L’Effort d’être spectateur par Pierre Notte

Citations

La télévision le rend tel quel, le réel, c’est-à-dire qu’elle le crache, le recrache, parfois le vomit. Elle va le chercher dans les poubelles, ou elle le reproduit dans ses studios, comme il est dans la vie vraie. Cela fait de moi, la plupart du temps, un consommateur, un gros mangeur de choses réelles (je n’évoque pas ici les génies qui tentent de réorganiser ces états de fait du monde représenté, qui remettent tout en cause).
Au cinéma, je lève la tête vers des choses grandes, qu’elle me donne à voir j’assiste à des imitations du vrai, je consomme des reproductions de la réalité. Devant la télévision, je baisse la tête devant une petite chose, dans laquelle tout est plus petit, je deviens un bouffeur du vrai d’une vérité devenue obscène, énorme, en gros plan et le plus souvent sans aucun artifice.
Au théâtre, le réel est plus rare, la vérité apparaît dans la complicité du mensonge admis, et elle n’est jamais entière. Le réel se laisse transfigurer, faute de moyens. Et je deviens un être qui pense, qui cherche, qui imagine, qui transcende ce qui est donné, et qui agit de surcroît sur la représentation en cours, puisque je suis là et que je réagis. Financièrement, physiquement, intellectuellement, je suis sollicité, et activement, je ne suis pas un consommateur plus ou moins manipulé.

Commentaire personnel : En nous volant le théâtre et les salles de danses le coronavirus nous volent notre humanité

Réception personnel

à venir bien sur…

Dune, lumière de vie

Inonde-moi par plus de vie dans mes jours,
Car je ne peux avoir plus de jours à ma vie.
Mais cela est bon.

Je sens que le temps n’existe pas,
Ce qui fut reste présent
Et tout, ce qui sera ou pourrait être, est déjà là.

Donne le sens ?

Le choix d’allumer certains petit cailloux ?
Ceux qu’on allume pour éclairé un chemin ?
Un chemin de vie ?
Un don de création sur celle-ci ?
Une création qui rayonne sa lumière dans l’univers.

Inonde-moi par plus de vie dans mes jours,
Car je ne peux avoir plus de jours à ma vie.
Et cela est très bien.

La tonte

Le réveil est à 5 heures en ce matin de printemps.
Il faut emmener l’eau pour le grand bain,
Au bout du chemin entre les murs qui monte à la forêt,
Au bout du sentier des sureaux et des moineaux.
La baignoire est sous le tilleul et se ferme en un enclot.
Mon père déverse l’eau et ajoute le savon.

Durant ce temps, du même temps
Je rassemble les brebis
Les 400 brebis.
Je les compte.
Toujours on les compte.
1, 2, 3 …157…. 243… 400 !
Elles sont bien 400 brebis.

Et je les emmène au champs de la baignoire,
En traversant le village de mon père,
Au bout du chemin entre les murs
Au bout du sentier des sureaux.
Il est 7 heures quand la première brebis se jette à l’eau.
C’est Fanchon.
C’est la plus maline,
C’est celle qui aime resté auprès de moi,
Quand je les emmène en pâture.
Et puis toutes suivent ma belle rêveuse noire.
Les brebis suivent les grand rêveurs et grandes rêveuses.
Les bergères et les bergers sont des portes ouvertes.

Les brebis plongent les unes après les autres.
Et elles remontent la pente dans l’eau,
Et attendent dans l’enclot,
Bêlant.
Le dernier c’est Toukon, le bélier du troupeau de mon père.

Alors toutes elles sont passées, il est 9 heures.
Les amies de mon père sont arrivées
La tonte du printemps commence.
On y restera la journée.

J’ai 9 ans, nous sommes en 1971, printemps 1971.
C’était la tonte.

Demain mon père ira se faire couper les cheveux.

Oraison 23 mai 2020 : balade matinale

Au soulevé du sommeil
Et porté par la flamme du désir
Courir chez l’ami d’en face
Traverser la rue de sable et de cailloux
Frapper à la porte.

« — Je vous salue madame Marie,
Je viens voir votre fils.

