Les athées questionnent !?!

Les athées posent souvent ce défi : « Vas-y prouve-moi que Dieu existe, comme la science démontre sa vérité ». Je me pose intérieurement la question « pourquoi des athées pose si souvent cette questions, dans la vie ou sur les réseau sociaux ? » Et finalement je ne peux que leur répondre :

« Ah, mon cher ami, je vois en vous une ferveur égale à la mienne, bien que dirigée vers un autre horizon. Vous voulez clamer haut et fort que Dieu est une chimère, que la religion n’est qu’un tissu d’illusions, et que seule l’attitude rationnelle de l’athée mérite considération. Soit. Mais permettez-moi de vous rappeler que nous naissons sans la moindre langue, sans le moindre mot pour nous exprimer. Et pourtant, que de merveilles nous tissons autour de ces mots qui, un jour, sont venus habiter nos lèvres ! Nos croyances, nos espérances, nos confiances, et oui, notre foi, tout cela se construit, se modèle, se façonne au creuset de la langue, du langage.

Faut-il donc dire que la langue est un mensonge aussi ? Parce qu’elle ne nous était pas innée, parce qu’elle ne repose pas sur une preuve matérielle ? Non, bien sûr que non. La langue, comme la foi, relève de l’expérience humaine, de ce qui nous touche au plus profond, de ce qui dépasse la simple objectivité froide et stérile.

Vous avez raison de dire que la science explique beaucoup de choses, et je ne le nierai jamais. Mais la science est de l’ordre de l’objectif, de la preuve tangible, vérifiable, et pourtant toujours temporaire, toujours en quête de nouvelles certitudes à ébranler, à remplacer. La science est un chemin de vérité, certes, mais elle ne répond pas à tout, elle ne comble pas tout. La science ne touche pas ce qui fait battre nos cœurs, ce qui nous pousse à nous émerveiller devant la beauté d’un coucher de soleil ou à pleurer devant un tableau de la Renaissance.

La foi, elle, appartient au domaine du subjectif, elle est cette résonance intime que chacun et chacune ressent différemment. Elle est un signe, un murmure dans l’âme, un appel que l’on interprète, que l’on ressent au plus profond de soi. La foi ne s’impose pas, elle se vit, elle se découvre, elle se réinvente à chaque instant. Elle est cette flamme qui éclaire les ténèbres de notre ignorance, non pour tout révéler, mais pour nous inviter à avancer, pas à pas, dans le mystère.

Vous avez le droit de croire qu’il n’y a aucun Dieu, aucun mystère. Vous avez le droit de penser que la science expliquera un jour tout, qu’elle lèvera tous les voiles, qu’elle dissipera toutes les ombres. Nous sommes, en effet, dans un pays laïc où chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Mais moi, je vous dis ceci : la foi est cette part de lumière qui illumine notre subjectivité, qui nous pousse à chercher au-delà de ce qui est prouvé, au-delà de ce qui est visible, et à voir dans les signes du quotidien la main invisible du divin. »

Haïku

Sous le voile clair,
La science cherche la preuve,
La foi, l’infini.

Tanka

Des mots et des chants,
La foi naît du cœur vibrant,
Langue de l’esprit,
Science éclaire, foi ressente,
Deux chemins vers l’inconnu.

Sonnet

Mon cher ami, dans vos mots je discerne
Une ferveur égale à la mienne, ardente,
Mais vos pas s’égarent vers une voie terne,
Où seule la raison, froide, vous hante.

La foi n’est pas un mensonge éphémère,
Ni une illusion qu’on tisse de néant,
Elle est le souffle qui porte nos prières,
Un chant muet que l’âme entend, vibrant.

La science, certes, éclaire nos chemins,
Mais elle ne sait combler tous les vides,
Elle ne touche pas ce feu dans nos mains.

La foi est cette lumière timide,
Qui dans l’obscurité nous fait deviner
Le mystère, l’espoir, l’amour à aimer.

Alors ami, finalement, si tu aimes et si tu sais t’émerveiller sans raisons apparentes, alors tu as la Foi.

2 réflexions sur “Les athées questionnent !?!

  1. Le sourire émerveillée d’une sœur en cadeau, tout en recevant le livres des cantiques pour les laudes, c est la foi.

  2. Cher ami,

    Puis-je ajouter ceci ?
    La foi n’est ni ceci ni cela. Ni objective, ni subjective. Elle est. Tout comme Dieu est.
    Qui sommes-nous ?
    Sa création prodigieuse.
    Là où nous vivons, tout est Langage.
    La science ne parle pas de ce qui n’est pas, mais de ce qui est. Elle ne fait parler que de cet exponentiel Code !
    Elle semble proclamer que tout est explicable.
    Pourtant, l’inconnu, L’Inconnu est toujours là.
    Sinon, les scientifiques s’arrêteraient et jouiraient de leur découverte en toute plénitude.
    Ils ne peuvent rien faire si ce n’est d’ouvrir le Vivant.
    Et le Vivant, ils ne l’ont pas créé.
    Tout ce qui sort de la science c’est à partir de ce qui est.
    La logique, en dépit de tout, est supérieure à leur élucubration.
    La logique est l’accueil, un des codes dans le grand Code, de l’émerveillement.
    Vous savez, dans la déclaration universelle des droits de l’homme, il est mentionné la reconnaissance en l’Être suprême. Comment les républicains l’auraient-ils oublié ?

    Béatrice D’Elché

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