Jouissance, bonheur et joie

Macron ne sert pas les riches, il sert le Dieu Argent !
Ce Dieu, jaloux, accorde ses grâces à quelques-uns et exige des sacrifices humains, sous forme de chômage, de burn-out, de suicide, d’esclavage ! Ce Dieu ne connait que la jouissance d’un corps addict, il ne connait ni le bonheur de la psychés, ni la joie de l’esprit.
La morale de ce Dieu est simple et basique, « ceux qui sont et ceux qui ne sont rien » ! Et le pire, c’est un Dieu qui laisse croire qu’il n’en est pas un ! Il nous divise et nous détruit !
Quand le moyen est devenu le but !
La culture Geek, transhumaniste, digitale et start-uper croit de même que le Digital est un Dieu ultra-puissant qui nous réduit à de simple algorithme de pulsions vers la jouissance. Digital et Argent s’entendent à merveille !
Et leurs adorateurs se présentent comme des athées, et adepte de la Raison ! Ils ne croient pas, ils savent !

Deux hommes de bien par Arturo Pérez-Reverte

Quelques phrases en chemin

…avec pour principal instrument de sape révolutionnaire les doctrines des philosophes et leur culte acharné de la raison qui empoisonne l’ordre naturel et insulte le divin : le cynique Voltaire, l’hypocrite Rousseau, tergiversateur Montesquieu, les impies Diderot et D’Alambert, et tant d’autres dont l’infâme pensée a forgé cette Enciclopedia…

– L’orgueil, don Hermès, quand un peu d’intelligence l’assaisonne, peut être une vertu aussi utile qu’une autre.

En réalité, ajouta-t-il peu après, ce sont les Bringas et leur rancune sociale qui ont précipité la Révolution en France. Les Lumières auraient pu rester une affaire de salons, d’entretiens entre aristocrates, de cafés élégants fréquentés par les théoriciens de la philosophie nouvelle. C’est le désespoir des pauvres diables aigris qui, en retentissant dans les couches sociales les plus basses, a fini par enflammer le peuple. En fait, plus que tous les encyclopédistes réunis ce sont les fanatiques rancuniers comme notre abbé fou de frustration et de haine qui ont jeté les gens dans la rue.

— Eh bien… Elle a eu de la chance.

Chantal fait une grimace de doute et regarde de nouveau ses mains couvertes de taches de son.

— ça dépend de comment on voit les choses, dit-elle au bout d’un moment. Pauvre et malade, Margarite Dancenis s’est suicidée trois ans plus tard en avalant cinquante grains d’opium dans un la place Maubert. Elle s’est éteinte – comme tout ce monde brillant naguère élevé si haut et alors immigré, dispersé ou disparu dans les brouillards de Londres, sur les rives du Rhin, ou sous la lame de la guillotine – dans le regret, je suppose, des jours passés rue Saint-Honoré, où philosophes et littérateurs, mêlés aux perruquiers et aux libertins, discutaient la régénération du monde une coupe de champagne à la main, adossés au manteau d’une cheminée.

— Ne croyez-vous pas que n’importe quel être humain peut être éduqué à la manière douce? En définitive, la culture est source de bonheur, puisqu’elle développe la Lucidité du peuple.
— Je ne crois pas. Du moins dans la première phase. Parce que la populace n’est pas faite pour penser.
Le rire serein, doux et aimable de l’Amiral se fait entendre.
— Je vois que vous baissez un peu la garde, monsieur l’abbé. Vous vous contredisez. Ce propos sur la populace, c’est Voltaire qui l’a tenu, et vous ne le tenez pas en haute estime.
— Sur certains chapitres, cet opportuniste attaché au luxe et aux rois a vu juste, répond Bringas prestement. En fait, l’être humain, cet infortuné accoutumé aux grossiers, n’est éduqué que par la raison et la peur…

Je ne suis pas le seul a ne pas apprécier Voltaire, finalement !

Et alors ce roman ?

« Deux hommes de bien » est un aller-retour de Madrid à Paris, ou deux hommes vont se rencontrer et nous offrir leur propre rencontre, deux hommes accompagnés par une ombre en souffrance.

L’auteur nous invite à cette promenade dans une époque, une autre belle époque, une « avant la révolution française » , comme un « 1912 » avant sa grande tuerie de « 14-18 » . Les personnes humaines croisées sont touchantes, attachantes, et éloignées de toutes caricatures.
En commençant la lecture, je croyais que j’aurais des réticences par rapport aux commentaires de l’auteur. Mais ce n’est pas comme ces auteurs insupportables et narcissiques des années 90-2000, c’est juste un auteur qui parcourt lui-même sa propre création et ses propres difficultés pour nous rendre cette époque au plus juste.
Très très beau roman d’Arturo Pérez-Reverte !

Durant les 10 jours de lectures, je me suis promené aussi dans notre automne nouvelle, notre automne de 2019. Une automne si différentes des 57 autres que j’ai connu, une automne qui m’évoque que quelque chose d’inattendu est en train de surgir dans l’horizon. En écho avec ce roman.

