Demain ?

Ai-je rêvé sciences fiction ?
Ai-je rêvé fantastique ?

Arrivé sur la planète. Sans jamais avoir décollé. Un sol plat à l’infini. Champs de paille sans grain espacée en régularité métronomique. Éteules hautes arrivant aux genoux, qu’en terre Lembronnaise on appelle étouilles. Horizon sans fin ni soleil. Pas d’air. Pas de souffle. Et puis une maison. Longue maison de plain-pied. Une entrée, un couloir des chambres. Nostalgie de ma planète lointaine, la Terre. Dans chaque chambre un occupant, allongé, en sommeil, comme mort. Alternance d’hommes et de femmes. Dans la salle à manger, un adolescent, une adolescente. 17 ans ? Ne se regardent pas. Les yeux cireux tourner vers les fenêtres. Dans un autre monde imaginaire ?

Un matin, sortie de maison, des montagnes, des couleurs, de la vie et de l’air frais et doux. Des vallées et vallons, des collines et montagnes, des lacs et des fleuves. Faire le tour de la maison, et monté vers le sommet.

Le sommet, le flanc en changement perpétuel. Ma pensée, ma création. Je ne perds pas mon souffle. La crainte s’insinue dans mon âme apeurée. Ce qui est, ce que je vois est le fruit en mouvement de mon esprit. Je suis donc déposé dans une des chambres de la maison de plain-pied. Et je poursuis un rêve sans fin, un rêve qui n’existe pas. Plus de lumière, plus de soleil.

Est-ce la mort ?
Est-ce voyage ?