7 Décembre 2020 – premier

Un vieux monsieur 1967,
Il possède le temps.
Minutes après minute s’égraine dans l’horloge de bois
Il sculpte des sarments de la vigne.
A mon père, sa belle chienne, Faty.
A notre cheminée ancienne,
Noire de pierre de Volvic,
Une crèche de bois.
En ces temps nul sapin mort,
Mais une crèche bien vivante.

Avant de sculpter ces santons,
Des questions le hante
Comment sculpter ?
Une jeune femme de 17 ans
Elle a dit oui au grand mystère ?
Joseph, le patriarche
Se plie devant Marie et son enfant ?
Enfin, l’enfant,
Le mystère lui-même, la lumière ?
L’enfant qui est fille de Marie et fils de Dieu
Iel, avant les temps venus.

Notre crèche ne venait pas de chine.
Nous n’avions nul sapin mort devant la cheminée
Juste cette crèche de Sarments de vigne.

Et un vieil humain
Qui n’était sûr de rien
Qui n’était pas rassuré,
Et il laissait sa peur derrière lui.
C’était en 1967.
J’étais 5 ans.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.