De la mer à la source

Des vagues et l’âme. Aujourd’hui la mer, demain, les sources. Le fleuve, ses méandres et ses coudes. Embâcles et barrages, fleuves de Turquie, rivières d’Auvergne. Remonter. Aux sources les à venir possibles. Arbre hydraulique de vie. Le présent, présent au fleuve enfant, présent aux rivières adolescent, présent aux ruisseaux adultes et aux sources vieillard. Remonter. Et plonger au cœur du lac, de la montagne de djébel, du massif d’Orion. Les grandes questions chtoniennes, bouddhistes, juives, musulmanes, chrétiennes et athée, comme une vieille déesse mère, compagne et enfant oubliée. Début d’une nouvelle randonnée. Miracle de la joie, Mystère de vivre tout au long des parcours accomplis et de coté entrevue. Des passants, des passantes. Chaque matin honoré l’appel d’un ami, oraison. L’ami dont on était le disciple puis le frère, la sœur qui était notre mère, l’autre, la femme. Chaque jour les rivières et ruisseaux se tourmentent et se rejoignent. Remonter à la source. La source de demain qui me nourrie en ce jour. Chaque jour le pain, chaque jour suffit sa peine. Chaque jour inattendue sans computation des machines en calcul de futur mort. Nos sources, nos desseins, l’ange. L’ange qui nous garde et nous aide et parcourir l’éternel pour de créature devenir créateur, rejoindre l’amour hors du plan de la sphère de nos instants. Mystère de la vie. Ma passante aujourd’hui, je te sourie d’avoir dessiner cette vie que je n’emprunterais pas en ce jour. Le grand Oui, fut déjà donnée à celle de la source lointaine vers laquelle je remonte. Remonter, toi aussi mon aimée. La mer lointaine depuis longtemps détachée. Mais son souvenir vivace renait à la source. Un nouveau plongeon, un trou noir de lumière, l’esprit.

Je te salue ma Mère.