

C’est « inimaginable » ? Ce n’est pas déjà ce que l’on vit ? Le pire, c’est le mépris dont on s’arrange. Toutes hontes bues. Recueillir l’autre, l’accueillir et le sauver, bien sûr. Mais qu’il s’adapte, qu’il prie ses dieux avec discrétion, qu’il ne regarde pas nos filles de travers, qu’il baisse un peu sa musique s’il vous plaît. Et qu’on ait droit à quelque compensation, tout de même. Et quand le bien est accompli, elles ressurgissent toujours, les bestioles immondes de l’égoïsme, de l’autosuffisance, du confort personnel, de la peur qui exclut. Dans le couple, pareil. Dans le travail, pareil. Dans le monde, pareil. Fouiller le pire, c’est toujours aller chercher ce à quoi pourrait ressembler le monde s’il faisait un petit pas en avant vers le pire où on se laisse aller. La poussière sous le tapis, les secrets de famille dans les caves à vin, et le réfugié par la fenêtre.

Et ici, tout finit bien… Vous vous foutez du monde?

Ça doit être sanglant, saignant, rapide et hargneux. Mais ça finira bien, oui, la musique arrivera, enfin, et la réconciliation possible. La danse, et la vie, souriante, simple, une illusion. Écrire, c’est partager une honte. On fouille, on creuse, on fonce droit dans le fond du pire pour chercher aussi un peu de lumière.

PIERRE NOTTE,PROPOS RECUEILLIS PAR L’AVANT-SCENE THÉÂTRE
POUR L’AVANT-PROPOS AU TEXTE PUBLIÉ

Marie Madeleine réalisé par Garth Davis

Note : 10 sur 10.

Présentation du film :

Le film Marie Madeleine est un portrait authentique et humaniste de l’un des personnages religieux les plus énigmatiques et incompris de l’histoire. Ce biopic biblique raconte l’histoire de Marie, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem.

Les critiques :

A l’époque où ce film est sorti en salle, j’avais été attiré par l’affiche, mais, après avoir lu des critiques, j’avais été persuadé qu’il s’agissait d’une mièvre hagiographie Hollywoodienne. Je n’étais donc pas allé le voir. Ce n’est que trois ans plus tard que j’ai décidé de le regarder pour passer le temps. Grand bien m’a pris ! Et combien j’ai réalisé le pouvoir des critiques ! Combien j’ai regretté de m’être laissé influencer ! Les critiques peuvent tuer un bon film dans l’œuf !

C’est ainsi que je me demande comment Frédéric Strauss de Télérama a pu écrire ceci…
« Surfant sur cette place nouvelle que pourrait prendre la femme dans l’histoire sainte, cette production hollywoodienne propose un néo-péplum. Marie Madeleine et Jésus sont joués par Rooney Mara et Joaquin Phoenix. Rien de consistant… »

…et Stéphane Delorme Cahiers du Cinéma cela…
« Ce pensum kitsch revendique cette lecture vaguement féministe, sauf qu’il fait tout l’inverse, Marie-Madeleine étant réduite à suivre la bande des apôtres comme Chico dans Les Sept mercenaires. »

Tout cela me semble produit par une mauvaise foi pervertie de cynisme et d’ ironie malsaine, une mauvaise Foi.

Mon simple regard

Ce film est une merveille, grâce aux acteurs, aux paysages, à la photo, aux éléments et au rythme « malickien », mais surtout par le propos et le choix de Marie-Madeleine pour parler du Christ.
Ce film est incarné, pensé et spirituel !
Des Corps qui vivent, donnent la vie, s’attirent ou se repoussent, meurent.
Des âmes en combat contre elles-mêmes.
Et des esprits qui tentent de s’ouvrir à cette porte de la spiritualité, de la foi, du royaume.
Oui, une Merveille !

Donc me voici devant un film si fascinant que je n’en sors pas indemne. Les questions qu’il éveille voyageront longtemps en moi. Ce film explore les trois réalités humaines : corps, âme, Esprit.
Le corps est placé dans la réalité sociale, d’une violence inouïe. Marie Madeleine est une femme qui refuse le dictât de son père et de son frère qui veulent lui imposer un époux. Le frère la déclare possédée par le diable, comme d’autres qui finissent violées puis assassinées. Le contraste est abyssal, entre cette domination masculine et un prophète qu’elle commence à entendre avant de le voir, et qui, par ses paroles la transforme. Il est celui qui guérit et parle d’un royaume de paix et d’amour. Dans ce film, l’eau est très présente : le corps y est libre de descendre et de se retourner pour remonter vers la lumière. Le dialogue entre la Vierge Marie et Marie de Magdala est d’un réalisme vraiment concret, incarné. Elles se parlent de corps à corps.

