la chanson triste Léo ferré

Quand la peine bat sur ta porte close
Donne-lui du feu pour l’amour de Dieu
Si ta flamme est morte et que tout repose
Elle s’en ira je n’ai pas fait mieux

Les fleurs de ma vie étaient roses blanches
Je les données à tous mes amis
Pour les effeuiller entre quatre planches
J’aurais bien mieux fait d’en fleurir ma vie

J’avais des habits taillés aux nuages
J’avais des cheveux comme des drapeaux
Et flottait au vent ma crinière sage
Lors j’ai tout perdu restait que la peau

Je m’en suis allé sous dix pieds d’argile
Coincé nez à nez par un ciel de bois
Et disant mes vers à mes vers dociles
Qui m’auront rimé autrement que moi

Quand la peine bat sur ta porte close
Donne-lui du feu pour l’amour de Dieu
Et s’embrasera la dernière rose
Que j’irai cueillir en guise d’adieu

Et s’envolera la dernière rose
Que j’irai cueillir en guise d’adieu

Leo Ferré – La chanson triste – 1958
Photo Ales Dusa

Merci à Charlie Tantra

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