La tentation de l’innocence de Pascal Bruckner

Des citations

La consommation est une religion dégradée, la croyance dans la résurrection infinie des choses dont le supermarché forme l’Église et la publicité les Évangiles. Tout passe sauf le passage qui lui ne cesse jamais. Et c’est bien la fonction de la mode que de parodier la modernité : rupture et innovation. Mais la rupture est douce et l’innovation minuscule : C’est presque la même chose qui revient sous des masques divers. Il nous faut du neuf qui ressemble à l’ancien et nous étonne sans nous surprendre.

Alors que la possession suppose la permanence, nos objets n’ont que la séduction de l’éphémère, des séries courte, ils se démodent vite immédiatement supplantés par de nouveaux qui scintillement un instant avant d’être emporté à leur tour. Nous ne les achetons que pour les user et en racheter d’autres.

La dépréciation doit être rapide, générale car notre richesse est liée à la dilapidation, non à la conservation.Dans la fauche sauvage des casseurs, lors des émeutes urbaines, dans leur plaisir à piller les magasins, à incendier les voitures, ne faut-il pas lire une profonde conformité à la logique du système ?

Le saccage est un hommage involontaire rendu à notre société puisque les marchandises sont destinées à être supprimées et remplacées.

Il est une difficulté minimale inhérente à notre condition, une dose de danger et de dureté incompressibles sans lesquels une existence ne peut s’épanouir.
Refuser ces risques-là, c’est se souhaiter du berceau à la tombe la sécurité du rentier.

Mes croquis notes

Ce que vit l’essai

Infantilisation et Victimisation

Infantilisation et Victimisation, le prisme de lecture du monde en 1995
C’est un essai de 1995, ce qui veut dire écrit entre 1993 et 1994. Maturée peut-être pendant les décennies 80 et 90.
Je ne vais pas résumer, je vais seulement poser la question de la pérennité d’un essai.
Il y a dans cet essai de très bon aphorisme :
« La consommation est une religion dégradée, la croyance dans la résurrection infinie des choses dont le supermarché forme l’Église et la publicité les Évangiles. Tout passe sauf le passage qui lui ne cesse jamais. Et c’est bien la fonction de la mode que de parodier la modernité : rupture et innovation. Mais la rupture est douce et l’innovation minuscule : C’est presque la même chose qui revient sous des masques divers. Il nous faut du neuf qui ressemble à l’ancien et nous étonne sans nous surprendre. »

Mais il y a aussi beaucoup de bavardage. Et ce bavardage m’a alors évoqué l’époque. De cette époque où nait le narcissisme et l’hyper narcissisme avant même le smartphone et le selfie. Les Beigbeder, les Auster et autre super-narcisses exhibitionniste qui sont dans le culte de soi. Et cela n’est pas forcement preuve d’une créativité au service de tous. Tous les écrivains ne peuvent pas écrire, « la recherche du temps perdu » ou « Mort à crédit ».
J’ai les souvenir de ces écrivaillons des année 90 qui pullulaient dans leur exhibition de leur soi le plus triviaux. Je finissais par trouver plus d’inventivité et de réflexion sur l’humanité et la personne humaine dans la SF et dans le polar (pas le thriller).
Cet essai s’inscrit donc dans cette époque et me l’évoque. En fait je ressens que les personnes humaines ayant perdu tout sens du sacrée veulent se déifier eux-mêmes. Je travaillais dans les salles de marché à cette époque ne tant qu’informaticien, et je voyais la démesure totale chez les traders, des demi-dieux auto-proclamés pour qui rien n’existait autre que leur égo surdimensionné à satisfaire. L’athéisme nihiliste et persiffleur était la posture pour sembler appartenir à la classe supérieure des élus de l’intelligence détaché de tout.
Rire en meute des effets en Afrique francophone de la dévaluation brutale du franc CFA dans ces années. Là.
En fait la lecture de cet essai m’a rappelé tout ce qui m’a fait souffrir au plus profond de moi, mon désir de Sacré et de vraie bienveillance, d’amour agape. Éros et thanatos été les deux seules forces agissantes là ou il y avait quête sans frein d’argent et de pouvoir. Ils avaient réussi à croire qu’il n’y avait que le sexe dans l’amour et le meurtre dans la mort. L’expression « Tue-le » se disait sans précaution pour dire « vainc-le ! ».

