Vendredi 13 novembre 2015 – pape François

Nouvelles médiations du pape François, homélie de Sainte Marthe 2014-2015

Je reprends dans son intégralité l’homélie du Pape François au matin du 13 novembre 2015, car elle fait écho en moi à ce soir là, ou je pratiquais le kendo a 200 mètres du Bataclan. Je pense, je prie et je rend hommage à une petite qui débutait à peine sa vie.
Matin de 9 mars 2021 à 6h30 du matin.

Vendredi 13 novembre 2015

Idolâtrie de l’immanence et des habitudes

Pour son homélie, le pape François s’est inspiré du psaume 18 proposé par la liturgie. « Dans cette prière, nous avons répété « Les cieux narrent la gloire de Dieu » : sa gloire, sa beauté, l’unique beauté qui demeure pour toujours. Au contraire, les deux lectures — aussi bien celle du livre de la Sagesse (13,1-9) que celle de l’Évangile (Luc 17,26-37) — nous parlent de gloires humaines, d’idolâtrie même. En particulier la première qui parle de la beauté de la création mais souligne immédiatement la faute de ces gens qui, dans ces belles choses, n’ont pas été capables de regarder au-delà, c’est à-dire vers la transcendance. Ce sont sans aucun doute des choses belles en elles-mêmes, mais ces hommes n’ont pas reconnu que cette beauté est la marque d’une autre beauté plus grande qui nous attend, la beauté de Dieu. » On lit dans le livre de la Sagesse que ces hommes « fascinés » par la beauté des « choses créées par Dieu ont fini par les prendre pour des dieux ». C’est précisément « l’idolâtrie de l’immanence ». Ils se sont attachés à cette idolâtrie sans penser, au contraire, à la grande supériorité de leur souverain, car Celui qui a créé ces choses est principe et auteur de la beauté. C’est une idolâtrie que de regarder les nombreuses beautés sans penser qu’il y aura un crépuscule. Et le crépuscule aussi a sa beauté. Nous courons tous le danger de cette idolâtrie de l’immanence, d’être attachés aux beautés d’ici-bas, sans la transcendance.

L’autre idolâtrie est celle des habitudes. Dans l’évangile du jour, Jésus, en parlant du dernier jour, précisément du crépuscule, dit : « Et comme il advint aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il encore aux jours du Fils de l’homme : on mangeait, on buvait, on prenait femme ou mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. » En somme, tout est habituel : nous vivons ainsi, sans penser au déclin de cette façon de vivre. Et être attaché aux habitudes sans penser que cela prendra fin, c’est aussi une idolâtrie.
Alors que l’Église nous prépare, cette semaine, à la fin de l’année liturgique, elle nous fait penser précisément à la fin des choses créées. Oui, elles seront transformées, mais Jésus nous donne un conseil dans l’évangile d’aujourd’hui : « Ne pas revenir, ne pas regarder en arrière ».

Liturgie du jour : Livre de la Sagesse 13.1-9; Psaume 18:Évangile de Luc 17, 26-37

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