L’âme est vue à travers les relations humaines : dans un monde où seules les valeurs masculines existent, Pierre en est symboliquement le représentant ( il est possédé par des valeurs martiales associées à la masculinité.). Marie-Madeleine, quant à elle, incarne des valeurs qu’on pourrait dire « féminines » mais qui sont universelles et font écho en Jésus. Ces valeurs d’écoute, de respect, d’entraide mutuelle, sont mises en scène lorsque Jésus décide d’aller parler aux femmes du lavoir, et demande à Marie-Madeleine « Que dois-je enseigner ? » A ce moment-là, le « soldat » Pierre prend ombrage, craignant de perdre son rôle de première pierre ; on sent alors la réalité du conflit sur lequel l’église a fondé 2000 ans d’histoire. Le moment le plus fort est lorsqu’il reproche à Marie-Madeleine sa présence auprès de Jésus « Tu l’as affaiblie » lui dit-il. Le Pouvoir temporel incarné par Pierre s’oppose à la Puissance spirituelle qui ne peut se manifester que dans les regards et les sourires.

L’esprit, enfin, est le vase de la réalité spirituelle où l’on touche bien la distance entre, d’une part, ce que la religion catholique (devenue système de pouvoir) a créé de concepts, et d’autre part l’homme réellement habité qu’est Jésus. Ce dernier était conscient que ceux qui le suivaient comme Pierre ou Judas avaient leur propre désir de rétablir un pouvoir politique et non de comprendre son message.

Si Jésus s’est senti enfin compris dans sa mission, c’est bien par cette femme. C’est pourquoi c’est à elle qu’il apparaît après sa mort :elle a été la seule à comprendre et à dire que le Royaume d’amour qu’il promettait existait bien en ce monde. Qu’il est déjà dans notre cœur et que cela ne dépend que de nous de nous y rendre.

Le film dit aussi que pour bien parler d’amour il faut le ressentir : Marie-Madeleine est la seule à croire en lui pour ce qu’il est, et pas pour ce qu’elle pourrait retirer de la relation. Elle seule lui donne la force d’aller jusqu’au bout d’une mission dont il connait l’issue et dont il la prévient clairement. C’est subtilement explicite.

Ce film est une merveille parce qu’il ose regarder en face toutes les réalités : la société de l’époque, les structures humaines et psychiques qui nous animent de tout temps… mais il rappelle aussi le vrai message d’amour spirituel, Agape. L’amour spirituel est fondé sur l’espérance que nous pouvons tous participer à améliorer ce monde, ici et maintenant.

La résurrection est juste évoquée comme une réalité sans utiliser d’effets cinématographiques spectaculaires, et c’est très bien ainsi.

Jésus est symboliquement déposé là où se trouve le désespoir de celui qui ne peut que constater l’échec de la civilisation. La solitude qui accompagne cette prise de conscience est vertigineuse. Il ne s’agit en rien d’une image d’Épinal. Représenter le Christ en homme paisible nous empêche peut-être de le comprendre.

Si nous voulons construire une alternative à ce monde sordide par bien des aspects, il est temps d’accepter que non, les premiers chrétiens n’étaient pas une communauté paisible. Rien ne pourra être fait pour changer le monde où nous vivons tant qu’on s’enfermera dans une société de joies illusoires dont nous abreuvent les objets matériels. La seule jouissance du corps est une impasse si elle n’est pas accompagnée par âme et esprit.


Finalement la plus belle critique que j’ai trouvée est sur le site lemagducine

« … Marie Madeleine est une expérience difficile à évaluer, capable d’ennuyer comme de fasciner sans que lon ne sache jamais vraiment de quel côté on se trouve. Ce qui est sûr, c’est que ces deux heures poussent à la réflexion, à l’implication totale du spectateur, et en cela c’est une proposition de cinéma réussie. Visuellement époustouflant, porté par des acteurs impériaux, Marie Madeleine divisera assurément, de par l’austérité radicale de sa forme et l’opacité de son propos, et ce malgré des échos aux enjeux sociaux d’aujourd’hui dont on ne peut que saluer le traitement. Autrement dit, un film qui sera admiré comme détesté pour des raisons valables d’un côté comme de l’autre : à vous de vous abandonner ou non à ce long pèlerinage contemplatif qui, finalement, se vit plus qu’il ne s’explique. »


Évangile de Marie Madeleine.