Est-ce que cet essai possède une valeur philosophique ?
Je ne le ressens pas, cependant il a eu une valeur historique dans sa capacité à évoquer l’époque. Il est donc à lire avec ce regard.
Il y a sur le site des croquis note qui me sont venu en lisant et quelque citations rassemblées.

Prier 15 jours avec Hildegarde de Bingen par Marie-Anne Vannier

L’oraison de Sainte Thérèse d’Avila

Les méthodes de méditations orientales sont plus connues en occident, que les formes de prières contemplatives qui existe dans le monde chrétien, telles que l’oraison silencieuse. Sainte Thérèse d’Ávila propose dans ses écrits une forme fondamentale de prière à utiliser aussi bien par les débutants que par ceux qui sont plus avancés.

Elle écrit : « Elle n’est, à mon avis, qu’un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé »

Quand on y pense, il n’y a que deux choses qui appartiennent à la personne humaine en propre, c’est son temps et sa volonté. Le reste même son corps est un près que nous fait la nature en nous nourrissant d’elle-même, de la chaire des animaux et des plantes a qui nous sommes redevable.

Faire Oraison, avec cette conscience c’est offrir deux choses qui nous appartiennent, son temps et sa volonté. A partir de cette conscience on peut lire Hildegarde de Bingen.

Vision

Lire une prière par jour pour commencer l’oraison

Pour commencer athée convaincu s’abstenir. Comme beaucoup de chose que j’écris, c’est plus du ressentis irraisonnée qu’une volonté de convaincre quiconque de quoi que ce soit

Dans ces 15 chapitres se basant sur les vastes écrits d’Hildegarde de Bingen, il est un résumé offert à notre méditation, du retour des transes mystiques que vécu cette personne humaine, cette femme au XIIème siècle.

Cette restitution, nous amène à ressentir la dimension absolu est infini de l’amour Divin et notre absolue liberté de l’accepter ou pas. La seule crainte que nous puissions avoir n’est autre que notre propre jugement sur nous même lorsque l’on se verra finalement en pleine clarté.
Au moment de la révélation (apocalypse) tout ce qui n’est pas amour est brulé, il nous reste alors à notre propre regard l’amour que nous avons eu pour nous, les autres, la vie. Marie est celle qui propose d’ouvrir la porte comme elle le fit en disant « oui », le christ est celui qui nous propose un chemin à parcourir pour devenir créateur à notre tour.

La vraie création ne peut se faire qu’avec amour, sinon elle n’est que jeu de construction mentale.

Voilà le chemin que propose Hildegarde, en cela elle nous offre ce qu’un grand nombre de grand mystique offre.

Cinquante-six ans par Étienne C (lulu.com)

École du maitre

Six ans, blouse grise
Pantoufle dans la classe
Chaussure au casier du couloir
Un autre temps passé

A mon père et à ma mère

Pourquoi en parler ?

Parce que c’est une poésie de l’instant.

Une flammèche d’une expérience de vie.

Parce que je l’ai écrite.
Et chaque année depuis 2013, je poursuis cette prière de remerciement à la vie d’être « merveilleuse » (au sens étymologique) sans être spectaculaire.

Et je continuerais pour ma famille, mes enfants, mes amis et ceux qui le souhaite. Pour noël par une étrange avent personnel.

