L’appel du néant par Maxime Chattam

Longtemps après l’avoir lu.

Je découvre que je n’ai pas écrit mon expérience de lecture immédiatement. Et je m’aperçois que cela pose une question, en fait 1000 questions. Je ne me souviens plus du roman et je suis obligé de relire la 4ème de couverture pour faire remonter le souvenir et travailler ma mémoire.

Depuis un ou deux ans j’avais arrêté de lire des Thrillers (des romans à sensation comme on en parlé autrefois dans les années 70), car ceux-ci m’ennuyaient par leur construction algorithmique et leur intrigue en suspension. Pour le retour j’ai choisi un roman de Chattam et ce roman, ne m’encourage pas à revenir vers ce genre.

Je me sens plus impliqué dans un roman noir que dans un roman à suspens. Finalement je préfère l’expérience d’un film comme « Jeanne » de Bruno Dumont qui demande un effort, qu’aux spectaculaire Avenger de Walt Disney du pure divertissement (recherche désespérée d’une consolation face à la difficulté d’être soi. Le divertissement renvoie aux activités humaines futiles (recherche de la gloire ou des biens matériels) pour échapper à notre condition. Le divertissement révèle le fait que l’homme éprouve des difficultés à vivre avec lui-même, à être en paix avec ce qu’il est. Cette condition fuie, c’est précisément la mortalité et la contingence de l’existence. Face à cette crainte (Pascal n’utilise pas encore le concept d’angoisse), l’ego cherche à faire diversion).

Maxime Chattam écrit bien, c’est indéniable, mais malheureusement je ne me suis sentis que divertit, et pas transporté et aucune porte de l’esprit ne s’est ouverte. Mais c’est certainement de mon fait.

Ce roman est comme si le monde était a tout jamais définitivement expliqué et compris, sans mystère juste de sombres secrets et qu’il était un enfer de désespoir dont seul le sexe, l’alcool et les drogues pouvais nous en divertir.

Et puis quand j’y pense aujourd’hui ce 5 mai 2020, je me dis que le divertissement, c’est ce dont j’ai le moins besoin. L’univers dans lequel nous vivons, visons et devisons me semble un tel profond mystère que j’ai plus comme un désir, de m’en émerveiller. L’émerveillement à ceci de plus par rapport à le jouissance du divertissement c’est qu’au-delà du bonheur des instant, il me fait éprouver la joie, la joie d’être vivant, une joie hors du temps !

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