61 ans aux rayons XYZ

Les cons d’mon temps,
(j’étais bien l’con de quelqu’un·e,)
L’cons donc de mon’X génération,
Z’étaient mous,
Z’incertains,
Z’Hésitants,
Si peu z’engagés,
Z’enfants d’baby-boomers,
Fin du temps d’scooters,
Venait c’lui des Doc’ Marteens,
Des z’iroquoises,
Les « fuck off »
Bousculaient les « peace and love »
Les « No Futur »
Poussaient sur des « power flower » fanés.
Les cons d’mon temps, z’étaient un peu cons.

Et puis naquit la gén’Y,
Génération du vomitif Macron.
Leurs cons à eux sont dangereux,
Perclus de certitudes,
Arrogants,
Vaniteux,
Narcissique,
Destructeur,
Infame,
Sans âme,
Sans « état d’âme »,
Comme y z’aiment à dire,
Des s’l’a’ péteurs,
S’l’a’ pétant.
P’tits rappeurs bourge.,
Hipsters-consommateurs,
Incultes et incultivables.
Ah, ils détestent tant la génération d’avant
Mais encore plus
Celle qui après eux viens.

La génération Z,
Celles ses joueureuses,
Des danseureuses,
Du vocabulaire en « iel »,
D’une repensée nouvelle,
D’un au-delà des certitudes,
D’une avancée en l’inattendu,
Les pauvres cons d’Y
N’y comprendront rien.
Mais comment seront leurs cons ?