Berserk 22 à 27 Chroniques des Guerres Saintes

Les planches choisies

Berserk tome 22

Belle présentation de Dame Farnèse. Mais la critique globale sera sur le tome 27 pour la chroniques des guerres saintes.
Le dessin a changé, on sent un dessin dès ce tome plus intérieur.

berserk tome 23

Ce tome amorce un étrange climat. La Quête de Guts, de Farnèse, prend une plus grande profondeur. J’ai eu envie de ralentir ma lecture, de rester plus longtemps sur les images.

berserk tome 24


Sorcières de Mona Chollet

Croquis notes venus

Sorcière 1
Sorcière 2
Sorcière 3

Des citations

Près de la moitié des femmes (47%) se concentre toujours dans une dizaine de métiers comme infirmière (87,7% de femmes), aide à domicile ou assistante maternelle (97,7%), agent d’entretien, secrétaire ou enseignante.
Or, au Moyen-âge, les Européennes avaient accès comme les hommes à de nombreux métiers, souligne Silvia Fédéreci :  » Dans les villes médiévales, les femmes travaillaient comme forgeronnes, bouchères, boulangères, chandelières, chapelières, brasseuses, cardeuses de laine et détaillantes. » En Angleterre « soixante-douze des quatre-vingt-cinq corporations comptaient des femmes dans leur rangs3 et dans certaines d’entre elles, elles étaient dominantes. »

Il m’a fallu du temps pour comprendre que l’intelligence n’est pas une qualité absolue, mais qu’elle peut connaitre des variations spectaculaires en fonction des contextes dans lesquels nous nous trouvons et des personnes que nous avons en face de nous.

Ce que provoqua en moi

Sorcières !
Sorcières, mes sœurs.
Des larmes inondent mes yeux, pour ce que l’on vous a fait en cette renaissance magnifié par notre mâle conduite. Pour ce que l’on continue de faire à vos petites filles, par notre mâle lâcheté et nos angoisses de petits garçons à quéquette apeuré.

Merci Mona.
Merci d’absoudre le moyen-âge. Mais il est vrai que c’est bien au 13ème siècle que commença de balbutiement de la prise de pouvoir des mâles bourgeois.
Merci de ne pas surchargé l’église en restituant, que ce sont bien en majorité des tribunaux laïque, qui condamnèrent les sorcières aux buchers.
Merci de déconstruire tous les maux qui pèsent sur les femmes de nos sociétés : Choisir sa contribution à la fécondité, vieillir. Merci pour « ma » fille, « mon » épouse, de me faire comprendre ce que vécu « ma » mère, mes grands-mères.

Une invitation, aussi, pour quelque le « croyant » à une méditation sur qui fut Marie, qui fut Marie de Magdala et les femmes de Jérusalem.

Oui, la lecture de cet essai est indispensable, pour les humains, les personnes humaines. La réflexion illustrée de cet essai, je l’ai trouvé sans forcément le comprendre dans « Parties Communes » de l’autrice Anne Vassivière, mais aussi dans « la maison des mères » du cycle de dune de F. Herbert.

Je ne peux plus dire « l’Homme » pour parler du genre humain, c’est pourquoi j’utilise de référence à la personne humaine ou à l’humanité.
Le langage lui aussi, par sa réduction et la perte du genre neutre au 13ème siècle nous enferme dans une vision phallocrate et misogyne.

Mona Chollet nous invite sur cet essai à revoir nos relations, à les réinventer et en tant que personne humaine à personne humaine. Nous aurons besoin des 100% de l’humanité pour affronter les conséquences des 700 ans de bourgeoisie mâle qui a construit le monde dans lequel nous vivons.

Sorcières, mes sœurs.
Sorcières !
Transmettez-nous votre sagesse assassinée.

Berserk tome 17 à 21 : le cycle de la naissance

Images

Berserk tome 18
Berserk tome 20
Berserk tome 20
Berserk tome 21

Ce que je vis dans cette lecture

Et durant tout le temps du cycle le rejeté des rejetés couve un œuf. Un œuf qui dévore l’enfant monstrueux de Guts et Casca qui donnera renaissance à Griffith. Cet œuf est couvé afin de faire advenir un monde parfait. Le monde parfait qui annonce une frayeur absolue.