L’évangile selon Marie fait partie des évangiles apocryphes, c’est-à-dire non reconnus par le Vatican (par opposition aux quatre évangiles synoptiques de Matthieu, Marc, Luc et Jean). Voici le texte de l’Évangile de Marie Madeleine, selon une traduction française du XIXème siècle :
(Les pages 1 à 6 n’ont pas été retrouvées.)

Page 7 de l’évangile :

« La matière sera-t-elle donc détruite ou non ? »
Le Maître répondit :
« Toutes natures, toutes créatures, toutes créations sont liées les unes aux autres. »
Tout ce qui est composé sera décomposé ; tout reviendra à ses racines ; la matière retournera aux origines de la matière.
« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »
Pierre lui dit : « Puisque tu te fais l’interprète des éléments et des événements du monde, dis-nous : Qu’est-ce que le péché du monde ? »
Le Maître dit :
« Il n’y a pas de péché. C’est vous qui faites exister le péché lorsque vous agissez conformément aux habitudes de votre nature adultère là est le pêché. Voilà pourquoi le Bien est aussi parmi vous ; Il participe aux éléments de votre nature afin de l’unir de nouveau à ses racines. »
Il continua et dit :
« Voici pourquoi vous êtes malades et pourquoi vous mourrez, c’est la conséquence de vos actes ; vous faites ce qui vous éloigne…
Comprenne qui pourra ! »

Page 8 :

« L’attachement à la matière engendre une passion contre nature. Le trouble naît. « Soyez en harmonie… » Si vous êtes déréglés, inspirez-vous des représentations de votre vraie nature.
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »
Après avoir dit cela, le Bienheureux les salua tous en disant :
« Paix à vous, que ma Paix naisse et s’accomplisse en vous ! Veillez à ce que personne ne vous égare en disant : « Le voici, Le voila. » Car c’est à l’intérieur de vous qu’est le Fils de l’Homme ; allez à Lui : ceux qui Le cherchent Le trouvent.
Marchez !
Annoncez l’Évangile du Royaume. »

Page 9 :

« N’imposez aucune règle, hormis celle dont je fus le Témoin. N’ajoutez pas de lois à celles de celui qui a fait les lois, afin de ne pas en devenir les esclaves. »
Ayant dit cela, Il partit.
Les disciples étaient dans la peine ; ils versèrent bien des larmes, disant : « Comment se rendre chez les païens et annoncer l’Évangile du Royaume du Fils de l’Homme ? Ils ne l’ont pas épargné, comment nous épargneraient-ils ? »
Alors, Marie se leva, elle les embrassa tous et dit à ses frères :
« Ne soyez pas dans la peine et le doute, car Sa Grâce vous accompagnera et vous protégera : louons plutôt Sa grandeur, car Il nous a préparés. Il nous appelle à devenir pleinement des êtres humains. »
Par ces paroles, Marie tourna leurs cœurs vers le Bien ; ils s’éclairèrent aux paroles du Maître.

Page 10 :

Alors, je lui dis :
« Seigneur, dans l’instant, celui qui contemple Ton apparition, est-ce par l’âme qu’il voit ? Ou par l’esprit ? »
Le Maître répondit : Ni par l’âme ni par l’esprit ; mais l’intellect étant entre les deux, c’est lui qui voit et c’est lui qui (…) »
Pierre dit à Marie : « Sœur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur que tu as en mémoire, celles que tu connais mais nous pas et que nous n’avons pas entendues. »

(Les quatre pages suivantes n’ont pas été retrouvées.)