— Il est sortie tôt à l’aurore
Pour monter à la colline verte.
Coupe à travers ma maison
Prends la porte de l’atelier,
Traverse l’enclot aux moutons
Enjambe la barrière
Et cours sur le sentier.
Tu dois pouvoir le rejoindre
Avant qu’il n’arrive au sommet.
Chaque jour il se lève avant le soleil
Pour monter contempler les matins du monde. »

Oraison 20 mai 2020 petits cailloux et coupes

Avant de naitre, elle a déposé ses cailloux.
Et, la personne humaine est née.
Quand elle se retourne, elle voit.
Elle voit foisonner ses chemins en un arbre scintillant.
Ils scintillent des petits cailloux brillants déposés.
Et au troisième jour de vie, la personne
Fille ou garçon, oubli tout et ne voit plus.
Il ne lui reste que la première coupe de sa naissance,
Agape, elle est a tenir sous la lumière.
Et celle-ci donnera quand elle débordera.

La nouvelle personne humaine suivra l’un des chemins.
Dès les premiers jours, Elle recevra deux autres coupes,
De ses parents, Éros et Phillia.
Jouissance et bonheur lorsqu’elle déborde.

Mais au dernier jour,
Fille ou garçon,
Jeune ou vieux
Elle repartira seulement avec la première coupe.
Sera-t-elle pleine et encore débordante ?

J’écris « personne humaine », pas « homme ». La personne humaine est au féminin, ainsi il retrouve le son universel et autorise à voir garçons et filles, garçon ou fille. C’est dans ces mots que nos coupes se remplissent et débordent.
Nous devons d’abord recevoir en se plaçant avec sa coupe sous la cascade, alors elle débordera et donnera d’elle-même. Seul compte comment je tiens mes trois coupes. La seule qui restera sera celle de l’amour Agapé.

Liberté, Vérité, Charité*
*Charitas = Agape l’amour qui donne, l’amour qui déborde et donne la joie.

L’éternité n’est pas de trop par François Cheng

de l’Académie Française

Je suis surpris moi-même. Est-ce l’effet du confinement ? Est-ce parce qu’en ce moment je n’ai pas le cœur à lire ? Est-ce parce que je me pose beaucoup de question sur l’instant dans l’univers qu’est notre vie ? Est-ce parce que j’ai 58 ans en 2020 ? Qu’on est au mois de Mai ?

Je ne sais pas ?

Mais ce roman m’a laisser de marbre, froid, aucune empathie avec les personnages ? Est-ce parce que cela me semble être l’élite de ceux qui ont tout compris ?

C’est superbement écrit. C’est d’une belle fluidité, c’est très évocateur comme un dépliant touristique de Venise écrit par Thomas Mann ? Virtuose par moment.

Mais je n’en retire aucune citation, aucune profondeur qui me corresponde. Je suis resté sur le pas de la porte. J’ai peur qu’avec les mois j’oublie même l’histoire, et peut-être même que je l’ai lu. Peut-être qu’un jour j’y reviendrais, mais ce n’est pas le moment pour moi. Je retourne aux dialogues avec l’ange et je commence L’effort d’être spectateur de Pierre Notte.

Je suis surpris moi-même.

La romance dans D&D 5

Dans mes campagnes, et plus particulièrement dans « mangeurs de Pierre » le MJ aura besoin que les personnages des joueurs crée des romances avec des PNJ. J’ai voulu suivre cette romance comme la progression d’un lien proposé par D&D 5. alors je me suis inspiré juste d’une image et du titre d’un livre :

DE LA HAINE À L’AMOUR
Les relations humaines dans la vie privée et professionnelle

Fernando Cuevas

Que je n’ai pas lu et que ne lirais certainement pas, je me méfie de la psychologie sociale américaine et des explication rationnelles sur les sentiments et attachements. Mais pour le jeu de rôle cela m’a donné une idée.

La Romance en D&D 5

La romance est une histoire de rapprochement de deux êtres (voir plus en tenant compte des exceptions). Quand une romance commence c’est souvent par une proposition du MJ à un joueur par un de ses PNJ, mais cela peut être aussi par une proposition du joueur pour son PJ devant un figurant et obligeant alors le MJ à approfondir ce figurant, ce presque décors à en faire un vrai PNJ.
Dans Lien, sur la feuille du joueur viens se poser Romance (Nom du PNJ) et une valeur de romance.

Cette valeur utilise l’échelle de la haine à l’amour.

