À l’ombre de l’Arbre éternel

Depuis le retour de la foi, je cherche à contempler Dieu autrement que l’enfant que j’étais. Je refuse de le réduire à la seule figure du Père, et je m’efforce d’élargir cette vision à toutes les formes véritables de l’amour : père, mère, amant — comme dans Isaïe, où Dieu devient l’époux — et même au-delà de ces images humaines.

Le Fils, Jésus, est le « Je suis », l’enfant aimé d’Abama. Et aucun membre de la Trinité n’est genré. Cette absence de genre ouvre à une compréhension plus vaste, plus libre, plus intime et aussi plus commune en église ou les femmes ont une grande place.

Je vois alors Dieu comme un arbre, aux bords des univers, de notre univers, enraciné au cœur de la nature, de notre terre, et de chacun d’entre nous. Et son Amour est tout puissant mais sans prendre aucun pouvoir sur nous. Trop souvent c’est nous qui faisons cette transformation.

Notre Abama – Prière réinventée

Abama qui es en nous et au-delà de nous,
Que ton nom d’amour rayonne dans tous les cœurs,
Que ton souffle guide nos pas vers la paix,
Que ta volonté d’unité s’accomplisse sur la Terre comme dans l’invisible.
Donne-nous aujourd’hui la tendresse et le pain dont nous avons besoin,
Pardonne nos égarements comme nous pardonnons à ceux qui s’égarent,
Et garde-nous de la peur et de l’oubli de l’amour.
Délivre nous du néant
Car c’est à toi qu’appartiennent la lumière, la vie et la joie,
Pour l’éternité des éternités.
Ainsi soit-il.

Credo d’Abama – Profession de foi universelle

Je crois en Abama, source vivante de tout amour,
Présence infinie, Père et Mère de l’univers,
Qui engendre sans cesse la lumière et la vie.
Je crois en l’Enfant, reflet de l’amour incarné,
Né de l’union sacrée entre ciel et terre,
Qui marche parmi nous pour éveiller les cœurs,
Qui souffre avec nous, traverse l’ombre,
Et renaît dans la lumière de l’amour éternel.
Je crois en l’Esprit d’unité,
Souffle d’Abama qui relie tout ce qui vit,
Présent dans chaque être, chaque regard, chaque silence.
Je crois en la communion des âmes,
En le pardon qui libère,
En la résurrection de l’amour,
Et en la vie qui ne finit pas.
Ainsi soit-il.

Haïku – Prière à Abama

Dieu sans forme fixe,
arbre aux racines de feu —
ton souffle m’éveille.

Tanka – Prière universelle

Abama, mystère,
tu es père, mère, amant,
lumière sans nom.
Dans ton silence immense,
je trouve l’amour vivant.

2 réflexions sur “À l’ombre de l’Arbre éternel

  1. J ai toujours mis en place une grande démarcation entre l église l institution, et l église synonyme de tabernacle commun de Dieu. La foi chrétienne pose l entière liberté donc l entière responsabilité ; mais trop souvent la curie a pu influencer la pensée des croyants d une domination de dieu sur les croyants, dans un beau transfert psychologique de certains membres de la curie afin d avoir du pouvoir. Dieu nous rend libre nous veut libre.

  2. Pas d ambiguïté pour moi Dieu est bien tout cela n est pas genré ni figure humaine particulièrement. Le seul moment où il aurait pu être genré c est dans son incarnation dans le fils encore que c est à méditer…. Il s est incarné tellement de fois dans d autres natures. Et comme il est partout où on l accueille il prend multi formes enfin multi coeur ouvert. Mais on peut se questionner de la même manière avec le genré féminin Déesse. La prière qui oriente sur demander à Dieu comment le nommer en référence à Moïse et le brasier ardent est porteuse de sens. En tout cas magnifique réécriture de nos prières. 🙏🕊️🙏

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