Berserk 22 à 27 Chroniques des Guerres Saintes

Les planches choisies

Berserk tome 22

Belle présentation de Dame Farnèse. Mais la critique globale sera sur le tome 27 pour la chroniques des guerres saintes.
Le dessin a changé, on sent un dessin dès ce tome plus intérieur.

berserk tome 23

Ce tome amorce un étrange climat. La Quête de Guts, de Farnèse, prend une plus grande profondeur. J’ai eu envie de ralentir ma lecture, de rester plus longtemps sur les images.

berserk tome 24

zoom tome 24

Ce tome s’appuie sur un approfondissement de ce qu’est l’univers et sa dimension élémentaire. il est moins violent que les précédent et plus explicatif.
Mais ce n’est qu’une parenthèse.

Berserk tome 25

J’avance dans cette chroniques des guerres saintes. Voici un tome de combat contre les élémentaire du coté du monde. Des combats ou les humains sont ce qu’il sont ! Ils commettent des erreurs mais peuvent aussi se montrer sublime !
Aller on passe au tome suivant !

Le combat contre les élémentaire dans le monde Réel

Critique

Et patatras !

C’est ici que j’arrête la série Berserk pour l’instant. Ce tome fut pour moi laborieux et ennuyeux. Je ne suis pas parvenu à me laisser convaincre par les élémentaires et la petite sorcière, et j’avais l’impression de relire en moins biens les premiers tome.

Je ne lis plus de BD depuis longtemps et encore moins du Manga. C’était le premier retour à la BD et mon premier Manga réellement. Mais là je tombe. Plus certainement de mon fait que celui de l’auteur.

Ceci dit quand la série sera réellement finis peut-être que je la reprendrais avec un regard neuf !

Berserk tome 17 à 21 : le cycle de la naissance

Images

Berserk tome 18
Berserk tome 20
Berserk tome 20
Berserk tome 21

Ce que je vis dans cette lecture

Et durant tout le temps du cycle le rejeté des rejetés couve un œuf. Un œuf qui dévore l’enfant monstrueux de Guts et Casca qui donnera renaissance à Griffith. Cet œuf est couvé afin de faire advenir un monde parfait. Le monde parfait qui annonce une frayeur absolue.

Les repères entre Anges et Démons est ténu, peut être inexistante, tout se perd dans cette frontière.
Une question jamais posé dans ce cycle et pourtant permanente, que ce soit par les Hérétiques ou par les Fanatiques, est bien « Mais où est Dieu ? » Sa main, la God’s hand ne produit que des monstres de destruction. Et laisse entrevoir le règne d’un divin d’un Néant, un Rien, un grand diviseur par zéro

Chaque matin, je lis la bible catholique (pas l’orange … private joke) et cette grande transformation de Dieu infiniment tout-puissant de l’ancien Testament inspirant crainte, ordre et respect, du Dieu volontairement infiniment impuissant annoncé pas le Christ et apportant aux humains à tous les humains cette bonne nouvelle que nous sommes libres. Nous sommes libres de choisir notre chemin individuellement et collectivement. Dieu par le Christ à abandonner son pouvoir et sa puissance pour nous éclairer d’amour (agape – je t’aime au point de donner même si je ne reçois rien en retour et je donne Tout, mon pardon, et même ma vie). Cet Amour qu’on est libre de recevoir ou de refuser. Et c’est nous même que nous jugeons par nos choix. La lumière du nouveau testament est là posé.

La force de Berserk est également posé au même endroit, ici ou là. La question est de Savoir où est Dieu. Derrière chaque monstre, nous trouvons finalement une personne humaine qui a fait le choix de sacrifier l’amour pour la puissance et la force et l’imposition de sa volonté. Alors règne une guerre du mal contre le mal des Hérétiques contre des fanatiques.

Et pourtant des rayons de lumière apparaissent qui laisse au lecteur une forme d’espoir.
Luka qui aime au point de se sacrifier pour les autres et son Jérôme.
Guts pour une Casca détruite, amnésique comme absente à tout et a elle-même. Il est prêt a tout sacrifier, à tout donner pour la sauver.
Nina qui a conscience de sa faiblesse et qui pourtant éprouve un sentiment d’amour pour Joachim. Tous deux se trompe ou loupe souvent de cible (qui en langue araméen se traduit par le péché), mais la rédemption est possible pour eux. Superbe fin sur eux deux dans ce cycle.
Farnèse et Serpico sont également des personnage lumineux, partant des ténèbres du Fanatisme, ils vont apprendre beaucoup sur eux et avancerons vers autre chose. Il pose des actes libres.
Berserk est certainement un manga, une BD, une œuvre littéraire et graphique qui va plus loin en matière d’illustration et de mise en scène sur la condition humaine que beaucoup d’œuvre philosophique. En vérité, Je suis conquis.