Troisième jour

Et maintenant commence le gros travail de relecture des règles D&D5 issue de Joan Of Arc et adapté au temps romain ou naquirent les premiers chrétiens. Cette phase et la plus longue et la plus fastidieuse lorsqu’on est seul à la faire. Mais c’est à ce prix que mon objet de désir verra le jour.

Bien sur j’ai plus envie d’avancer dans la première campagne : « les jeux Néroniens ». Le premier scénario de celle-ci sera dans la base. Cette première campagne correspondra à la ligne historique ou Pierre revient à Rome affronter pour la seconde fois Simon le Mage et trouvera son martyr en 64 après l’incendie de Rome. En parallèle de ces événements les PJs seront aussi mêlée aux jeux néroniens et à la révolte de Boadicée en Bretagne. Je prends plutôt la ligne où Paul meurt bien après Pierre décapité en 66.

Mais je sais que pour que la trame de la campagne s’inscrive, la base des règles doit être complétement établie. Mon intention reste de faire jouer de jeunes chrétiennes et chrétiens qui ont ce désir et ce questionnement sur comment étaient ces gens qui décidèrent de suivre le christ sans l’avoir jamais vu ni connu.

En écrivant beaucoup de question me viennent et si je trouve une réponse, 1000 autres question éclosent. Sur l’histoire d’abord ? Finalement que connaissent les historiens de cette périodes ? Comment puis-je m’appuyer sur eux ? Quel était les spiritualités de l’époque ? quelles en étaient les formes, les manifestations ? Quel était l’anthropologie de ces temps. Quel place avait l’humain pour eux, les hommes, les femmes, les enfants, les esclaves, les animaux, la vie ? En fait je découvre, que comme pour le moyen-âge nous nous contentons de poncifs, de lieux communs, d’une vision hollywoodienne ou Disney de ces temps.

Les chrétiens étaient enthousiastes, pourquoi ? Ils étaient essentiellement urbains et très vite non juifs. Les premiers évangiles seront écrits entre 60 et 70 (90 pour Jean), comment vais-je se faire rencontrer les PJ et ceux qui participèrent à la rédaction de ces évangiles ?

Aller, j’y retourne.

Oraison 7 octobre 2019

Je m’assieds au bord du monde
Et…
En premier…
Je vois le néant.
Pas le vide, non !
Le Néant.
Le Rien,
Aucun temps,
Aucune dimension,
Aucune matière,
Rien.
Ni matière, ni vie, ni repos.

Et puis…
Sur le bord du monde,
Je vois le cosmos.
L’univers et ses minéraux,
Le feu des étoiles et son agitation,
Son énergie dense et sa matière.
Son e = mc2 et bien plus.
Je vois la terre et sa vie,
Ses plantes et ses arbres,
Ses algues et son humus,
Sa composition et sa décomposition.
Ses insectes, poissons et autres animaux.
Et puis,
Nous,
Les personnes humaines…

Et au-delà de ma vue du bord du monde,
Quelque chose…
Quelque chose au-delà de la matière
Quelque chose qui inonde le rien
Alors ce quelque chose devient
Une création.
La création.
Agapé infini.

La vie s’y abandonne en confiance.
Et nous, les personnes humaines,
L’espèce en qui la vie pose sa confiance,
Expérimentons l’existence de cet Agapé.
Nous sentons Éros et son amour cupide,
Nous vivons notre attachement par Philia.
Mais co-naissons nous par Agapé ?

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Nous lui avons donné bien des formes.
Nous l’avons sentie, ressentie, connue et,
Mise en savoir, comme on met au saloir.

Et puis voilà 2000 ans,
Une jeune fille de 15 ans,
Violée, Volée, Miraculée ?
Je ne sais.
Elle a sublimé sa gravidité.
Elle a dit OUI avec toute sa force.
Sa puissance, son e = mc2
Tout et bien plus.

Et sa mère, son père
Pour ne pas condamner ces vies
Lui trouvèrent le veuf Joseph.
Il a dit oui.

Et l’enfant d’Agapé est né !
Quelque chose nous était donné !
Quelque chose était déposé !
Un cadeau, une porte, un chemin possible.

Nous ressentons
Nous vivons et faisons l’expérience de la vie
Nous co-naissons en permanence
Et nous écrivons.
Sur la pierre des grottes,
Sur les animaux tannés,
Sur les papyrus tressés,
Sur le papier,
Dans le Crystal,
Avec des terres ocres
Des plumes encrées
Des doigts agiles sur le clavier.
Et né le Savoir,
Une co-naissance inscrite
Et le temps passe
Et le support faibli
Et l’encre se volatilise et disparait
Et le savoir meurt.

Mais de l’humus tout renait
C’est la bonne nouvelle,
Ne pas s’attacher à la loi,
Suive sa co-naissance
Et Réécrire.
Toujours.

Nous marchons depuis 60 000 ans vers Elle,
Agapé.
La vie sur terre compte sur nous.

Alors, est-ce que je sais si Agapé infini,
Infiniment Mère et
Infiniment Père
De l’univers
Existe ?
Non je ne sais pas !

J’en éprouve la co-naissance
J’en éprouve le ressenti
Avec le cœur.
La lumière est celle du cœur
Celle qui crée à partir de Rien !
Nous sommes une partie et le tout.
La vie sur terre compte sur nous.