Rêve d’Aaron

Et voilà, vous n’aspirez qu’à tout simplifier. Vous ne rêver que de tout programmer. Et vous finissez par faire de vous-même des objets. Des objets à ranger, des objets à user, des objets à jeter.
Vos pensées simplificatrices, après vous êtes détourné de l’éternité, de l’inattendu, de l’infini qui vous terrorisait, est tant entré en vous qu’elle finis par se putréfier. La terreur, la peur à fait entrer le Mal. Le Mal enfant du néant, ce néant sans dessein ni forme, ni flot.

Vous aviez les outils de l’intuitons offertes, du discernement donné, de l’intelligence fournies. Les outils vous aidant à toujours être en chemin, à créer chaque jour du nouveau, de l’imprévu, des outils à votre service. Et, vous les avez transformés en Machine, en « Malchemine » qui fabrique toujours à l’identique, toujours le même objet. Des « Malchemine » auquel vous vous êtes enchainés vous métamorphosant en machine vous-même.

Créateurs, vous aviez la responsabilité de tout le vivant, l’animal, le végétal et le minéral. Vous aviez la richesse sans fin de vivre au cœur de leurs cercles, les aidant aussi à conquérir leur propre liberté. Vous deviez les garder comme sujet, même si vous les mangiez, ils se sentait aimé et unique. Vous en avez fait des objets que vos machines auquel vous vous êtes enchainés en fait des boites, des cubes, des cylindres, ces concepts creux, des steaks.

Alors, il ne vous reste plus d’avenir inattendu et renouvelé, vous vous êtes enfermez dans un futur calculé toujours identique à lui-même, un présent inexistant sombrant pièce par pièce dans la mort, dans le néant.

Et pourtant je vous aidé tant de fois. Je vous ai aidé en m’adressant à vous, en formant des guides, des prophètes et prophétesses, des chamanes, des hommes et des femmes médecine, des gourous et des sages femmes. Je vous ai sacrifié mon enfant, mon amour, ma fille, mon fils pour de nouveau vous montrer le chemin. Ce chemin qui vous indique que la peur, et l’avidité de nos pas en vous, mais hors de vous, le chemin libre atteint par la (soro)fraternité vous disposant à égalité et créant votre liberté.

Le rêve d’Aaron ?

Parce que je vous aime, et cela vous donne tout, vous devenez créateur d’objets vivants avec une âme unique. Des pains qui lèvent chaque jour, nouveau en forme et en goût, des pierres que vous taillez qui deviennent Samothrace, Vénus ou les portes de l’enfer, du bois devenant Totem unique, masque et nouvelle cité, des mots et vous en créez des mondes, des univers , des nouvelles façons de vivre, de penser, Dune, Guerre et paix, Les lais de Marie, les essais. Tout unique à donner dans l’Amour.

Mais vous vous détournez, vous n’aspirez qu’au néant, même la beauté vous l’industrialisez, Ben, Koons, votre pain. Vous simplifiez, vous décomposez, vous vous putréfiez dans une mort sans fin. Le néant vous absorbe et je continue de vous aimer. Vous souffrez 1000 enfers. Il vous suffit d’accepter l’échange d’amour que vous avez réclamez à corps et à cri. Ma colère ? Ma colère n’est qu’un cri pour que vous m’entendiez, qu’enfin vous vous retourniez et que vous acceptiez cet échange si riche qui fait de vous des créateurs et c’est moi qui vous en prie.

Et Aaron se réveille et nous rapporte les paroles d’IEL.