Eoim, mon prochain JDR

Il fut un temps où il n’y avait rien. Pas de lumière, pas de matière, pas de souffle. Juste un silence parfait, une absence infinie, une éternité glacée nommée Néant.

Mais dans cette immobilité absolue, un battement Est : Méranéa, la Déesse Mère. Par un ultime acte d’amour, elle se sacrifie éternellement, hors du temps présente et absente, explosant en mille fragments de lumière, brisant l’ordre figé de Néant et engendrant l’Univers, la Vie, le Temps, le khaos créateur.

De cette explosion divine naquirent les Eoims, fragments d’un amour pur, libres et immatériels, errant hors du temps et de l’espace. Iels ne connaissent ni frontière, ni destin. Iels ne vivent pas, iels font vivre. Iels ne possèdent rien, iels transmettent tout.

Mais Néant ne dort jamais. À chaque époque, dans chaque monde, il tente d’étouffer la lumière, d’arrêter le mouvement, de ramener l’équilibre parfait où tout se dissout dans l’oubli. Là où l’amour vacille, où la vie se fige, où l’espoir s’efface, Néant s’insinue.

C’est alors que les Eoims interviennent.

Invisible·s, inconstant·es, fluide·s comme la pensée, iels choisissent un lieu, un instant, une lutte.
Iels s’incarnent en un mot murmuré, une main tendue, un vent dans la nuit, une flamme persistante.
Chaque incarnation est un sacrifice.
Chaque victoire est un souffle rendu au monde.
Chaque échec est un pas de plus vers le silence éternel.

Dans Eoim, vous jouerez ces esprits éternels, ces enfants de l’amour primal, qui luttent contre la fixité, l’oubli et l’inertie.
Vous ne serez jamais reconnu·es, jamais remercié·es, jamais adoré·es.

Mais sans vous, tout s’éteindra.

Jouerez-vous pour préserver le mouvement, l’amour et la création ?
Oserez-vous défier Néant, encore et encore, jusqu’à la fin des temps ?

Pas de dès mais juste l’oracle de Bélline.
A suivre…

Haïku

Brise dans l’ombre,
un murmure dans l’espace,
l’amour s’incarne.

Tanka

Là où rien ne vit,
dans l’oubli et le silence,
naît une étincelle.
Un souffle d’or et d’éclats,
éveille l’ombre figée.

Sonnet bancale

Avant que l’Univers ne prenne corps et flamme,
Avant que l’onde vive et que naisse le vent,
Tout dormait dans l’oubli, froid, vide et écrasant,
Un néant absolu, un silence infâme.

Mais l’Amour s’est levé, un éclat, une lame,
Un cri qui fend la nuit, un chaos fulgurant.
Brisant l’ordre parfait d’un équilibre absent,
Méranéa s’offrit, consumée par sa trame.

De ses cendres d’or, les Eoims sont nés,
Souffles sans voix, sans chair, sans chaînes, sans passé,
Gardiens des âmes vives et des mondes en peine.

Iels errent hors du temps, prêts à se réincarner,
Quand l’amour vacille, quand l’espoir s’éteint,
Quand le Néant revient refermer son étreinte.

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