A voté par Isaac Asimov

Note : 3 sur 10.

Il faut vous avouer que j’ai lu cette nouvelle, parce que je venais d’écouter la conférence de Presse de Jean-Luc Mélenchon sur l’ouverture officiel de la campagne. En fin de discours il parle de cette nouvelle.

Je n’aime pas Isaac Asimov.

Certes adolescent j’avais aimé lire la trilogie Fondation (la trilogie pure) et a 17 ans la psychohistoire, m’avait impressionnée. Mais c’était avant de lire pour la première fois le cycle de Dune (cycle lu 12 fois depuis). Les robots m’ont au plus haut niveau agacé. Cette fascination pour la rationalité mathématique et mécanique avait le don de m’irriter. Heureusement le Cyberpunk montrait l’aspect déshumanisants de cette pensée scientiste et déjà transhumaniste.

A partir de ce moment je poser Asimov au placard. Il nourrissait le rêve de toute la génération des futur start-uppeur mâle et blanc des hautes technologies et le dépassement de l’humain par le trans-humain. Je relisais le cycle de Dune.

Et puis, j’écoute JL Mélenchon et il parle de cette nouvelle. Un pays ou à la fin une seule personne choisis va voter par l’interrogatoire d’une machine. Cet interrogatoire est mené par une machine dont les questions sont secrètes, à un mâle blanc (mâle c’est dit clairement, dans le tirage au sort de cet électeur unique seuls les hommes peuvent être choisis, exit des femmes). A la fin les élections au sens biblique sont faites, un élu est choisi par ce démiurge électronique.

Mélenchon met en garde par ce risque avec la monté des sondages qui n’ont de cesse de se tromper. Mais je reste avec Asimov sur une drôle d’impression, est-ce qu’il ne le souhaite pas ? Et cette exclusion des femmes. Son rapport aux femmes dans les romans m’a toujours déplu, on est loin de Jessica, Alia, Odrade et des Bene Gesserit d’Herbert.

Et puis je découvre que sans un livre paru en octobre 2018, Alec Nevala-Lee affirme qu’Isaac Asimov était connu pour harceler les femmes de son entourage à tel point qu’il aurait été surnommé, selon Judith Merril, « The man with a hundred hands (L’homme aux cent mains) ». Grâce aux témoignages des femmes dont l’autrice Judit Merrill, il est possible de se rendre compte de ses comportements déplacés.
Je comprends qu’on puisse utiliser cette nouvelle pour parler d’une pente politique dangereuse, mais pour ma part, la nouvelle ne m’as pas réconcilié avec Asimov.

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