Plagiat

Nos amours d’humains

Sont nuits sur branches d’aubépine,

Soumis à la pluie et au gel,

Et au matin, le soleil se répand

Dans leurs feuilles vertes.

La nostr’amor vai enaissi
com la brancha de l’albespi
qu’esta sobre l’arbre en treman
la noit a la ploia ez al gel
tro l’endeman que•lh sols s’espan
per las folhas vertz al ramel.

Guilhem de Peiteus
(1071-1126)

Oraison 29 octobre: Graine de moutarde

La graine de moutarde possède en elle toutes ses possibilités, tous ses futurs, elle porte toutes les ramifications encore à venir. Elle soutiens le souvenir de sa propre création.

Elle est insignifiante et pourtant, elle sera la plus haute plante du jardin discret du jardinier. Elle se ramifiera et se ramifiera, offrira son blanc ou son jaune et son odeur légère.

L’univers entier est une graine de moutarde qui pour être et devenir s’arrose à l’Amour AGAPE, « quoi que tu deviennes, je t’aimerais ».

« Chacun de tes choix, je les aimais, je les aime et je les aimerais, et même s’il t’éloigne de Moi. Et Moi, c’est déjà Toi et c’est Nous et nous nourrissons d’autres graines de moutardes qui a leur tour pousseront et fleurirons dans d’autre formes, d’autres couleurs, d’autres senteurs et qui se nourriront d’amour et qui offriront leur amour agape. »

J’aime à lire.
J’aime à écrire.
J’aime à faire silence…
…Sans y parvenir toujours.

Et d’une oraison, d’un moment de désir d’intimité avec le Christ dans le silence du cœur, tous ces mots viennent en vrac s’installer dans la pensée. Je les chasse. Il en vient d’autres. Je pressens le christ sourire. Ce sourire alors pose un instant de silence.

Je suis une personne humains. Dans le présent je ne connais pas ma frontière, je pense a toi et la frontière devient flou entre toi et moi. Je pense à Alpha du centaure de même, elle se présente a ma pensée dans sa lumière solaire. Et j’imagine le cosmos. Vertige. Retour au silence. Qui est Je ? Qui est Tu ?

A l’instant ou je choisis, j’étaye dans l’arbre des possibles que je suis. Et la branche coupée continue d’exister comme un membre amputé. Je choisis de grimper vers un sommet de cet arbre de vie que je suis. Et certaines branches sont déjà à toi, ou encore à cet autre toi, ou peut-être même à Dieu.

Et je pense à Marie, cette jeune fille de mosaïque, celle que l’on peut voire dans la basilique du bas à Lourdes.
Cette jeune fille qui me regarde de ses 16 ans et me dit :  » Mais vas-y, fonce, avance je t’aiderais. Suis-le ce chemin de foi. « 

Silence et Sourire…

Une oraison ce matin.

Pensée ou don ?

A 4h00 du matin, qui était encore 5h00 l’avant-veille, je me suis réveillé en hiatus, bousculé de pensées. Elles me submergeaient. Elles concernaient le travail d’Oraison Carmélite et son château intérieur avec ses sept demeures, le travail de kendo et ses passages de grade, sept aussi (en fait huit, mais le huitième est inaccessible pour quelqu’un qui n’a pas commencé dès son plus jeune âge) et mon travail sur Ichthus avec sa transposition dans les règles de Donjon & Dragon 5, faire un jeu de rôle qui explore le temps des premiers chrétiens.

Je songeais aussi au couple que nous formons avec mon épouse depuis 1983, avec ses épreuves, ses croisement et ses pattes d’oies, sa spirale, ses enfants et cette énergie folle à avancer et d’explorer une vie à deux, à un ; a trois et de nouveau à deux, à quatre, et retrouvé à deux et peut-être à un de nouveau vers la toute fin, l’un ou l’autre ou pas. Nous avons là aussi franchi de degrés, des dan, des demeures dans nos château intérieurs qui se sont mêlé par amour sous ses trois formes Éros, Phillia et Agape, ce dernier étant le plus total.

Je pensais à tout cela ce matin et aucune poésie ne venait, aucune poésie en trois vers uniquement.

Je m’émerveille d’être vivant, de vivre la foi comme une expérience sans cesse renouvelé et toujours remise en question. Je m’émerveille de ne plus savoir qui est JE, NOUS, TU et même EUX.

Finalement à 4 heure du matin, qui l’avant-veille était 5 heure, je ne pensais pas à Macron.

Et maintenant j’ai envie de transposé les campagnes Tsuvadra dans les règles de D&D 5.

Miserere par Jean-Christophe Grangé

Une citation, une seule au final

Pourquoi tant de haine ? Kasdan obtint des réponses au fil des pages. Aux yeux des gouvernants américains, Salvador Allende avait deux torts. Un tort idéologique: il était socialiste. Un tort économique: il projetait de nationaliser les exploitations minières de cuivre, principale ressource du pays, appartenant pour plupart à des compagnies américaines. L’Oncle Sam n’aime pas qu’on lui reprenne ce qu’il a volé. L’histoire des Etats-Unis n’est qu’un hold-up à main armée.