Berserk Tome 14 à 16

Planches aimées

Le cycle des enfants perdus

L’arbre de vie des traditions humaine est devenu ici un arbre de mort.
Guts est entre deux petites filles, pas encore femme.
Il est poursuivit par une femme ayant perdu l’innocence de la petite fille.

L’histoire est sur le sol pour une grande part puis elle s’élève dans les cieux pour retomber dans les profondeurs chtoniennes.

Le héros de ce cycle cette histoire est certainement la petite fille Jill qui va parcourir sont propre chemin initiatique.

Alors comment devient-on adulte ?

  • En fuyant dans un monde imaginaire ? (Rosine)
  • En affrontant la réalité et en la changeant dans la mesure de ses moyens ? (Jill)

Ce cycle s’il m’a fait pensé tout au long de sa lecture à Peter Pan, il en st la thèse inverse, à travers le personnage de Jill. Et cela se fait avec l’aide du personnage du guerrier surnaturel; Guts, lui même.

Berserk tomes 10 à 13

Citations imagées

Tome 10

L’auteur est devant son bureau. les feuilles de dessins sont dispersées sur celui-ci, certaines jonchent le sol. Tout son corps est dans l’acte de dessiner, de retranscrire une image une histoire. Une odeur de tragédie. Casca et Guts, deux corps, deux psychés, deux esprits en quête, se sont rencontrés. Ils ont avancé l’un vers l’autre. L’auteur est inondés de leur histoire, mais ce qu’il y a de plus sombre en lui commence a suinter vers ces deux personnes. La libération de Grifith serait leur libération aussi. Mais voilà, il y a autre chose, quelque chose remonte dans cet univers dont la bonté en a été banni. Des monstres sont réveillés, des paroles données trahi, celles d’un père pour sa fille. Alors je passe au tome 11.

Tome 11

Le premier « anormal » est là. Il se tapie dans la figure du pire des soldats, un brigand meurtrier qui jouit de sa domination et de la dégradation de l’objet de son envie. Il va affronter alors Guts et Casca. Griffith ne devient plus qu’un regard derrière un masque.

Quelque chose commence à tramer dans ce tome 11, quelque chose qui se moque du vivant, qui joue avec et qui prend plaisir a le déchiqueter. LA vie d’un petit vieillard sans intérêt qui voulait en croquer encore, et encore, et encore ayant perdu tout désir et fouettant son envie a s’abandonnant aux pulsions les plus macabres. C’est le macabre qui monte. C’est un Agamemnon rêvant de déchiqueter Troie, après avoir oublié pourquoi. Tiens le tome 12 me fait signe

Tome 12 13 et début du 14

La plongée dans l’enfer avec ces deux volume et la fin du grand flashback depuis les tomes 1 et 2.

S’incarne alors par le trait le mal absolue. C’est étrange de lire cela en même temps des haïku  de maitre zen et Fromager sur Camus et Zundel et la question du mal. Le mal cette question qui interroge qui nous ouvre ou nous éloigne de la foi. Comme si le mal était un maelstrom de nos regrets et remords à la fin de nos vies qui n’ont pour ce monde aucune valeur.

Porte vers le nihilisme, jouissance du néant ou mise en garde ?

Je continue donc

Berserk tome 6 à 9

Planches citations

Tome 7

Je suis fasciner par cet auteur. il m’empêche d’oublier ce qui me trouble au plus profond chez un auteur, un artiste, un peintre, un chorégraphe, un danseur, un acteur… le travail sur soi afin de livrer une petite idée de ce qu’est la création. La porte ouverte vers plus que le petit moi, l’égo et l’individu. Il m’apprennent à devenir une personne. Le paradoxe de cet auteur, c’est qu’en nous délivrant un univers aussi sombre, aussi au bord du mal absolu, il démontre par son acte toute la lumière de la création. Quelle JOIE, d’être terrorisé ainsi ! Aller je passe au tome 8 Cela devient une chronique des pensées impromptus par Berserk !

