Bonne année 2025 ?

Cette vision, c’est une respiration suspendue, un pas fragile sur le fil tendu de l’année à venir. Une passerelle de bois usée, ballottée par un vent invisible, s’élance dans une grisaille sans contour. L’horizon est mangé par une brume épaisse, indéchiffrable, et ce chiffre à peine visible, « 2025 », flotte comme un écho lointain, une promesse qui hésite avec le désaveu. Au pied de ce pont incertain, le parquet d’une salle de kendo luit encore faiblement. C’est là que tout commence, que nos armures s’assemblent avec la foi discrète du guerrier des nuages. Un lieu où, avant de s’élancer, on ajuste son équilibre intérieur, avec humilité et discipline.

La silhouette avance, hésitante, vêtue d’une lumière douce et pastel qui tranche avec la rudesse du décor. Chaque pas est une prière muette adressée au vide, un dialogue intime avec la corde tremblante qui porte le poids du corps et celui, bien plus lourd, des doutes et des espoirs. Au loin, une petite lumière jaune perce timidement. Elle est là, modeste, presque timide, mais bien réelle. Elle parle de chaleur, d’un possible printemps au bout du brouillard. C’est l’avenir qui chuchote, un avenir qu’il faut mériter à chaque pas. Ne perdez pas l’espoir, soyez prêt.

Rubaiyat

Sur ce pont tendu où tremble l’avenir,
Un cœur fragile se lance sans fuir.
La brume avale les craintes en silence,
Un feu timide éclaire l’avenir.

Ghazal

Dans la brume, un pont s’élance, frêle sentier,
Sous nos pieds, l’année danse, fragile chantier.

Chaque pas sème un rêve, une graine d’espoir,
Chaque souffle hésite, pourtant clair sentier.

Au loin, la lumière jaune, douce amie,
Appelle nos cœurs, brise le grand sentier.

Si 2025 est gris, avançons ensemble,
Main dans la main, au bout du sentier.

Je ne veux pas écrire sur le trou noir et sur le spectre.

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