et la Résistance au Fascisme Financier et Bourgeois
Ce n’est pas un manifeste d’idéaliste qui rêve en secret d’un monde parfait, ni un cri d’utopiste désabusé. C’est une clameur de colère et de lucidité, une révolte contre ce monde malade où le fascisme financier et bourgeois s’enracine sous nos yeux, se dissimulant derrière des discours creux, des promesses fétides, et des masques toujours plus fins. Ils appellent cela la démocratie, mais nous savons que ce mot, dans leurs bouches, n’est plus qu’un cadavre mutilé. Leur gouvernement économise sur nos vies, nos enfants, notre santé. Leur économie tue, leur système broie, et leur morale justifie l’ignoble.
La violence, cette question
Je n’appelle pas à la violence par envie, par goût de la guerre, ni même par résignation. Mais que faire quand toute autre voie est fermée, scellée par la complaisance, la lâcheté ou l’aveuglement ? Oui, il y a un moment où la colère doit devenir action, où l’indignation devient nécessité. Ce ne sont pas des mots qui ont renversé les régimes fascistes. Ce sont des actes, brutaux parfois, douloureux toujours. Et pourtant, je veux croire que cette violence, si elle s’impose, doit être autre chose qu’une énième explosion de rage masculine et patriarcale. Il nous faut une violence non genrée, une colère collective et partagée, où chacun·e porte une flamme, non pour détruire, mais pour éclairer un nouveau chemin.
La figure queer du Christ
Frère et sœur, froeurs catholiques, ce qui suit peut ne pas vous plaire, mais pourtant je le ressens. Dans ce combat, je regarde Jésus renverser les tables des marchands du Temple, son fouet de cordes à la main. Cet homme sans père, né du corps d’une femme, est une figure queer par excellence. Il n’incarne pas une violence brutale, mais une indignation sacrée. Il ne détruit pas pour détruire, mais pour protéger ce qui est commun, ce qui est sacré, ce qui nous unit au-delà des classes et des genres. C’est cette colère-là que nous devons cultiver : une colère fertile, une rage douce qui ne dévore pas, mais construit.
La bifurcation, pas la révolution
Je ne veux pas parler de révolution, ce mot que Macron et ses semblables ont vidé de son sens en le brandissant comme un trophée pour masquer leur médiocrité. Je parle de bifurcation. D’un tournant radical, d’une sortie de route qui nous mène droit dans le mur. La bifurcation, c’est la fin de l’industrialisation, de la consommation effrénée, de l’agriculture mécanisée et empoisonnée. C’est un retour à une humanité paysanne, artisanale, où chaque geste est une relation, une rencontre, une danse. Où le travail n’est plus un moyen d’accumuler, mais un acte de création, de partage.
Nous n’avons pas besoin de conquérir. Nous avons besoin de revenir à nous-mêmes, à la terre, aux autres. La bourgeoisie ne le comprendra jamais, trop occupée à défendre ses privilèges, trop effrayée à l’idée de perdre ce qui ne devrait jamais être possédé.
Le kendo, la danse et le jeu de rôle : pratiques de bifurcation
Dans ce combat pour la bifurcation, je vois le kendo, la danse et le jeu de rôle comme des pratiques subversives, des gestes de résistance à la logique bourgeoise de domination et d’appropriation. Le kendo, dans son geiko sans arbitre exterieur, est une rencontre avec l’autre, une musique fractale où chaque mouvement, chaque coupe cherche à exprimer l’harmonie d’un univers partagé. La danse, elle, libère les corps de leur fonction productive ; elle est pure gratuité, exploration des possibles, un abandon au moment présent qui défie la temporalité linéaire de l’industrie. Et le jeu de rôle, cette immense fresque collective, est l’antithèse de la culture de la consommation. Il nous invite à coconstruire des récits, à improviser, à rêver ensemble des mondes qui n’existent pas encore mais qui pourraient advenir. Ces pratiques, loin d’être des évasions, sont des outils pour réapprendre à vivre autrement, à retrouver la joie et le sens dans le commun.
Résistance
C’est un appel à résister, à dire non, à refuser leurs règles, leurs mensonges, leurs doctrines. Nous devons être des artisans de cette bifurcation, des danseurs sur le fil du Tao, mêlant le yin et le yang, le masculin et le féminin, la lumière et l’ombre, sans jamais tomber dans leurs caricatures, leurs binarités stériles. Nous devons leur opposer une force qu’ils ne comprennent pas : une force douce, fluide, insaisissable. Comme l’eau, nous devons couler entre leurs doigts.
Chant des « Spartisans »
Refrain :
Les bottes des financiers piétinent nos rêves,
Mais nous, debout, jamais on ne crève.
Sous les coups des bourreaux, on se redresse,
Dans l’ombre, la lumière de notre promesse.
Couplet 1 :
Ils ont bâti leurs tours sur nos silences,
Des cages d’acier où meurent nos errances.
Mais la terre gronde sous leurs palaces,
Nous sommes le vent qui brise leurs glaces.
Refrain :
Les bottes des masculinistes piétinent nos rêves,
Mais nous, debout, jamais on ne crève.
Sous les coups des bourreaux, on se redresse,
Dans l’ombre, la lumière de notre promesse.
Couplet 2 :
Ni dieux, ni maîtres, ni rois, ni patrons,
Notre colère est celle des sans-noms.
Dans nos mains, pas d’armes, mais des idées,
Une révolution non-genrée, libérée.
Refrain :
Les bottes des néofascistes piétinent nos rêves,
Mais nous, debout, jamais on ne crève.
Sous les coups des bourreaux, on se redresse,
Dans l’ombre, la lumière de notre promesse.
Couplet 3 :
Que tremblent les puissants, leurs chaînes se brisent,
Nous sommes la pluie qui éteint leur méprise.
Dans chaque champ, chaque forêt, chaque main,
Nous portons la vie, nous portons demain.
Refrain final :
Les bottes des imbéciles s’enfoncent dans la boue,
Mais nous, debout, sous un ciel si doux.
Les fascistes tomberont, leurs murs s’effondreront,
Et dans leurs ruines, notre chant résonnera long.
Haïku
Sous les vents contraires,
la graine éclate la terre —
naît la bifurcation.
Tanka
Champs désindustrialisés,
des mains sèment le futur.
Dans l’ombre des tours,
la danse, le chant, la lumière —
l’humain renaît au vivant.

bonjour, comment vas tu? je n’étais pas une grande adepte de Camus à l’école, mais il faut reconnaitre que ces paroles là sont bien trop vraies, hélas. passe un bon lundi et à bientôt!
Ils détruisent tout sur leur passage. Notre résistance c est notre manière de consommer entre autres là nous les tenons. Il faut qu après le pain démultiplié ce soit des millions d humains conscients qui se démultiplient pour bifurquer ensemble sur l autre chemin proposé. 🙏🕊️🙏