Les repères entre Anges et Démons est ténu, peut être inexistante, tout se perd dans cette frontière.
Une question jamais posé dans ce cycle et pourtant permanente, que ce soit par les Hérétiques ou par les Fanatiques, est bien « Mais où est Dieu ? » Sa main, la God’s hand ne produit que des monstres de destruction. Et laisse entrevoir le règne d’un divin d’un Néant, un Rien, un grand diviseur par zéro

Chaque matin, je lis la bible catholique (pas l’orange … private joke) et cette grande transformation de Dieu infiniment tout-puissant de l’ancien Testament inspirant crainte, ordre et respect, du Dieu volontairement infiniment impuissant annoncé pas le Christ et apportant aux humains à tous les humains cette bonne nouvelle que nous sommes libres. Nous sommes libres de choisir notre chemin individuellement et collectivement. Dieu par le Christ à abandonner son pouvoir et sa puissance pour nous éclairer d’amour (agape – je t’aime au point de donner même si je ne reçois rien en retour et je donne Tout, mon pardon, et même ma vie). Cet Amour qu’on est libre de recevoir ou de refuser. Et c’est nous même que nous jugeons par nos choix. La lumière du nouveau testament est là posé.

La force de Berserk est également posé au même endroit, ici ou là. La question est de Savoir où est Dieu. Derrière chaque monstre, nous trouvons finalement une personne humaine qui a fait le choix de sacrifier l’amour pour la puissance et la force et l’imposition de sa volonté. Alors règne une guerre du mal contre le mal des Hérétiques contre des fanatiques.

Et pourtant des rayons de lumière apparaissent qui laisse au lecteur une forme d’espoir.
Luka qui aime au point de se sacrifier pour les autres et son Jérôme.
Guts pour une Casca détruite, amnésique comme absente à tout et a elle-même. Il est prêt a tout sacrifier, à tout donner pour la sauver.
Nina qui a conscience de sa faiblesse et qui pourtant éprouve un sentiment d’amour pour Joachim. Tous deux se trompe ou loupe souvent de cible (qui en langue araméen se traduit par le péché), mais la rédemption est possible pour eux. Superbe fin sur eux deux dans ce cycle.
Farnèse et Serpico sont également des personnage lumineux, partant des ténèbres du Fanatisme, ils vont apprendre beaucoup sur eux et avancerons vers autre chose. Il pose des actes libres.
Berserk est certainement un manga, une BD, une œuvre littéraire et graphique qui va plus loin en matière d’illustration et de mise en scène sur la condition humaine que beaucoup d’œuvre philosophique. En vérité, Je suis conquis.

Anne Vassivière : Parties Communes

Le plan de l’immeuble

Mon voyage dans le roman

Un roman intense, un rythme qui rappel les boléros en musique classique tout en crescendo.

Oui « Partie Communes » est de la littérature classé dans le genre  pornographique Parce qu’édité par la Musardine !

Mais est-ce réellement de la pornographie ? Un roman qui a travers des personnages parle de notre condition humaine. Nous sommes conviés à nous poser la question sur ce que l’on projette sur l’autre, sur nous même, sur nos désirs, nos envies, nos pulsions, nos phantasmes. Le roman nous invite à nous poser la question de l’autre.
Qu’est ce que l’amour ? (Éros – Cupidon, Philia – Amor, Agape – Caritas)
Qu’est ce qu’aimer ?

L’amour Éros devient Cupide, mais peut aussi le corps sublimer en plaisir atteint le bonheur et conduit à la joie.

Dans un style percutant, ou peu de mot suffisent à nous plonger dans la scène, on ressort de cette lecture ébouriffé et haletant !

Après chaque scène, se dessine l’intériorité des personnages, leurs profondeurs, leurs faiblesses, leurs grandeurs ! Je fus bluffé !

Une écriture à 16 voix.

16 voix intérieures donnent la vie a un immeuble haussmannien. Une histoire qui avance par les pensées de ceux qui la vivent !

À lire pour voyager au cœur de nous même ! Et à nous de comprendre tout les non dits

Dans ma lecture, très rapidement, je pensais à Patrice Chéreau lorsqu’il voulait qu’une scène de sexe face avancer l’histoire et ne soit pas là comme passage obligé, une récréation, un moment de divertissement !

Je pensais a ce qu’il avait voulu faire dans son film « Intimity ».

