Je reprends une nouvelle année, d’Avent en Avent. Je m’assois sur mon tabouret à trois pieds, non pour traire la belle blanchette, mais pour apprendre à respirer : inspirer l’esprit, expirer la parole. Je laisse venir et je dépose, assis sur ce botte-cul, les fruits du souffle d’Addama dans mon seau de verre. J’y retrouve la lumière que je souhaite pour cette année nouvelle.
Partout, des innocents sont livrés aux flammes invisibles. La peur s’est glissée dans les âmes comme une ombre ancienne, et les personne humaines détournent le regard, cherchant des coupables parmi les purs. Ce sont les derniers jours d’automne, quand la lumière occidentale vacille, révélant ses faux éclats. Le vent porte des murmures : la fin n’est pas un cri, mais un silence qui s’étend.
Un haïku
Souffle d’Avent pur,
la peur tombe en feuilles mortes,
la lumière renaît.
Tanka
Assis au botte-cul, je respire,
le monde cherche des coupables,
l’ombre s’épaissit.
Que l’Avent ouvre des portes,
et que la peur se dissolve.
Trois haïkus
Sous l’ombre du mur,
les cendres parlent encore,
l’hiver s’approche.
Lumières fanées,
un corbeau sur la branche
compte les saisons.
Dans la brume froide,
les pas des innocents vont
vers l’invisible.
Merci pour cet instant poésie 🙂
… Le botte cul ….. Très bien trouvé au propre comme au figuré. 😘🤩😀
😔😔😔🕊️🕊️🕊️🙏🙏🙏🕊️🕊️🕊️