Alexander Vantournhout au Centquatre Paris

Se réveiller au matin d’une première sortie en salle de spectacle, au centquatre Paris, en 7 mois, recevoir autant et éprouver admiration et colère sans limite. Alexander Vantournhout est un danseur contemporain Belge. Un danseur qui dans son solo, un de ses premiers après sa sortie de PARTS, nous interroge sur le corps.
Il est nu, mais de cette nudité qui nous entraine dans la fragilité du corps. Alexander possède la virtuosité d’un Paganini, d’un Mozart, mais il reste près de nous pour nous offrir la profondeur d’un Bach. Il ne sous emmène pas vers une admiration de son égo, mais il nous invite à nous poser des questions sur notre propre nudité, et nos propres fragilités. Et puis par moment, il revient vers nous, tous l’univers se réduisant à ce corps et nous souris, debout, nu, nous rappelant que tout cela n’est pas à prendre trop au sérieux. La danse (comme les arts martiaux) est un humanisme. La danse (comme les arts martiaux) est une spiritualité. La danse (comme les arts martiaux) nous relie.

Et ma colère.
Après le spectacle, les personnes présentent ne partaient pas. Nous n’avions pas envie de partir. Nous restions là, assis et savourer, la salle, l’ensemble, les regard masqués à 2 mètres les uns des autres. Le Désir de nous jeter dans les bras les uns des autres. Mais c’est interdit.
La loi, ce gouvernement d’humains desséchés, de cœur et d’esprit nous l’ont interdit, ces engeances du Rien, du Néant.
La crise n’est pas sanitaire. La crise qui tue tout ces gens du spectacle est celle du néolibéralisme. Et pour éviter la catastrophe (étymologiquement fin d’une histoire avant le commencement d’une nouvelle), il nous dirige vers un désastre (la perte des astres, de ce qui empêche la possibilité de créer une nouvelle histoire).
Et tout cela en utilisant l’abject ingénierie sociale (pour nous pousser à consentir en signant nous même nos autorisations de sortir), à avoir peur de la Mort, sachant que nous humains si nous possédons encore un peu d’esprit, nous accédons à l’éternité (pas à l’immortalité des trans-humains et leur technologie), à la belle fragilité de l’éternité de l’être.
Ce soir là en allant avec mon épouse « rencontrer » Alexander Vantournhout, nous avions l’impression de traverser Paris avec une valise remplie de charcuterie en 1942. Nous avions l’impression de transporter des documents pour la résistance. Voilà ma colère, laquelle des deux.
Et nous avons besoin de pouvoir tous déposer nos questions sur cette montagne commune, afin que de cette montagne de questions surgissent un jour de plus, un jour à venir, un avenir, certes incertain mais par nos peurs dans le dos, un jour inattendu, improbable, miraculeux. Sortir de ce futur morbide calculer par le big data néolibéral et les humains desséchés trans-humains de tous ces LREM, MODEM RN et autres contaminés PS et EELV en mal de pouvoir.

Merci à Alexander Vantournhout, de m’avoir offert ses propres questions et m’avoir permis de trouver aussi les miennes. Voilà pourquoi la danse me parle et voilà aussi pourquoi le kendo me manque.

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