Je pensais que le sexe n’est pas la récompense du héros ou une opposante fouetteuse. Alors oui ce roman est un vrai travail littéraire.

Roman a lire en contrechamps de Vénus Erotica d’Anaïs Nin ! Ou en est-on 60 ans après !

Les trois visages de l’amour par Michel Fromaget

Mes croquis notes

Que faire de tout cela ?

Dieu est toute impuissance !

La grande question posée à chacun d’entre nous est :

Qu’est qu’une personne humaine, l’humanité ?

Et chacun d’entre nous peut intérioriser cette question,avant même de répondre au fameux « Qui suis-je ? ». Le « Qui suis-je ? » est une question qui s’inscrit dans le temps de la personne humaine. Celle de l’enfance n’est pas la même que celle de l’adolescent,qui n’est plus le même pour l’adulte et prend une nouvelle coloration pour la personne âgée.

Fromaget nous propose de déambuler dans la question anthropologique des anciens. Cette anthropologie chrétienne et non chrétienne.Cette anthropologie qui parle du corps, de l’âme (ce qui anime le corps, la psyché)et l’esprit (la porte ouverte de la spiritualité de nos désir).

Qu’est-ce que la liberté. Comment Dieu peut-il nous laisser, nous donner la liberté s’il est tout puissant, s’il est un Dieu Pharaon ?

Il ne le peut pas !

En fait la seule source dont il dispose à l’infini dans une vibration qui dépasse toute compréhension est l’amour (Agapé) Et oui nous butons sur un mot unique « amour » pour tenter de décrire plusieurs réalités, éros qui veut posséder, Philia qui est l’attachement et agapè l’amour inconditionnelle qui donne sans attente de recevoir en retour. C’est cette amour là que les nihilistes et les transhumanistes nient.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

– La rationalité du siècle des lumières qui est associé aussi à la plus grande tuerie de femme comme sorcières, Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Cholet que je commence. Ce siècle des lumières qui tua des femmes par millier pour permettre l’émergence du Médecin mâle. Et que l’on préfère rejeter dans le sombre moyen-âge.

– La possession et la volonté de contrôle de notre terre, Descartes et les animaux comme machine, nous conduisant aux portes du néant.

– La volonté de puissance, que nous avions attribué à un Dieu Pharaon et que l’on souhaite s’approprier avec cette volonté de domination des êtres humains en leur enlevant toute dignité et en se croyant des Jupiter en Puissance.

Oui la question se pose que voulons nous être comme personne humaine ?

Anne Vassivière dans « Parties Communes » pose en mot, en dialogue intérieur, en pensée et en esprit nos malentendus (C’est pour ce roman que je m’étais inscrit sur Babelio, tant sous l’apparence d’un roman léger érotique, je l’avais trouvé profond. La question est posée sur l’amour : Lequel ?

Et rien dans Télérama, Le Monde, Les Inrocks… etc… il fallait une entrée dans Babelio, un « nous » qui lisent tout en dehors de la finance)

Herbert, dans les années 60 nous invitait aussi à réfléchir également sur ce qu’est être une personne humaine, un humain, à travers la Jihad Bulterienne du cycle de Dune ? La SF a-t-elle échoué ?

Alors Oui Fromaget, repose la question en tant qu’anthropologue et cela vaut le coup de se la poser :

« Qui voulons nous être en tant qu’humanité ? »

Les grand maîtres du Haïku

Basho, Issa, Buson, Shiki, Taïgi

Herbes d’été.
Tout ce qui reste
de la gloire des soldats

Bashô

Brume et pluie.
Le Fuji voilé.
Malgré tout, je marche, heureux

Bashô

Quand les pruniers
fleurissent
Il gèle en enfer.

Issa

A Saga,
Parmi les herbes folles,
La tombe de la belle femme.

Shiki

Et je lis la poésie le soir

Avant de dormir
Lecture des haïkus
Et emporter les saisons dans mes songes

Que dire de plus…
Prenez le temps…
D’emporter avec vous…
L’univers en trois vers.