La meute commis par Bélaich & Pérou

La Meute ? C’est un chœur de petits chiens bien peignés, aux colliers gravés du nom de leurs maîtres : Arnault, Bolloré, Saadé. Ça aboie, ça se bouscule pour la plus sale des gamelles : celle de l’approbation bourgeoise. Et pendant que ça jappe contre Mélenchon et la FI, ça lèche les bottes vernies de ceux qui depuis quarante ans vendent le peuple à la découpe, comme on solde des fins de série dans des entrepôts d’âmes.

Ils appellent ça un pamphlet, ce vomi. Mais c’est la prose flasque des traîtres, des demi-hommes et des fausses vierges qui hurlent au scandale parce qu’enfin une gauche ose dire leur nom : Collabos du Capital.

On nous parle de l’échec de LFI, de ses « lieutenants » froids et cyniques, tout en omettant que ce monde politique, où règne la bassesse et la bêtise, est un écosystème où la violence interne est la norme. Qu’ils ne s’étonnent pas si les frustrations montent dans le cercle des vieux militants, dépossédés de leur héritage au profit d’une jeunesse qui, parfois, ose rêver d’un avenir différent. Mais est-ce là un crime ?

Et que dire de ceux qui s’érigent en juges, comme ce Jérôme Guedj, qui, face à la critique, ne trouve rien de mieux que de brandir l’étiquette d’« anti-juif » ? Quelle pauvreté d’esprit ! Réduire une critique à une insulte ne fait que prouver la vacuité de ses arguments. Il est essentiel de rappeler que l’homme est d’abord un homme, avant d’être juif, avant d’être membre d’un groupe. La complexité de notre condition humaine ne se réduit pas à une simple étiquette.

Dans cette cacophonie, je ne peux m’empêcher de ressentir ma propre colère et mes faiblesses. La bêtise de la bourgeoisie, cette obsession du pouvoir, s’accroche à des illusions, à des récits qui nous éloignent de la réalité. La gauche gogoche, dans son ensemble, est désormais piégée entre les griffes d’une oligarchie qui ne veut rien changer, qui préfère la paix du consensus à la lutte pour la justice.

Ils accusent la FI de violence ? Oui, il y a de la colère, et elle est juste. Oui, il y a des luttes de pouvoir, comme partout, mais ici au moins, ça ne se fait pas dans le velours des salons feutrés mais dans la rue, la vraie, celle où la nuit tombe sur des CRS casqués et des ventres vides.

Ils détestent la FI non pour ce qu’elle fait, mais pour ce qu’elle ne fait pas : se soumettre.

Elle refuse la domestication. Elle ne courbe pas l’échine devant les tables des puissants, elle ne réclame pas son petit os bien poli, celui qu’on jette aux chiens bien dressés des plateaux télé.

Pendant que Macron organise ses banquets sur les ruines du droit du travail, pendant que Glucksmann joue les esthètes mélancoliques sur fond de drapeaux européens troués, pendant que Ruffin, ce Tartuffe du peuple, enfile ses gilets de fausse pauvreté avant de retourner dîner avec ses bienfaiteurs millionnaires, la FI parle encore de révolution, de dignité, de Palestine, de ces mots qu’ils voudraient effacer à jamais.

Ils ont peur. Voilà le vrai sujet. Peur qu’un jour, la meute devienne foule. Que les jappements se transforment en hurlements. Que le peuple, ce grand absent, sorte enfin du théâtre des marionnettes pour faire tomber la scène entière.

Alors, à ceux qui veulent écrire pour être connus, je dirais comme Bégaudeau : écrivez contre LFI et Mélenchon, et vous serez accueillis à bras ouverts par cette société avide de récits qui confortent ses certitudes. Mais sachez que la véritable écriture, celle qui a du sens, ne se nourrit pas de la médisance, mais de la vérité, de la lutte, et de l’amour pour une humanité en quête de sens.

Trois Poèmes pour ces chiens de garde :

Haïku

Sous les gorges pleines,
la faim hurle dans la rue —
la meute se tait.

Tanka

Ils lèchent la main
qui les bat, qui les dresse bas.
Mais quand vient la nuit,
dans leurs yeux de chiens traqués
brille l’ombre de la meute.

Sonnet les cloches — Les Chiens et les Crocs

Ils veillent, museau bas, sous les tables dorées,
Égrenant leur venin dans des colonnes tièdes.
Ils aboient contre ceux qui gardent leurs idées,
Et rêvent de la laisse, du collier et des chaînes.

Leurs langues sont des lames aux flatteries gluantes,
Leurs griffes limées nettes pour ne plus déchirer.
Ils psalmodient la paix, mais vendent en silence
La guerre aux plus offrants, le peuple à massacrer.

Mais qu’un vent de révolte soulève enfin les chairs,
Que le bitume gronde sous les pas des damnés,
Alors, fuyant les cris, ces chiens baisent la terre —

Et dans l’aube rougeoyante où tout peut s’inverser,
Ils verront, terrifiés, surgir la grande meute :
Non plus des chiens… mais des loups, la gueule grande ouverte.

et pour finir :

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