En découvrant sur Instagram la photo prise par « Père Lachaise Forever » je pense à mes parents et grand parents enterrés quelque part, autre part, je pense à ces cimetières anciens où la nature et l’architecture funéraire se rencontrent dans une danse délicate entre vie et mort. Des tombes, sculptées dans la pierre, se dressent avec leurs croix imposantes, offrant par leur traverses les lignes horizontales, symbole de ces « repos » éternels. Les arbres, hauts et majestueux, entourent les tombes, leurs troncs et branches s’élançant vers le ciel dans une diagonale qui semble converger vers l’infini, symbolisant cette aspiration à l’au-delà qui est « repos » et « paix » d’IEL, une élévation spirituelle par-delà notre monde terrestre dans cet univers qui ne sera jamais un objet, mais juste un Sujet consistant dans l’infini de notre inconscient. Je le nomme « Amour ».
Haïku
Sous les croix de pierre,
Les arbres touchent le ciel,
Vie et mort se croisent.
Tanka
Pierres silencieuses,
Sous les branches qui s’élancent,
La vie s’éveille,
Mort et foi en équilibre,
L’infini au bout des croix.
Sonnet ou presque
Dans ce cimetière où le silence règne,
Les croix de pierre imposent leur repos,
Mais les arbres, en une prière digne,
Montent au ciel, défiant l’écho.
La vie murmure au cœur de la mort,
Dans les racines qui s’enroulent aux tombes,
Et les feuilles, dans un ballet sonore,
Chantent des hymnes que la lumière inonde.
Les lignes s’unissent dans une ascension,
Là où l’horizontale trouve son sens,
Dans l’ombre et la lumière, fusion.
L’infini se dessine en leur absence,
Entre la pierre et la verdure,
L’âme se trouve, en quête d’aventure.
