Encore sur la Bien-veillance, désolé !

De l’auvergne

Dans les creux entre les volcans, là où le vent murmure les secrets des vieux poiriers et des chênes, un homme, libre en son âme, marchait. « La liberté, mes amis, » disait-il, « n’est point l’affaire de chaînes brisées, mais celle de cœurs unis dans la même quête. Nul n’est à même de dicter le chemin du bonheur à son voisin, car le bonheur, c’est comme l’eau d’un ruisseau sauvage, il trouve sa route dans le respect de la liberté d’autrui, librement partagée sous le grand ciel. »

Et là, dans la douce lumière de l’aube auvergnate, l’homme poursuivait : « Imaginez un monde gouverné comme un père veille sur ses enfants, avec bienveillance mais sans leur laisser choisir leur propre chemin. La telle bienveillance, si elle étrangle la liberté de choisir, de se tromper et d’apprendre, n’est rien de moins qu’un despotisme, un étau qui presse et qui serre, jusqu’à étouffer l’esprit même de communauté. »

Dans les champs de foin, les paysans écoutaient, leurs outils à la main, sentant dans leurs cœurs cette vérité ancienne : la liberté ne s’octroie pas, elle se vit, dans le partage du pain, dans le partage des joies et des peines, sous le grand soleil qui éclaire les plaines et les monts.

« La vraie liberté, » concluait l’homme, « c’est la liberté de vivre avec les autres, pour les autres, sans jamais oublier que chaque pas dans le chemin du bonheur se fait en harmonie avec la terre, avec le ciel, et avec le cœur battant de l’Auvergne. »

A Paris

Dans les ruelles ombragées de la vie, où chaque pierre raconte une histoire de lutte et de passion, je me suis trouvé, libre et rebelle. « La liberté, » je la clame, « n’est pas une question de bien-être prescrit par ceux qui prétendent savoir ce qui est bon pour nous. Non, c’est un combat, un désir brûlant de tracer sa propre voie, sans que personne n’impose ses chaînes dorées au nom d’un bonheur factice. »

Là, sous le ciel gris de Paris, je poursuis : « Pensez à un monde où on nous dicte notre bonheur, où on nous écrase sous le poids d’une bienveillance tyrannique, prétendant nous protéger de nous-mêmes. Une telle bienveillance est un masque, un mensonge qui nous berce jusqu’à ce que nous oubliions ce que signifie être vraiment vivant. »

Dans les cafés enfumés, parmi les marginaux et les poètes, l’idée résonne : la liberté, c’est le droit de choisir son propre désarroi, de se perdre pour mieux se retrouver. C’est dans cette errance, dans ce refus de se soumettre à l’ordre établi, que nous trouvons notre vérité.

« Le plus grand despotisme, » je déclare, « n’est pas celui qui nous enchaîne par la force, mais celui qui nous berce dans l’illusion d’un bonheur dicté. Un gouvernement paternel, bien intentionné mais étouffant, nous réduit à l’état d’enfants éternels, incapables de décider par nous-mêmes de notre propre bien-être. »

Dans l’obscurité des nuits parisiennes, parmi les ombres et les lumières, nous marchons, les âmes libres, rejetant les chaînes de la bienveillance forcée pour embrasser le chaos magnifique de la liberté.

Haiku

Liberté chérie
Murmure des vieux poiriers
L’âme choisit son chemin

Rues de Paris
Rebelle crie sa vérité
Chaînes dorées brisées

Tanka

Lumière d’Auvergne
Un homme sage parle vrai
Partager sans contraindre
Cœur battant de la terre
Liberté dans l’harmonie

Ciel gris de la ville
Tyrannie de la bienveillance
Choisir son propre destin
Errance et vérité
Lumière dans l’obscurité