Présente

Tu es telle que tu es.
Et c’est bien ainsi.
Tu sois telle que la soie
Qui pousse au sentier

Sans contradiction
Complexe simplicité
Amour claire et pure

Tu es telle la haie
Séparant chemin et faune sauvage
Sentier qui serpente
Entre les cieux

Cheveux embrasées.

Je vous Salue …

Notre-Dame de Paris par Victor Hugo

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce qu’hier Notre Dame s’est enflammée aux vêpres en ce premier jour de la semaine sainte.

Nous envoi-t-elle quatre messages ?

Le premier est le message adressé au corps. Il est pour nous qui travaillons de nos mains, de nos corps ou de nos attentions. Nos erreurs, nos inattentions, nos manques de conscience peuvent avoir des conséquences importante : l’accident !

Le deuxième message est à notre psychés, notre âme. Une personne humaine, qui avait projeté de venir devant nous pour nous mentir, de déformé nos questions et réponses, et de déconstruire et détruire nos espérances aura dû se taire et reporter à plus tard ses mensonges.

La troisième message est d’ordre spirituel. C’est une question à notre désarroi, ceux qui d’entre nous sommes catholique de fait ou de foi, ou même simplement croyant, et peut-être même les croyant à la non existence de Dieu, des dieux ou de l’esprit. Que nous dis-tu Marie ? Pourquoi t’être enflammé toi qui protégé en ton sein, la belle étrangère, la femme, la bohémienne et le difforme, le rejeté ? Que souhaites tu que nous entendions ? Ton message est-il une question dans notre tourmente ?

Et le quatrième message est pour nous inconnaissable. Un message qui ne peut pas, par nous de ce temps, être compris. L’accepter c’est déjà faire un pas vers la sagesse.

Relisez Notre Dame de Paris et vous trouverez tout cela ?
Le père Totor était vraiment inspiré.
En vérité !

Comme un hommage

Une Église,
Fruit de la terre
Et du travail des humains,
Peut brûler, peut s’écrouler.

Les pierres vivantes
Que sont les personnes humaines,
Sanctifiés par l’amour de \?/
Sont éternelles
Cette ÉGLISE vivante est éternelle

Ce que nous rappelle
L’Eucharistie


Dune 3 Les Enfants de Dune par Franck Herbert

Citations

Maintenant, elle se tenait seule devant la foule immense. Derrière elle, Gurney Halleck émit une toux nerveuse. Pas même un bouclier ? avait-il protesté. Par les dieux des enfers, femme, vous perdez la tête ! Mais l’une des qualités les plus marquées de Gurney était son pouvoir d’obéissance. Il disait ce qu’il avait à dire, mais ensuite, il obéissait. Maintenant comme toujours.

L’une et l’autre, alors, tournèrent la tête selon un mouvement remarquablement synchrone, leurs yeux s’ouvrirent et leurs regards se rencontrèrent, se sondèrent, scellant un pont silencieux de pensées.
Jessica : je veux que tu voies ma peur.
Ghanima : A présent, je sais que vous m’aimez.

Un humain sophistiqué peut devenir primitif. Cela signifie en réalité que l’existence humaine change. Les anciennes valeurs changent, sont reliées au paysage avec ses plantes et ses animaux. Cette forme de vie nouvelle exige une connaissance pratique et ce réseau complexe d’événements simultanés que l’on désigne sous le nom de nature. Elle exige une dose de respect pour la puissance d’inertie de tels systèmes naturels. Lorsqu’un humain acquiert cette connaissance pratique et ce respect, c’est alors qu’on le dit  » primitif « . Le contraire, bien sûr existe : le primitif peut devenir sophistiqué, mais non sans subir d’effroyables dommages psychiques.

