Au cœur de la nuit, à l’heure où le monde repose, je suis éveillé, les yeux grands ouverts, l’esprit en ébullition. Les enseignements sur l’Esprit Saint me reviennent, m’assaillent, révélant des vérités que j’avais omises. Je pense à ma jeunesse tumultueuse, perdu dans l’errance, cherchant ma voie entre les affres de la drogue et les abîmes de la paresse.
Ce fut un lundi, ce lundi de ma transformation, lorsque Phil, mon jeune ami, m’invita dans sa demeure montagnarde, un refuge niché près d’une écurie, là où le ciel touche les cimes. Il m’offrit « Le Seigneur des Anneaux », ce récit épique de Tolkien, et des nuits de conversation où se mêlaient les étoiles et les mots.
J’étais là, plongé dans l’œuvre de Tolkien, parmi les sommets silencieux, dialoguant avec Phil sous le voile d’un ciel étoilé. Deux soirs, nous dînâmes avec l’institutrice du village, une jeune femme sage et joyeuse. Et ce vendredi, il me ramena chez mon père, ce père que j’avais quitté dans la colère.
Ce vendredi fut suivi d’un samedi en compagnie paternelle, et d’un dimanche de profondes discussions. Puis vint le lundi, le lundi de Pâques de 1983, ce jour où le destin m’amena à elle, celle qui partagerait ma vie.
Je louais mon ami Phil, cet ange gardien qui m’avait ramené sur le droit chemin. Mais ce fut bien des années plus tard que je compris l’œuvre de l’Esprit Saint dans cette métamorphose. J’avais rendu remercié profondément Phil, Et c’était à Dieu et à Son Esprit que le rendre grâce devait se tourner.
Cette semaine sainte de 1983 fut pour moi un double cadeau : la grâce de me relever et celle, plus tard, de la mémoire de ma résurrection. L’Esprit Saint, hors du temps, m’avait offert cette joie, cette paix qui avait pris naissance dans ce passé mais dont la source jaillissait de ce présent.
Dieu n’a pas de secrets, mais un profond mystère qui nous invite à vivre l’expérience de Son amour et de notre liberté de Lui rendre grâce. On peut remercier nos frères et sœurs humaines, et une reconnaissance s’élève en louange à l’Esprit Saint.
Ainsi, à 3h47, dans la quiétude de la nuit, j’étais éveillé, réveillé par la révélation de cette grâce divine, une révélation qui me fit comprendre la véritable nature de l’Esprit, agissant en nous et à travers nous, au-delà du temps et de l’espace.
Haïku
Dans la nuit sereine,
Esprit murmure douceur,
Grâce réveillée.
Tanka
Réveil avant l’aube,
Souvenirs d’un temps passé,
La grâce divine,
Dans le silence de l’Esprit,
Nouvelle vie s’éveille.
Sonnet
Dans le silence de la nuit profonde,
L’heure précoce où tout semble en sommeil,
Résonne en moi un appel sans pareil,
L’Esprit Saint guide vers un monde au-delà des ondes.
Au cœur du noir, mes pensées vagabondent,
Vers cette époque de jeunesse, sans pareil,
Où la grâce, dans son amour vermeil,
D’un cœur perdu, la lumière inonde.
Ce fut un temps de perte et d’errance,
Un chemin parcouru sans présence,
Jusqu’à ce lundi saint, où tout a changé.
Dans la paix de cette nuit étoilée,
L’Esprit me parle, doux et éclairé,
Une renaissance, en mon âme, s’est enracinée.
très beau texte
<3