Demain J’enlève Twitter

Demain, dès le crépuscule, je quitterais Twitter.
Je retournerais alors à mes sources de joie
Kendo, jeu de rôle, famille, paroisse et politique apaisé
Je quitterais ces habits de haines imposées
Je laisserais les gazouillis qui ne sont pas aphorismes
Je laisserais s’éloigner mes pauvre 2012 « abonnés »
J’avais commencé avec 200 en 2010
Et puis par il y eu Macron
Il y eu la destruction de l’éducation de nos enfants
Alors je rejoignis la lutte des idées
Et là je passais à 600 « abonnés », pauvres enseignants abimés
Et, chrétien catholique, par foi, par espérance, par confiance
En toute révolte politique je rejoignis LFI
Et encore un bond vers 1200 « abonnés »
Et il y eu ce magnifique sursaut de la gauche, la NUPES.
Je dépassai alors les 2000 « abonnés » à mon gazouillement
Mais nous fumes divisé par l’affaire de la gifle.
Et l’abjection du chaos renuisance et r.haine me révolté
Je passais de la colère à la haine
Et la haine est chemin vers le néant.
Je fuis cette engeance du néant, du rien
Le néant est sans dimensions et sans durée
Le néant n’est rien, il absorbe sa propre absence
Il est le zéro absorbant de la multiplication d’amour
Il est « Légion » se jetant dans les porcs
Se jetant dans la mer
Allant à leur propre fin
Ils ne furent rien, ni jamais.
Macron, Borne.

Demain, dès le crépuscule, je quitterais Twitter.
Je retournerais alors à mes sources de joie
Kendo, jeu de rôle, famille, paroisse et politique apaisé.
…Et demain je ferais grève, moi le catho de Belleville.

61 ans aux rayons XYZ

Les cons d’mon temps,
(j’étais bien l’con de quelqu’un·e,)
L’cons donc de mon’X génération,
Z’étaient mous,
Z’incertains,
Z’Hésitants,
Si peu z’engagés,
Z’enfants d’baby-boomers,
Fin du temps d’scooters,
Venait c’lui des Doc’ Marteens,
Des z’iroquoises,
Les « fuck off »
Bousculaient les « peace and love »
Les « No Futur »
Poussaient sur des « power flower » fanés.
Les cons d’mon temps, z’étaient un peu cons.

Et puis naquit la gén’Y,
Génération du vomitif Macron.
Leurs cons à eux sont dangereux,
Perclus de certitudes,
Arrogants,
Vaniteux,
Narcissique,
Destructeur,
Infame,
Sans âme,
Sans « état d’âme »,
Comme y z’aiment à dire,
Des s’l’a’ péteurs,
S’l’a’ pétant.
P’tits rappeurs bourge.,
Hipsters-consommateurs,
Incultes et incultivables.
Ah, ils détestent tant la génération d’avant
Mais encore plus
Celle qui après eux viens.

La génération Z,
Celles ses joueureuses,
Des danseureuses,
Du vocabulaire en « iel »,
D’une repensée nouvelle,
D’un au-delà des certitudes,
D’une avancée en l’inattendu,
Les pauvres cons d’Y
N’y comprendront rien.
Mais comment seront leurs cons ?

Kendo et Silence

M. Zundel laisse
« La valeur d’une œuvre est proportionnelle au silence qu’elle fait naitre en vous. »

Alors éclot le Kendo via le Silence.

Le silence, est lumière, et, rythme.
Acquérir le rythme juste.
Le rythme juste n’est jamais supposée facile.
Prendre Kamae,
Garder l’équilibre serein,
Tendre et relaxer les muscles,
Respirer. Inspirer,
Expirer, en lent silence.

Regagner sans cesse la source,
Kihon geiko.
Kata geiko.
Et vivre alors la connexion du Ji geiko.

Kendo exige Shugyo* durant toute la vie.
Il n’y a pas de chemin facile
Juste un silence lent
Un silence où la lumière s’installe.

* Shugyo, polissage du corps, de l’âme, et, de l’esprit