Maintenant, je vais prêcher, dit le Prêcheur. Ceci est un sermon du désert. Je le dis pour les oreilles des prêtres de Muad’Dib, ceux qui pratiquent l’œcuménisme de l’épée. Oui, vous apôtres de la destinée manifeste ! Ne savez-vous point que la destinée a un visage démoniaque ? Vous clamez l’exaltation que vous éprouvez à vivre dans les générations bénies de Muad’Dib. La sainteté a remplacé l’amour dans votre religion ! Vous encourez la vengeance du désert ! « 

Maintenant, elle croit que je vais tuer Dame Jessica, se dit-il.
« Au revoir, ma bien aimée. »
Elle ne compris pas ce qu’il y avait de définitif dans sa voix et elle l’embrassa furtivement lorsqu’il la quitta.
Et, tandis qu’il suivait les couloirs du labyrinthe du temple pareils à ceux d’un sietch, Idaho se frottait les yeux, car même les yeux tleilaxu ne sont pas immunisés contre les larmes.

Un adage Bene Gesserit s’imposa à son esprit : « Soupçonner sa propre mortalité, c’est connaitre le commencement de la terreur. apprendre irréfutablement que l’on est mortel, c’est connaitre le terme de la terreur. »

La vie du prophète nous enferme dans sa vision, se dit-il. Et un prophète ne pourrait s’échapper de cette vision qu’en créant sa propre mort, en opposition avec la vision. Cela apparaissait ainsi dans la vision redoublée de Leto et il s’interrogea sur le choix qu’il avait fait. Pauvre Jean-Baptiste, se dit-il. Si seulement il avait eu le courage de mourir autrement…. Mais peut-être son choix était-il le plus courageux…. Comment puis-je savoir les alternatives qu’il affrontait ? Mais je sais quelles étaient les alternatives qu’affrontait mon père.

Alors cette douzième fois ?

A venir…

Dune 2 Le Messie de Dune par Franck Herbert

Citations

Chaque civilisation doit affronter une force inconsciente susceptible d’annuler, de dévier ou de contrarier presque toute intention consciente de la collectivité.
Théorème tleilaxu (non vérifié)

Dois-je comprendre que ce Hayt est chargé d’empoisonner l’esprit de Paul ? » demanda la princesse.
« En quelque sorte », dis Scytale.
« Et qu’en est-il de la Qizarate ? »
« Pour transformer l’envie en inimitié, il suffit de la plus intime des suggestions, du plus léger glissement d’émotion. »
« Et la C H O M ? »
« Il se rangeront du coté du profit. »
« Que faites-vous des autres puissances ? »
« Il suffira d’invoquer le rôle du gouvernement, dit Scytale. Nous annexerons les moins puissants au nom de la morale et du progrès. Ceux qui s’opposent à nous périront de leurs propres contradictions.

Chani, mon aimée, murmura-t-il, si tu savais combien je donnerais pour mettre fin au Jihad, pour ne plus être confondu avec cette divinité que les forces de la Qizarate ont fait de moi. »
Elle trembla tout contre lui. « il te suffit d’ordonner. »
« Oh, non… Même si je mourrais maintenant, mon nom les guiderait encore. quand je pense que le nom des Atréïdes est désormais lié à cette boucherie religieuse… »
« Mais tu es l’Empereur ! Tu peux… »
« Je suis une figure de proue. Lorsque l’on fait de vous une divinité, il n’est plus possible au soi-disant dieu de refuser la divinité. »

Ainsi il y a des limites à vos pouvoirs ? A ce que vous pouvez voir ou faire ? »
Avant que Paul ait pu répondre, Alia intervint : « Ma chère Irulan, la prescience ne connait pas de limites. Est-elle inconsistance ? La consistance n’est pas un aspect nécessaire de l’univers. »
« Mais il vient de dire… »
« Comment mon frère pourrait-il vous donner des informations explicites sur les limites d’une chose qui n’en a pas ? Les frontières échappent à l’intellect. »

Paul regarda la ghola. La présent du Bene Tleilax.
« Duncan, Duncan, murmura-t-il, que t’ont-ils fait ? »
« Ils m’ont donné la vie, mon Seigneur », dit Hayt.
« Mais dans quel but t’ont-ils formé et offert ? »
« Afin que je vous détruise. »

Mais la vision demeurait en Paul. Le but terrible ne lui laissait aucun choix.
La chair s’abandonne, pensa-t-il. L’éternité se retire. Les eaux circulent brièvement dans nos corps. Brièvement nous sommes intoxiqués par l’amour de la vie, brièvement, nous nous fixons sur d’étranges idées avant de nous soumettre aux instruments du Temps. Que pouvons-nous en dire ? Je suis advenu. Je ne suis pas, je suis advenu…