Et mon expérience de lecture

Ce livre, ce roman, était posé en bas de mon immeuble en « servez-vous ». C’était le seul livre en français du tas. Habituellement, je ne me sers pas. J’aime acheter les livres que je lis dans ma petite librairie de quartier. Mais, là, je connaissais Grangé pour les rivières pourpres, le vol des cigognes et autre concile de pierre, alors mes mains se sont élancées et se sont servies.

Le thriller (ancien roman à sensation) n’est plus un genre, un style, une forme, que je prise, ou que je sniffe. Ma préférence va au roman noir sans suspense, sans surprise, au roman noir où les actes des personnages sont justes les conséquences de leurs choix malheureux et qui entraine d’autre conséquences (Ellroy par exemple).

Dans ce thriller, on est juste sur des « pures » flic-non-flic, maltraités par la vie qui recherche la « Vérité », caché derrière une réalité terrible qui n’est pas de leur fait ni de leur faute. Et les méchants sont vraiment méchants. Pourquoi ? Parce que !

Grangé n’a pas créé des personnages pour lesquels j’ai éprouvé de l’empathie ou de l’admiration. Et l’enquête mené avec ses fausses pistes attendu et ses révélation tout autant attendu m’ont ennuyé. La fameuse phrase que je déteste tant a été écrite, « on n’est pas dans un roman ». J’ai eu une lecture sans passion et sans émotions.

Toutefois, je reste quand même émerveillé par le mystère de l’écriture, de l’acte d’écrire. Du papier, des mots et une autrice, un auteur qui sert de médium talentueux pour accoucher d’une histoire. Je n’attaquerais jamais Grangé en Dignité ! Il a fait le travail.

Finalement je suis revenu à l’église

C’est un article de 2014 dans la revue Aleteia, que j’ai lu récemment qui m’a fait comprendre pourquoi j’ai éprouvé cette nécessité de revenir à l’Église.
Je le reproduit ici pour en garder une trace.

« Je ne suis pas vraiment intéressé par la religion. Je crois que l’énergie spirituelle transcende la religion. C’est en tout cas ce que j’ai essayé d’intégrer dans ma musique. » Alors que lisais cette confession du chanteur folk Noah Gundersen, quelque chose m’est revenue : j’avais déjà entendu cette phrase auparavant. Presque au mot près. Mais où ?

C’est alors que j’ai compris : j’entendais ce témoignage de spiritualité et d’ouverture d’esprit partout autour de moi.  Le mouvement « spirituel mais pas religieux » était devenu à la mode en insistant sur l’amour, l’émotion et la croyance en une puissance supranaturelle. Cette dernière dépasserait les églises, les dogmes et mêmes les conceptions religieuses traditionnelles de Dieu.

Pour vous en rendre compte, lisez ces citations des grands noms de la musique américaine actuelle :

Lady Gaga :

« Je suis une personne spirituelle… Il n’y a vraiment aucune religion qui ne condamne ni ne rejette personne, et je crois vraiment en l’amour et au pardon pour tous ».

Justin Timberlake :

« Je pense que pour me définir, le terme serait plus spirituel que religieux”.

Beyonce :

« Je suis plus en faveur de la foi et de la spiritualité que de la religion en elle-même. Je pense qu’il faut faire le bien autour de soi et ne pas juger les autres ».

Jay Z :

« Si je devais définir mes convictions religieuses, je dirais que je crois en un seul Dieu. Mais que je ne crois pas en la religion ».

Katy Perry :

« J’ai été éduquée de façon si stricte et rigide que maintenant ma vie est beaucoup plus relâchée… J’adhère à beaucoup de spiritualités, notamment tout ce qui tourne autour du New Age que j’ai intégré à mon quotidien. »

Pink :

« Je suis très axé sur la spiritualité. C’est ce qui me protège dans la vie. Mais je ne crois pas en une religion organisée. Comment un groupe d’individus pourrait avoir raison et tous les autres avoir tort ? »

Cela vous lasse déjà ?

Il faut aller prendre un peu l’air avant de réécouter les défenseurs de l’existentialisme athée.  On vous épargnera les phrases du style « je ne suis pas vraiment une personne religieuse, mais je pense que Dieu et le libre arbitre sont des leurres. Nous avons été jetés dans cet univers où règnent l’horreur et la mort ».

Les artistes « spirituels mais pas religieux » semblent de plus en plus devoir tenir ce genre de discours. Ils évitent ainsi le dogmatisme actuellement prédominant, tout en se dissociant du matérialisme ambiant. Ils ne peuvent pas dire ce qui est vrai exactement, mais, pour autant, ils ne vont pas entièrement adhérer à la question de la transcendance (qu’un être supranaturel soit à l’origine de notre présence ici-bas). En bref, ce discours à la mode serait la « voie médiane » entre le nouvel athéisme et la religion d’antan.

