Dérangé

En prière, aux jardins de nos silences,
les futurs établis par Big-Data ont déferlés.

Assis en oraison,
Le courant d’air glaciale transhumaniste, me pose question.
Dans ce verger pollué
D’égos en errance,
De mort des avenirs,
J’ai le sentiment inquiétant de voir surgir
Une bande,
Une clique,
Plus encore, une camarilla,
D’adolescents complexés et desséché,
Mais dont l’âge réel est bien avancé.
Ils portent dans leurs regards évidés leur échec spirituel intégral.
S’habillent de leur narcissisme exacerbé vacant,
Injustifié,
Ils se laissent penser que le monde, notre monde, notre terre,
Voudrait les garder immortel pour l’éternité.

C’est à la fois vertigineux, effrayant et abyssalement pathétique.
Et en ce jardin emparé,
Puis abimé,
Macron est leur fer de Lance.

Mais nous avons les poétesses, les artistes, les rêveuses et les joueuses
En toute Adelphité, iels inventent des mots nouveaux,
Des grammaires nouvelles,
Des inventions n’ayant encore jamais poussées,
Le jardin s’habille alors d’une beauté neuve.
Pas innovante, pas renouvelé. Non, naissante.
Le jardin où ne peut entrer le vieux monde.

Iels me disent à l’oreille,
N’importe où sur terre, tu es au bord du monde
N’importe où dans l’univers, tu es au bord de Cosmos.
Et de l’autre coté brillent d’une lumière sans pareil
La beauté et l’amour.

Toutétous urgence

Ceux et celles
Celles et ceux
Ceuécelles
Celléceux
Comment parler de tous et toutes pour crier ensemble ?

Tous et toutes
Toutes et tous
Toussetoutes
Toutétous
Et ensuite comment accorder ?
Accorder en genre, en proximité ?
Comment s’accorder ?
Devant nous la forêt inconnue
Forêt aux arbres et arbresses inattendues
Et il faudra que toutétous s’accordent.

Le temps de lever le voile du firmament est venu. Le temps de la confiance, de la conscience est venu. Notre seul sens, la sagesse, la Foi.

Quel matin sommes-nous ?

Matin muet en colique néphrétique
Découverte d’A·ux Nu·es. Vimeo.
Dans 500 ans vous ne saurez plus ce qu’est Vimeo
Dans 500 ans serons nous encore là comme espèce.

Mais je sais que j’écrirais sur mon Blog, l’explosion que cette visualisation a provoquée.
Mais pas ce matin.
Ce matin je pleure,
Je pleure des larmes chaudes,
Des larmes qui brûlent
Brûlent et réchauffent mon cœur qui était perdu en hiver.

https://vimeo.com/567117434#

Et voilà la matinée a passé. J’ai vu mes amies et amis du Kendo. Je suis rentré par le métro de 13 heures 45, j’ai pris des frites bine frites et un sandwich végétarien libanais au libanais d’en bas de chez nous et je suis remonté par l’ascenseur de 13h53 dans l’appartement. Et j’ai pensée encore et encore à cette danse vu au matin de colique néphrétique. J’ai mangé, j’ai parlé avec elle, deuxième cause de nos enfants, et oui la cause de celle qui danse en blanc. Et je regarde à nouveau la vidéo. Ne l’ai-je pas rêvé ? Le premier son c’est celui de la porte qui se verrouille. De la porte qui se verrouille. . .
L’eau se met à couler. Je revois, j’écoute et je pense à mes amis et amies du kendo, je pense à aux corps lumineux de nos solitudes qui se cherchent à tâtons au bout des shinai.
Mai que croyiez-vous que nous cherchions dans nos rencontres, dans nos geiko, dans nos shiais et nos entrainements ? Non, pas de réponse, devinez. Et sa solitude est rejointe par d’autres solitude d’autres corps, d’autres sons, d’autres mouvements ; ça y est nous sommes aux frontières des mystère de la vie. La danse ! La Danse ! là, DANSE !
Elles sont artistes, oui, artistes depuis leurs 4 ans.
Nous sommes artistes martiaux, pas des sportifs en recherche de victoire.
Nos corps respirent et transpirent comme les sportifs mais nous sommes aux frontières de l’autre, aïté, aux frontières des mystères de la vie, comme les danseuses.
Comme les danseuses.

Que voulez vous que j’y fasse si vous ne comprenez pas ?