Oh, les lois… dit-il. Il s’approcha de la fenêtre et écarta les rideaux. qu’est-ce donc que la loi ? Un contrôle ? La loi filtre le chaos et laisse passer… quoi ? La sérénité ? La loi, notre idéal le plus élevé et notre premier fondement. Ne te penche pas trop sur la loi. Si tu le fais, tu découvriras les interprétations rationalisées, la casuistique légale, les précédents commodes. Et tu trouveras la sérénité, qui n’est jamais qu’un autre mot pour mort. »

Les mots et lire

Et cette douzième lecture ?

Autant Dune est la genèse organique de l’accomplissement d’un destin prédéterminé par des circonstances inexorables qui fabrique Paul, pour en faire un nouvel empereur d’un nouvel Empire, autant le Messie de Dune est le combat de cette même personne humaine pris dans le piège de ce qu’il est devenu et des conséquences de ce qu’il devint.

La tragédie est à son point ultime (Nous sommes au moment ou Phèdre croit que Thésée est mort et qu’elle va pouvoir aimer Hippolyte sans se cacher).

En cette 12ème lecture du Messie de Dune, je prends conscience a quel point l’écriture est un enfantement, portant en elle tout son mystère.

Le messie de Dune est à quatre niveau de lecture.

La première est celle des sensations, celle du corps. Nous accompagnons presque physiquement ce qui arrive à des personnes humaines.

Le deuxième est psychique. Nous sommes emmener par nos Émotions, et nos réflexions sur la politique, sur le pouvoir et ses formes inconsciente ou secrète, à travers les trames invisibles.

Le troisième est spirituel. Ou en suis-je ? le « JE » lecteur la vision de ma propre place dans cette univers provoque un vertige abyssale. « Essence », « existence » provoqué avec des mots écrits sur des pages, des mots issus du monde psychique de la pensée, mais aussi physique du livre que j’ai dans les mains et m’empire à travers une nouvelle expérience de l’esprit.

Le quatrième enfin est de l’ordre de l’inconnaissable. Il y a quelque chose qui nous est inaccessible, un mystère que l’on sent consister dans un intervalle inférieur à 9 * 10^(-42) seconde (la constante de Planck).

Est-ce vrai de toute création ? Voilà en tout cas une histoire qui même à une douzième lecture ouvrant de nouvelles portes.

En mode douzième lecture, Pourquoi le cycle de Dune est-il à Lire ?

Il nous interroge sur le pouvoir, et sur celui ou ceux qui détiennent ce pouvoir ou s’en nourrissent ! Que voulons nous ?

Nous vivons un temps et un questionnement proprement « Dunien » !

A venu…

Rebecca par Daphné Du Maurier

Rebecca par Daphné Du Maurier est un très vieux souvenir de lecture je devais avoir 11 ou 12 ans et je regardais les livres dans la bibliothèque dans la chambre de mes parents. Il y avait ce livre qui était dans sa couverture jaune orangé de papier et dont les pages avaient été découpées au coupe papier par ma mère.

Je l’ai pris, a cause de l’odeur et 46 ans après c’est encore cette odeur que j’ai en mémoire, une odeur de papier épais, aux tranches mal coupé.

Ce livre dut peut-être mon premier « Thriller », comme on dirait aujourd’hui, à l’époque on appelait ce type de roman, des « romans à sensations ».

En tout cas j’éprouvais des sensations bien étrange, de peur, d’angoisse, de secret caché et je me caché sous les draps pour continuer à le lire.

Finalement, je n’ai jamais retrouvé cette sensation avec aucun des thriller que je lu par la suite. Cela avait été la première fois !

Je ne l’ai jamais relu, j’ai vu les films, mais je n’ai jamais souhaité le relire.

Peut-être que j’en aime le souvenir…

Peut-être par nostalgie de ces éditions que le lecteur découpé avant de lire

Peut-être par amour pour mes parents…