Tome 8

Et voilà dans ce gigantesque flashback Guts quitte la troupe. Il reprend sa liberté, il veut devenir par lui-même, dans un monde qui ne t’autorise à n’être qu’un maitre ou un valet, Guts dit « Non ». C’est dans ce tome que l’écart se montre le plus important entre Guts et Griffith. C’est ici aussi le rendez-vous manqué tragique avec Casca. Le dessin et la mise en page servent clairement le sens du tragique. Ma lecture parallèle en journée est « L’inconsolable » d’André Comte-Sponville. D’étranges correspondances apparaissent entre l’idéal esthétique du philosophe et la quête de Guts : « que puis-je vouloir pour moi ? » Se dessine alors une conception d’un réel bien flou où l’inconnaissable prend un volume presque palpable. J’adore lire Berserk, le matin en me levant après avancé dans la bible catholique (actuellement la deuxième lettre au corinthien ou Paul est en plainte. Une lettre bien curieuse). La magie de la lecture !

Tome 9

On avance vers la fin tragique de la troupe du faucon. Splendide scène finale de ce tome du rapprochement de deux corps meurtrie par le sexe et qui se cherche par le cœur. Guts et Casca, ou comment le nu va au-delà du plaisir sexuelle pour tenter de prendre soin l’un de l’autre. Ce fut une constante entre eux deux, des corps nu qui prennent soin l’un de l’autre. Ayant vu l’animé je sais ce que cela va devenir, ce qui rend cette scène d’autant plus forte.

Berserk – Tome 6

Premier bilan de la découverte et des synchronicités de lecture

Avant de donner mon ressentis sur les tome 6 à 10 (critique tome 10), j’ai envie de présenter le contexte dans lequel je lis ce manga, mon premier manga (et qui sera peut-être mon seul manga), et pourquoi je le découvre de manière lente.

Au réveil, après mon émerveillement quotidien d’être vivant et de ressentir avec une conscience simplement humaine, le flux de la vie, je me mets devant la fenêtre de la cuisine et remercie pendant quelque minutes (cela peut se nommer prière, méditation ou réveille).

J’ai préparé mon déjeuner et je me suis installé à la table de la cuisine, après avoir lu un verset ou deux de la bible (j’en suis aux lettres aux corinthiens de Paul – la 2ème qui par moment m’interroge), je prends alors le tome actuel de Berserk et je lis, je parcours, je me plonge dans ces dessins narratifs pour un ou deux chapitres.

Ensuite, j’emporte pour les trajets vers le travail un roman ou un essai (actuellement ce sont les lais de Beleriand de J.R.R Tolkien) et le soir avec la femme miraculeuse avec qui je partage la vie depuis 35 ans je lis de la poésie ou des romans érotiques.

Toutes ces lectures, et tout ce que je vis au quotidien, dans sa simple banalité (miraculeuse car en vie) se mêlent alors un ensemble de correspondances qui continuent à modeler l’homme de 56 ans que je suis.

Je sais que je relirais le cycle de Dune pour la 12ème fois (avant que les films de Villeneuve ne sortent), je relis couramment le poète Bashô et les dialogues avec l’ange. En littérature érotique, je suis tombé sur Anne Vassivière qui proposait quelque chose de vraiment inattendu, de nouveau, sur les perception intérieures, l’intimité profonde de chaque personne humaine entrant dans une relation sexuelle, donc une relation humaine. Et je prévois de relire plus tard Corps-âme Esprit de Fromaget, il m’a conduit à prendre conscience de l’importance de comprendre les anthropologies induites par nos croyances, nos propres visions d’être une personne humaine au sein d’une humanité en mouvement et des dangers que nos sociétés post-modernes nous font courir en fantasmant sur le transhumanise, l’Ubris des Grecs anciens, la démesure, tout en nous simplifiant en tant que consommateur idiot de biens et de services.

Mais Alors Berserk dans tout cela ?

Et bien oui Berserk va certainement venir remplacer Koltès dans mes œuvres pour une Ile. Dans cette série de manga qui se lis en parallèle de la bible, je me retrouve aux sources de ce qu’il y a de plus sombre dans la personne humaine.

C’est par le travail de ce maitre an manga qu’il nous conduit sur un chemin qui ouvre nos esprits.

Le Tome 6 que je viens de terminer à certainement était écrit et dessiné dans les années 90. Dans ces années, je ne le connaissais évidement pas, puisque c’est mon fils (25 ans) qui me l’a fait découvrir il y a à peine 2 mois. Dans les années 90 je devais lire les premiers tome de la compagnie noire, bien sombre aussi. Et la notion des ténèbres humaines me questionnait abondamment, surtout que nous allions être parent.

Aujourd’hui que je découvre ce travail remarquable, il se crée un pont entre ces deux époques et même une troisième, une sorte de pré-renaissance sombre. Tout cela entre en résonnance et ouvre de nouvelles portes, de nouvelles dimensions à explorer et de nouvelles questions.

