Phototype Eternel

Donne ton image, à l’infini d’espace et de temps qui te traverse. Il te laisse souvent sur le carreau sous ta forme Angoisse mais en surface, sous l’apparence, ta Peur, recroquevillée ou agressive. Mais ton angoisse fait propulser chacun de tes pas sur une marche créée par ta propre foi, ta propre espérance, « que cette marche soit là ! » Et tu reçois cette grâce que la marche soit bien là. Chaque pas, chaque seconde, minute, heure, jour, année, vie dans cet univers ruisselant de si loin à la source de tes avenirs possibles. Tu ne sais pas qui tu es ? Tu es homme, femme, autre, attiré, par des hommes, femmes, autres ou aucun ? Pardon, tu ne sais pas ? Tu ne sais pas que c’est comme nous tous. Aimes-tu à chacun de tes pas ? Aimerais tu prendre cet être humain dans tes bras, ? Cet être est ton enfant, ta mère, ton père, ton amant, ton amante, ton frère, ta sœur, ton ami et amie. Ils furent. Comme nous tous. Ces questions que tu poses, sont autant de demandes, d’appels à ce que se créent un nouveau sol consistant, dure, sure, sous ton pas jeté dans cet univers nébuleux, malaxer et modeler par la traversée des turbulences d’un amour sans début, sans fin, hors du temps, hors des confusions. Un amour qui donne consistance à tes angoisses. Cet amour là, qui s’offre à tes angoisses, en myriades d’odeurs, multitudes de couleurs, infinités de saveurs, de consistances et par delà, cet amour présent au présent, ici mais aussi là, éloignant derrière toi tes peurs qui sont fuites ou attaques meurtrières, il s’offre pour contourer tes angoisses d’un liseré de joie d’or. Queer ? Ne le sommes nous pas toutes et tous ? Est-ce là ta seule et vraie question obsédante ? Et toutes les autres, ces questions édifiées en montagnes et dans lesquelles se dessine un écho divin, qu’en fais-tu ? Les chemins dorés dans le labyrinthe d’argent aux saveurs de mille miels et aux parfums de cent milles épices suaves de tes questions retrouvées. Tu rêves d’être compris, comprise et d’être l’attention des réponses de tes autres singuliers. Aime ! Aime d’amour. Amour du corps, donne la jouissance sans exiger de prendre la tienne, amour de l’âme, de ce lien par le fil de soie léger, qui donne le bonheur sans décréter le tien et amour de l’esprit qui donne la joie de te réjouir que l’autre et tout cela soit. Humain ! Non un Sis, Trans, Queer ou Pan, juste tu es humain, aux questions sans fin qui sont nos pas dans l’Amour aux formes sans limite et tu te réinventes à chaque pas, chaque jour et dans l’éternité de la création, Ehyeh Asher Ehyeh.


Oui, du loin de mes 60 ans, j’entends les questions des jeunes générations dans mon pays et dans les autres. Elles viennent des continents de notre Terre : « Qui suis-je ? ». Ma génération vous a t’elle laissé un espace ou déposer vos questions ? Mairie, assemblée, église, mosquée, temple, université et hôpitaux ? Caves, bars, buvettes improvisées ? Ou tout doit-il se poser en colère et violence sur la toile cyber de ce qui veut devenir le Métavers ? Lieu de mort de l’âme et fermeture à l’esprit qui n’est que question. Alors j’entends cette jeunesse se posant la question de son propre genre ? Sont-ce des humains à qui on a ôte toute possibilité de questions spirituelles ?

Alors voici un jeune gens qui me questionne :

un autre jeune gens

De la mer à la source

Des vagues et l’âme. Aujourd’hui la mer, demain, les sources. Le fleuve, ses méandres et ses coudes. Embâcles et barrages, fleuves de Turquie, rivières d’Auvergne. Remonter. Aux sources les à venir possibles. Arbre hydraulique de vie. Le présent, présent au fleuve enfant, présent aux rivières adolescent, présent aux ruisseaux adultes et aux sources vieillard. Remonter. Et plonger au cœur du lac, de la montagne de djébel, du massif d’Orion. Les grandes questions chtoniennes, bouddhistes, juives, musulmanes, chrétiennes et athée, comme une vieille déesse mère, compagne et enfant oubliée. Début d’une nouvelle randonnée. Miracle de la joie, Mystère de vivre tout au long des parcours accomplis et de coté entrevue. Des passants, des passantes. Chaque matin honoré l’appel d’un ami, oraison. L’ami dont on était le disciple puis le frère, la sœur qui était notre mère, l’autre, la femme. Chaque jour les rivières et ruisseaux se tourmentent et se rejoignent. Remonter à la source. La source de demain qui me nourrie en ce jour. Chaque jour le pain, chaque jour suffit sa peine. Chaque jour inattendue sans computation des machines en calcul de futur mort. Nos sources, nos desseins, l’ange. L’ange qui nous garde et nous aide et parcourir l’éternel pour de créature devenir créateur, rejoindre l’amour hors du plan de la sphère de nos instants. Mystère de la vie. Ma passante aujourd’hui, je te sourie d’avoir dessiner cette vie que je n’emprunterais pas en ce jour. Le grand Oui, fut déjà donnée à celle de la source lointaine vers laquelle je remonte. Remonter, toi aussi mon aimée. La mer lointaine depuis longtemps détachée. Mais son souvenir vivace renait à la source. Un nouveau plongeon, un trou noir de lumière, l’esprit.

Je te salue ma Mère.