Page 15 :

« Je ne t’ai pas vu descendre, mais maintenant je te vois monter », dit le Désir, « Pourquoi mens-tu, puisque tu fais partie de moi ? »
L’âme répondit :
« Moi, je t’ai vu, toi, tu ne m’as pas vue. Tu ne m’as pas reconnue ; j’étais avec toi comme avec un vêtement, et tu ne m’as pas sentie. »
Ayant dit cela, elle s’en alla toute joyeuse. Puis se présenta à elle la troisième atmosphère, appelé Ignorance ; celle-ci interrogea l’âme, lui demandant :
« Où vas-tu ? N’as-tu pas été dominée par un mauvais penchant ? Oui, tu étais sans discernement, et tu as été asservie. »
L’âme dit alors :
« Pourquoi me juges-tu ? Moi je n’ai pas jugé. On m’a dominée, moi je n’ai pas dominé ; on ne m’a pas reconnue, mais moi, j’ai reconnu que tout ce qui est composé sera décomposé sur la terre comme au ciel. »

Page 16 :

Libérée de cette troisième atmosphère, l’âme continua de monter. Elle aperçut la quatrième atmosphère. Elle avait sept manifestations.
La première manifestation est Ténèbres ;
la seconde, Désir ;
la troisième, Ignorance ;
la quatrième, Jalousie mortelle ;
la cinquième, Emprise charnelle ;
la sixième, Folle Sagesse charnelle.
la septième, Sophia coléreuse.
Telles sont les sept manifestations de la Colère qui oppriment l’âme de questions : « D’où viens-tu, homicide ? Ou vas-tu, vagabonde ? »
L’âme répondit :
« Celui qui m’opprimait a été mis a mort ; celui qui m’étreignait n’est plus ; mon désir alors s’est apaisé, et je fus délivrée de mon ignorance. Désormais j’obtiendrai le repos dans le temps instantané de l’éternité, en Silence. »

Page 17 :

« Je vais au Silence » Après avoir dit cela, Marie se tut. C’est ainsi que le Maître s’entretenait avec elle.
André prit alors la parole et s’adressa à ses frères : « Dites, que pensez-vous de ce qu’elle vient de raconter ? Pour ma part, je ne crois pas que le Maître ait parlé ainsi ; ces pensées diffèrent de celles que nous avons connues. »
Pierre ajouta : « Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme, sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons-nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ?

Page 18 :

Alors Marie pleura. Elle dit a Pierre : « Mon frère Pierre, qu’as-tu dans la tête ? Crois-tu que ce soit toute seule, dans mon imagination, que j’ai inventé cette vision ? ou qu’à propos de notre Maître je dise des mensonges ? »
Levi prit la parole : « Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme le font nos adversaires. Pourtant, si le Maître l’a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ?
Assurément, le Maître la connaît très bien Il l’a aimée plus que nous. Ayons donc du repentir, et devenons l’être humain dans son intégrité ; laissons-Le prendre racine en nous et croître comme Il l’a demandé.
Partons annoncer l’Évangile sans chercher à établir d’autres règles et d’autres lois en dehors de celle dont Il fut le témoin. »

Page 19 :

Dès que Levi eut prononcé ces mots, ils se mirent en route pour annoncer l’Évangile.

Les furtifs par Alain Damasio

Note : 1 sur 10.

Autant la horde du contrevent m’avait séduit, pour son écriture chorale (avec quelques réticences sur la pagination et les signes kabbalistiques des personnages), autant Les furtifs m’ont profondément ennuyé, par les procédés multiples ne portant aucun sens profond, par son intrigue ou sa chronique, qui n’avance pas réellement. Une œuvre chorale comme une écriture multi-personnages ou multi-intrigue ou de chronique et une écriture qui nécessite de maitriser à la perfection, l’art du jongleur ou de la jongleuse. Tolstoï dans Guerre et Paix, Herbert dans Dune ou Anne Vassivière dans Parties Communes, sont toutes les trois de brillantes jongleuses. Damasio est alors tout juste un apprenti qui tente les trois balles et qui se perd en maladresses diverses.

Je n’aurais aucune citation à vous offrir, à vous donner où à partager. La lecture a été pour le moins étrange. Dès la 10ème page, je commençais à lire une phrase sur deux, puis un paragraphe sur deux et puis j’arrive à un chapitre sur deux, et pour sauter finalement un ensemble de chapitre sauf le survol de quelques phrases qui me montraient que l’histoire n’avançait pas vraiment. Quand on lit du Giono, du Colette, du Duras ou du Mauriac, on se retrouve accroché par le style et on en savoure chaque phrase. Ici, rien ! Pauvreté de la phrase, pauvreté d’un propos devenu maintenant presque trop lieu commun. Toutefois j’ai lu les cinq derniers chapitres comme un effort à faire, comme si j’allais avoir enfin une révélation !

Déception !

J’appelle ce roman Déception. Trop bavard pour être.