Apparemment, les jeunes de la Génération Y sont plutôt d’accord avec leurs stars préférées. L’art ne ferait alors que refléter la société. 72% de la Génération Y s’identifiait comme « plus spirituelle que religieuse », et la proportion de personnes ne s’identifiant à aucune religion particulière (mais ne se disant ni athées, ni agnostiques) montait en flèche aux Etats-Unis.

Dans son livre, Bad Religion, le chroniqueur Ross Douthat fait valoir de façon tout à fait convaincante que la spiritualité qu’il nomme « Oprah-Chopra », celle du « Dieu auto-construit », n’est rien de plus qu’une hérésie quasi-gnostique. Il continue en affirmant « La religion du « Dieu auto-construit » apparaît comme parasitaire pour les formes de croyances plus dogmatiques (…). », « Elle peut d’ailleurs montrer une certaine superficialité puisque les vraies conversions spirituelles vont généralement de paire avec un recentrage vers une spiritualité commune ».

D’autres auteurs du monde de la culture, et ayant des profils différents, ont fait des observations similaires. Lillian Daniel, du Huffington Post, qualifie par exemple de barbants les « spirituels mais pas religieux ». Il soutient en effet que pour mûrir, la spiritualité a besoin d’une communauté.

Alan Miller, un laïc, va plus loin. Pour lui, la mode du « spirituel mais pas religieux » est la pire des choses car elle offre la possibilité de se « défiler ». Il ajoute que « cette nouvelle tendance pour la spiritualité offre très peu possibilités à la transformation personnelle. Il n’y a rien qui concernerait un projet pouvant nous inspirer ou nous transformer. »

Le rabbin David Wolpe va aussi dans ce sens : « la spiritualité est une émotion ; la religion est une obligation. La spiritualité apaise ; la religion mobilise. »

Ainsi, le nœud des critiques réside dans le fait que le « spirituel mais pas religieux » n’est finalement qu’une philosophie autorégulée. Elle manque du contrôle et de l’équilibre donnés par la communauté et la tradition. Comme le Père James Martin l’a déclaré « la religion peut me recadrer face à la tendance que j’ai à penser que je suis le centre de l’univers, que j’ai toutes les réponses, que je connais Dieu mieux que tout le monde, et que je suis celui à qui Il parle le plus clairement ».

Bien entendu, rien ici ne dit que la religion n’a pas besoin de la spiritualité, de recherche personnelle et parfois de doute. Comme l’a noté le Père Martin « sans la spiritualité, la religion devient une liste de dogmes sans saveur, sans lien avec l’esprit de la foi. C’est ce contre quoi Jésus nous a mis en garde. Et, sans religion, la spiritualité peut vite devenir de l’autocomplaisance, bien loin des bienfaits que peut apportés une communauté ».

En d’autres termes, la religion et la spiritualité sont intimement liées et ne sont pas viables l’une sans l’autre.

Mais indépendamment de si oui ou non la « spiritualité sans religion » est tenable, une chose semble être en tout cas claire. En effet, si la tendance actuelle persiste et que les témoignages de nos faiseurs de mode continuent de s’éloigner des formes traditionnelles de la foi, le « spirituel mais pas religieux » va rapidement devenir, ou peut-être l’est-il déjà, la norme de pensée.

Quant aux jeunes qui sont un peu plus rebelles, une religion deux fois millénaire pourrait bien être pour eux la voie à suivre.

Colère à gauche toute

Ils sont 78 !
Ils veulent se redire de gauche !
2019 en France LREM.

Ils ont peur, leur fin est proche !
Le nihilisme n’enfante que du néant !
Ils n’ont pas d’amour pour les gens !

Il suivait juste un hurlement,
Un « PROJET !!! ».
Pour se gorger de journées !
Mais leur temps est compté…
Tic tac…

Et 1000 ans après ?

Jouissance, bonheur et joie

Macron ne sert pas les riches, il sert le Dieu Argent !
Ce Dieu, jaloux, accorde ses grâces à quelques-uns et exige des sacrifices humains, sous forme de chômage, de burn-out, de suicide, d’esclavage ! Ce Dieu ne connait que la jouissance d’un corps addict, il ne connait ni le bonheur de la psychés, ni la joie de l’esprit.
La morale de ce Dieu est simple et basique, « ceux qui sont et ceux qui ne sont rien » ! Et le pire, c’est un Dieu qui laisse croire qu’il n’en est pas un ! Il nous divise et nous détruit !
Quand le moyen est devenu le but !
La culture Geek, transhumaniste, digitale et start-uper croit de même que le Digital est un Dieu ultra-puissant qui nous réduit à de simple algorithme de pulsions vers la jouissance. Digital et Argent s’entendent à merveille !
Et leurs adorateurs se présentent comme des athées, et adepte de la Raison ! Ils ne croient pas, ils savent !