Tsuvadra pour Roliste

« Tsuvadra dK, le Néant affronte l’Existence sur 5000 ans en 5 campagnes depuis l’Antiquité des Mages à l’ère Galactique des Éons en traversant la Renaissance des Faiseurs, une ère industrielle des Enjomineurs et une modernité Cyber des Enchanteurs. »

Vraiment, il est difficile de choisir le moteur de règle de son jeu de rôle. L’histoire de Tsuvadra est un exemple du genre en tant que créateur de jeu de rôle en amateur. Tsuvadra est né du nom que l’on donne au Vent d’Est dans ma petite vallée Lembronnaise d’Auvergne.

En 1984, âgé de 22 ans, je découvre le jeu de rôle un jeudi 5 janvier en achetant la boite Rouge de Donjon & Dragon. Le samedi 7 janvier 1984, je fais jouer à un ami plutôt « wargameur », le premier scénario de cette boite et c’est une révélation. Autour de ce premier scénario va se construire une campagne (les 3 orchidées) qui va subir jusqu’en 1988 des transformations de règles innombrable au grand dam de mes joueurs. Comme passer du D20 au D100, d’un corpus donjonesque à une ossature plus proche de Hawkmoon ou Rêve de Dragon. Les règles se stabilisèrent un temps sur compétences et le D100, mais avec une nuance forte que le lecture en deux temps, le degré de réussite du jet. Et arrivèrent les deux autres campagnes Retour de Pendule d’abord et Mangeurs de Pierres après (bien que ce passant avant le Retour de Pendule. Je commençait même « vers le bruit » et puis cette magnifique équipe des années 90 se dispersa, et mes enfants et leurs amis eurent envie de jouer à leur tour dans cette univers. Ils avaient été initié dès l’âge de 5 ans au jeu de rôle avec Marmo. Le dK venait de sortir et ce système m’enthousiasmait je prenais donc ce système pour retraduire toutes mes campagnes.

Quand D&D 5 est sortie j’ai eu envie de basculer vers ces règles et je commençait à traduire de nouveau les campagnes. Mais après avoir écrit Ichthus en 2D20, j’ai pris conscience que Tsuvadra devait rester dans mon dK modifié donc finalement je recorrige les 3 campagnes, 3 Orchidées, Mangeurs de Pierre et Retour de pendule vers le dK (j’ai une petite tendance à supprimer les anciennes version quand je change). Je n’ai plus joué depuis 3 ans, quand mes enfants ont quitté la maison.
Et Je me demande si j’oserais à 60 ans, m’aventurer sur le jeu de rôle en ligne ?

Pourquoi cet article ?
Pour des rolistes qui s’aventurent vers la création et qui se rendent compte que, finalement, elle ne se termine jamais. Il est toujours quelque chose à affiner, modifier, à faire évoluer ou transformer dans cette forme d’art qu’est le jeu de rôle.

Depuis 1984 ; la moitié de mes joueurs étaient des joueuses et j’aime bien ce revirement récent d’appeler un joueur, joueuse comme une forme de neutre. Cela a été concomitant Au Sempai du Kendo qui s’est mis à dire : « Alignez vos Men sur votre voisine de droite »

Mes Amies et Amis Rolistes je vous salue

Etienne C.
Hannah Arendt nous parlant de l’humain et je l’ai souvent vérifié en jeu de rôle

Le Littéraire-Rôle

Avec mon amis Gilles nous avons conçu ce système à la fin des années 90, lorsqu’il nous manquait du temps pour se voir tous et quand même avancer dans la campagne.

Un scénario en Littéraire-Rôle est un scénario de la campagne qui a pour méthodologie le jeu de rôle par correspondance, de l’écriture à la place d’une séance sur table. En général ce type de scénario couvre une assez longue période de la vie des personnages des joueuses. C’est une forme de narration partagée.
Les règles du Littéraire-Rôle peuvent être également être utilisé en séance pour également avancer les personnages sur de longue période.

La particularité de ce type de séance est qu’il n’y a pas de hasard (si ce n’est l’ordre de parole des joueuses si la Maitresse du Verbe le souhaite), en conséquence, il n’y aura pas de lancés de dès.

C’est un espace dont l’enjeu dramatique n’est pas complétement défini par la Maitresse du Verbe, il s’agit plus pour l’ensemble des joueuses d’imaginer la progression de leur personnages par rapport à l’état du monde et à le chemin qu’il semble prendre. Et peut-être même est-ce l’occasion de faire jouer des romances désirées par les joueuses pour leurs personnage.

Le but d’une telle séance, qui peut être joué par correspondance, sur un forum ou autour de la table, est en respectant la personnalité et les facultés de son personnages de le faire évoluer sur une période de 6 mois a 10 ans.

Nous allons utiliser pour ce type de séance quelques point précis.

  • Une chronologie possible
  • Un ordre de prise d’écrit (de parole)
  • Des pierres de Drama
  • Des pierres de Notoriétés
  • Des pierres de Flétrissures

La partie en Littéraire-Rôle est décidé lors de la dernière séance de jeu de rôle sur table en fin de scénario.
La Maitresse du verbe annonce alors qu’une période de plusieurs mois à plusieurs année va s’écouler avant la prochaine séance autour de la table. Elle propose de jouer cette période en Littéraire-Rôle.

LES TOURS DE PRISE D’ÉCRIT

C’est la Maitresse du Verbe qui commence le premier envoi. Elle envoie également qui sera la première joueuse. Toutes les joueuses seront en copie des échanges.

La première joueuse de la liste possède une responsabilité importante, car elle va initier la narration sur la base du « » durant cette période.