  • +7. L’amour. Je voudrais que nous existions ensemble.
  • +6. L’altérité. Je me réjouis de ton existence et celle-ci me fait exister.
  • +5. La sympathie. Je cherche à partager des moments de nos existences.
  • +4. L’empathie. Je cherche à comprendre ton existence
  • +3. La compassion. Je partage les joies et les peines de ton existence
  • +2. L’altruisme. Je t’aide à exister
  • +1. La considération. Ton existence me donne la responsabilité de mes actes
  • 0 L’indifférence. J’accepte que tu existes
  • -1. L’égoïsme. Je profite que tu existes
  • -2. La haine. Je n’aime pas que tu existes

Riche de cette échelle la romance commence à +1. Plusieurs romance peuvent s’élever sur cette échelle en même temps jusqu’à la valeur +5. C’est ensuite que cela devient plus complexe.

C’est au-dessus que la plus part du temps on ne peut aller qu’à deux. Mais dans certaines circonstances et avec un volonté de travailler le concept, les personnages peuvent atteindre le polyamour. Ensuite à partir de 6 dans une romance, de manière quotidienne cet amour doit s’entretenir par des attentions et des intentions. A vous de choisir les test et comportement.

Les trois situations de la romance

Quand un personnage tente deux romance en même temps et que les deux personnes ne s’apprécient pas, alors on mesure la différence par rapport à 5. Dans le cas c’est 3 ce qui fait un écart de 2 et donc chaque semaine, le PJ perd 2 points dans les deux romances. A 5 la romance a échoué.

Le Temps et le revenu universel ?

Ce n’est qu’une question qui m’obsède. C’est quoi l’argent ? Juste la représentation symbolique du temps passé à accomplir une tâche. Hier au soir en pleine insomnie j’ai juste dessiner le temps accomplis pour la transformation des matière première vers les produit de consommation.

Car je ne veux plus entendre parler que le revenu est lié au « Talent » ! Si vous possédez un talent, c’est un don. Et quoi de mieux pour un DON de l’offrir ! La pensée bourgeoise et son « Mérite » Hiérarchique a finalement conduit au néant et à la peur.

Voici mon dessin

Tout commence par le temps que met la terre pour transformer son être en matière première. Ce temps peut-être d’un an pour le blé, six moi pour le riz et des millions d’année pour lé pétrole. C’est le temps Origine le T0.

Ensuite vient le temps des extracteurs, paysans, mineurs ou pécheurs, c’est le temps TX. Et avec ce temps il a était créer les matière première exploitable. 8 à 10 heures par jour

Alors vient le temps des transformateurs, ceux qui consacre du temps TT à transformer, la matière première en objet 8 à 10 heures par jour.

Puis viens le temps, des fabricateurs, ceux qui transforme les objets en produit. C’est le temps TF, 8 à 10 heures par jour.

Puis le temps du transport, du déplacement vers le magasin de ce produit on va dire TD de 8 à 10 heures par jours.

Enfin le temps d’attente du commerçant en magasin, le temps de Vente TV de 8 à 10 heures par jours.

Et enfin le consommateur qui met un certain temps a user l’objet et le détruire transformant tout le temps cumuler à zéro. Il ne reste plus rien qu’un souvenir.

Imaginons maintenant que tous les temps TX + TT + TF + TD + TV soit fait par des machines. Que reste t’il à l’humain pour partager ? N’est pas comme cela que nous devrions d’abord penser le revenu universel, alors il nous resterait la danse, la poésie, la musique, la peinture, l’art en général, la création et prendre soin des nos sœur et frère humains !
Voilà ou j’en suis de mes questions.

Sur une phrase des Dialogues

Sur cette simple phrase lu dans les dialogues avec l’ange:

– Fais attention dans tes cours à l’harmonie.
L. A l’harmonie en moi-même.
– Non. Tu as beaucoup d’élèves ensemble.
Tous ne sont pas faits pour être ensemble,
mais tous sont faits pour être avec toi.

Je me retrouve dans un état augmenté de questions.

Elle m’a touché et à fait écho à mon travail de ré-écriture de mes campagnes de jeu de rôle du dK vers D&D5 et l’écriture de du jeu de rôle Ichthus et la campagne autour des actes des apôtres et des premiers chrétiens.

Pour l’instant, j’en suis à la deuxième campagne « Mangeurs de Pierres » qui retrouve son âme et son esprit dans une société bourgeoise 19ème siècle et machine à vapeur hivernale.
Et de l’autre coté ce questionnement sur ces personnes humaines qui choisirent de suivre des personnes qui parlaient d’une personne morte et ressuscité et que cela transformé la vie de tous.

Comment écrire tout cela ? En même temps ?
Ou alors comme je le lisais ce matin remettre chaque chose à sa place.
Trouver cette harmonie dans l’écriture, même si ce n’est que du jeu de rôle.

Même si ce n’est que du jeu de rôle ?