Berserk tome 3 à 5 par Kentaro Miura

Aller je continue

Première partie du flashback après les tome 1 et 2. Cette première partie concerne la partie mercenaire de Guts

Cette première partie est sans concession dans sa façon de montrer la pédophilie (particulièrement dure), le viol et les massacres, tout cela participe d’une vision sombre de l’âme humaine. Et Griffith, derrière sa belle gueule androgyne est le personnage qui me répugne le plus. Les personnages féminins me semblent plus épargnés par la monstruosité.

Les hommes sont partagés entre monstruosité et violence.

L’ambition de Griffith à déjà une odeur Méphitique.

En parallèle je lisais Caudette Et Exsultante du pape François, et… … heureusement. Quand on explore l’âme noir de l’humanité, il est bien d’avoir quelques lumières apaisantes.

Je vais bien sur continuer l’aventure dans ce monde, bien que jusqu’au tome 13, je connaisse puisque mon fils m’avait fait voir l’animé en trois parties.

Planche choisie

Berserk tome 2 et 3

la brutalité du mal !

Ma lecture continue dans le monde du manga (à la loupe – vraiment écrit petit par moment …)

Tome 2 et Tome 3, ceux avant l’enfance et l’adolescence et ceux qui seront mis en animation avec l’animé en trois parties des années 90.

L’histoire avance dans cette obscurité effrayante, sans lumière. Nous sommes bien dans la Dark-fantasy, Un Sauron quelque part à gagné et les personnages deviennent réels et plus profond qu’il n’y paraissait.

Pourquoi représenter, les ténèbres, l’enfer ?

Pourquoi lire ces représentations des ténèbres, de l’enfer, du nihilisme, de cette histoire de quête de pouvoir permanent et absolue juste pour tenter de donner un sens à l’univers ?

la question du bien ?

En tout cas ces deux tomes m’ont questionné sur cela. Et peut-être même avec plus de profondeur que la compagnie noire de Glen Cook (les livres du Nord), qui déjà m’avait pas mal ébranlé en son temps.

Ici les abysses sont vertigineux, aucune possibilité de rédemption, pourtant sa quête est là.

Je suis pris par le lecture de cette œuvre et que j’avance avec curiosité et hâte.

Berserk tome 1 par Kentaro Miura

Découverte

Mon fils me parle avec insistance de ce Manga. Je n’ai jamais su lire les Manga. Il tente de me rassurer. Il me certifie que ce n’est qu’une question d’habitude, et qu’après le premier tome j’aurais pris les bons réflexes de lecture ; a commencer lire par la fin et de droite a gauche.
Ce jeune homme lit depuis longtemps des mangas. C’est la première fois qu’il insiste pour que j’en lise un. Il décide de me montrer l’animé en me précisant qu’ils correspondent au tome 4 à 6. J’aime beaucoup cette ambiance digne des tableaux de l’enfer de Gérôme Bosch.
Il a gagné. Partant en vacances avec mon épouse pour un petit pèlerinage à Lourdes,  j’y découvre Hildegarde de Bingen, je lis sa biographie, c’est un contraste totale avec la description de l’enfer du monde de Berserk, une lecture inversé, en creux.

Ce que je lis

Mon fils a raison, passées les difficultés de lire, en trouvant une loupe dans mon village d’Auvergne, car avec l’âge et la vue baissante, certaines bulles sont très difficiles à lire.

Ce premier tome me plonge dans les visions cauchemardesques de l’enfer. C’est étrange de plonger directement dans le manga après voir vu l’animé. En effet je commence, et, je sais pourquoi il fait ces terribles cauchemars et pourquoi il lui manque un bras et un œil.
C’est donc, dès le début que je me demande comment l’auteur a projeter l’écriture de ce Personnage sur plusieurs année. C’est absolument dantesque. Est-ce que dès le premier tome, il savait où il allait ? Avait-il déjà entrevue la fin ? Ce sont mes grandes questions.
En tout cas, une histoire dans une guerre de 100 ans avec une inquisition forte et terrible m’interroge aussi sur le degré de documentation de l’auteur. Les démons sont réels.
En tout cas c’est un Manga essentiellement graphique ou domine l’action. Les personnages, leur réalité surgissent plus parce qu’ils font que parce qu’ils disent ; Mais cela ne nuit pas à la compréhension de l’histoire.
Je vis ma première expérience Manga à 56 ans !
Merci à mon fils.