Elle donne également à la première joueuse un panier de pierre de Drama. Ce panier initial possède de 2 à 5 pierres de Drama, suivant la difficulté ou les dangers.

LES PIERRES DE DRAMA

Quand la joueuse veut réussir à infléchir la chronologie proposée dans une autre direction, il doit dépenser les pierres de Drama. Infléchir d’un angle de 15°, cela lui en coutera 1 pierre de Drama, si c’est 30° c’est 3 pierres de Drama, pour un 45° maximum ce sera 7 pierres de Drama.

Toutefois, si la joueuse suit le courant de la chronologie en proposant un échec de ses actions personnelles dans la situation, elle donne au panier 2 pierres de Drama supplémentaires. Si elle le fait en respect des valeurs de son personnage, elle gagne 1 pierre de notoriété, si elle le fait contre les valeurs de son personnage, elle se charge de 1 pierre d’infamie.

Exemple : Une scène importante de la chronologie rapporte le grand incendie de la bibliothèque de la Scola de Proterne qui entraine la mort de 300 étudiants brillants.
La joueuse décide que son personnage veut en sauver le maximum, elle dépile 3 pierres de Drama et se charge de 4 pierres de flétrissure en décidant qu’elle va trier parmi ceux qu’elle sauvera étant conforme a son personnage très élitiste et un peu sadique dans son coté sombre.
Son personnage sauve 140 étudiants sur les 300, ce qui lui permet d’infléchir la narration. Il vient ensuite une scène politique d’un officier de la ville qui par la calomnie fait tomber un autre. La joueuse décide que son personnage tente de sauver celui calomniée et qu’elle échoue et même malgré elle accélère la déchéance du pauvre officier. Cette narration va remettre 2 pierres de Drama dans le Panier et elle gagne 1 pierre de notoriété. Elle transmet la narration à la joueuse suivante choisie avec juste une pierre de Drama en moins qu’elle n’en a reçu.
La Maitresse du Verbe pourra décider que l’une des personnes sauvées durant l’incendie deviendra un allié important du personnage de la joueuse.

LES PIERRES DE NOTORIÉTÉ

Les pierres de notoriété, qui sont des pierres blanches, sont personnelles à la joueuse, elles se gagnent en restant en conformité avec son personnage. Pour chaque scène décrite en marquant que le personnage suit ses valeurs ou sa personnalité les plus positives (Ses passions et ses Folie) la joueuse gagne une pierre de notoriété qui pourra être dépensé comme des pierres de Drama, par elle seulement.

En retour finale de la Maitresse du Verbe, La joueuse devra faire attention d’avoir plus de pierres de Notoriété que de pierres de Flétrissure pour ne pas se retrouver chargé

LES PIERRES DE FLÉTRISSURE

Les pierres de flétrissure, qui sont des pierres noires, sont également personnelles à la joueuse, elles se gagnent tout en restant en conformité avec son personnage mais d’un point de vue plus obscure. Pour chaque scène décrite en marquant que le personnage suit sa personnalité dans ses aspects les plus sombres (Ses passions et ses Folie aussi) la joueuse obtient de 1 à 4 pierres de Flétrissure qui sont dépensé comme des pierres de Drama, et par elle seulement.

En retour finale de la Maitresse du Verbe, La joueuse devra faire attention d’avoir plus de pierres de Notoriété que de pierres de Flétrissure pour ne pas se retrouver chargé

Exemple de mise en page d’une séance le Littéraire-rôle

Son Nom, et l’optimisme

A toi ; je te le demande, as-tu volé ta vie, ou, t’a-t-elle était donné ?
La vie ça m’a été donnée. Ça ? Donné. Qu’est-ce qui donne ? Qui donne ? Comment cette merveille d’être vivant est-elle donnée ? L’amour.

Amour, Depuis l’aube des temps, Tu es ! Et ton nom passe dans notre aventure comme passe des fleurs après la pluie au désert. Que savons-nous de toi, sinon cette soif en notre cœur qui nous rend vivants ? Depuis l’aube de tous les matins du monde, Tu es ! Et ton nom résonne de mille noms aux centres de nos existences.

Nom de chemin aux jours où monte la tentation de tout laisser tomber, de s’arrêter sur le bas coté.
Nom de paix dans la fureur et la violence qui détruit nos relations.
Nom de la tendresse quand la blessure de nos solitudes se fait plus ardente.
Nom de confiance aux nuits où l’angoisse déborde de notre lit.
Nom de vérité quand Tout ressemble à Rien.
Nom d’avenir quand demain se dérobe dans une brume d’un futur calculé par nos machines.

Amour, depuis l’aube des temps, Tu es ! Et ton nom, chaque jour, nous invente un nouveau sentier de joie. Au silence de nos cœurs, viens souffler ton nom pour aujourd’hui seulement !
Le philosophe Alain disait « Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté. »
Nous perdons plus de notre temps de vie à avoir « des choses à redire » que « des choses à dire ».
Il est aisé d’être pessimiste : il suffit de se laisser aller à ses penchants tristes, et de s’attarder sur les grosses ficelles de l’actualité !
L’optimisme fait vertu de résistance. Il serait juste de penser qu’elle peut « pousser » naturellement, mais elle se cultive. L’optimisme se cultive comme une plante rare qui a besoin d’une attention vigilante et d’un amour sans faille.
Et nous pouvons chasser de son environnement immédiat toutes les mauvaises herbes envahissantes qui ont pour noms : regrets, contrariétés, ressentiments, peurs, méfiance, désespoir… Car « le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté » . . .

Notre allié ? Amour. Amour, depuis l’aube des temps, Tu es !
Et ton nom, chaque jour, nous invente un nouveau sentier de joie.
Au silence de nos cœurs, viens souffler ton nom pour aujourd’hui !